Billet du 16 octobre 2020

Dans le cours de mathématiques

J’ignore comment s’avérera la deuxième vague de Covid-19 comparativement à la première, mais le Québec demeure, et de loin, l’endroit le plus touché au Canada en termes de nouveaux cas quotidiens et de décès. En ce qui concerne le nombre de décès dus à la Covid par 100 000 habitants, les statistiques démontrent que nous avons dépassé les États-Unis et rejoint le Brésil.

Le quotidien Le Devoir y allait d’une autre statistique, hier, indiquant que plus de 17 000 travailleuses et travailleurs du domaine de la santé avaient contracté le coronavirus depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 13 en sont décédés et plus de 400 ont dû être hospitalisés. Et une a reçu un deuxième diagnostic.

Si la lutte à la Covid constitue une guerre, ces gens représentent les soldats qui nous défendent. Leur incapacité, même temporaire, à le faire nous place dans une situation précaire. Je leur lève mon chapeau et leur présente mes plus profonds respects.


Et je cite :

« L’insistance délibérée de nombreux partisans du CH à signer Taylor Hall même si l’équipe n’a pas l’espace salarial nécessaire : un éclairage inédit sur l’endettement des ménages québécois. »

Simon-Olivier Lorange, journaliste à La Presse, le 11 octobre 2020

Dans le cours d’éducation physique

J’ai toujours aimé voir des élèves du primaire former les équipes pour un jeu sur la cour ou au gymnase. On a beau s’attendre à les voir choisir pour gagner, étant donné qu’ils se plaignent régulièrement du manque d’équilibre des équipes, ils en viennent toujours à se regrouper prioritairement entre amis.

J’aime de moins en moins la façon dont le Canadien de Montréal repêche ses joueurs. Comprenez bien, je salue les dernières acquisitions et renouvellements de Marc Bergevin. Le directeur général vient d’améliorer grandement son équipe. Mais lui et Trevor Timmins, son adjoint et directeur du recrutement, sont de nouveau passés à côté de très bons joueurs québécois lors du repêchage de la semaine dernière, n’en sélectionnant aucun. Et pour ajouter à la situation, ils ont échangé un de leurs choix aux Blackhawks de Chicago qui, eux, l’ont utilisé pour repêcher un défenseur des Saguenéens de Chicoutimi.

Stéphane Leroux, journaliste affecté depuis des lustres à la couverture de la LHJMQ, a publié un billet sur la situation. Ce billet rejoint précisément ma pensée. Il mentionne qu’au cours des sept derniers repêchages, le Canadien n’a choisi aucun joueur québécois lors des quatre premières rondes, soit en 29 sélections. Il a ainsi levé le nez sur quelques joueurs d’impact, dont Anthony Beauvillier. Pour avoir moi-même couvert les activités de l’Armada de Blainville-Boisbriand lors de ses six premières saisons dans la LHJMQ, et m’être régulièrement informé sur les recruteurs présents lors des matchs locaux, je confirme que plusieurs équipes de la LNH y ont envoyé des représentants beaucoup plus assidûment que le Canadien.

Comme Leroux, je suis d’avis que le Tricolore ne doit pas coûte que coûte repêcher des joueurs francophones au détriment du talent et des autres critères de qualité. Toutefois, la situation commence à devenir gênante quand on constate l’intérêt plus grand des autres formations pour nos joueurs de la LHJMQ. Seuls quatre anciens joueurs du circuit Courteau (Paul Byron, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Jake Allen) s’alignent actuellement avec le Canadien, et ils ont tous été obtenus via le marché des transactions. Le rendement très mitigé de Trevor Timmins dans ses repêchages, tel que je le démontrais dans mon billet du 6 mars dernier, devrait selon moi inciter Bergevin à faire fi à l’occasion des recommandations de son recruteur en chef, et à tenter plus souvent sa chance avec des joueurs ayant poussé dans son jardin. Le bouquet ne pourrait que le faire mieux paraître.


Dans le cours d’univers social

Au cours de la dernière semaine, Paul St-Pierre-Plamondon est devenu le 10e chef de l’histoire du Parti québécois, le 9e successeur de René Lévesque. Beaucoup de travail attend celui qui est perçu comme un identitaire. Il récupère un parti qui forme la troisième opposition à l’Assemblée nationale, avec neuf députés, et devra diriger ses troupes vers un meilleur résultat d’ici deux ans. Il devra aussi composer avec le fait qu’historiquement, le PQ s’est montré plutôt impitoyable envers ses chefs, et que cette course à la chefferie n’a pas soulevé beaucoup d’intérêt dans la population.

Je me suis posé une question quand j’ai entendu que Monsieur St-Pierre-Plamondon devenait le 10e chef de l’histoire de cette formation. Combien de chefs, depuis le départ de René Lévesque, ont mené ce parti à une victoire lors d’une élection ? Si vous avez répondu trois, vous frappez dans le mille. Et encore, Jacques Parizeau demeure le seul à pouvoir revendiquer une victoire sans équivoque. Les troupes péquistes de Lucien Bouchard avaient fait élire le plus grand nombre de députés en 1998, mais avaient perdu le vote populaire, alors que celles de Pauline Marois, en 2012, ont formé un gouvernement minoritaire qui s’est effacé après seulement 18 mois au pouvoir.

Quant à Bernard Landry, il a occupé le poste de premier ministre désigné durant 25 mois, succédant à Lucien Bouchard. Sa seule campagne électorale à titre de chef du PQ s’est soldée par une défaite, en 2003.

En 1985, Pierre Marc Johnson a fait élire 23 députés, soit 57 de moins qu’à l’élection précédente. En 2007, André Boisclair en a fait élire 36, alors qu’en 2018, Jean-François Lisée a mené ses troupes à leur pire résultat en 45 ans, avec 10 députés. Reste Pierre Karl Péladeau qui, élu chef en 2015, quittera la fonction un an plus tard, évoquant des motifs familiaux. Jusqu’à la fin de semaine dernière, il demeurait le seul chef de la formation à ne pas l’avoir dirigée au cours d’une campagne électorale.

Paul St-Pierre-Plamondon hérite d’un parti qui fait actuellement 17% dans les sondages, à mi-chemin entre Québec Solidaire (12%) et le Parti libéral du Québec (22%), face à une Coalition Avenir Québec qui trône toujours à 48%. (Source) Par où commencera-t-il la reconstruction ? La réponse à cette question sera déterminante pour l’avenir de sa formation.


Jouons avec les mots

En réponse à la question de la semaine dernière, croyez-le ou non, le mot s’avère être le seul de la langue française à contenir un u accent grave. La plupart des claviers offrent-ils donc une touche ù pour un seul mot ? Pas si on considère que cette lettre trouve également son utilité dans des mots d’origines bretonne et italienne.

La question de cette semaine, maintenant : Pouvez-vous nommer une dizaine de mots de la langue française qui ne riment avec aucun autre ? Du moins, qui ne riment avec aucun nom commun. Un indice : deux sont des nombres consécutifs.

Réponse dans mon billet du 23 octobre.


Dans le cours de musique

Nominée deux fois au Prix de la chanson de la SOCAN, en 2016 et en 2017, l’auteure-compositrice-interprète granbyenne Rosie Valland donne dans la pop, avec un son qui rappelle les succès français des années 1990. Je l’ai personnellement remarquée avec sa reprise très bien rendue de Désenchantée, de Mylène Farmer.

En #musiquebleue, je vous présente cette semaine la pièce Chaos, tirée de l’album Blue, lancé cette année, cinq ans après la parution de son premier album. À noter que le mois prochain, l’artiste fera paraître un autre album, Bleu, qui reprendra à la voix et au piano six titres de l’album Blue.


La bonne nouvelle de cette semaine

Je l’ai souvent mentionné, je ressens toujours une fierté quand je constate que des gens d’ici s’illustrent à l’étranger. Que ce soit à travers une oeuvre, une entreprise, une prestation sportive ou artistique, le talent québécois reconnu internationalement mérite d’être souligné. C’est donc pour moi une excellente nouvelle d’apprendre que la série Claire et les vieux, du réalisateur Charles Grenier, a remporté le prix de la meilleure série courte lors de la troisième édition du festival CANNESERIES, tenu cette semaine à Cannes. Ce festival honore les séries du monde entier, un peu à la manière de son pendant cinématographique, tenu au même endroit.

Diffusée en six épisodes sur TV5 au cours de l’été, la série Claire et les vieux sera reprise par Tou.tv, cet hiver. Elle raconte l’histoire de Claire (Irlande Côté), une jeune fille de 9 ans qui se voit contrainte d’aller vivre chez sa grand-mère (Muriel Dutil) dans une résidence pour aînés.


Image en titre du billet : Shutterstock


Billet du 9 octobre 2020 : Le premier bergevinisme

D’abord, en ce début d’octobre, ma famille et moi avons décidé d’apporter notre soutien d’une nouvelle façon aux personnes atteintes du cancer du sein (environ 27 400 femmes et 240 hommes recevront ce diagnostic au Canada, en 2020), en nous procurant l’ampoule rose nous permettant de participer au mouvement Le Québec s’illumine en rose, de la Fondation du cancer du sein du Québec. On peut obtenir plus de détails sur la page Facebook de la Fondation.

Dans le cours de français

Cette semaine, on m’a consulté pour me demander la façon de traduire Happy Thanksgiving, dans une missive rédigée en français. J’ai suggéré Bonne fête de l’Action de grâces. Il est à noter que l’épellation du nom de cette fête annuelle requiert un A majuscule à Action, ainsi qu’un g minuscule et la marque du pluriel à grâces.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Il suffit de peu de choses, parfois, pour discréditer quelqu’un. En toute objectivité, je trouvais que le vice-président américain, Mike Pence, s’était très bien tiré d’affaires face à sa rivale Kamala Harris, mercredi soir, lors de leur débat télévisé. Mais malgré sa performance, c’est la mouche dans les cheveux de Pence qui a retenu l’attention et fait l’objet des commentaires, pendant et après l’événement, reléguant aux oubliettes les messages républicains.

Source : Yahoo

Ceci m’a rappelé une anecdote vécue alors que j’étais arbitre à Baseball Québec. Un collègue sans expérience s’attirait les foudres des équipes et les railleries des spectateurs à tous les matchs où il officiait. Après la saison, histoire de ne pas revivre la même situation l’année suivante, l’arbitre en question a suivi une formation rigoureuse et s’est entraîné de manière à offrir un travail de qualité. Et je dois mentionner qu’il y est finalement parvenu.

Toutefois, lors du premier match de la saison suivante, avant même le premier lancer, il s’est penché pour épousseter le marbre et a ainsi fendu la fourche de son pantalon de l’arrière jusqu’à l’avant, soulevant l’hilarité générale. Il avait enfin arbitré un excellent match ce soir-là, mais cette cocasserie avait fait en sorte que sa crédibilité s’était fait attendre encore longtemps.

Même chose pour Pence et les Républicains. Tout ce qu’ils auraient pu aller chercher de positif mercredi soir a été gobé… par une mouche !


Dans le cours de français, deuxième période

De la grande classe de la part de l’organisation des Rangers de New York, qui ont accueilli Alexis Lafrenière en français, dans la Grosse Pomme, après l’avoir repêché.


Dans le cours de français, troisième période

Comme pour plusieurs, mes oreilles ont saigné, mardi soir, en entendant Marc Bergevin annoncer « Le Canadien de Montréal est fier de sélecter Kaiden Guhle ».

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû entendre « Le Canadien de Montréal est fier de sélectionner… ». Après les perronismes, j’octroie le statut de premier bergevinisme au « verbe » sélecter.


Dans le cours d’univers social

Allan Lichtman, professeur d’histoire dans une université de Washington, a créé dans les années 1980 un modèle à 13 clés lui permettant de prédire le résultat d’une campagne présidentielle américaine. Testé pour la première fois lors de l’élection de 1984, soit celle qui a résulté en la réélection de Ronald Reagan, ce modèle affiche à ce jour une note parfaite de neuf prédictions exactes. Monsieur Lichtman avait ainsi prédit l’élection de George Bush père six mois avant l’élection de 1988, alors que celui-ci tirait de l’arrière par 17 points dans les sondages. De même, il fut l’un des rares à prédire l’élection de Donald Trump, en 2016, quand tous les sondages accordaient la victoire à Hillary Clinton.

Les 13 clés présentent des caractéristiques politiques, économiques ou sociales, formulées sous forme d’autant de questions à réponses vrai ou faux. Le modèle stipule que six réponses « faux » entraîneront la défaite du parti présidentiel. Le « faux », répondant actuellement à 7 des 13 clés, fait prédire à Allan Lichtman une victoire de Joe Biden, le 3 novembre prochain.

L’historien prévient toutefois que deux impondérables pourraient faire de sa dixième prédiction la première qui s’avérerait peut-être inexacte. Ces deux impondérables sont la limitation du vote, le sabotage du vote postal par exemple, ainsi que l’ingérence russe qui, selon le FBI, serait encore bien réelle.

Les sondages actuels indiquent qu’à un peu plus de trois semaines de l’élection, l’avance de Joe Biden est telle que même s’il perdait tous les états pivots, il recueillerait suffisamment de grands électeurs pour assurer sa victoire. Ceci combiné à l’application du modèle du professeur Lichtman me fait dire que seul un sérieux accroc à la démocratie pourrait justifier le fait que Donald Trump demeure à la Maison-Blanche au-delà du 20 janvier prochain.


Dans le cours d’univers social, deuxième période

La région de la Gaspésie a été plutôt épargnée par la première vague de Covid-19, au printemps. Pourtant, trois municipalités de la Baie-des-Chaleurs sont passées en zone rouge, la semaine dernière, devenant ainsi un des épicentres de la deuxième vague. L’explication se trouverait-elle dans le fait que l’endroit a accueilli, au cours des derniers mois, de nombreux et imprudents touristes québécois en mal de plages américaines ? Je demande pour un ami.


Jouons avec les mots

C’est bien vrai, un seul mot de la langue française se terminant en _ette est masculin. Certaines personnes ont répondu avec succès sur la page Facebook #LeProfCorrige. Si votre réponse est squelette, vous tombez pile dessus !

Pour cette semaine, une bonne colle. À part l’adverbe , qui peut aussi être un pronom, pouvez-vous nommer un autre mot dont l’orthographe contient un u accent grave ? Réponse dans mon billet du 16 octobre.


Dans le cours de musique

Il s’appelle Marc-Antoine Beaudoin. Il chante avec la voix de Gilles Rivard, la qualité des textes de Marc Déry et le son rock des Parfaits salauds. Mais il demeure unique et fidèle à lui-même. De son album Déséquilibre, lancé il y a un an, le voici avec la pièce Marie (le feu de l’été).

#Musiquebleue


La bonne nouvelle de cette semaine

Après Les Parent, Un gars, une fille et Like-moi!, voilà qu’une autre série québécoise obtiendra son adaptation française. En effet, le feuilleton 30 vies, écrit par Fabienne Larouche et diffusé durant cinq ans sur les ondes de Radio-Canada, aura son pendant sur France 2. Le tournage des épisodes est amorcé depuis une semaine. Contrairement à la version originale québécoise, l’édition française ne sera pas une quotidienne, mais une série en six épisodes d’une heure. Il fait toujours plaisir d’être témoin de l’exportation d’un produit culturel de chez nous.


Billet du 2 octobre 2020 : Présent !

Dans le cours d’univers social

Tout a été dit, écrit, remâché et dit de nouveau au sujet de Joyce Echaquan, cette mère atikamekw de sept enfants décédée au Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL), sous les injures et autres propos atroces d’une infirmière et d’une préposée aux bénéficiaires. Pas question d’évoquer ici le ouï-dire, tout ou presque a été enregistré et diffusé non seulement au Québec, mais autour du monde.

Le Québec est un état ouvert. Mais sa société, ou à tout le moins certains de ses éléments, peut parfois s’adonner à des démonstrations de racisme que je suis incapable de concevoir, surtout à notre époque, et qui m’embarrassent au plus haut point.

Deux femmes se sont fait pincer. Elles ont pour le moment perdu leur emploi, en attendant de savoir si des accusations criminelles seront déposées contre elles. Mais n’est-ce là que la pointe de l’iceberg ? Oui, si on en croit le chef du Conseil des Atikamekw de Manawan, Paul-Émile Ottawa, qui affirme que ses membres sont régulièrement victimes de tels propos dans plusieurs services publics de la région de Joliette. Et sûrement que l’événement de cette semaine au CHRDL serait demeuré lettre morte n’eût été de la présence d’esprit de Madame Echaquan qui, quelques minutes avant de rendre l’âme, a eu l’idée de diffuser sur Facebook Live son agonie et les invectives dont elle a été victime.

S’il se trouve du personnel pour agir de la sorte avec une membre de la communauté atikamekw, peut-on penser que de telles évacuations de frustration et manques de retenue pourraient également viser d’autres communautés, des démunis, des aînés ? Poser la question, c’est y répondre.


Et je cite :

« J’ai vu beaucoup de choses au cours de ma carrière de plus de 60 ans en journalisme. Mais je n’ai jamais rien vu de semblable à ce qui s’est passé ce soir. Plutôt que d’avoir obtenu des réponses, je demeure accroché à une seule question : Vraiment ??? »

Dan Rather, journaliste et animateur à la retraite, à propos du débat entre Donald Trump et Joe Biden, le 29 septembre 2020

Dans le cours d’éducation physique

Je me suis désintéressé du hockey de la LNH il y a déjà plusieurs années. Pourquoi ? Pour tout et pour rien. Mais c’est la première fois que je rate les matchs d’une finale de la Coupe Stanley. Et je me rends compte que je suis en train de rater les séries de championnat du baseball majeur, chose que j’aurais qualifiée d’impensable il y a un an à peine. Chaque dimanche après-midi, depuis deux ou trois semaines, j’allume mon téléviseur pour regarder les matchs de la NFL et je n’accroche pas. La saison de l’Impact ? Je n’en ai rien vu.

Ou bien le sport professionnel a emprunté une tangente que j’ai du mal à suivre, ou bien la Covid ravage à plusieurs niveaux.


Dans le cours d’univers social, deuxième période

Si plusieurs publicités laissent à désirer, souvent en raison d’un humour douteux, il s’en trouve d’autres que je considère comme des bijoux. Ces publicités savent rejoindre l’auditoire par leur originalité et leur façon claire et concise de diffuser leur message. L’une d’elles, qui tourne beaucoup à la télé actuellement, est Répondez présent !, pour promouvoir la carrière enseignante. Conçue par l’Agence Cartier et produite par le ministère de l’Éducation du Québec, le concept constitue l’un des plus beaux appels à la profession dont j’ai pu être témoin.

En réponse à une voix d’enfant qui procède à l’appel des présences, de véritables travailleuses et travailleurs de l’éducation affichent leur fierté d’avoir fait ce choix de carrière. Cartier a vu à équilibrer les genres en choisissant autant des hommes que des femmes, bien que ces dernières soient largement majoritaires en nombre dans la profession.

Si vous n’avez pas eu l’occasion de visionner cette publicité, la voici.


Et je cite :

« 2012, une bactérie circule dans la classe de mon fils et je perds 4 membres. Zéro responsable, il s’est senti coupable pareil. 2020, je pense à tous les enfants… Appliquons les règles sanitaires à la lettre, c’est bien peu d’efforts comparé aux conséquences sur une famille ! »

Marie-Sol St-Onge, artiste-peintre amputée des bras et des jambes, le 30 septembre 2020

Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Témoignage poignant de la Docteure Cynthia Lauriault, cette semaine. Dans une lettre ouverte intitulée Comme médecin, j’ai peur et je ne sais plus comment vous le dire, elle relate ses états d’âme, qui vont bien au-delà des simples craintes, face à la deuxième vague de Covid-19 dans laquelle nous sommes plongés. Le début de sa lettre est d’ailleurs sans équivoque quant au contenu qui s’ensuit : « J’ai peur de la COVID-19, j’ai peur de la deuxième vague… mais par-dessus tout, j’ai peur de nous. »

Je vous invite à investir trois minutes de votre temps dans la lecture de ce texte, dans les pages du HuffPost.


Et je cite :

« Le coronavirus est sans foi ni loi. Il se fout du vendredi des musulmans, du samedi des juifs, du dimanche des chrétiens. Il tue tous les jours et peut-être profite-t-il des prières pour contaminer davantage. »

Bernard Pivot, le 27 septembre 2020

Jouons avec les mots

Donc, quelle est l’anagramme du mot endolori ? Si vous avec répondu indolore, vous avez raison !

La question de cette semaine est plus difficile. Dans la langue française, un seul nom commun masculin se termine en _ette. Quel est-il ? Réponse sur cette page, vendredi prochain.


Dans le cours de musique

La semaine dernière, j’ignorais qui était Or et Grenat. Cette semaine, je suis un admirateur. Des chansons à texte, propulsées sur un rythme rock ou sublimées à travers des notes de folk, donnent un savoureux mélange musical qui a su m’accrocher dès la première écoute. Le son de quelques pièces de l’album lancé en février dernier, Autopsie d’un amour, n’est pas sans rappeler celui des Parfaits salauds, autre formation québécoise dont j’ai abondamment écouté l’oeuvre dans les années 1990. La pièce que je suggère aujourd’hui, Un feu, donne dans le folk et la pop. Je l’ai choisie en raison des paroles poétiques et légèrement sarcastiques qui, bien qu’un peu moroses, ont su m’arracher un petit sourire amusé.

#Musiquebleue


La bonne nouvelle de cette semaine

Même quand il s’agit de coronavirus, on peut trouver de bonnes nouvelles. Ainsi, un test de dépistage plus simple et plus rapide sera distribué au Canada, au cours des prochaines semaines. Nouvellement autorisé par Santé Canada, le test de la compagnie Abbott Rapid Diagnostics peut analyser un échantillon prélevé dans le nez ou la gorge d’une personne et livrer un diagnostic négatif ou positif à la Covid-19 après environ 13 minutes. Les provinces canadiennes détermineront les endroits où le test pourra être subi. Il semble déjà acquis que les cliniques médicales seront du nombre, mais certains évoquent la possibilité qu’on puisse offrir le service en pharmacie. Santé publique Canada, par la voix de la Docteure Theresa Tam, a déjà indiqué que les régions rurales seraient traitées prioritairement pour la livraison du produit.