Billet du 17 septembre 2021 : Quand Jean-François se heurte à Peter

Selon le principe de Peter, établi dans un ouvrage publié en 1970 par Laurence J. Peter et Raymond Hull, toute personne avançant constamment dans sa carrière finit par atteindre son niveau d’incompétence.

Hier, dans un point de presse d’abord, puis dans un long fil publié sur son compte Twitter, la critique de Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie, a publiquement déclaré ce qu’on chuchote dans le milieu : le ministre Jean-François Roberge doit être démis de ses fonctions, s’il refuse de les quitter lui-même.

Son échec est manifeste. Son incompétence, tout aussi évidente, malheureusement. Comme Madame Labrie, je m’attendais à beaucoup mieux de la part d’un des nôtres. Ce fut d’ailleurs ma réaction lorsque j’ai appris sa nomination au conseil des ministres, en 2018. Enfin, un enseignant comme ministre de l’Éducation. Pour la première fois, un des nôtres. Trois ans plus tard, la déception est grande.

La députée de Sherbrooke évoquait la dégradation de tout le système d’éducation. Quand on le voit de l’intérieur, on constate la situation présente et on réalise clairement ce qui attend la société dans un futur plus ou moins rapproché. Comme pour l’environnement, on approche du point de non-retour pour toute une génération. Le laisser-aller est imputable aux gouvernements qui se sont succédé au cours des trois dernières décennies, mais le coup de barre promis par l’actuel premier ministre et son ministre de l’Éducation ne s’est traduit que par un ajustement de nos salaires, alors que les investissements essentiels dans les ressources humaines et matérielles se font toujours attendre.

Je demeure persuadé que Jean-François Roberge est un excellent enseignant. Suite à la lecture de ses livres, j’affirme qu’il est aussi un bon auteur. À titre de député, on me dit qu’il est très près de ses commettants et apprécié de ceux-ci. Comme ministre, il a failli à sa tâche. Il s’est heurté au principe de Peter.

Lire et entendre la déclaration de Christine Labrie, députée de Sherbrooke.


Dans le cours de français

Un fixeur est un chauffeur, un interprète, un guide et, très souvent, un garde du corps pour des journalistes étrangers effectuant des reportages en terrain hostile. Le terme est couramment employé dans le monde des médias. L’Office québécois de la langue française (OQLF) en proscrit toutefois l’utilisation, lui préférant des appellations comme guide-accompagnateur, par exemple. Les principaux intéressés continuent cependant de l’employer, d’autant qu’il est accepté dans de nombreux ouvrages de référence, tels le Larousse et le Robert. 

Lire une rubrique de La Presse sur le mot fixeur.

C’est un exemple qui s’ajoute aux nombreux mots et expressions qui, poussés par l’usage populaire, sont entrés par la grande porte dans nos dictionnaires. Récemment, le chroniqueur Patrick Lagacé prédisait que l’expression bon matin finirait également par s’y imposer. C’est une opinion que je partage et dont j’ai déjà fait état dans mes billets.

Lire la chronique de Patrick Lagacé.

Lire mon billet du 17 juillet 2020.

Un autre exemple est le verbe prioriser. On l’utilise de façon tellement courante et depuis si longtemps, qu’à peu près personne ne soupçonne qu’il est accepté depuis moins d’une décennie. Et encore, plusieurs continuent de le rejeter. 

Lire mon billet du 17 avril 2020.

Comme la nouvelle orthographe, souvent critiquée, l’ajout de ces mots et expressions témoigne de l’évolution du français, ce qui est une excellente nouvelle. Une langue qui cesse d’évoluer est une langue morte.


Dans le cours d’éducation physique

Mon téléphone cellulaire et ma montre intelligente comptent les pas que j’effectue quotidiennement. Chaque jour, comme plusieurs, je peine à atteindre les 10 000 pas recommandés pour le maintien d’une bonne santé physique. En fait, je n’y parviens que lorsque je planifie deux heures à mon horaire pour une marche de quelques kilomètres, après ma journée de travail. Même en enseignant debout, je n’atteins généralement que 5 000 ou 6 000 pas.

Je me réjouis toutefois des résultats d’une nouvelle étude, qui indique que 7 000 pas quotidiens seraient suffisants pour garder la forme. De plus, la cadence et l’intensité n’auraient aucune incidence dans les statistiques.

Lire l’article dans The Conversation.

La vie a beau être une course, les enjambées qu’elle nous demande semblent insuffisantes. Aussi incroyable que cela puisse paraître.


Dans le cours de français, deuxième période

La populaire station de radio 91.9 Sports a diffusé ceci sur son compte Twitter, mercredi :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire «… que plusieurs ignorent» et non «… dont plusieurs ignorent». Le pronom relatif dont signifie de qui, de quoi ou duquel. Le remplacer par une de ces expressions dans la citation d’Anthony Marcotte n’a aucun sens.

Je tiens toutefois à me porter à la défense d’Anthony, avec qui j’ai eu l’occasion de travailler durant quelques années. Je certifie que son français est excellent. Si ces mots reflètent exactement ce qu’il a dit en ondes, il s’agit d’une erreur dont (de laquelle !) il est sans doute conscient. Même devant une citation, la personne responsable des réseaux sociaux à la station aurait dû voir à corriger avant de publier.


Dans le cours de musique

Miles Barnes est le nom d’artiste d’Émile Barnes, un rappeur montréalais. J’ai récemment entendu sa chanson Paire de nike, extraite de son album YFW, lancé il y a un an et demi. Au-delà des paroles amusantes, j’ai été séduit par cet étonnant mélange de rap et de jazz, sur fond de flamenco. Entrain et sourires assurés, à l’écoute du titre !

Miles Barnes – Paire de nike – YFW – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

La nouvelle n’est pas tout à fait bonne, mais l’histoire se termine bien et, surtout, soulage deux parents inquiets. Lors de l’attaque de l’aéroport de Kaboul, il y a trois semaines, une dame voulant quitter l’Afghanistan avec ses quatre enfants les a perdus dans la foule, lors des bombardements. Elle les croyait morts, lorsque trois d’entre eux ont fini par la rejoindre dans sa cachette, quelques jours plus tard. Mais personne ne savait ce qu’il était advenu du plus jeune, âgé de trois ans.

Dans la cohue, un adolescent de 17 ans l’avait agrippé à l’aéroport et emmené avec lui jusqu’au Qatar, où il a été placé en orphelinat. En effectuant des recherches afin de retrouver des membres de sa famille, des représentants des Nations Unies ont découvert que son père avait émigré au Canada, il y a deux ans. Déjà au courant de la survie de sa conjointe et de ses trois autres enfants, celui-ci était on ne peut plus heureux de constater que toute sa famille avait survécu à l’attaque. L’enfant a été placé dans un avion à destination de Toronto, où il a été réuni à son papa, cette semaine.

Lire la nouvelle dans The Globe and Mail.


Photo en couverture : Linda Boyer

Billet du 10 septembre 2021 : Les feux qui brûlent

Où étiez-vous le 11 septembre 2001 ?

Comme pour le 6 décembre 1989, le souvenir est encore limpide dans ma mémoire. J’étais en classe, enseignant en 5e année du primaire, à l’époque. À la récréation, un de mes collègues me dit d’aller voir le concierge de l’école, qui m’apprendrait toute une nouvelle.

J’étais loin de me douter…

Le concierge m’a simplement dit : 

— La deuxième tour vient de s’effondrer comme un château de cartes.

— De quoi parles-tu?

Il m’a alors raconté le drame à partir du début. Ce fut très difficile pour moi de compléter l’avant-midi. Le cœur et la concentration n’y étaient simplement pas. En après-midi, nous avons oublié le programme et discuté en classe de la situation. Il aurait été impossible d’agir autrement, la nouvelle s’étant rendue aux oreilles des élèves ayant dîné à la maison. La crainte était perceptible sur les visages des enfants. À ce jour, leur sécurité n’a jamais été menacée, mais le monde a changé.

Cela fera vingt ans demain.


Dans le cours de français

Voici l’extrait d’un article publié dans Le Journal de Montréal, cette semaine.

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire une infime partie de leur population, et non une «infirme» partie de leur population. Quel lapsus, quand même !


Dans le cours d’univers social

À l’école secondaire, on en parlerait dans le cours d’économie. Un pays peut décider quelle monnaie a cours légal sur son territoire. C’est son droit le plus strict. L’état d’où provient cette monnaie n’a aucune façon de l’en empêcher, bien qu’il ne soit pas tenu de lui offrir un siège sur le conseil de sa banque centrale.

Le Salvador, dont la monnaie officielle est le dollar américain, a ajouté le bitcoin, cette semaine. Ce pays d’Amérique centrale devient donc le premier au monde à adopter une cryptomonnaie comme devise. Autres temps, autres mœurs.


Dans le cours de français, deuxième période

Ainsi, on brûle des livres dans un conseil scolaire ontarien. Et on le fait sous prétexte qu’ils véhiculent des éléments discriminatoires et des stéréotypes, voire du racisme, envers les peuples autochtones. Le hic, c’est qu’il semble qu’aucune organisation autochtone n’ait été consultée sur la pertinence de poser un tel geste. L’auteur et journaliste Michel Jean, lui-même d’origine innue, s’interroge sur le véritable bien-fondé de la réduction en cendres de ces 5 000 albums, en grande partie des bandes dessinées de Tintin, Astérix et Lucky Luke. 

Enfant, j’ai appris beaucoup sur l’histoire et la géographie avec Tintin. Sans être un Denis Thérien, je connaissais tous les albums par cœur. Devenu adulte, j’ai été forcé de constater que certains propos publiés dans les aventures du jeune reporter étaient teintés de racisme, de sexisme et de préjugés envers différents groupes de personnes. Est-ce que j’en ressens un malaise ? Honnêtement, oui. Cependant, je sais faire la part des choses et me situer dans le contexte fort différent de l’époque. Et je demeure un grand amateur de Tintin. Aussi, en tant qu’enseignant, je préfère me servir de ces exemples pour éduquer, plutôt que d’envoyer des classiques à l’index.

Extraits de Tintin au Congo (1937), Tintin au Congo (1970) et Tintin en Amérique (1942).

Quant à Astérix et à Lucky Luke, il est vrai que les Autochtones y sont caricaturés. Mais pas plus que les Romains, les Français, les Belges, les Américains, les Japonais et j’en passe. Ce sont des caricatures et c’est comme tel qu’il faut les considérer. 

Quelques années avant son décès, j’avais eu l’immense privilège de rencontrer Morris, le père de Lucky Luke. Suite à notre discussion, il m’avait dessiné son personnage avec une cigarette à la bouche. Il y avait déjà longtemps que dans les albums, le célèbre cowboy avait troqué le mégot pour le brin d’herbe. Poussé par ses éditeurs, l’auteur avait dû céder aux lobbys antitabac et le regrettait amèrement. Il m’avait confié avoir l’impression qu’on dénaturait son héros. Il n’avait cependant pas eu à redessiner les épisodes déjà publiés.

Et c’est justement là où je veux en venir. Si des éléments du passé ne conviennent plus au contexte présent, il faut expliquer, enseigner, éduquer. Cette tendance à vouloir enfouir ou brûler ce passé est, selon moi, beaucoup plus néfaste pour l’évolution d’une société.

Morris – 1994

Dans le cours de musique

Près d’un an et demi de #musiquebleue, et je n’avais encore jamais diffusé une pièce de Salomé Leclerc sur cette page. J’y remédie aujourd’hui. Auteure-compositrice-interprète, batteuse et guitariste, elle exploite les scènes québécoises depuis son plus jeune âge, alors qu’elle prenait place à la batterie dans le groupe de ses frères.

Personnellement, j’apprécie tout de son travail. Elle lancera en octobre un cinquième album, son premier en trois ans. Premier extrait de cette œuvre à venir, voici La vie parfois.

Salomé Leclerc – La vie parfois – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il est de ces changements qui font passer une situation de l’inacceptable au remarquable. Jusqu’en 2012, à Montréal, une simple ampoule brûlée reléguait aux ordures un feu de circulation complet. En 2012, pourtant, la récupération et le recyclage faisaient depuis longtemps partie du langage d’une grande majorité de la population. Il est incroyable de constater qu’une institution comme la Ville de Montréal ne s’y prêtait pas.

Le projet mis sur pied depuis fait en sorte que chaque feu de circulation défectueux est réparé et remis en service. Les pièces déficientes sont recyclées après avoir été remplacées. Neuf ans plus tard, enfin, plus rien n’est envoyé au dépotoir. L’environnement et le budget de la Ville ne s’en portent que mieux.


Et si on peut se permettre une autre bonne nouvelle, que dire des performances de Leylah Fernandez et de Félix Auger-Aliassime aux Internationaux de tennis des États-Unis, cette semaine. Alors que le second jouera son match de demi-finale cet après-midi, la première a rendez-vous en finale grâce à sa victoire en trois manches sur la joueuse biélorusse Aryna Sabalenka, hier soir.

Mon admiration est grande. La fierté québécoise également.


Billet du 3 septembre 2021 : Delta est toujours là

J’éviterai d’entrer dans les détails, mais l’année scolaire était à peine commencée que mon enseignement s’effectuait de manière hybride. Pour être plus clair, durant toute cette semaine, après seulement une journée et demie d’école la semaine dernière, des élèves ont suivi leurs cours dans mon local de classe, alors que d’autres l’ont fait à distance, à la maison. Je rappelle que j’enseigne au primaire. La situation est loin d’être généralisée, mais mon cas n’est pas unique.

Heureusement, les symptômes du virus s’avèrent moins sévères chez les enfants. Toutefois, ceux-ci demeurent des vecteurs de propagation. Selon le Docteur Joseph Dahine, intensiviste à la Cité-de-la-Santé, à Laval, le pic de la quatrième vague ne sera atteint qu’en janvier 2022. 

Lire le fil du Dr Dahine sur Twitter

L’automne s’annonce donc chaud, côté COVID, si on en croit les estimations canadiennes. Il faut s’accrocher à tout le positif qui se présente devant nous et qui peut nous permettre de garder la tête hors de l’eau. Parce qu’il y en a, du beau et du positif. Il suffit de tendre les antennes pour en voir apparaître.

Et, bien entendu, les deux doses de vaccin sont essentielles si on espère un retour à la normalité.


Dans le cours de français

Chaque année, je commence l’année scolaire en révisant les classes de mots avec mes élèves. Je leur demande toujours combien il y en a. Mon groupe de cette année a été parmi les plus rapides à fournir la bonne réponse. 

Dans la langue française, il existe huit classes de mots. Seriez-vous capable de les nommer ?

Réponse à la fin du billet.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

J’ai toujours inclus la vie du légendaire joueur de baseball Jackie Robinson dans mon programme d’enseignement d’éthique et culture religieuse. Premier joueur de race noire à accéder aux ligues majeures, il a dû affronter vents et marées pour y prendre sa place et ouvrir la route à ceux qui ont suivi. Durant quelques années, j’ai même pu présenter aux élèves l’excellent film 42, inspiré de sa carrière, avant que l’emploi du mot en N… dans le scénario ne me force à le mettre au rancart.

C’est en 1947 que Jackie Robinson a joué son premier match avec les Dodgers de Brooklyn. Il y a donc 74 ans.

Mercredi de cette semaine marquait le 50e anniversaire d’un autre haut fait d’armes de la présence des joueurs de race noire dans le sport professionnel. En effet, le 1er septembre 1971, les Pirates de Pittsburgh devenaient la première équipe de l’histoire à n’aligner que des joueurs noirs dans leur formation de départ. Parmi eux, les immortels Willie Stargell et Roberto Clemente, mais également Al Oliver et Dave Cash, qui allaient plus tard porter l’uniforme des Expos de Montréal.


Dans le cours de musique

La première fois que j’ai entendu la pièce Allosexuel.le, j’ai monté le volume de la radio. J’y trouvais un rythme et un son qui me rappelaient les musiques sur lesquelles j’ai dansé lors de mes années au cégep et à l’université, quand j’allais prendre un verre avec mes collègues d’études. Une recherche sur l’artiste, Claude L’anthrope, de son vrai nom Claude Périard, m’a permis d’apprendre qu’elle est une multi-instrumentiste, spécialiste des effets sonores, qui s’est lancé dans le folk avant de passer à la pop et à l’électro-pop. Du monoplage du même titre, je vous propose Allosexuel.le.

Claude L’anthrope – Allosexuel.le – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Le succès s’est fait attendre pour l’homme d’affaires Nicolas Duvernois. Mais lorsqu’il s’est présenté au rendez-vous, il s’est engagé pour longtemps. De nature généreuse, Duvernois a vu à redistribuer une part des fruits de sa réussite, histoire de venir en aide à ses pairs entrepreneurs. 

Au début de la pandémie, il s’était servi du matériel de sa distillerie pour produire du désinfectant pour les mains. Aujourd’hui, il annonce qu’il en offre gracieusement 48 000 bouteilles à l’industrie des restaurants et des bars, afin de soutenir ceux-ci dans leur réouverture. Voilà un bel exemple de philanthropie.

Lien vers les produits MAINFORTE


Et je cite :

« Selon moi, un bon entrepreneur doit être un généraliste. Il est de loin préférable de connaître 1 % de 100 sujets différents, plutôt que 100 % d’un seul. »

Nicolas Duvernois, entrepreneur, auteur et chroniqueur, le 30 août 2021.

Dans le cours de français, deuxième période

Les huit classes de mots sont les noms, les verbes, les pronoms, les adjectifs, les déterminants, les adverbes, les conjonctions et les prépositions.

Les trois dernières sont invariables, alors que les cinq premières peuvent être accordées ou conjuguées.


Billet du 27 août 2021 : Bouse de bœuf

Vous avez bien lu. C’est de ça qu’il sera question, dans mon billet de ce matin. Remarquez, ce n’est pas tout à fait comme ça que Paul St-Pierre Plamondon a orthographié l’expression, mais il y référait assurément. Ni précisément de cette façon qu’Alain Dubuc a qualifié ce dans quoi le Québec allait se retrouver s’il n’investissait pas davantage dans les soins pour les personnes âgées. Mais une grande partie de la population canadienne en est sortie et cela suffit à en faire ma bonne nouvelle hebdomadaire.

Est-ce que la rentrée scolaire nous y replongera en faisant augmenter le nombre de cas d’infections à la COVID-19 ? Nous le saurons bientôt. En attendant, cette rentrée s’effectue sous une chaleur torride et insupportable. 

J’arrête ici mon élaboration du sujet, avant de me couvrir de ridicule comme l’avait fait Guy Fournier lors d’une entrevue à CHOQ-FM, il y a plusieurs années. Désolé pour ce fil conducteur bâti en introduction, mais je vous promets que le reste est pertinent !

Dans le cours de français

Les publications de cette semaine m’ont fourni de la matière à travailler avec mes élèves, lors de cours de français. J’en retiens deux pour les besoins de mon billet d’aujourd’hui, soit une faute d’accord et une autre de vocabulaire.

D’abord, dans La Presse. Un article publié lundi présentait une faute d’accord qui n’est toujours pas corrigée, au moment où je diffuse ce billet. Voici une capture de l’extrait contenant l’erreur :

#LeProfCorrige

Ici, le participe passé employé avec l’auxiliaire être doit s’accorder avec le sujet, feu, qui est masculin singulier. On aurait donc dû lire «… lorsque le feu en direction opposée est devenu jaune.», sans le e à «devenue».


Ensuite, lors d’une intervention sur Twitter, jeudi, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon y est allé comme suit :

#LeProfCorrige

Pourquoi le «boulechite» ? Ici, il aurait été approprié d’employer un mot comme foutaise, par exemple, qui aurait eu la même signification et qui est bien contenu dans la langue française. J’aurais trouvé préférable, dans ce contexte, que PSPP écrive le terme dans son orthographe originale anglaise, bullshit, et le place entre guillemets. 

À titre de chef d’un parti qui se présente depuis toujours comme le seul défenseur fiable de la langue française, il est passé loin de la bonne démonstration.


Dans le cours de mathématiques

Article à la fois troublant et intéressant également publié dans La Presse, cette semaine. Je vais le résumer en lançant quelques chiffres.

Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent actuellement 20 % de la population québécoise. Dans 10 ans, cette proportion aura dépassé les 25 %.

Au Québec, 9,4 % des aînés vivent en logement collectif, comparativement à 6,8 % dans le reste du Canada.

Par tranche de 1000 Québécoises et Québécois de 65 ans et plus, 114 avaient recours aux soins à domicile en 2019-2020, alors qu’ils étaient 155 onze ans plus tôt.

Alain Dubuc, à titre de membre de l’Institut du Québec (IDQ), sonne l’alarme : les gouvernements investissent trop peu dans les soins à domicile pour les aînés, malgré l’imposant budget qui leur est destiné annuellement. Si le Québec ne donne pas un sérieux coup de barre à ce chapitre, il risque fort d’en souffrir économiquement à partir de la prochaine décennie.


Dans le cours de musique

Vendredi dernier, mon épouse et moi soulignions nos 27 ans de mariage. Le même jour, la chanteuse montréalaise Martha Wainwright lançait son sixième album, Love Will Be Reborn. Je vous propose cette semaine la pièce Hole In My Heart, qui en est tiré.

Martha Wainwright – Hole In My Heart – Love Will Be Reborn – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Qui paie ses dettes s’enrichit, dit l’adage. Il semble que les ménages canadiens l’aient compris. Une étude de Statistique Canada, dont les résultats ont été publiés cette semaine, indique qu’une large partie de la population aurait profité du confinement et des autres restrictions imposées par la COVID-19 pour injecter des liquidités sur des prêts non hypothécaires. Ainsi, cette dette globale a chuté de 20,6 milliards $ durant la première année de la pandémie. Plus de 80 % de cette diminution se situe au niveau des cartes de crédit.

C’était la première fois depuis le milieu des années 1990 que la dette globale non hypothécaire des Canadiennes et des Canadiens subissait une diminution, elle qui avait connu une croissance régulière et importante annuellement, depuis.

C’est bien de constater que des nouvelles économiques liées à la pandémie peuvent être bonnes.

Lire le communiqué de presse


Journal de vacances du 20 août 2021

J’étire la sauce. En fait, mes vacances scolaires se sont terminées hier. Aujourd’hui, c’est le retour à l’école pour quatre journées pédagogiques, avant la rentrée des élèves, jeudi prochain.

Pour la première fois de ma carrière, la fébrilité habituelle fait place à l’appréhension. Bien sûr, je suis prêt à enseigner, à planifier, à corriger. J’ai aussi hâte de rencontrer mes élèves. Mais malgré les huit dernières semaines de congé, j’ai le sentiment que le corps n’a pas suffisamment récupéré. En ce sens, je me considère tout de même privilégié de pouvoir bénéficier de si longues vacances.

Vivement la fin de la pandémie et des mesures sanitaires.


Souvenirs de vacances

Un des bons côtés de la pandémie, toutefois, c’est qu’elle nous oblige à prendre nos vacances chez nous. Non seulement cela nous permet-il de découvrir de merveilleux endroits à proximité, tout en nous instruisant sur différents aspects de notre histoire, mais c’est notre économie qui en bénéficie.

C’est ainsi que la semaine dernière, et pour un deuxième été consécutif, j’ai pu me dépayser à quelques heures de route de chez moi, au Québec. 

Le soleil brille, l’eau est bleue et l’herbe est verte. Et c’est chez nous.


Lecture de vacances

J’aurai lu quatre bouquins, durant mes vacances d’été. Le plus récent s’intitule Il y a 25 ans, le Déluge, du journaliste Mikaël Lalancette. Tour de force s’il en est un, il s’agit du deuxième livre de cet auteur, publié cette année. 

Vingt-cinq ans après les inondations qui avaient suivi trois jours de pluies diluviennes, au Saguenay, Mikaël Lalancette, lui-même sinistré, anime à travers ses pages les acteurs et les témoins bien réels de cette tragédie. Chaque chapitre est dédié à des victimes, directes ou collatérales. Si plusieurs ont survécu, ce sont surtout les personnes qui ont perdu la vie qui nous sont présentées, orientant ainsi la lecture vers un devoir de mémoire.

Le livre se veut captivant, comme peut l’être un roman.

Lalancette, Mikaël. (2021). Il y a 25 ans, le Déluge. Les éditions de l’Homme. Montréal. 264 pages.

Dans mes écouteurs

Elle possède une très belle voix, qu’elle exploite dans les chansons qu’elle écrit et compose. Elle s’appelle Claudelle et a lancé l’album Les dahlias ne meurent pas, en mars dernier. Les textes dégagent une poésie agréable, qui s’agence très bien avec le style pop-folk, un brin jazzy, de la musique. La pièce Pourtant, extraite de cet album, est celle que je vous présente en #musiquebleue. 

Claudelle – Pourtant – Les Dahlias ne meurent pas – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Voici une histoire comme je les aime. D’abord, trois frères, dans la vingtaine, agriculteurs et entrepreneurs. Producteurs de fraises, ils avaient déjà développé des partenariats avec les grandes chaînes québécoises de supermarchés. Il leur en manquait une importante, Costco, dont les standards d’emballage et de vente en gros favorisaient uniquement les fermes américaines.

Voyant le projet comme un défi, Olivier, Jonathan et Jérémie Pitre, soutenus par leur père Michel, ont inventé une machine leur permettant de cueillir les fraises plus rapidement, et ainsi fournir les entrepôts québécois de la bannière américaine. Les trois jeunes frères ont réussi là où de puissantes associations avaient échoué, depuis une quinzaine d’années.

L’avenir de leur entreprise s’annonce prometteur.

Lire le reportage de La Presse+.


Journal de vacances du 6 août 2021

Il m’est arrivé à quelques reprises d’être en beau fusil à l’endroit du Comité international olympique (CIO). En 1995, entre autres, quand une histoire de pots-de-vin lui avait fait octroyer les Jeux d’hiver de 2002 à Salt Lake City, sans trop de considérations pour les trois autres villes concurrentes. Cet événement m’avait alors démontré qu’il pouvait y avoir de la corruption partout. Vraiment partout.

Le CIO a cependant pris une décision qui m’a fait plaisir, cette semaine, faisant passer la santé des athlètes au-dessus de tout le reste.

Ce billet est publié alors que le match de finale pour la médaille d’or en soccer féminin, aux Jeux olympiques de Tokyo, n’est toujours pas commencé. Les Canadiennes et les Suédoises auraient dû s’affronter hier soir, heure du Québec, mais le feront plutôt ce matin, dès 8 heures. D’abord, lorsqu’il fait nuit ici, il fait jour à Tokyo et vice-versa. Les deux équipes ont demandé un report de la finale en soirée, heure de Tokyo, en raison de la chaleur accablante. La requête nécessitait également un changement de site, à une heure de route de celui initialement prévu.

Malgré la réticence de certains réseaux de télévision, le CIO a consenti au changement. Cette fois, c’est la logique, et non l’argent, qui s’est retrouvée sur la plus haute marche du podium.


Déformation professionnelle

Après RDS et TVA Sports, la semaine dernière, c’est maintenant au tour de La Presse de laisser passer une faute d’orthographe. Dans un entrefilet publié mercredi soir, on pouvait lire ceci :

Ici, le verbe venir aurait dû être conjugué à la troisième personne du pluriel, son sujet étant pompiers. On aurait donc dû lire «(…) qui venaient de repêcher le corps (…)». L’erreur se trouve toujours en ligne, en ce vendredi matin.

#LeProfCorrige (même en vacances)


Dans mes écouteurs

Qu’ont en commun Jim Corcoran et Paul Cargnello ? Les deux sont anglophones, mais c’est en composant et en chantant en français qu’ils ont connu leurs plus grands succès musicaux. Cargnello donne cependant dans un style rock, teinté de blues, fort différent de la pop-folk de Corcoran, mais que j’affectionne particulièrement. En #musiquebleue, cette semaine, je vous propose donc L’Amour est pour les courageux, tiré de l’album Peut-être, de Paul Cargnello, lancé à la mi-juillet.

Paul Cargnello – L’amour est pour les courageux – Peut-être – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Cette bonne nouvelle ne l’est pas pour tout le monde, j’en conviens. J’imagine que le puissant lobby des producteurs de pesticides est loin de se réjouir de la décision d’Ottawa, cette semaine, de ne pas aller de l’avant avec sa demande de hausse de la limite permise de poison à parasites dans les aliments.

Lire l’article de Thomas Gerbet, sur radio-canada.ca

S’il est vrai qu’aucune étude ne démontre, actuellement, que la hausse demandée aurait un impact négatif sur la santé des consommateurs, il faut préciser que plusieurs devoirs en ce sens restent à faire. Et il est déjà acquis que les personnes qui, au travail, se trouvent directement en contact avec les pesticides sont plus susceptibles de développer certaines formes de cancer

Ce que le gouvernement fédéral a annoncé, mercredi, c’est que la norme en vigueur demeurerait tant et aussi longtemps que des études sérieuses et complètes ne viendraient pas donner raison à l’un ou l’autre des groupes de pression.

C’est la logique même.


Journal de vacances du 30 juillet 2021

Je soupçonne que Marc Bergevin, le directeur général du Canadien de Montréal, s’imaginait que son choix controversé, en première ronde du repêchage de la LNH, allait créer une commotion qui monopoliserait l’espace médiatique durant 24 heures, 48 tout au plus. Erreur. Une semaine plus tard, le sujet fait toujours couler beaucoup d’encre et le propriétaire de l’équipe, Geoff Molson, a dû présenter des excuses publiques après avoir assumé la responsabilité de la décision.

Le joueur repêché, Logan Mailloux, aujourd’hui âgé de 18 ans, a diffusé des photos de nature sexuelle sans le consentement de la jeune femme impliquée, l’an dernier.

Ce que j’en pense personnellement se résume simplement. Je suis père d’une fille de 22 ans et d’un fils de 18 ans. Si la victime était ma fille, je serais sans pitié pour l’agresseur et utiliserais tous les moyens légaux pour qu’il s’en souvienne pour le reste de son existence. Si le coupable était mon fils, je m’assurerais qu’il comprenne la gravité de son geste, qu’il répare ce qu’il est possible de réparer, et je souhaiterais ensuite qu’il puisse vivre sa vie le plus normalement possible.

Deux poids, deux mesures ? Peut-être. Mais c’est en me plaçant dans la peau des parents des deux personnes impliquées que j’ai pu analyser le tout d’un point de vue objectif. Et dans les deux cas, je suis fâché contre le Canadien. Si je suis le père de la jeune femme, j’ai l’impression que le drame vécu par ma fille est banalisé par l’équipe de hockey la plus prestigieuse au monde. Si je suis le père de Logan Mailloux, je constate l’ampleur de la médiatisation du geste de mon fils et je réalise qu’il ne vivra probablement jamais une carrière de hockeyeur digne de son talent parce que, contrairement à plusieurs criminels, il lui sera très difficile de s’amender.

Pour Marc Bergevin, Geoff Molson et Trevor Timmins, il s’agit au mieux d’un mauvais calcul. Et au pire, d’une terrible erreur de jugement.


Lecture de vacances

J’achève la lecture de Chips! Peanuts! Cracker Jacks! 24 histoires savoureuses des Expos, du journaliste Frédéric Daigle. Lecture légère d’été pour l’enseignant en vacances et grand amateur de baseball que je suis. L’auteur a recueilli les témoignages de 24 personnes ayant gravité dans le giron de l’équipe montréalaise, au cours de ses 35 années d’existence, et les a rassemblés en autant de chapitres d’un même ouvrage. Parmi les gens interviewés, notons Roger D. Landry, décédé quelques mois plus tard.

En raison du titre, je croyais y découvrir une série d’anecdotes plus ou moins cocasses, de même que quelques potins. Je me trompais. Le bouquin relate plutôt les coulisses de plusieurs histoires touchant l’équipe. Il lève ainsi le voile sur les causes et les conséquences d’une foule d’événements connus du public, mais dont les détails étaient demeurés secrets. Si quelques passages font sourire, ce sont plutôt des querelles, des malaises et des drames qui constituent la majeure partie du contenu du livre. On y trouve aussi quelques règlements de comptes.

Si je n’ai relevé aucune erreur d’orthographe à travers les pages, je dois malheureusement admettre que la construction de plusieurs phrases laisse à désirer. 

Chips ! Peanuts ! Cracker Jacks ! 24 histoires savoureuses des Expos;
Auteur : Frédéric Daigle;
Les Éditions de l’Homme;
270 pages.

Déformation professionnelle

À propos des fautes d’orthographe et de phrases mal construites, deux erreurs évidentes m’ont sauté au visage, cette semaine, sur les sites des deux principaux réseaux de sports québécois. Plusieurs jours plus tard, ces erreurs n’ont toujours pas été corrigées.

D’abord, dans le deuxième paragraphe d’un article publié sur le site de TVA Sports, on pouvait lire ceci :

Source : TVA Sports

Lien vers l’article

Ici, on aurait dû lire «Il n’y a eu aucune discussion avec Montréal», sans marques du pluriel. Dans ce contexte, aucune signifie pas une. Le nom discussion et son déterminant doivent alors être employés au singulier.

Ensuite, le onzième paragraphe d’un texte diffusé sur RDS.ca se lisait ainsi :

Source : RDS

Lien vers l’article

On a droit à une erreur de conjugaison, ici. «Marc-André (…) renforce notre défensive…», il ne la renforcit surtout pas ! Le verbe renforcer, employé à la 3e personne du singulier de l’indicatif présent, se lit il/elle/on renforce.

#LeProfCorrige (même en vacances).


Dans mes écouteurs

Je vous propose un bon hard rock québécois, cette semaine. Le duo Rouge pompier, réunissant Alexandre Portelance et Jessy Fuchs, a déjà lancé trois albums : Kevin Bacon, Chevy Chase et Neve Campbell. On voit que les deux amis ne manquent pas d’humour ! C’est sur le troisième opus qu’on retrouve la plage Gaetan Mouillé, que vous pouvez entendre aujourd’hui. C’est une belle pièce d’été.

Rouge pompier – Gaetan Mouillé – Neve Campbell – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Au moment où j’écris ces lignes, le Canada a remporté 11 médailles aux Jeux olympiques de Tokyo. Six de ces médailles ont été remportées dans des compétitions individuelles, les cinq autres, en équipes. La particularité est qu’il n’y a jusqu’à présent aucun médaillé olympique canadien. Il n’y a que des médaillées olympiques canadiennes !

La bonne nouvelle, c’est que cette prestation aidera sûrement nos athlètes féminines à enfin obtenir des commandites se rapprochant un tant soit peu de celles dont bénéficient leurs camarades masculins. 

Pour le reste, bravo à tous nos athlètes.


Et je cite :

« L’amour et le soutien débordants que j’ai reçus m’ont fait réaliser que je vaux plus que mes réalisations et la gymnastique, ce à quoi je n’avais jamais vraiment cru auparavant. »

Simone Biles, gymnaste américaine, après son retrait en pleine compétition pour des raisons de santé mentale, le 28 juillet 2021.

Journal de vacances du 23 juillet 2021

Je suis de retour d’un ermitage de trois jours dans une réserve faunique de la Mauricie. Pas de téléphone, pas d’Internet, pas de moteurs sur le lac. Seulement la verdure, l’air pur et les sons de la nature. On dit que les enseignants se sont retrouvés en convalescence, et non en vacances, à la fin des classes. Cette convalescence, pour moi, est maintenant terminée. Je peux désormais passer aux vacances, aux vraies.


Sur mon écran

Je n’ai pas encore regardé les premières épreuves des Jeux olympiques de Tokyo. Je commencerai assurément au cours des prochains jours. Une nouvelle est toutefois venue marquer le monde du sport et des médias, cette semaine. Après 10 années de télédiffusion francophone à TVA Sports, les matchs et événements impliquant la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) et la Ligue canadienne de hockey (LCH) retourneront au Réseau des sports (RDS), dès la prochaine saison.

Autant j’ai pu critiquer l’équipe de TVA Sports pour la diffusion des matchs de la LNH, depuis les débuts de la station, autant je n’ai que de bons mots pour ceux qui y ont assuré la couverture des activités de la LHJMQ. Mes six saisons passées sur la galerie de presse du Centre d’excellence sports Rousseau, domicile de l’Armada de Blainville-Boisbriand, m’ont permis de côtoyer les Sébastien Goulet, Steven Finn, Alain Chainey et Mikaël Lalancette. Ce sont des gens très professionnels, en plus d’être de très chics types.

Il n’existe cependant aucun doute à mon esprit quant aux qualités de celles et ceux qui reprendront le collier, à RDS. Les compétences de Stéphane Leroux et d’Andrée-Anne Barbeau sont connues et reconnues. Je demeure persuadé qu’ils entreront dans la danse.


Lecture de vacances

J’ai commencé la lecture de Georges Vézina, l’Habitant silencieux, de Mikaël Lalancette, il y a déjà quelques mois. Avec la fin de l’année scolaire et les nombreuses autres lectures que j’ai dû effectuer pour les besoins de ma formation en psychopédagogie, je m’étais vu forcé de le mettre de côté, avant de le reprendre pour le compléter, cette semaine. 

Il s’agit de la vie de Georges Vézina, gardien de but et première grande vedette du Canadien de Montréal. Originaire de la région du Saguenay, il a laissé son nom à un aréna de la région, à plusieurs artères dans des municipalités québécoises, ainsi qu’au trophée remis annuellement par la LNH à son meilleur gardien de but de la saison. Alors qu’il était en pleine gloire, Vézina a succombé à une tuberculose en 1926, à l’âge de 39 ans.

Avec ses nombreuses recherches pour la rédaction de ce bouquin, l’auteur a abattu une besogne de moine. En fait, l’ouvrage fournit tout le contenu qui pourrait s’avérer nécessaire à un scénariste désirant l’adapter pour le cinéma ou la télévision.

Non seulement ai-je apprécié ce livre de Mikaël Lalancette, j’en recommande la lecture. Il met en lumière un pan oublié de l’histoire sportive du Québec. Captivante et riche, cette biographie ? Absolument ! Le voyage dans le temps recèle plusieurs magnifiques surprises.


Mon coup de gueule

Jeff Bezos est à la tête d’Amazon, la géante du commerce en ligne. L’entreprise a été pointée du doigt, au printemps, après que des employés se soient plaints d’être obligés d’uriner dans des bouteilles parce qu’on les empêchait de prendre quelques minutes de leur quart de travail pour passer à la salle de bain.

Jeff Bezos s’est offert un voyage dans l’espace, en début de semaine. En ces temps de changements climatiques, de pollution et de recherche de solutions aux énergies fossiles, il a répandu une grande quantité de carburant dans la stratosphère.

Lorsqu’il est revenu sur terre, au sens propre de l’expression, Jeff Bezos a poussé l’indécence jusqu’à remercier les employés et les clients d’Amazon, car ce sont eux qui ont « payé pour tout cela ».

Lorsque j’ai entendu cette nouvelle, une bande dessinée de Serge Gaboury, publiée il y a longtemps dans la défunte revue Croc, m’est revenue en tête. Une recherche sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) m’a permis de la retrouver. La voici :

Serge Gaboury – Croc numéro 45 – Avril 1983

Peu importe le qualificatif que vous donnerez à cette bande dessinée, le même peut s’appliquer à Bezos.


Et je cite :

« Il y a peut-être un problème avec un système économique qui permet à une poignée de milliardaires de gonfler massivement leur richesse durant une pandémie et de tournoyer dans l’espace à l’intérieur de fusées spatiales, pendant que des millions de personnes peinent à maintenir un toit au-dessus de leur tête dans le pays le plus riche de la planète. »

Bernie Sanders, sénateur américain, le 22 juillet 2021.

Dans mes écouteurs

L’artiste s’appelle Samuël Jean et il a lancé son premier mini-album, Funambule, en mars. Un son folk rock québécois qui n’est pas sans rappeler celui des Parfaits salauds, dans les années 1990. Des six titres, Gamin est mon préféré, tant pour les paroles que pour la mélodie et les arrangements. C’est ce que je vous propose en #musiquebleue.

Samuël Jean – Gamin – Funambule – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Le Canada figure parmi les meneurs de tous les pays de la planète pour le taux de vaccination contre la COVID-19. Seulement sept pays ont atteint un taux de vaccination de 70 % de leur population et, depuis cette semaine, nous sommes du nombre.

Qui plus est, plus de la moitié (52 %) de la population canadienne a maintenant reçu ses deux doses du vaccin, ce qui nous classe parmi un groupe restreint de 15 pays.

Actuellement, c’est 26 % de la population mondiale qui a reçu au moins une dose de vaccin.

Dans le graphique ci-dessus, le vert foncé indique les pourcentages des populations ayant reçu les deux doses, alors que le vert pâle affiche les proportions de celles et ceux n’ayant reçu que la première.


Journal de vacances du 16 juillet 2021

Selon les sites NHL.com et Hockeydb.com, les deux gardiens de but qui se faisaient face lors de la finale de la Coupe Stanley, Carey Price et Andrei Vasilevskiy, posséderaient des gabarits similaires. Ainsi, le portier du Canadien de Montréal mesurerait 1 m 91 et pèserait 100 kg, alors que son vis-à-vis du Lightning de Tampa Bay afficherait des mensurations de 1 m 91 et 102 kg.

C’est évident.


Et je cite :

« Je n’ai jamais aimé jouer contre Phillip Danault et je comprends mieux pourquoi. Tu ne gagnes pas sans un joueur comme lui. »

Eric Staal, joueur acquis par le Canadien de Montréal en cours de saison, le 9 juillet 2021.

Déformation professionnelle

Vu sur Twitter, cette semaine :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire « utilisées », au féminin pluriel, plutôt que « utilisé ». Le participe passé employé avec l’auxiliaire AVOIR doit s’accorder avec le complément direct qui le précède, soit « statistiques ». Et quelques autres éléments du message sont à la limite de l’acceptable, si on cherche à écrire son français correctement.

Déformation professionnelle (encore !)

Un vieux routier de la politique m’a déjà dit que la seule opération mathématique autorisée dans son domaine était l’addition. Chaque fois que je lis les publications de Maxime Bernier, pourquoi ai-je l’impression qu’il soustrait ?

En fait, je pense qu’il divise aussi.


Lecture de vacances

Je suis tombé par hasard sur un article de Wikipédia, cette semaine. Ainsi, saviez-vous que les expressions «une affaire pendante», «l’affaire est dans le sac», «vider son sac» et «avoir plus d’un tour dans son sac» avaient la même origine, soit un sac en jute, en chanvre ou en cuir ?

Voici un extrait de l’article en question :

« Un sac à procès plus rarement appelé sac de procès, est un sac en toile de jute, de chanvre ou en cuir qui était utilisé sous l’Ancien Régime, lors des affaires judiciaires, et qui contenait tous les éléments du dossier à des fins d’archivage.

Il contenait :

– dépositions et requêtes;
– copies signées des procureurs des pièces;
– pièces à conviction.

Une fois l’affaire terminée, ces différentes pièces étaient rassemblées et suspendues dans le sac fixé par un crochet à un mur ou une poutre (d’où l’expression « une affaire pendante ») pour que les parchemins ne soient pas détruits par les rongeurs. Ces sacs étaient placés dans le cabinet de l’avocat ou les greffes de chaque juridiction.

L’expression « l’affaire est dans le sac » signifiait que le dossier judiciaire était prêt et que l’ensemble des pièces était archivé dans le sac scellé. Pour l’audience, le sac était descendu et le procureur (avocat) pouvait plaider devant la cour et « vider son sac » en sortant les pièces nécessaires à sa plaidoirie. L’avocat ou le procureur rusé qui savait bien exploiter toutes ces pièces est à l’origine de l’expression « avoir plus d’un tour dans son sac ». »

Source : Wikipédia (Sac à procès)

Je vais me coucher plus brillant.


Dans mes écouteurs

Oh que j’aime cette #musiquebleue que je vous propose, cette semaine ! Elle n’a rien d’une musique d’été, mais cette chanson pop mélancolique, chantée par la voix cristalline de Lou Nova, accompagnée par le son rock de la guitare, possède tout ce que j’apprécie d’une pièce musicale. 

Lou Nova est originaire de Lachute. Elle a lancé son seul album, Élans inconnus, il y a un an. Voici la plage du même titre.

Lou Nova – Élans inconnus – Élans inconnus – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Au cours des dernières années, mon amour du baseball a généré plusieurs échanges sur les réseaux sociaux avec des amateurs qui partagent cette même passion. Parmi eux, Josée Tellier, une illustratrice québécoise. Entre autres illustrations, on doit à Josée celles des romans Le journal d’Aurélie Laflamme, publiés aux Éditions de l’Homme, ainsi que celles de la série Raconte-moi…, publiée chez Petit Homme.

Fervente amatrice de baseball et inconditionnelle partisane des Expos de Montréal, Josée Tellier s’est lancée dans la production d’une série de cinquante cartes de joueurs des Expos, afin de souligner les 50 ans de l’équipe, il y a deux ans. Ceci lui a valu d’acquérir une notoriété auprès du gratin québécois du baseball, mais aussi auprès de plusieurs anciens des Expos, qui n’ont pas manqué de saluer son excellent travail.

Cette semaine, l’illustratrice a vu son œuvre être de nouveau primée, alors qu’elle a remporté un concours visant à promouvoir le nom de Josh Gibson pour le trophée remis annuellement au joueur par excellence dans la Ligue nationale et la Ligue américaine de baseball (Projet #JG20MVP). Gibson était un receveur étoile de la Ligue des noirs, de 1933 à 1946. Entre 1944 et 2019, le trophée portait le nom de Kenesaw Mountain Landis, un ancien commissaire du baseball majeur qui s’est toujours opposé à l’inclusion des joueurs de race noire dans les deux ligues qu’il représentait.

Les participants au concours devaient créer une illustration appelée à devenir le symbole du Projet #JG20MVP. Seule Québécoise parmi un lot de 75 concurrents, Josée est sortie gagnante d’un vote populaire grâce à l’excellence du produit qu’elle a présenté. 

Elle remporte donc un voyage toutes dépenses payées au gala de la Fondation Josh-Gibson qui se tiendra en octobre prochain, à Pittsburgh.

Pour un aperçu du travail de l’artiste, visitez joseetellier.ca.


Journal de vacances du 2 juillet 2021

Nous voici au lendemain du 1er juillet. Avez-vous, d’une quelconque façon, souligné la fête du Canada ? Moi non plus.

Nos deux fêtes nationales sont comme Noël et le jour de l’An : on les fête à peu près de la même façon, à une semaine d’intervalle. Mais telles les dernières fêtes de Noël et du jour de l’An, la Fête nationale du Québec et la fête du Canada sont passées sous le radar, cette année. Et contrairement à ce qui fut le cas en décembre et janvier, la COVID-19 n’en était pas vraiment responsable.

Hier, c’est beaucoup par solidarité envers les peuples autochtones qu’une grande partie de la population s’est abstenue de participer aux festivités de la fête du Canada. Une semaine plus tôt, les Québécoises et Québécois ont été nombreux à laisser tomber le traditionnel spectacle télévisuel de leur fête nationale, pour se tourner vers le réseau concurrent qui, lui, présentait l’accession à la finale de la Coupe Stanley du Canadien de Montréal.

En ce temps d’assouplissement des règles sanitaires, après plus d’un an d’efforts collectifs, agiter un fanion tricolore semblait revêtir un caractère plus léger et plus festif que de brandir un drapeau bleu et blanc. L’allégeance patriotique peut s’exprimer de plusieurs façons.

Le «Go Habs Go» québécois, soutenu par tout le reste du Canada, faisait du bien à entendre. Les cris de joie aussi.


Sur mon patio

L’enseignant est en vacances. Le consultant également. Le rédacteur, lui, par pur plaisir, continuera de s’exprimer sur cette page au cours des prochaines semaines. Le rythme se voudra cependant plus lent et le contenu plus léger.

Suis-je vraiment en train d’utiliser la troisième personne pour m’exprimer sur moi-même ? Il est temps que je me repose !


Déformation professionnelle

Il y a plusieurs façons de s’amuser ou se détendre, en vacances. Parmi elles, il y a les nombreux jeux et activités qu’on peut télécharger sur le téléphone mobile. C’est ce que j’ai fait cette semaine. Dans ses suggestions, l’App Store de Apple me proposait ceci :

Source : App Store

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû voir Obtenir, à l’infinitif, ou encore Obtenez, à la deuxième personne du pluriel de l’impératif présent.

« Obtener »… Vraiment ?


Et je cite :

« Juste dire que ma mère vient de placer toutes ses lettres au Scrabble avec le mot enculer. Vous étiez pas plus prêts pour ça que moi. »

Alexandre Gascon, journaliste au service des sports de Radio-Canada, le 28 juin 2021.

Dans mes écouteurs

Le premier concert auquel Ariane Roy a assisté en était un du groupe folklorique québécois Mes Aïeux. Peu après, elle demandait à suivre des cours de violon. Son goût de la musique, elle l’a acquis de ses parents, qui l’emmenaient régulièrement à des spectacles musicaux en plein air, ainsi que de son professeur de violon.

De fil en aiguille, elle s’est mise à jouer de la guitare, composer des chansons, participer à des concours et festivals, ainsi qu’à lancer quelques enregistrements. Tout ceci l’a propulsée jusqu’à l’obtention du titre de Révélation Radio-Canada 2021.

En #musiquebleue, je vous propose la pièce Je me réveille, une chanson un peu mélancolique, au rythme tranquille et aux paroles magnifiques. Elle est disponible depuis quelques semaines.

Ariane Roy – Je me réveille – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

La nouvelle est passée plutôt discrètement, cette semaine. Netflix ajoutera bientôt 25 films québécois à son catalogue. Ce n’est pas trop tôt, diront plusieurs, mais il s’agit d’un bon premier pas. On pourra y commander certains titres de Léa Pool, Jean-Marc Vallée, Denys Arcand, Xavier Dolan et Ricardo Trogi, entre autres.


Image en titre du billet : Shutterstock