Billet du 25 mars 2022 : M’enfin !

M’enfin quoi ? M’enfin, quoi ! M’enfin qui peut exprimer la surprise de ne voir qu’une seule fois les mots COVID et Ukraine dans mon billet d’aujourd’hui (c’est fait !). Une mention unique pour signifier qu’il n’en sera pas question autrement. Une semaine de pause pour passer à autre chose, pour commenter, surtout, de beaux événements qui trouvent éclipse derrière les drames qui monopolisent l’espace médiatique des derniers jours.

Parmi ces nouvelles, notons celle qui nous apprend que l’industrie de la vente du livre a connu un essor incroyable au cours de la dernière année. Après une hausse de 2,5 % en 2020, c’est un bond vertigineux de 16,3 % qui a été annoncé pour 2021. Les auteurs Michel Jean et Élise Gravel se sont notamment distingués respectivement dans les catégories littérature et littérature jeunesse.

Le titre Un café avec Marie, du regretté Serge Bouchard, aurait largement contribué à l’augmentation des chiffres de vente des essais, dont la hausse en 2021 atteint les 90 %. Autre bond remarquable, celui de 85 % de la littérature spirituelle, ésotérique et religieuse. Hausse de même ampleur du côté de la bande dessinée, tonifiée par la popularité des mangas, mais également par le battage publicitaire autour du Festival d’Angoulême. Et la BD québécoise qui tire son épingle du jeu mieux que jamais.

Tellement bien, en fait, que les bédéistes d’ici sont maintenant reconnus à travers la planète. Des exemples ? Relisez ma bonne nouvelle de la semaine dernière et voyez celle de cette semaine.

M’enfin !


Dans le cours de français

J’ai toujours pensé que le mot grapefruit ne constituait que l’appellation anglaise d’un pamplemousse. Peut-être serez-vous autant que moi étonnés d’apprendre que ce nom est accepté en français. On peut l’écrire de deux façons, soit grapefruit ou grape-fruit, et on le prononce [gʀɛpfʀut] (grèp-froutt).

Il désigne un pomélo, autre nom d’un agrume issu du croisement d’un oranger et avec un pamplemoussier. Eh bien !


Dans le cours de musique

Le 2 juillet 2021, je vous présentais en #musiquebleue une pièce d’Ariane Roy, dont le parcours musical demeure pour le moins singulier. Elle a suivi sa passion, qui l’amène lentement mais sûrement vers les sommets.

Lire mon billet du 2 juillet 2021.

Il y a quelques semaines, Ariane nous arrivait avec du nouveau matériel, groupé sous le titre medium plaisir. De cet album, je vous propose la pièce Ce n’est pas de la chance.

Ariane Roy – Ce n’est pas de la chance – medium plaisir – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Pour un deuxième billet consécutif, ma bonne nouvelle de la semaine réfère au Festival de la bande dessinée d’Angoulême. Lors de la dernière édition, la maison Dupuis a publié un communiqué de presse pour le moins intéressant. Gaston Lagaffe revivra et son auteur sera Québécois.

Le dernier tome du célèbre baba cool a été publié en décembre 1996, quelques semaines avant le décès de son créateur, André Franquin, le 5 janvier 1997. Vingt-six ans plus tard, c’est sous la plume du Sherbrookois Marc Delafontaine, dit Delaf, que Gaston sévira de nouveau. Son retour s’effectuera d’abord dans l’édition du 6 avril prochain du Journal Spirou, puis dans un seizième album dont la sortie est prévue pour le 19 octobre 2022.

Le répertoire des jurons québécois étant bien garni, j’ai hâte de constater si le célèbre « ROGNTUDJUU ! » de Prunelle, le patron de Gaston, prendra une couleur bien de chez nous !

Lire le communiqué des Éditions Dupuis.


Billet du 18 mars 2022 : De Popeye à Dirty Plotte

Il sera question de bandes dessinées au début et à la fin de ce billet hebdomadaire. Si la seconde est bien québécoise et plutôt contemporaine, la première est directement tirée du répertoire américain. Le personnage de Popeye, créé en 1929 par Elzie Crisler Segar, est inspiré par Frank Fiegel, un célibataire natif de Chester, Illinois, tout comme Segar.

Bagarreur et fumant la pipe de maïs, Fiegel amusait l’enfant qu’était Segar. C’est pourquoi il s’en est inspiré pour créer ce qui fut d’abord un personnage secondaire de sa bande dessinée The Thimble Theatre, avant de devenir la vedette de ses propres aventures. Généreux et reconnaissant, E.C. Segar a partagé avec Fiegel une partie de la fortune que lui ont rapportée la bande dessinée Popeye et ses produits dérivés.

Illustration réalisée à partir d’une photo floue de Frank Fiegel. (Source : Baskerville Productions)

Lire Sur les traces du vrai Popeye, magazine Sphères, 23 mars 2020.


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) est en voie de rejeter la demande de recommandation du vaccin québécois Medicago, contre la COVID-19. C’est Guillaume Lemay-Thivierge qui sera déçu. Mais beaucoup d’autres à travers le monde aussi.

La raison ? Un des actionnaires de Medicago, dont les produits sont tous à base d’herbes, est le cigarettier Philip Morris. Depuis longtemps, l’OMS rejette toute collaboration et toute entente avec des acteurs de l’industrie du tabac. Les règles du jeu étaient claires et Medicago a décidé de s’essayer quand même.

J’ose croire qu’aucun des actionnaires de Johnson & Johnson, Pfizer ou Moderna n’œuvre dans une industrie dont les produits s’avèrent néfastes pour la santé des humains. Sinon, ce serait un tantinet hypocrite.


Dans le cours de français

Un Chromebook est un ordinateur portable fonctionnant sans système d’exploitation. Il constitue un terminal internet offrant plusieurs possibilités à partir d’applications, plutôt que de logiciels.

Dans l’exercice de mes fonctions, je dois régulièrement écrire Chromebook au pluriel. Comme il s’agit d’un nom propre, j’avais d’abord tendance à lui garder son C majuscule et à le laisser invariable, mais quelque chose me dérangeait chaque fois. D’autres marques, comme Frigidaire et Mobylette, sont devenues tellement courantes dans l’usage qu’on en a fait des noms communs. On peut ainsi oublier la majuscule et les accorder en nombre.

Du côté de mes collègues, qui attachent la même importance que moi à la qualité de la langue française, les avis sont partagés. Certains accordent, d’autres non. Je me suis donc décidé à demander l’avis de l’Office québécois de la langue française (OQLF). Voici un extrait de la réponse que j’ai reçue :

Chromebook étant une marque de commerce, il faut considérer le mot comme un nom propre réservé dont l’usage est destiné à une utilisation précise dans un contexte commercial. Ces noms s’écrivent en romain et prennent généralement une majuscule initiale marquant leur caractère propre. Puisqu’il s’agit d’un nom propre, Chromebook ne prendra pas la marque du pluriel. En contexte, nous vous suggérons d’écrire, par exemple : «n’oubliez pas de vous présenter en classe demain avec vos Chromebook» ou «je vous invite à ouvrir vos portables Chromebook».

OQLF, le 16 mars 2022.

C’est maintenant clair, on n’accorde pas !


Dans le cours d’économie

Il n’y a pas de cours d’économie à l’école primaire, mais bon.

Voulez-vous un bel exemple d’investissement à long terme qui, 15 ans plus tard, rapporte encore d’importants dividendes ?

En février 2007, le Canadien de Montréal échangeait son défenseur Craig Rivet aux Sharks de San Jose, en retour de Josh Gorges et d’un choix de première ronde au repêchage. Ce choix allait permettre au tricolore de mettre la main sur son futur capitaine, Max Pacioretty.

Onze ans plus tard, en 2018, Pacioretty a pris le chemin de Las Vegas, moyennant Tomas Tatar, qui a rendu de fiers services au CH, et Nick Suzuki. Ce dernier représente le futur de l’équipe, celui qui en sera la grande vedette, probablement le capitaine. Il est sous contrat jusqu’en 2030 avec le Canadien. S’il se rend jusqu’à terme, l’échange de Craig Rivet, réalisé par Bob Gainey, aura échelonné ses retombées sur 23 ans. Rien de moins.


Dans le cours d’univers social, section histoire

En 1991, l’Ukraine a voté à 90 % son retrait de l’URSS. D’aucuns prétendent que Vladimir Poutine est actuellement en train de lui faire payer l’éclatement de l’URSS.

Pourtant, le grand responsable de l’éclatement de l’URSS est Mikhaïl Gorbachev, aujourd’hui âgé de 91 ans. À voir le président russe bombarder sans scrupule les civils ukrainiens, incluant de nombreux enfants, je me demande ce qu’il pense de la situation.


Dans le cours d’art dramatique

Le président de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky, s’est adressé au Parlement canadien et au Congrès américain, cette semaine.

Aux Canadiens, il a dit et répété : «Imaginez si…».

Aux Américains, il a montré des images.

Dans les deux cas, il a touché les cœurs. Il a démontré à quel point il est un excellent communicateur.


Dans le cours de musique

J’ai appris que le groupe montréalais Men Without Hats avait lancé un nouvel album, le 11 mars. Celui-ci a pour titre Again, part 2. Le nom m’a ainsi incité à fouiller sa discographie afin de dénicher le « part 1 » qui m’avait complètement échappé. Ce dernier est en fait un EP paru en 2021, alors que la sortie de la semaine dernière constitue la première compilation de nouveautés en plus de dix ans pour le groupe.

À travers la pièce If the World Should End Today, que je vous suggère en #musiquebleue dans ce billet hebdomadaire, le son new wave que Men Without Hats nous avait offert dans ses succès des années 1980 nous revient immédiatement en tête. C’est un retour dans le passé, celui de mon adolescence, avec du matériel entièrement nouveau.

Men Without Hats – If the World Should End Today – Again, part 2 – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

On appelle fanzine une publication créée par des passionnés, pour des passionnés. Parmi les plus populaires, il y a les bandes dessinées. Et dans le lot, se trouve la série Dirty Plotte, de l’auteure québécoise Julie Doucet, publiée entre 1991 et 1998 par Drawn & Quarterly. C’est pour l’ensemble de cette œuvre que madame Doucet, le 16 mars, a remporté le Grand Prix du Festival de la BD d’Angoulême, en France.

Ce festival est à la bande dessinée ce que le prix Goncourt est au reste de la littérature. Établi depuis 1974, c’est la première fois qu’il remet sa plus haute distinction à une personne originaire du Québec, et la troisième fois qu’il sacre une femme. Michel Rabagliati a déjà été récompensé deux fois lors de cet événement annuel, mais dans d’autres catégories que le Grand Prix.

En entrevue à France Culture, Julie Doucet a dû expliquer au journaliste Tewfik Hakem la signification du nom de sa série. Ceci a donné lieu à un moment de radio des plus amusants !

Lire le reportage et entendre l’entrevue de Julie Doucet sur France Culture.


Billet du 11 mars 2022 : 🇺🇦 🕊

J’ignore jusqu’où ira Vladimir Poutine dans ses visées territoriales, mais une armée qui bombarde un hôpital et une maternité démontre qu’elle est capable des pires atrocités.

Dans le cours de français

Il y a quelques semaines, j’expliquais ici la distinction entre Pékin et Beijing, pour désigner la capitale chinoise.

Lire mon billet du 11 février dernier.

Une situation très similaire se présente pour désigner la capitale de l’Ukraine. Doit-on écrire Kiev ou Kyiv ? Et comment doit-on prononcer le nom ?

Alors que Kiev apparaît sur à peu près toutes les mappemondes et tous les atlas, de plus en plus de médias optent pour l’appellation Kyiv. La réalité est que Kiev ressemble davantage à la prononciation russe. Du temps de l’URSS, soit de 1922 à 1991, la prédominance lui était accordée. Kyiv, ou Kyïv, en revanche, constitue la manière ukrainienne de nommer la cité.

Sous la plume de Jean-Benoit Nadeau, le magazine L’actualité fournit une explication détaillée et complète sur la question. Un article des plus intéressants qui relate également les origines, dans plusieurs langues, des noms France, Allemagne, Espagne et Toronto, entre autres.

Lire l’article de Jean-Benoit Nadeau dans L’actualité.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse
Section Ouverture sur le monde

Certains reculent pour mieux bondir, d’autres le font pour rétrograder. Le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, appartient à la seconde catégorie. En l’espace de quelques jours, le républicain a posé deux gestes qui démontrent sa fermeture tant face aux positions des autres que devant les réalités d’aujourd’hui.

Il a d’abord fustigé un groupe d’étudiants parce que ceux-ci portaient le couvre-visage, alors qu’ils se trouvaient tous à moins d’un mètre de distance l’un de l’autre, pendant qu’il prononçait un discours dans une université.

Voir la vidéo.

Ensuite, il a endossé une loi votée par le Sénat de son État, loi interdisant les enseignements sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle dans les écoles primaires. Ces cours, dans les milieux où j’ai enseigné, ont pourtant permis aux élèves de développer et entretenir une grande ouverture non seulement devant les communautés LGBTQ+, mais également entre eux.

Le gouverneur DeSantis fait partie de celles et ceux qui, prétendant prôner la liberté, n’assurent en réalité que la leur.


Dans le cours de musique

C’est au cours des derniers jours que j’ai découvert Le Portier, un duo composé de l’auteur-compositeur-interprète Jesse Proteau et du directeur musical Vincent Réhel. Les acolytes, confinés durant la pandémie, ont travaillé à distance à la production de l’album Cérémonie, sorti vendredi dernier. Son relaxant, paroles intéressantes, instruments acoustiques, l’agencement des pièces mérite au moins une écoute attentive. En #musiquebleue, voici Petite boîte.

Le Portier – Petite boîte – Cérémonie – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Cette semaine, les gouvernements canadien et québécois ont annoncé des investissements majeurs pour la région Centre-du-Québec, alors que les compagnies BASF (Allemagne), General Motors (États-Unis) et Posco Chemicals (Corée du Sud) viendront s’y établir afin d’y concevoir un parc de développement de composantes pour batteries au lithium, qui fournissent l’énergie aux véhicules électriques. Avec cette annonce de l’arrivée de trois joueurs de grande importance, on espère attirer un assembleur et faire du Québec un pôle nord-américain dans la fabrication de ces batteries.

Avec l’entreprise Lion Électrique déjà établie à Saint-Jérôme, c’est toute une expertise dans le domaine qui est en train de se développer chez nous.


Billet du 4 mars 2022 : Le genre d’après-guerre

Il y a un siècle, la guerre qui devait mettre fin à toutes les autres était suivie d’une pandémie qui a affecté la planète entière. La Première Guerre mondiale, de 1914 à 1918, et la grippe espagnole, de 1918 à 1921, ont causé sept années de grande déprime et de pertes de vies humaines.

La pandémie de COVID-19 semble s’estomper, mais quelques vagues peuvent encore survenir. Parallèlement, l’invasion de l’Ukraine par la Russie démarre un conflit qui donne une impression de déjà-vu, quand en septembre 1939, l’Allemagne avait fait de même avec la Pologne. Il avait alors fallu six ans et deux bombes atomiques pour mettre fin aux hostilités. Les événements sont inversés, mais le monde semble en voie de revivre une situation semblable à celle d’il y a 100 ans.

À partir de 1921, par contre, et jusqu’en 1929, la planète a connu de très beaux moments avec les Années folles. Le bonheur oublié est revenu, jusqu’à atteindre un paroxysme. La même conjoncture s’est vécue de nouveau lors de l’après-guerre, entre 1945 et 1960.

L’histoire semble se répéter. Après une pandémie et un conflit que je souhaite court et limité, j’espère que la planète pourra de nouveau bénéficier d’un répit et d’au moins une décennie de paix et d’abondance. Nous le méritons bien.

D’ici là, accrochons-nous aux éléments de beauté de notre quotidien. Tout en vivant le moment présent, prenons parfois le temps de les capturer en sons et en images, de manière à pouvoir les retrouver lors d’instants plus moroses. Même lorsqu’il se cache derrière les nuages, le soleil est toujours dans le firmament. 


Et je cite :

« Le monde a besoin de paix et de beauté, ma maison en déborde. Je vais essayer de vous en envoyer un peu. »

Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire, trois jours après être devenu père, le 2 mars 2022.

Dans le cours d’univers social

Je déniche beaucoup de matériel sur RAD, le laboratoire de journalisme de Radio-Canada, quand il s’agit de faire comprendre un enjeu politique ou social à mes élèves. Le site vise la clientèle cible des 18 à 34 ans, mais ses reportages vulgarisent suffisamment bien pour être saisis par les plus jeunes, tout en sachant également accrocher les plus âgés.

Désirant expliquer le conflit entre la Russie et l’Ukraine en classe, RAD m’a une fois de plus fourni la vidéo nécessaire pour compléter le travail. Le journaliste Haroun Aramis, de manière claire et concise, est parvenu à résumer le tout en quatre minutes. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à visionner le reportage. Vous aurez la primeur, quelques jours avant mes élèves !


Dans le cours de français

Dans mon billet du 25 février, il était question de certains noms qui prenaient un genre différent, selon le contexte. Cette semaine, nous verrons qu’il en existe qui s’emploient aussi bien au masculin qu’au féminin, peu importe la situation.

Un des plus récents à avoir acquis l’autre genre est le mot trampoline. Depuis les débuts de son existence, ce nom est masculin. Toutefois, l’usage populaire et erroné du féminin a fini par permettre l’acceptation de ce genre dans tous les ouvrages de référence.

Parmi les autres noms qui s’emploient autant au féminin qu’au masculin, notons acre (l’ancienne unité de mesure agraire), après-guerre, après-midi, avant-guerre, avant-midi, country (la musique et la danse), enzyme, éphémère (l’insecte), harmonique, météorite, palabre (discussion pénible et interminable), perce-neige et phalène (espèce de papillon).

Devant tous ces noms, on peut sans problème employer un déterminant féminin ou masculin.


Dans le cours de musique

Il y a longtemps que je n’avais pas présenté une pièce instrumentale en #musiquebleue. Avec le lancement du nouvel album de Jean-Michel Blais, le 4 février dernier, l’occasion s’offre à moi sur un plateau d’argent. L’opus de 42 minutes, divisé en 11 plages musicales, constitue une première sortie en trois ans pour le compositeur. Il s’ajoute à quatre autres titres.

Tirée de l’album Aubades, voici la pièce Murmures.

Jean-Michel Blais – Murmures – Aubades – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il s’agit moins d’une bonne nouvelle, cette semaine, que d’un petit quelque chose qui fait jaillir notre fierté francophone. La mienne, en tout cas. La série de l’heure au Canada anglais, et un peu partout à travers le monde, est le drame médical Transplant, diffusé sur les ondes de CTV. L’actrice québécoise Laurence Leboeuf y incarne la docteure Magalie Leblanc, qui œuvre dans le milieu très cosmopolite d’un hôpital de Toronto. Dans l’épisode présenté le 1er mars, son personnage a pu s’exprimer en français lors d’une conversation avec sa sœur, personnifiée par Mylène Mackay.

Bien entendu, ce court extrait dans la langue de Molière passera inaperçu dans la version française de l’émission, diffusée sur Noovo. Dans sa forme originale comme dans sa traduction, la série en est à sa deuxième saison.

Voir un extrait de l’émission The Social CTV du 1er mars 2022, où Laurence Leboeuf est invitée pour parler de la deuxième saison de Transplant (en anglais).