Billet du 10 septembre 2021 : Les feux qui brûlent

Où étiez-vous le 11 septembre 2001 ?

Comme pour le 6 décembre 1989, le souvenir est encore limpide dans ma mémoire. J’étais en classe, enseignant en 5e année du primaire, à l’époque. À la récréation, un de mes collègues me dit d’aller voir le concierge de l’école, qui m’apprendrait toute une nouvelle.

J’étais loin de me douter…

Le concierge m’a simplement dit : 

— La deuxième tour vient de s’effondrer comme un château de cartes.

— De quoi parles-tu?

Il m’a alors raconté le drame à partir du début. Ce fut très difficile pour moi de compléter l’avant-midi. Le cœur et la concentration n’y étaient simplement pas. En après-midi, nous avons oublié le programme et discuté en classe de la situation. Il aurait été impossible d’agir autrement, la nouvelle s’étant rendue aux oreilles des élèves ayant dîné à la maison. La crainte était perceptible sur les visages des enfants. À ce jour, leur sécurité n’a jamais été menacée, mais le monde a changé.

Cela fera vingt ans demain.


Dans le cours de français

Voici l’extrait d’un article publié dans Le Journal de Montréal, cette semaine.

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire une infime partie de leur population, et non une «infirme» partie de leur population. Quel lapsus, quand même !


Dans le cours d’univers social

À l’école secondaire, on en parlerait dans le cours d’économie. Un pays peut décider quelle monnaie a cours légal sur son territoire. C’est son droit le plus strict. L’état d’où provient cette monnaie n’a aucune façon de l’en empêcher, bien qu’il ne soit pas tenu de lui offrir un siège sur le conseil de sa banque centrale.

Le Salvador, dont la monnaie officielle est le dollar américain, a ajouté le bitcoin, cette semaine. Ce pays d’Amérique centrale devient donc le premier au monde à adopter une cryptomonnaie comme devise. Autres temps, autres mœurs.


Dans le cours de français, deuxième période

Ainsi, on brûle des livres dans un conseil scolaire ontarien. Et on le fait sous prétexte qu’ils véhiculent des éléments discriminatoires et des stéréotypes, voire du racisme, envers les peuples autochtones. Le hic, c’est qu’il semble qu’aucune organisation autochtone n’ait été consultée sur la pertinence de poser un tel geste. L’auteur et journaliste Michel Jean, lui-même d’origine innue, s’interroge sur le véritable bien-fondé de la réduction en cendres de ces 5 000 albums, en grande partie des bandes dessinées de Tintin, Astérix et Lucky Luke. 

Enfant, j’ai appris beaucoup sur l’histoire et la géographie avec Tintin. Sans être un Denis Thérien, je connaissais tous les albums par cœur. Devenu adulte, j’ai été forcé de constater que certains propos publiés dans les aventures du jeune reporter étaient teintés de racisme, de sexisme et de préjugés envers différents groupes de personnes. Est-ce que j’en ressens un malaise ? Honnêtement, oui. Cependant, je sais faire la part des choses et me situer dans le contexte fort différent de l’époque. Et je demeure un grand amateur de Tintin. Aussi, en tant qu’enseignant, je préfère me servir de ces exemples pour éduquer, plutôt que d’envoyer des classiques à l’index.

Extraits de Tintin au Congo (1937), Tintin au Congo (1970) et Tintin en Amérique (1942).

Quant à Astérix et à Lucky Luke, il est vrai que les Autochtones y sont caricaturés. Mais pas plus que les Romains, les Français, les Belges, les Américains, les Japonais et j’en passe. Ce sont des caricatures et c’est comme tel qu’il faut les considérer. 

Quelques années avant son décès, j’avais eu l’immense privilège de rencontrer Morris, le père de Lucky Luke. Suite à notre discussion, il m’avait dessiné son personnage avec une cigarette à la bouche. Il y avait déjà longtemps que dans les albums, le célèbre cowboy avait troqué le mégot pour le brin d’herbe. Poussé par ses éditeurs, l’auteur avait dû céder aux lobbys antitabac et le regrettait amèrement. Il m’avait confié avoir l’impression qu’on dénaturait son héros. Il n’avait cependant pas eu à redessiner les épisodes déjà publiés.

Et c’est justement là où je veux en venir. Si des éléments du passé ne conviennent plus au contexte présent, il faut expliquer, enseigner, éduquer. Cette tendance à vouloir enfouir ou brûler ce passé est, selon moi, beaucoup plus néfaste pour l’évolution d’une société.

Morris – 1994

Dans le cours de musique

Près d’un an et demi de #musiquebleue, et je n’avais encore jamais diffusé une pièce de Salomé Leclerc sur cette page. J’y remédie aujourd’hui. Auteure-compositrice-interprète, batteuse et guitariste, elle exploite les scènes québécoises depuis son plus jeune âge, alors qu’elle prenait place à la batterie dans le groupe de ses frères.

Personnellement, j’apprécie tout de son travail. Elle lancera en octobre un cinquième album, son premier en trois ans. Premier extrait de cette œuvre à venir, voici La vie parfois.

Salomé Leclerc – La vie parfois – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il est de ces changements qui font passer une situation de l’inacceptable au remarquable. Jusqu’en 2012, à Montréal, une simple ampoule brûlée reléguait aux ordures un feu de circulation complet. En 2012, pourtant, la récupération et le recyclage faisaient depuis longtemps partie du langage d’une grande majorité de la population. Il est incroyable de constater qu’une institution comme la Ville de Montréal ne s’y prêtait pas.

Le projet mis sur pied depuis fait en sorte que chaque feu de circulation défectueux est réparé et remis en service. Les pièces déficientes sont recyclées après avoir été remplacées. Neuf ans plus tard, enfin, plus rien n’est envoyé au dépotoir. L’environnement et le budget de la Ville ne s’en portent que mieux.


Et si on peut se permettre une autre bonne nouvelle, que dire des performances de Leylah Fernandez et de Félix Auger-Aliassime aux Internationaux de tennis des États-Unis, cette semaine. Alors que le second jouera son match de demi-finale cet après-midi, la première a rendez-vous en finale grâce à sa victoire en trois manches sur la joueuse biélorusse Aryna Sabalenka, hier soir.

Mon admiration est grande. La fierté québécoise également.


Billet du 18 juin 2021 : Sous le thème de l’élimination

Le mot élimination peut prendre différents sens. Il nous a remplis de joie, cette semaine, quand Félix Auger-Aliassime a éliminé Roger Federer au tournoi de Halle, en Allemagne. On en redemande après que le Canadien de Montréal ait éliminé deux adversaires et poursuive sa route vers la Coupe Stanley. Il y a des guerres, des conflits, de la violence et des famines qu’on voudrait bien pouvoir éliminer.

Puis, il y a l’élimination des personnes. On entre alors dans le crime.


Dans le cours de français

La racine d’un mot est composée d’un groupe de lettres qu’on retrouve chez ses mots dérivés. Ami est ainsi la racine du nom amitié ou de l’adjectif amical. À ces mots, on peut ajouter un préfixe, qui précède la racine, ou un suffixe, qui suit la racine et termine le mot.

Le suffixe -cide désigne quelque chose qui tue ce que la racine du mot indique. Par exemple, un insecticide tue les insectes. Un homicide est un meurtre. Une guerre fratricide est une guerre meurtrière entre frères, dont le sens est généralement pris au figuré.

Aujourd’hui, vendredi, à 12 h 30, aura lieu à Trois-Rivières une manifestation organisée par la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), afin de sensibiliser la population au fléau des féminicides touchant le Québec. Ce sont 13 femmes qui, depuis le début de 2021, ont été assassinées par des hommes.

La marche prendra forme sous le thème À l’heure actuelle, la 14e est encore en vie. Agissons. Phrase choc, s’il en est une.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Un autre mot avec le suffixe -cide est génocide. Il désigne l’extermination d’un groupe de personnes ayant les mêmes origines ethniques ou religieuses.

Cette semaine, monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal, a présenté ses excuses aux communautés autochtones canadiennes suite à la découverte des restes de 215 enfants autochtones dans un charnier de Kamloops, en Colombie-Britannique. Monseigneur Lépine n’a cependant pas été suivi par les autres membres de l’Église catholique, responsable du pensionnat dont il est question. L’application du terme génocide envers les peuples autochtones du Canada ne fait plus aucun doute. Le rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées apporte clairement cette conclusion.

Assisterons-nous bientôt à d’autres macabres découvertes similaires ? Une chose est certaine, des recherches seront effectuées dans les autres pensionnats autochtones, où des disparitions ont été constatées, comme à Kamloops.

J’étais en début de carrière quand une élève, dans un cours de catéchèse, m’avait demandé en classe qui étaient les martyrs canadiens. Ils étaient huit, six jésuites et deux laïcs, élevés au rang de saints parce qu’ils avaient été assassinés par des peuples autochtones, il y a près de quatre siècles. J’éprouverais un certain malaise à répondre à cette question, aujourd’hui.


Dans le cours de musique

Découverte récente de ma conjointe, qui me suggère la pièce en #musiquebleue de cette semaine. L’artiste se nomme Elliot Maginot et est Montréalais d’origine. Il a d’abord diffusé ses compositions sur les réseaux sociaux, avant de passer quelques années à effectuer la tournée des bars et des petites salles de spectacles. Le 28 mai dernier, il lançait un premier album, Easy Morning, dont je vous propose la pièce-titre aujourd’hui.

Si la musique d’Elliot Maginot est classée dans le style pop indé, on y trouve également quelques notes de folk. Le son de la pièce Easy Morning n’est pas sans rappeler celui popularisé par Kate Bush, il y a quelques décennies. La voix de soprano de Maginot n’est pas étrangère à cette analogie.

Elliot Maginot – Easy Morning – Easy Morning – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Ma bonne nouvelle de cette semaine sera purement personnelle. Il reste deux journées d’enseignement à l’actuel calendrier scolaire, auxquelles s’ajoutent trois journées pédagogiques, et je pourrai enfin dire que plusieurs de mes collègues et moi aurons réussi à passer au travers cette satanée année COVID. Dans mon billet de la semaine dernière, je rendais hommage aux élèves pour les mêmes raisons. Cette semaine, c’est à tout le personnel scolaire que je lève mon chapeau.

Était-ce vraiment si difficile, se demandent encore certaines personnes ? Oui, je le confirme. En vingt-cinq ans de carrière, j’ai connu des moments émotivement très éprouvants, mais aucune année scolaire ne s’est avérée physiquement plus pénible que celle-ci. Porter le couvre-visage est une chose, mais enseigner des journées entières en parlant à travers cet objet, répéter plusieurs fois tout en haussant le volume de la voix pour espérer être mieux entendu, négocier avec les effets du confinement sur les élèves et les membres de leurs familles, tout ceci a contribué à rendre la fatigue quotidienne plus intense qu’elle ne se manifestait précédemment.

Bon nombre de collègues sont tombés ou tombées au combat, depuis septembre 2020, et bien peu ont jusqu’à présent réintégré leurs fonctions. Les cas d’épuisement professionnel sont très sévères.

Au-delà des vacances scolaires qui prendront leur envol au cours des prochains jours, il y a cette fierté d’avoir survécu à la mission, ceci mentionné en tout respect pour celles et ceux qui ont dû interrompre leur travail. Le repos sera quand même bienvenu.


Billet du 5 juin 2020 : Entendez-vous ?

Dans le cours de français

C’est hier, le 4 juin, que Le Petit Robert 2021 et Le Robert illustré 2021 sont apparus sur les rayons des librairies. Comme chaque année, le pédagogue et rédacteur en moi s’intéresse aux nouveaux mots et nouvelles expressions qui y sont admis. Cette année, l’actualité s’est montrée particulièrement influente. Parmi les nouveautés, on y retrouve covid, déconfiner, déconfinement et distanciation (sociale et physique), mots et expressions dont il a été question dans mes billets des dernières semaines.

Ainsi, covid peut maintenant s’écrire en lettres minuscules. L’ouvrage semble également se diriger vers l’omission du trait d’union, lorsqu’il s’agit d’un covid en particulier, comme le covid 19. Lorsqu’il s’agit d’un covid, viens-je de mentionner ? Comme le covid 19 ? Alors qu’il n’y a pas si longtemps, j’insistais sur son genre féminin ? Le Petit Robert n’a pas statué et lui a octroyé les deux genres. On pourra donc continuer d’évoquer la covid, autant que le covid. À noter ici qu’aux dires mêmes d’Alain Rey, linguiste et rédacteur en chef des éditions Le Robert, seul l’usage populaire en France justifie le genre masculin de covid. L’Organisation mondiale de la Santé, l’Office québécois de la langue française et, nouvellement, l’Académie française, recommandent plutôt le genre féminin.

J’ai également eu l’occasion de livrer mon analyse bien humble et personnelle sur le verbe déconfiner et son pendant nominal déconfinement, mais également sur le nom distanciation. Dans le billet où je m’exprimais sur ce dernier mot, j’en arrivais à la conclusion qu’une distanciation ne pouvait être ni sociale, ni physique, dans le contexte grammatical lié à la maladie à coronavirus. Ainsi, dans son édition 2021, Le Petit Robert vient actualiser sa définition du mot. Dans un premier temps, il ajoute le mot quelqu’un (qqn) à sa définition initiale de distanciation, qui est maintenant ainsi libellée : « Recul, détachement pris par rapport à qqn, qqch. ». Ensuite, il insère pour la première fois l’expression distanciation sociale, la définissant comme le « fait de maintenir une distance de sécurité entre les personnes pour des motifs sanitaires. » Une référence officielle permet donc maintenant les aspects physique et social à la distanciation.

Parmi les autres mots qui entrent dans Le Petit Robert par la grande porte, notons télétravail, téléconsultation, technophile et technophobe, détox, THC, hypercentre, halloumi, kombucha, IPA, veggie, mocktail, sexto, savoir-être, présentéisme, polyamour, pansexuel, se désâmer, cloud, blacklister, cluster, brainstormer, trackeur, spammer et story.

Certains anglicismes vous font sourciller ? Moi aussi.


« Une grande nation n’est pas jugée par son nombre de milliardaires ou ses allégements fiscaux. Elle est jugée par la façon dont elle traite ses personnes les plus vulnérables. »

Bernie Sanders, le 29 mai 2020

Dans le cours de mathématiques

Un nombre, 21. Comme dans 21 secondes. Et un calcul. Un calcul politique.

Un habile calcul politique ? C’est la question que je me suis posée quand j’ai entendu le long silence du premier ministre Justin Trudeau, lorsque interrogé sur la menace du président américain de déployer son armée face aux manifestants dans son propre pays. Le calcul politique ne suscitait aucun doute pour moi. Mais était-ce habile ?

Écouter les réflexions des analystes peut certes contribuer à se forger une idée. Se tourner vers les réactions de l’opposition donne généralement une bien meilleure indication. L’opposition critiquera, c’est presque un automatisme. Mais la force ou la faiblesse de ses arguments poivrera une plaie ouverte ou témoignera au contraire d’un agacement devant un adversaire qui vient de marquer des points.

Comment a donc réagi l’opposition ? D’abord, les Conservateurs et les Verts sont demeurés plutôt avares de commentaires. Les chefs du Bloc québécois et du NPD ont réagi. Mais si Justin Trudeau a pris 21 secondes avant de répondre à une question, Yves-François Blanchet et Jagmeet Singh ont mis 25 heures avant de réagir.

Suite aux premiers commentaires des analystes qui, de façon consensuelle, avançaient que le long silence parlait beaucoup, monsieur Blanchet a évoqué le passé de professeur de théâtre du premier ministre, tout en lui reprochant son manque de courage. De son côté, monsieur Singh a plutôt comparé le silence de Justin Trudeau au silence de ceux qui ne réagissaient pas quand lui-même était victime de racisme.

En bout de ligne, est-ce le premier ministre qui en sort égratigné ou l’opposition qui semble agacée ? En ce qui me concerne, on se rapproche plus de la seconde option.


« Vu sur Nat Géo Wild. Un lion tient dans ses crocs le cou d’un buffle jusqu’à sa mort, étouffé. Vu sur les télés. Un policier blanc de Minneapolis appuie son genou sur la gorge de George Floyd jusqu’à sa mort, asphyxié. Une différence: l’homme noir a dit: »Je ne peux pas respirer. » »

Bernard Pivot, le 4 juin 2020

Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Dans la foulée de l’affaire George Floyd, aux États-Unis, le tennisman québécois Félix Auger-Aliassime a relaté sur ses réseaux sociaux une histoire de profilage racial vécue par son père, dans les rues de Québec. Selon ses dires, rapportés par Radio-Canada, l’homme était au volant de sa Mercedes, lorsqu’il a été interpellé par la police locale.

« La policière a dit à mon père qu’il s’agissait d’une simple vérification, puisqu’il est plutôt rare de voir une personne de couleur noire à bord d’un véhicule de luxe dans ce quartier », a précisé l’athlète.

Nous avons pu lire et entendre toutes sortes de statistiques, au cours de la dernière semaine, sur des interventions policières de tout acabit concernant des personnes blanches, noires, arabes, hispaniques ou asiatiques. Effectivement, les chiffres semblent plus lourds dans un sens que dans l’autre. Différents corps de police ont déjà pris l’engagement de se pencher sur la question et d’apporter des correctifs à cette situation inacceptable.

Au-delà de la couleur de la peau du père de Félix Auger-Aliassime, un fait me dérange énormément. Ne vit-on pas dans une société où s’applique la présomption d’innocence ? Dans le cas qui nous préoccupe, on a interpellé quelqu’un qui n’avait commis aucun crime, seulement pour vérifier si par hasard il n’en avait pas commis un. C’est un geste que je trouve également condamnable. La technologie permet depuis plusieurs années de dicter un numéro de plaque minéralogique et d’obtenir rapidement les informations recherchées. Ceci contrevient tout autant au principe de présomption d’innocence, mais c’est définitivement plus discret.


Dans le cours de musique

Deux des plus grands rappeurs québécois, Koriass et FouKi, ont uni leurs talents pour produire l’album Génies en herbe, lancé la semaine dernière. Fidèles à ce qu’ils ont pu offrir dans le passé, les deux artiste présentent un produit doté d’une poésie exceptionnelle. En #musiquebleue, voici la pièce éponyme.


Les bonnes nouvelles de cette semaine

Je vous soumets trois bonnes nouvelles, plutôt qu’une seule, cette semaine. La première me touche particulièrement. Étant impliqué depuis longtemps dans la communauté des Basses-Laurentides, je peux témoigner du dévouement et de la générosité de la famille Farsa, propriétaire du restaurant du même nom. Dans la région, on ne compte plus les heures de bénévolat de Simon Farsa et de son entourage auprès des organismes sociaux et communautaires, pas plus qu’on ne continue de compter ses nombreux dons en nourriture.

L’an dernier, suites aux inondations à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, la famille Farsa avait offert des centaines de repas aux sinistrés et aux bénévoles. Eh bien ceux qui en ont bénéficié ont récemment orchestré un retour d’ascenseur. Les résidents locaux ont ainsi convenu d’encourager en bloc le restaurant Farsa, durement touché par la crise de la covid 19, en budgétant l’achat régulier de repas pour emporter. Cet élan de solidarité est hors du commun.

Un Québécois à la tête de Twitter

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le réseau social Twitter a défrayé les manchettes, cette semaine. Après s’être dressé devant les publications du président américain, le géant du microblogage a nommé le Québécois Patrick Pichette à la présidence de son conseil d’administration. À son actif, monsieur Pichette revendique l’expérience des conseils d’administration chez Bombardier, Google et la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau, entre autres.

M’entends-tu ?

L’excellente série québécoise M’entends-tu ?, créée par Florence Longpré, était déjà diffusée sur les plateformes TOU.TV et Club Illico, en plus du site de son diffuseur, Télé-Québec. Voilà qu’elle sera maintenant disponible sur Netflix, devenant ainsi accessible dans plus de 190 pays. C’est un autre beau rayonnement pour la culture québécoise.