Journal de vacances du 16 juillet 2021

Selon les sites NHL.com et Hockeydb.com, les deux gardiens de but qui se faisaient face lors de la finale de la Coupe Stanley, Carey Price et Andrei Vasilevskiy, posséderaient des gabarits similaires. Ainsi, le portier du Canadien de Montréal mesurerait 1 m 91 et pèserait 100 kg, alors que son vis-à-vis du Lightning de Tampa Bay afficherait des mensurations de 1 m 91 et 102 kg.

C’est évident.


Et je cite :

« Je n’ai jamais aimé jouer contre Phillip Danault et je comprends mieux pourquoi. Tu ne gagnes pas sans un joueur comme lui. »

Eric Staal, joueur acquis par le Canadien de Montréal en cours de saison, le 9 juillet 2021.

Déformation professionnelle

Vu sur Twitter, cette semaine :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire « utilisées », au féminin pluriel, plutôt que « utilisé ». Le participe passé employé avec l’auxiliaire AVOIR doit s’accorder avec le complément direct qui le précède, soit « statistiques ». Et quelques autres éléments du message sont à la limite de l’acceptable, si on cherche à écrire son français correctement.

Déformation professionnelle (encore !)

Un vieux routier de la politique m’a déjà dit que la seule opération mathématique autorisée dans son domaine était l’addition. Chaque fois que je lis les publications de Maxime Bernier, pourquoi ai-je l’impression qu’il soustrait ?

En fait, je pense qu’il divise aussi.


Lecture de vacances

Je suis tombé par hasard sur un article de Wikipédia, cette semaine. Ainsi, saviez-vous que les expressions «une affaire pendante», «l’affaire est dans le sac», «vider son sac» et «avoir plus d’un tour dans son sac» avaient la même origine, soit un sac en jute, en chanvre ou en cuir ?

Voici un extrait de l’article en question :

« Un sac à procès plus rarement appelé sac de procès, est un sac en toile de jute, de chanvre ou en cuir qui était utilisé sous l’Ancien Régime, lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage.

Il contenait :

– dépositions et requêtes;
– copies signées des procureurs des pièces;
– pièces à conviction.

Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac fixé par un crochet à un mur ou une poutre (d’où l’expression « une affaire pendante ») pour que les parchemins ne soient pas détruits par les rongeurs. Ces sacs étaient placés dans le cabinet de l’avocat ou les greffes de chaque juridiction.

L’expression « l’affaire est dans le sac » signifiait que le dossier judiciaire était prêt et que l’ensemble des pièces était archivé dans le sac scellé. Pour l’audience, le sac était descendu et le procureur (avocat) pouvait plaider devant la cour et « vider son sac » en sortant les pièces nécessaires à sa plaidoirie. L’avocat ou le procureur rusé qui savait bien exploiter toutes ces pièces est à l’origine de l’expression « avoir plus d’un tour dans son sac ». »

Source : Wikipédia (Sac à procès)

Je vais me coucher plus brillant.


Dans mes écouteurs

Oh que j’aime cette #musiquebleue que je vous propose, cette semaine ! Elle n’a rien d’une musique d’été, mais cette chanson pop mélancolique, chantée par la voix cristalline de Lou Nova, accompagnée par le son rock de la guitare, possède tout ce que j’apprécie d’une pièce musicale. 

Lou Nova est originaire de Lachute. Elle a lancé son seul album, Élans inconnus, il y a un an. Voici la plage du même titre.

Lou Nova – Élans inconnus – Élans inconnus – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Au cours des dernières années, mon amour du baseball a généré plusieurs échanges sur les réseaux sociaux avec des amateurs qui partagent cette même passion. Parmi eux, Josée Tellier, une illustratrice québécoise. Entre autres illustrations, on doit à Josée celles des romans Le journal d’Aurélie Laflamme, publiés aux Éditions de l’Homme, ainsi que celles de la série Raconte-moi…, publiée chez Petit Homme.

Fervente amatrice de baseball et inconditionnelle partisane des Expos de Montréal, Josée Tellier s’est lancée dans la production d’une série de cinquante cartes de joueurs des Expos, afin de souligner les 50 ans de l’équipe, il y a deux ans. Ceci lui a valu d’acquérir une notoriété auprès du gratin québécois du baseball, mais aussi auprès de plusieurs anciens des Expos, qui n’ont pas manqué de saluer son excellent travail.

Cette semaine, l’illustratrice a vu son œuvre être de nouveau primée, alors qu’elle a remporté un concours visant à promouvoir le nom de Josh Gibson pour le trophée remis annuellement au joueur par excellence dans la Ligue nationale et la Ligue américaine de baseball (Projet #JG20MVP). Gibson était un receveur étoile de la Ligue des noirs, de 1933 à 1946. Entre 1944 et 2019, le trophée portait le nom de Kenesaw Mountain Landis, un ancien commissaire du baseball majeur qui s’est toujours opposé à l’inclusion des joueurs de race noire dans les deux ligues qu’il représentait.

Les participants au concours devaient créer une illustration appelée à devenir le symbole du Projet #JG20MVP. Seule Québécoise parmi un lot de 75 concurrents, Josée est sortie gagnante d’un vote populaire grâce à l’excellence du produit qu’elle a présenté. 

Elle remporte donc un voyage toutes dépenses payées au gala de la Fondation Josh-Gibson qui se tiendra en octobre prochain, à Pittsburgh.

Pour un aperçu du travail de l’artiste, visitez joseetellier.ca.


Billet du 25 juin 2021 : Fleurdelisé et Canadien

Au cours des dernières semaines, des derniers mois et des dernières années, voici une liste d’expressions que j’ai pu lire ou entendre :

  • Je n’aurais jamais donné 10 millions $ par année à un gardien de but.
  • Échangez Price et Weber tandis qu’ils valent encore quelque chose.
  • Danault est pourri.
  • Bergevin sera-t-il encore en poste à la fin de la saison?
  • Dire qu’on aurait pu avoir Tkatchuk à la place de Kotkaniemi…
  • Corey Perry, ah ouais?
  • Pourquoi Eric Staal? Il est fini!
  • Toronto en 5, j’en donne une au Canadien.
  • C’est quoi l’idée de faire jouer Merrill et Gustafsson et pas Romanov?
  • Winnipeg en 5, 6 maximum.
  • La division Nord est la plus faible de la LNH. Le Canadien affrontera maintenant une vraie équipe et se fera battre facilement par Vegas.
  • (…)

Et maintenant, on en dit quoi ?

Bravo au Canadien de Montréal. Bravo aux joueurs et à l’état-major. Peu importe l’issue de la grande finale, vous nous faites vivre de belles émotions. 


Message de Phillip Danault pour la Fête nationale des Québécois :


Dans le cours de français

Je n’aurais pas pu mieux résumer ! Merci Raphaël.


Dans le cours de français, deuxième période

Dimanche dernier, je me trouvais dans une chaîne québécoise de magasins d’articles à bas prix. Voici ce que j’ai observé dans un rayon :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire Ralentissez, et non Ralentisser. Il s’agit du verbe ralentir, à l’impératif présent, 2e personne du pluriel. 

Dire que cet objet affichant une erreur aussi grossière sera acheté et déployé dans nos rues, à la vue des enfants. Nous aurons du pain sur la planche, dans nos écoles.


Dans le cours de musique

J’ai trouvé l’album qui marquera mon début de vacances ! Il s’agit de Première danse, du duo MoKa. Ce court album regroupe cinq pièces, dont trois ont fait l’objet de publications sous forme de simples, au cours des deux dernières années. Le son est très estival, évoquant des rythmes caribéens.

Deux ex-étudiantes en musique, Marie-Anne Tessier et Jeanne Gagné, écrivent les textes, composent les musiques, jouent de tous les instruments et prêtent leurs voix à tous les enregistrements de MoKa. Encore une fois, j’ai hésité avant de choisir celui qui fera l’objet de la #musiquebleue de cette semaine. J’ai finalement opté pour Flamme, une des deux pièces inédites de l’album lancé le 28 mai dernier.

MoKa – Flamme – Première danse – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

J’amorçais mon billet du 23 avril dernier avec l’histoire de Loïc Bydal, cet adolescent québécois atteint d’une maladie dégénérative, devenu le premier diplômé d’études secondaires entièrement accomplies à partir de sa chambre d’hôpital. La détermination de Loïc Bydal lui vaudra la création d’une bourse qui portera son nom.

C’est le Fonds 1804 pour la persévérance scolaire qui en a fait l’annonce, cette semaine. La bourse sera remise annuellement à un élève s’étant démarqué dans ses études, malgré un problème de santé. Loïc Bydal lui-même en a été le premier récipiendaire, ayant reçu de l’organisme un chèque de 500 $ pour l’obtention de son attestation.

Parallèlement à cette annonce, Loïc a également reçu la Médaille de l’Assemblée nationale, pour la même raison.


Dans le cours de français, troisième période

À l’aube des vacances d’été, qui commenceront lundi pour moi, voici un billet d’humour signé par le regretté Jean d’Ormesson, il y a quelques années :

Que vous soyez fier comme un coq
Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
Vous êtes tous, un jour ou l’autre
Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche
Vous arrivez à votre premier rendez-vous

Fier comme un paon 
Et frais comme un gardon
Et là … Pas un chat !
Vous faites le pied de grue
Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin
Il y a anguille sous roche
Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard
La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon
Vous l’a certifié
Cette poule a du chien

Une vraie panthère !
C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour 
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
Quand finalement la fine mouche arrive
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard
Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard
Sauf que la fameuse souris
Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
Est en fait aussi plate qu’une limande
Myope comme une taupe
Elle souffle comme un phoque
Et rit comme une baleine 
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat
Vous roulez des yeux de merlan frit
Vous êtes rouge comme une écrevisse
Mais vous restez muet comme une carpe
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez

Mais vous sautez du coq à l’âne
Et finissez par noyer le poisson
Vous avez le cafard
L’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon)
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes
Et vous inventer une fièvre de cheval
Qui vous permet de filer comme un lièvre
C’est pas que vous êtes une poule mouillée
Vous ne voulez pas être le dindon de la farce
Vous avez beau être doux comme un agneau
Sous vos airs d’ours mal léché
Faut pas vous prendre pour un pigeon
Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie

Et puis, ç’aurait servi à quoi
De se regarder comme des chiens de faïence
Après tout, revenons à nos moutons
Vous avez maintenant une faim de loup
L’envie de dormir comme un loir
Et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.

Sur ce, je vous souhaite un bon début d’été et, pour celles et ceux que cela concerne, de magnifiques vacances scolaires.


Billet du 30 avril 2021 : Âme et conscience

L’âme du Canadien de Montréal, c’est Brendan Gallagher, qui se trouve à l’infirmerie depuis près d’un mois, et pour deux ou trois autres semaines. Sans Gallagher, le Canadien perd, comme en témoigne sa fiche de quatre victoires et neuf revers, depuis sa blessure. C’était la même chose en 2016-2017 et en 2019-2020, deux saisons durant lesquelles Gallagher avait également dû s’absenter à long terme.

Le talent et la profondeur sont là, chez le Canadien. Ce qu’on n’y trouve pas, c’est le coeur et le sentiment d’appartenance. Difficile de se sentir membre à part entière d’une organisation quand on a grandi ailleurs. Parce qu’à part Gallagher, dans l’édition actuelle de l’équipe, seuls Carey Price, Artturi Lehkonen, Jake Evans et Jesperi Kotkaniemi ont été repêchés et développés par l’organisation. Il y a bien Cole Caufield et Alexander Romanov qui ont aussi été repêchés par le Canadien, mais ce dernier n’a pas eu grand chose à voir dans leur développement.

La plupart des grandes équipes regorgent de joueurs ayant évolué dans toutes les structures de l’organisation, avant d’atteindre le plus haut niveau. Je pense surtout au Lightning de Tampa Bay, dernière formation à avoir remporté la Coupe Stanley. Mais je pense aussi aux Penguins de Pittsburgh et aux éditions des saisons 1985-1986 et 1992-1993 du Canadien de Montréal, celles qui ont remporté les deux dernières Coupes Stanley du club montréalais.

Faire partie de l’organisation depuis le repêchage, c’est entrer dans une vaste famille et y grandir. L’appartenance est indéniable et on donne tout ce qu’on a dans le coeur pour porter cette famille vers les plus hauts sommets. C’est ce qui manque cruellement à la troupe de Marc Bergevin.


Et je cite :

« Avant le début des Oscars, je veux souligner ce qui est vraiment et incontestablement le film le plus important de l’année. Il n’a duré que 8 minutes et 46 secondes. Il a été filmé par une jeune femme de 17 ans, dans des circonstances atroces. Merci Darnella Frazier. »

Michael Moore, cinéaste et auteur, le 25 avril 2021.

Dans le cours de mathématiques

Chaque année, avec mes élèves, j’aborde d’une façon qui m’amuse beaucoup la notion de priorité des opérations. J’inscris d’abord une chaîne d’opérations au tableau. Cette semaine, j’y suis allé avec celle-ci :

12 + 6 ÷ 3 – 4 x 2 =

Je demande ensuite aux élèves de sortir leur calculatrice et de résoudre. C’est là que, chaque fois, un large sourire m’envahit automatiquement quand je vois les visages surpris et perplexes des élèves qui découvrent que la réponse finale varie selon la calculatrice utilisée. Dans le cas qui nous préoccupe, la plupart affichaient 4 en guise de réponse, quelques-unes affichaient 6, alors que deux suggéraient des réponses différentes, sans doute dues à des erreurs dans les entrées.

La bonne réponse est 6.

Les calculatrices scientifiques, possédées par une minorité d’élèves en 6e année du primaire, tiendront compte de la priorité des opérations et effectueront les divisions et multiplications avant les additions et soustractions. La chaîne devient donc 12 + (6 ÷ 3) – (4 x 2), soit 12 + 2 – 8 = 6.

La calculette, possédée par la plupart des élèves, répond très bien aux besoins en 6e année, mais ne tient pas compte de la priorité des opérations. Elle résoudra donc l’opération de gauche à droite, dans l’ordre, soit 12 + 6 (= 18) ÷ 3 (= 6) – 4 (= 2) x 2 = 4, cette réponse étant fausse.

Aux parents de mes élèves, si votre enfant est rentré à la maison en prétendant avoir besoin d’une nouvelle calculatrice, je plaide coupable ! Mais il n’est nullement nécessaire d’effectuer ce changement avant la fin de son 3e secondaire.


Dans le cours de mathématiques, deuxième période

Vendredi dernier, le Financial Times publiait un graphique intéressant sur le taux de mortalité liée à la COVID-19 dans trois pays ayant vacciné rapidement leur population. Les trois courbes indiquent clairement à quel point la vaccination a cassé la troisième vague, le nombre de décès étant maintenant à peu près nul en Israël et en Grande-Bretagne, et très peu significatif aux États-Unis.

Il faut continuer de lutter, mais la suite s’annonce encourageante.

Source

Dans le cours de musique

Auteur-compositeur-interprète et acteur, le rappeur d’origine algonquine Samian dévoile sa foi et sa spiritualité dans la pièce Lettre à Dieu, que je vous offre cette semaine en #musiquebleue. L’album Enfant de la Terre, sur lequel apparaît la chanson, est sorti en 2015. Comme dans toute son oeuvre, Samian y promeut sa culture algonquine, parfois dans cette langue, généralement en français, à l’occasion en anglais.

Samian – Lettre à Dieu – Enfant de la Terre – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Les produits OLA Bamboo sont très présents chez moi. OLA Bamboo est une entreprise québécoise qui offre des produits écologiques, fabriqués à partir du bambou. Entre autres choses, nous utilisons les brosses à dents entièrement compostables de cette entreprise. Considérant que près de 5 milliards de brosses à dents sont jetées annuellement sur la planète, ceci permet de réduire la pollution par le plastique.

Dans ce qu’elle a qualifié de plus grande annonce de son histoire, cette semaine, OLA Bamboo a révélé que ses brosses à dents biodégradables seraient désormais fabriquées au Québec, dans une usine de Drummondville. Cet investissement de 500 000 $ créera des emplois et contribuera de manière plus prononcée à l’effort environnemental, le transport s’en trouvant considérablement réduit.


Billet du 26 février 2021

Difficile de ne pas commenter la semaine du Canadien de Montréal, notamment avec les congédiements de Claude Julien et de Kirk Muller. Plus souvent qu’autrement, je déplore les renvois d’entraîneurs, considérant que les problèmes se situent plus au niveau de la glace que derrière le banc. Je serai plus nuancé cette fois-ci, Claude Julien ayant effectué certains choix douteux sur les unités spéciales et dans les fins de matchs, au cours des dernières semaines.

Je me réjouis de la nomination de Dominique Ducharme au poste d’entraîneur-chef. L’ayant vu à l’oeuvre avec Halifax et Drummondville, alors que je couvrais les activités de l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la LHJMQ, j’ai pu constater à quel point il savait soutirer le meilleur de ses joueurs. Après quelques saisons comme adjoint à Julien, il mérite sa chance comme entraîneur-chef. Qu’il ait été nommé par intérim n’est pas trop préoccupant. En 1992, les Expos de Montréal avaient nommé Felipe Alou gérant par intérim de l’équipe. Cet intérim avait duré dix saisons.

Pour celles et ceux qui auraient souhaité voir Patrick Roy revenir dans le giron des Glorieux, soyez patients. Je demeure persuadé que c’est lui qui succédera à Marc Bergevin à titre de directeur général, le moment venu. La personnalité et l’ego de Roy le destinent à un rôle de premier plan dans la direction de l’équipe. Il pourra toujours se réserver le travail d’entraîneur en parallèle, s’il le désire.

Un mot en terminant sur Carey Price. Je maintiens qu’au niveau du talent, Price est probablement le meilleur gardien de but de la LNH. Toutefois, il n’a pas cette attitude qu’avaient Roy et Martin Brodeur, cet instinct du tueur qui faisait se lever les deux autres dans le vestiaire, après deux périodes d’un match serré, pour lancer aux coéquipiers de marquer des buts et de les laisser faire le reste, qu’aucune autre rondelle n’entrerait dans leur filet. Et en accordant en moyenne un mauvais but par match, Price force ses coéquipiers à inscrire au moins deux buts pour espérer une victoire. Il y a un travail à considérer à ce niveau.


Et je cite :

« Je me souviens de 2015. Nous avions commencé la saison avec une fiche de 9-0-1 et nous n’avions pas fait les séries. »

Dale Weise, ex-joueur du Canadien de Montréal, le 20 février 2021.

Dans le cours de français

Le site de Radio-Canada a publié un reportage, dimanche, sur la perception qu’ont les trentenaires face au statut de la langue française, au Québec. C’est du moins ce que laisse entrevoir le titre. À la lecture du reportage, on constate que seulement trois personnes ont fait part de leur point de vue, ce qui est loin de représenter l’opinion d’une génération. Deux d’entre elles, un couple, prétendent qu’il faut investir dans la culture francophone, mais que le français n’est pas menacé. Une étudiante à l’Université Concordia prétend le contraire et invite tous les paliers de gouvernement à légiférer et réglementer afin de protéger la langue française.

C’est toutefois un encadré présentant des statistiques qui a le plus retenu mon attention. Ainsi, un rapport de l’Office québécois de la langue française, publié en avril 2019, stipule que :

  • La proportion d’anglophones et d’allophones déclarant avoir une connaissance suffisante du français pour soutenir une conversation a augmenté au cours des vingt dernières années;
  • En 2016, 94 % des Québécoises et des Québécois déclarent être en mesure de soutenir une conversation en français;
  • En 2015, 90 % des élèves fréquentaient une école de langue française;
  • En 2017, le taux de service en français atteignait 96 % dans les commerces de l’île de Montréal, même si le français comme langue d’accueil dans ces mêmes commerces a diminué de 9% depuis 2010, passant de 84% à 75%.

Jusqu’ici, les données sont encourageantes et laissent penser que, contrairement à l’opinion de plusieurs, le français n’est pas menacé au Québec, même à Montréal. Le pica suivant nous ramène cependant à une autre dimension :

  • La proportion de personnes éprouvant de l’indifférence face à un service dans une autre langue que le français a fortement augmenté depuis 2012, tout particulièrement chez les jeunes francophones.

S’il y a menace, c’est là qu’elle se trouve. Face à l’indifférence de sa population, il n’est pas grand chose qu’un gouvernement puisse faire, n’en déplaise à la jeune étudiante de Concordia. Investir temps et argent dans la culture m’apparaît concret et plus efficace comme solution. Dépêchons-nous d’y voir, en tant que société, pendant que la population y voue encore un intérêt substantiel.


Dans le cours de musique

Une crise cardiaque a emporté l’auteur-compositeur-interprète Philippe Chatel, vendredi dernier. Si son nom est plutôt méconnu au Québec, il en est autrement d’une de ses oeuvres, le conte musical Émilie Jolie. À travers quatre enregistrements de ce conte, en 1979, 1997, 2002 et 2018, Chatel a réuni plusieurs grands artistes sur un même album. Notons seulement, sur la version originale, Henri Salvador, Georges Brassens, Julien Clerc, Françoise Hardy, Sylvie Vartan et Robert Charlebois.

Philippe Chatel avait 72 ans.


Dans le cours de musique, deuxième période

C’est à mon tour, cette semaine, de rendre hommage à Raymond Lévesque, décédé il y a une dizaine de jours. Je l’admets en toute humilité, le répertoire de Lévesque m’est beaucoup plus inconnu que ceux des Leclerc, Vigneault, Charlebois et Ferland. D’aucuns prétendent que Quand les hommes vivront d’amour devrait être sacrée plus belle chanson de la francophonie. Peut-être. C’est cependant une autre chanson de Raymond Lévesque, Les trottoirs, que je vous propose en #musiquebleue. Pour l’interpréter, une auteure-compositrice-interprète à qui je voue une immense admiration, Marie-Pierre Arthur.

#musiquebleue

Voir le bon côté des choses

Personne ne pourra jamais accuser Denis Coderre de manquer de transparence, ni de gratitude.

#GarderCertainesChosesPrivées

La bonne nouvelle de cette semaine

Le début de la vaccination au Québec constitue certes la meilleure nouvelle de la semaine. Mais une autre courte bonne nouvelle est venue capter mon attention. En ces temps de pandémie, quand une petite entreprise québécoise réussit à bien tirer son épingle du jeu, c’est digne de mention.

L’entreprise Bilodeau Canada, installée au Lac-Saint-Jean, donne dans la manufacture d’articles en fourrure et dans la taxidermie. La situation mondiale actuelle a eu une incidence très négative sur son chiffre d’affaires, établi à partir d’une clientèle internationale. Qu’à cela ne tienne, la PME s’est lancée dans la production d’animaux naturalisés pour le cinéma et la télévision, décrochant ainsi quelques contrats avec de grandes maisons américaines, dont HBO. Les pertes n’en sont que très partiellement comblées, mais cela a permis à l’entreprise de survivre et de garder ses employés occupés.


Billet du 20 mars 2020 : En confinement non barricadé

Dans le cours de français

Un cours de français à la maison, cette semaine, la COVID-19 nous confinant tous dans nos quartiers. Et mon crayon de correction s’attardera aux publications de deux influenceurs, dans ce billet.

#LeProfCorrige

Ici, je ferai abstraction du deuxième paragraphe, dans lequel Madame Longpré a volontairement employé à l’écrit des expressions du parler québécois. Je me préoccuperai plutôt de l’autocorrection de sa première phrase, ainsi que de sa dernière ligne.

Premièrement, il ne fallait pas corriger le mot négatif en le remplaçant par son féminin, encore moins par « negative », en omettant son accent. Ce n’est pas la famille qui est négative, du moins je l’espère, mais le résultat du test ou du contrôle. Il aurait donc été préférable de lire « Nous avons tous obtenu un résultat négatif à la COVID-19 », mais la forme première, avec le résultat en sous-entendu, était acceptable. Aussi, COVID-19 étant semble-t-il de genre féminin, il doit en être de même de son déterminant.

À la dernière ligne, cependant, il aurait fallu lire « Nulle part » et non « Nul part ». Le nom part, féminin singulier, appelle l’adjectif qui l’accompagne à s’accorder de la même façon.

#LeProfCorrige

Ici, plusieurs erreurs. Allons-y ligne par ligne.

Sur la première ligne, on aurait dû lire « snowbirds », avec la marque du pluriel.

Sur la troisième ligne, une coquille a transformé le voisin en voison.

Sur la quatrième ligne, il aurait fallu voir « est allé changé ses pneus », avec le déterminant possessif ses et non le déterminant démonstratif ces.

Sur la cinquième ligne, finalement, le monde, nom collectif singulier, est tellement inconscient, selon Monsieur Primeau. Conjuguer le verbe à la troisième personne du pluriel est une erreur.

Dans le cours de mathématiques (ou les statistiques de Trevor Timmins, 2e partie)

Dans mon billet du 6 mars dernier, je lançais quelques statistiques pour étayer mes interrogations concernant le travail de Trevor Timmins, le directeur du recrutement chez les Canadiens de Montréal. J’y mentionnais, entre autres choses, que depuis son entrée en fonction, en 2003, ce sont 21 joueurs repêchés par Timmins qui ont joué 240 matchs ou plus dans la LNH. De ce nombre, toutefois, 17 ont été sélectionnés entre 2003 et 2007. Ce qui implique que depuis 2008, soit depuis 12 ans, seulement quatre joueurs repêchés par le Tricolore ont participé à 240 joutes ou plus avec la grande équipe.

Dans les heures qui ont suivi la publication, on me demandait où se situait la formation montréalaise si on la comparait aux autres équipes, à ce niveau. J’ai ainsi repris le même exercice, cette fois avec les Bruins de Boston, les Blackhawks de Chicago et les Penguins de Pittsburgh. Pourquoi ces trois équipes ? Simplement parce que depuis 2003, ce sont les trois équipes qui ont le plus souvent participé à une finale de la Coupe Stanley. Tant qu’à comparer les Canadiens, aussi bien le faire avec les meilleures équipes.

Qui plus est, les Blackhawks de Chicago sont l’équipe avec laquelle Marc Bergevin a acquis son expérience de gestionnaire, avec de devenir directeur général.

Voici quelques tableaux.

D’abord, on remarque que mis à part les Blackhawks, qui ont vraiment fait une bonne provision de joueurs, les équipes en ont sensiblement repêché le même nombre entre 2003 et 2016. J’ai arrêté en 2016 car aucun joueur sélectionné à partir de 2017 n’a encore joué 240 matchs dans la LNH.

Ensuite, on découvre en regardant ces tableaux que Boston et Pittsburgh n’ont pas vraiment connu plus de succès que Montréal dans leurs repêchages, entre 2008 et 2016. Et de 2003 à 2007, les Canadiens ont largement eu le dessus sur les trois autres formations. Au niveau des chiffres, du moins. Parce que c’est pourtant là que se situe une explication plausible pour justifier ses déboires.

Parmi les joueurs repêchés entre 2003 et 2007, combien sont toujours avec leur équipe originale ? Chez Boston, Chicago et Pittsburgh, suffisamment pour former des noyaux solides, autour desquels se sont greffés des joueurs complémentaires, à travers les années. On peut penser aux Bergeron, Krejci, Marchand, aux Seabrook, Crawford, Toews, Kane, aux Crosby, Malkin, Letang et quelques autres. Ils possèdent tous au moins une bague de la Coupe Stanley, sinon deux ou trois.

Chez le Canadien, un seul : Carey Price. Et il n’est pas prêt d’obtenir sa première bague.

Bien sûr, on peut reprocher à Bob Gainey d’avoir échangé Ryan McDonagh. On peut blâmer l’organisation de ne pas en avoir bien développé certains. On peut peut-être regretter les pertes de Streit, de Subban, de Halak et même de Pacioretty, s’il y en a qui ont des raisons de ne pas croire en Tatar et Suzuki. Mais quand ont voit les noms des frères Kostitsyn, des Lapierre, O’Byrne, Latendresse, Chipchura, Grabovski, D’Agostini et White, combien n’ont pas connu la grande carrière à laquelle nous étions en droit de nous attendre ?

Avez-vous répondu tous ? Moi aussi. Et les responsables du recrutement doivent en être en grande partie imputables.

La bonne nouvelle de cette semaine

Mes élèves diraient que c’est de ne pas avoir eu d’école. Mais je ne peux pas en classer la cause parmi les bonnes nouvelles. On pourrait également considérer les manifestations musicales ou enjouées des populations confinées en Europe. Tout comme on pourrait parler de cet élan de solidarité et de collaboration au Québec, en cette situation sans précédent dans laquelle le coronavirus nous plonge.

La meilleure nouvelle de la dernière semaine, en ce qui me concerne, c’est le retour à la liberté de la Sherbrookoise Édith Blais et de son compagnon Luca Tacchetto. Échapper à ses ravisseurs, après 15 mois de détention dans la brousse africaine, et toujours afficher une excellente santé, voilà qui réjouit des familles, des amis, une population. Et qui permet à d’autres d’espérer.

Billet du 6 mars 2020 : Des partisans (ou des supporters) qui montrent des signes d’impatience

Dans le cours de français

Voici une publication de Raymond Filion, journaliste à TVA, parue sur Twitter, lundi :

#LeProfCorrige

Ici, mis à part une virgule qui aurait dû se trouver après la fermeture des guillemets, plutôt qu’avant, il n’y a pas de faute. Malheureusement, aurais-je envie d’ajouter. Parce que le mot supporters, employé ici par Monsieur Filion, est un anglicisme accepté dans la plupart des ouvrages de référence sur la langue française, même si plusieurs autres mots auraient pu être utilisés en lieu et place.

Ainsi, on aurait pu lire partisans, sympathisants, militants ou même supporteurs. Le mot supporteur, bien que calqué sur supporter, possède au moins le mérite d’avoir été francisé dans son orthographe.

Dans le cours de mathématiques

C’est de statistiques dont il sera question dans cette rubrique. Parce que plus tôt cette semaine, le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a suscité des commentaires mitigés chez ses partisans en confirmant les retours de Claude Julien et de Trevor Timmins, la saison prochaine, en plus d’affirmer que Carey Price et Shea Weber étaient avec l’équipe pour y rester.

Contrairement à d’autres, je vois la chose plutôt positivement, malgré une interrogation.

Voici ce que j’en pense. D’abord, Marc Bergevin doit rester. Il s’est doté d’un plan avec un échéancier de cinq ans, et il n’en est qu’au milieu. L’organisation, Geoff Molson en tête, a approuvé ce plan. La moindre des choses serait de laisser toutes les chances à Bergevin de le mener à terme.

Ensuite, Claude Julien. On peut le critiquer, lui reprocher certaines décisions et même le trouver responsable de quelques-unes des défaites de l’équipe. La question qu’il faut se poser est la suivante : compte tenu de l’alignement dont il dispose, un autre entraîneur aurait-il fait mieux que lui ? En toute honnêteté, il faut répondre par la négative. Pas mieux de façon significative, en tout cas. Je suis donc d’avis que Julien doit demeurer en poste.

En Price et Weber, le Canadien trouve ses piliers, ses leaders, ses repères. S’il faut de jeunes guerriers dans une formation, il faut aussi une stabilité et des vétérans fiables. Bergevin doit donc trouver le moyen de les garder à Montréal, mais aussi de s’assurer de les garder heureux.

Mon interrogation, vous l’aurez deviné, concerne Trevor Timmins, le directeur du recrutement de l’équipe. Voici quelques statistiques en lien avec son travail.

Timmins a été embauché durant la saison 2002-2003. Sa première cuvée fut donc celle du repêchage de juin 2003. Depuis cette séance de repêchage, le Club de hockey Canadien et Trevor Timmins ont repêché 127 joueurs. De ce nombre, 47 ont joué au moins un match dans la LNH, pour une proportion de 37%. Un peu plus d’un joueur sur trois, c’est quand même très bien, quand on le regarde sous cet angle.

Cependant, si je ne considère que ceux qui ont joué 240 matchs et plus dans la LNH, soit l’équivalent de trois saisons ou plus, ce nombre de joueurs passe de 47 à 21.

Et c’est là que ça devient très inquiétant, parce que sur ces 21 joueurs qui ont joué 240 matchs et plus dans la LNH, 17 ont été repêchés lors des cinq premières séances de Timmins, de 2003 à 2007, alors qu’entre 2008 et 2019, soit en douze séances, sa récolte de joueurs ayant su s’implanter à long terme dans le circuit Bettman n’est que de quatre. Ce sont Brendan Gallagher, Nathan Beaulieu (maintenant avec Winnipeg), Alex Galchenyuk (maintenant avec Minnesota) et Artturi Lehkonen.

Il est pratiquement acquis que Mikhaïl Sergachev (maintenant avec Tampa Bay) et Victor Mete rejoindront ce groupe sous peu. Du reste, Ryan Poehling, Cale Fleury et Jesperi Kotkaniemi présentent d’excellentes chances d’y parvenir. Il demeure selon moi trop tôt pour évaluer les probabilités de Cayden Primeau, Jesse Ylönen, Cole Caufield et les autres joueurs réclamés lors des trois derniers repêchages.

Certains diront que c’est l’organisation du Canadien qui n’a pas su développer ses joueurs convenablement. Je n’endosse cette affirmation qu’en partie. Elle ne peut, à elle seule, expliquer d’aussi maigres statistiques.

À moins d’en refiler quelques-uns via des transactions, le Canadien disposera de 14 choix lors du prochain repêchage. C’est autant d’occasions pour Trevor Timmins de frapper un grand coup. Et surtout, d’améliorer ses statistiques.

Dans le cours de musique

Pur bonheur pour mes oreilles et pour mes yeux, dimanche dernier, alors que j’ai assisté au concert de la compositrice Alexandra Stréliski, dans le cadre de sa tournée Inscape. Déjà conquis par son immense talent, ses trois Félix remportés au dernier gala de l’ADISQ en illustrent une consécration, j’ai été séduit par sa sensibilité, son humour, ainsi que par la créativité de l’ensemble de son équipe de tournée.

Vous hésitiez à vous rendre assister à un de ses spectacles ? Offrez-vous ce plaisir, gâtez-vous. Son calendrier de tournée l’amènera dans plusieurs régions du Québec, au cours des prochains mois.

La bonne nouvelle de cette semaine

Mon choix s’arrête sur ce chauffeur d’autobus qui, spontanément, a interrompu son travail pour faire plaisir à une petite fille qui s’apprêtait à monter dans son véhicule. Alors que la fillette venait de lui indiquer que sa chanson préférée était Shake It Off, de Taylor Swift, voyez comment le conducteur a réagi :

Il en faut souvent peu pour rendre quelqu’un heureux. Cet homme l’a bien compris !