Billet du 19 février 2021 : Mille mercis !

Ce billet est le cinquante-deuxième à être publié sur ce blogue. Comme mes billets sont hebdomadaires, le calcul est simple : ce cinquante-deuxième billet marque le premier anniversaire de mes publications sur jeanfredericmartin.com ! Merci à celles et ceux qui me lisent régulièrement.

Pourquoi met-on un trait d’union à cinquante-deux ? Simplement parce que le nombre est inférieur à cent. Tous les nombres supérieurs à cent s’écrivent-ils donc sans trait d’union ? Là, la règle est moins simple. Cent trois, cinq cents et mille trois cents s’écrivent sans traits d’union, mais cent soixante-quinze mille six cent vingt-deux, par exemple, s’écrit avec cinq espaces et deux traits d’union. Comment savoir où les mettre ? Il faut regrouper les déterminants numéraux par deux. Ainsi,
cent soixante (supérieur à cent, espace);
soixante-quinze (inférieur à cent, trait-d’union);
quinze mille (supérieur à cent, espace);
mille six (supérieur à cent, espace);
six cent (supérieur à cent, espace);
cent vingt (supérieur à cent, espace);
vingt-deux (inférieur à cent, trait-d’union).

Le Conseil supérieur de la langue française de France a statué, en 1990, que pour simplifier la chose, on pouvait aussi mettre des traits d’union partout. Donc, cent-soixante-quinze-mille-six-cent-vingt-deux est maintenant accepté selon les normes françaises.

Quant à la marque du pluriel, elle s’applique pour vingt et cent lorsqu’ils sont multipliés et non suivis d’un autre déterminant numéral. Ainsi, on écrira quatre-vingts, mais quatre-vingt-trois; on écrira quatre cents, mais quatre cent trois. À noter que mille demeure invariable. On écrira trois mille, sans la marque du pluriel.


Dans le cours de français

Le quotidien Le Devoir a publié une lettre d’opinion, cette semaine, à l’intérieur de laquelle son auteur émet une position qui rejoint en tout point celle que je prêche depuis des années : au-delà de la préservation de la langue française, c’est l’amélioration de sa qualité, tant parlée qu’écrite, qu’il faut viser. Et c’est en tant que société que nous devons poser les gestes pertinents pour y parvenir. Toute loi ou règlement en ce sens sera d’une faible utilité si la prise de conscience sociale n’est pas au rendez-vous.

Ce qui m’a d’autant plus réjoui, c’est que l’auteur de cette missive est nul autre que le président et chef de la direction du Conseil du patronat du Québec, Karl Blackburn.

L’organisme, historiquement, ne nous a pas habitués à faire de la défense du français son principal cheval de bataille. Encore moins la promotion de mesures visant à accroître sa qualité. Statistiques à l’appui, notamment en ce qui concerne les taux d’analphabétisme, de décrochage scolaire et d’exigences des entreprises en matière de maîtrise de la langue, Monsieur Blackburn reflète la surprenante position de ses membres et insiste sur l’urgence d’agir, lançant au passage quelques suggestions qui alimenteront sans doute le débat.

J’ai toujours été d’avis qu’il était faux de croire qu’une législation sur l’affichage et autres mesures coercitives allaient protéger efficacement le français en Amérique du Nord. Comme n’importe quel changement à nos habitudes, c’est en travaillant à la base que la société devra et pourra se doter d’une fierté qui l’incitera non seulement à protéger sa langue, mais aussi à l’embellir et la présenter sous son meilleur jour. Heureux de constater que le CPQ l’a bien compris.


Dans le cours de mathématiques

Un premier pays s’est lancé dans un bras de fer avec les GAFAM, les géants du Web, au sujet du partage des revenus de publicité. L’Australie a ainsi légiféré afin de forcer Facebook et Google à verser des redevances aux médias de ce pays, afin de compenser l’utilisation de leurs contenus. Si Google a négocié une entente et est parvenu à un accord, Facebook a plutôt opté pour la confrontation et a bloqué les contenus des médias australiens sur sa plateforme.

Rappelons que le Canada travaille actuellement à rédiger un projet de loi similaire à celui de l’Australie. Le site de La Presse révélait hier que selon le professeur Jean-Hugues Roy, Google et Facebook auraient dû verser 280 millions $ aux entreprises d’information canadiennes, l’an dernier. L’organisme Médias d’info Canada estime quant à lui cette somme à 620 millions $, alors que Google stipule que les revenus de publicité tirés de son moteur de recherches s’élèvent à 9 millions $ annuellement. Cette lutte sera déterminante pour l’avenir de l’information sur la planète.


Dans le cours d’univers social

Une école secondaire britannique rebaptisera un de ses bâtiments portant le nom de Winston Churchill. La décision ne vient pas de la direction, ni d’un conseil d’administration. Elle vient des élèves qui ont convaincu les autorités de l’institution de procéder, avançant des propos racistes que l’ex-premier ministre aurait tenus. Je salue au passage l’implication des élèves. Qu’on soit d’accord ou non avec l’objectif de leur démarche, ils ont entretenu un fort lien d’appartenance à leur école.

Churchill était-il raciste ? Disons qu’il aurait prononcé certaines paroles qui échoueraient le test de l’acceptabilité sociale de nos jours, mais qui de toute évidence n’ont guère fait sourciller les civilisations de l’époque. Et même prises dans le contexte d’aujourd’hui, il faut à tout le moins se questionner pour déterminer si ces propos sont d’une gravité telle qu’ils doivent rayer de l’histoire le nom de celui qui a tenu tête, longtemps en solitaire, à Adolph Hitler et à l’Allemagne nazie. S’opposer à Hitler comme Churchill l’a fait, c’était en soi une forme de combat contre le racisme.


Dans le cours d’univers social, deuxième période

La pandémie de Covid-19 aura eu raison du Musée Stewart, qui vient de fermer définitivement ses portes après 66 ans. Je me souviens y avoir fait une ou deux sorties de fin d’année, avec des groupes d’élèves. Ceux-ci y découvraient concrètement une partie du programme d’histoire vu en cours d’année. Les collections seront déplacées vers un autre musée, mais je souhaite que la Ville de Montréal sache maintenir l’animation militaire à l’intérieur du fort. C’est à la fois impressionnant et instructif.


Dans le cours de musique

Je considère que la voix de Dominique Fils-Aimé figure parmi les plus belles du Québec. La finaliste de l’émission La Voix en 2015 et Révélation jazz de Radio-Canada en 2019-2020 a lancé cette semaine son quatrième album, Three Little Words. La chanson While We Wait, tirée de cet album, cultive la bonne humeur. La première partie de la pièce n’est pas sans rappeler le New Soul, de Yael Naïm, popularisé dans les publicités de la compagnie Apple, à la fin des années 2000.

En #musiquebleue, voici While We Wait.

#musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

J’hésitais entre deux, cette semaine. J’ai rapidement mis fin à la tergiversation et pris la décision de vous présenter les deux. Deux fois plus de positif dans cette section du billet hebdomadaire, pourquoi pas ?

D’abord, pour une très rare fois au cours des 80 dernières années, le nombre de fermes a augmenté au Québec, selon les chiffres de 2020. Si 1076 fermes ont cessé leurs activités au cours de la dernière année, il y en a 1163 nouvelles qui ont vu le jour, pour une augmentation nette de 87. La hausse est minime, mais elle contraste avec les baisses drastiques annuelles vécues depuis 1940. Le nombre de fermes d’élevage d’animaux poursuit cependant sa baisse, les nouvelles installations étant surtout vouées à la culture des produits végétaux, incluant l’érable. Le Québec comptait 154 669 fermes en 1941. Il en compte 27 442 aujourd’hui.

Ensuite, au cours des prochaines semaines, la Société des alcools du Québec démarrera un projet pilote de consigne de bouteilles, dans six endroits au Québec. L’objectif est de pouvoir recycler les bouteilles à grande échelle, d’ici l’an prochain. Les infrastructures automatisées devraient être installées dans des endroits extérieurs, à proximité des succursales de la SAQ. Actuellement, les bouteilles de vin et de spiritueux figurent parmi les rares à ne pas être étiquetées d’une consigne au Québec, bien qu’elles le soient ailleurs au Canada. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour l’environnement.


Image en titre du billet : Shutterstock

Billet du 12 février 2021 : Éviter de copier-coller la relâche de l’an dernier

D’abord, qui a sursauté en voyant un temps de lecture de 12 minutes, sous le titre de ce billet ? Vous pouvez respirer et diviser au moins par deux le temps qu’il vous faudra pour vous rendre jusqu’au point final ! C’est que vous constaterez qu’une longue section pourra être défilée rapidement. Vous verrez un peu plus loin.

Une autre chose qui risque d’arriver rapidement, c’est l’annonce du resserrement des mesures sanitaire en vue de la relâche scolaire, début mars. En général, lorsque François Legault lance un objet de réflexion en point de presse, il ne met que quelques jours à le transformer en annonce officielle. Et si on se fie à ses propos de mercredi, sa réflexion semble très avancée.

Qui peut blâmer le premier ministre de vouloir restreindre les déplacements des Québécoises et des Québécois durant cette semaine de vacances ? Il est clair que le mauvais souvenir de l’an dernier demeure frais dans sa mémoire. Le premier cas de Covid-19 au Québec a été officialisé le 28 février 2020, soit le dernier jour d’école avant la relâche. À partir de la fin de cette relâche, une semaine plus tard, les cas se sont multipliés et on connaît la suite.

Depuis quelques semaines, plusieurs craignent ou prédisent une troisième vague en mars, en raison des variants britannique et sud-africain du virus. Alors que nous ne sommes pas encore à la mi-février, deux cas du variant sud-africain ont été confirmés en Abitibi et on pense avoir décelé un foyer d’une quarantaine de cas du variant britannique dans la région montréalaise. Et comme les variants semblent se propager plus rapidement que le virus initial, il faut prendre les bonnes décisions maintenant pour éviter de revivre une situation similaire à celle de l’an dernier.

Le loup se trouve déjà dans la bergerie. L’isoler dans un coin devient notre meilleure chance.


Dans le cours de mathématiques

Combien de fois a-t-on entendu qu’on pouvait faire dire ce qu’on voulait à des chiffres ? Qu’on soit d’accord ou non avec cette affirmation, Le Devoir et le Journal de Québec ont abordé la même nouvelle de façon presque contradictoire, cette semaine. Alors que le premier faisait état de la hausse marquée du taux d’échec chez les élèves du secondaire en cette année scolaire, le second mentionnait plutôt que les résultats demeuraient « moins alarmants que prévu ». Les deux reflètent pourtant bien la réalité.

En mathématiques, le taux d’échec est de 25,6 %, alors qu’il se situe entre 17 % (secondaire 4) et 20 % (secondaires 1 et 2) en français. Ces chiffres sont en hausse par rapport à l’an dernier, mais demeurent en-deçà des 30 % attendus par les experts, d’où le titre du Journal de Québec.

Dans les écoles primaires, les taux de réussite et d’échec sont les mêmes qu’avant la pandémie. Si on combine le primaire et le secondaire et qu’on considère toutes les matières, le taux de réussite est de 90 %, soit le même que l’an dernier. On remarque donc que la situation est loin d’être catastrophique. Pour le moment, du moins.

Parce que le nombre d’élèves et d’étudiants qui prétendent avoir une santé mentale précaire a bondi de 11 % à 30 % depuis un an. La hausse est également très prononcée en ce qui concerne le taux d’anxiété et rien ne permet de croire que cette tendance s’inversera à court terme. Les chiffres le démontrent et je le constate sur le terrain.

Devant cet état de fait, il faut relâcher la pression. Une des façons de faire, tout en rattrapant le retard dû à la pandémie, est de diminuer les évaluations et de réinvestir le temps ainsi gagné dans les apprentissages. Les évaluations sont une importante source de stress et d’anxiété pour qui les subit. En diminuer le nombre et la fréquence ne peut qu’être bénéfique, dans le contexte actuel.


Et je cite :

« Et si, au milieu d’une pandémie, on ralentissait le gavage d’informations, de tests et d’attentes afin de permettre aux enfants de respirer, d’explorer et de rêver, et ainsi d’y faire face, même encore mieux ? »

Donald Clark, professeur, conférencier et auteur, le 6 février 2021.

Dans le cours de français

Dans mon billet de vendredi dernier, je mentionnais qu’une collègue et moi avions lancé un défi à nos groupes d’élèves respectifs, soit celui de former le plus de mots possible à partir des lettres du mot romantique. J’ignorais que ce défi susciterait un tel engouement ! Non seulement les élèves ont-ils pris l’exercice très au sérieux, mais des lecteurs se sont également lancés dans l’aventure, m’écrivant pour me demander si des noms propres ou des verbes conjugués pouvaient être considérés.

En comptabilisant toutes ces possibilités, c’est beaucoup plus que les 71 mots supposés qu’on pouvait former. Mes élèves en ont trouvé 73, alors que ceux de ma collègue ont remporté le défi avec 92. Une lectrice m’a suggéré d’entrer les lettres du mot sur le site langue-au-chat.fr, ce que j’ai fait. Il en est sorti 891 mots !

Les voici :

ROQUAIENT – NUMEROTAI – MOURAIENT – MOQUERAIT – MOQUAIENT – MAROTIQUE – MAROQUINE – MAQUERONT – TRONQUAI – TOURAINE – TOQUERAI – TAQUINER – ROUMAINE – ROUAIENT – ROQUETIN – ROMANITE – ROMAIQUE – RETOQUAI – RENOUAIT – RENAQUIT – REMONTAI – RAMEQUIN – OUATINER – NUMEROTA – NOUERAIT – NOMARQUE – MUTINERA – MURAIENT – MOURANTE – MOQUERAI – MONTERAI – MONITEUR – MONARQUE – MINUTERA – MARQUENT – MAROQUIN – MARONITE – MANTIQUE – MANOQUER – INQUARTO – EQUATION – ENTOURAI – ENROUAIT – AUMONIER – ATONIQUE – ATOMIQUE – AORTIQUE – ANOMIQUE – AMUIRONT – AMUIRENT – AIMERONT – URANITE – UNIRAME – TUNERAI – TROQUAI – TRONQUE – TRONQUA – TRINQUE – TRINQUA – TRINOME – TOURNAI – TOUERAI – TORIQUE – TOQUERA – TONIQUE – TOMERAI – TIQUERA – TINAMOU – TERMINA – TAURINE – TAQUOIR – TAQUINE – TANIQUE – TAMOURE – RUMINAT – RUAIENT – ROUTINE – ROUMAIN – ROQUENT – ROQUANT – ROQUAIT – ROMAINE – RETOQUA – RENOUAT – RENOUAI – RENOTAI – REMUANT – REMUAIT – REMONTA – RAQUENT – OUIRENT – OUATINE – OUARINE – ORIENTA – ONTIQUE – OMIRENT – NUERAIT – NOUERAI – NOTERAI – NOTARIE – NOTAIRE – NORMAIT – NIQUERA – NIAQUER – NATRIUM – MUTINER – MUTERAI – MURIATE – MURETIN – MUERONT – MUERAIT – MUAIENT – MOUTIER – MOURANT – MOURAIT – MORTEAU – MORAINE – MOQUERA – MOQUENT – MOQUANT – MOQUAIT – MONTURE – MONTRAI – MONTEUR – MONTERA – MOITEUR – MOIRENT – MOIRANT – MOINEAU – MINUTER – MINORAT – MINARET – MERANTI – MENTIRA – MATRONE – MATINER – MARTIEN – MAROUTE – MARIENT – MAQUENT – MANQUER – MANOQUE – MANITOU – MANIQUE – MANIEUR – MAINOTE – INQUART – ETRIQUA – ENTOURA – ENROUAT – ENROUAI – ENOUAIT – AUTOMNE – ARTIMON – ARQUENT – AOUTIEN – ANTIQUE – AMURENT – AMORTIE – AMNIOTE – UTERIN – URINAT – URANIE – UNIATE – UNAIRE – TURION – TUNERA – TUERAI – TROUAI – TROQUE – TROQUA – TRONAI – TRIQUE – TRIQUA – TRAQUE – TRAINE – TOURNE – TOURNA – TOURIN – TOURIE – TOURAI – TOUERA – TORQUE – TOREAI – TOQUER – TOQUAI – TOMIEN – TOMERA – TIQUER – TIMORE – TEMOIN – TAURIN – TARINE – TAQUIN – TAQUER – TAMIER – RUTINE – RUMINE – RUMINA – RUINAT – ROUTAI – ROUMIE – ROUENT – ROUANT – ROUAIT – ROQUET – ROQUAT – ROQUAI – ROMANI – ROMANE – ROMAIN – RIMENT – RIMANT – RIANTE – REUNIT – REQUIT – REQUIN – RENTAI – RENOUA – RENOTA – RENIAT – RENAIT – REMUAT – REMUAI – RATION – RATINE – RANIME – RAMONE – RAMENT – RAIENT – QUIRAT – QUINTO – QUINTE – QUINOA – QUETAI – QUATRE – QUATER – QUARTO – QUARTE – OUTRAI – OUATER – OTIQUE – OTERAI – OTARIE – ORNAIT – ORMEAU – ORMAIE – ORIENT – ORANTE – OMERTA – NUMERO – NUERAI – NOUERA – NOUAIT – NOTERA – NORMAT – NORMAI – NOIERA – NIQUER – NIQUAT – NIAQUE – NATURE – NATRUM – NAQUIT – NAITRE – MUTINE – MUTINA – MUTERA – MURINE – MURENT – MURANT – MURAIT – MURAIE – MUNIRA – MUERAI – MOTEUR – MOREAU – MOQUER – MOQUAT – MOQUAI – MONTRE – MONTRA – MONTER – MONTAI – MOIRAT – MOIERA – MOIENT – MITRON – MITERA – MIRENT – MIRANT – MINUTE – MINUTA – MINQUE – MINOTE – MINORE – MINORA – MINEUR – MINERA – MEURON – METRAI – MERITA – MERINA – MENTOR – MENTIR – MENORA – MENAIT – MATURE – MATOIR – MATINE – MATEUR – MARTIN – MARQUE – MARINE – MAQUER – MAORIE – MANQUE – MANOIR – MANIER – MAITRE – MAINTE – MAIEUR – IOURTE – INERTA – ENTRAI – ENTOUR – ENTOIR – ENROUA – ENQUIT – ENOUAT – ENOUAI – EMIRAT – EMIANT – AURONT – AUMONE – ATRIUM – ATONIE – ARMENT – ARETIN – AOUTER – ANURIE – ANOURE – ANOMIE – ANIMER – AMORTI – AIRENT – AINOUE – AIMENT – AERIUM – URINE – URINA – URATE – URANE – UNITE – UNIRA – TURNE – TUNER – TUNAI – TUERA – TRUIE – TROUE – TROUA – TRONE – TRONA – TRINE – TRIME – TRIMA – TREMA – TRAME – TRAIN – TRAIE – TOURE – TOURA – TOUER – TOUAI – TOREA – TOQUE – TOQUA – TONIE – TONER – TOMER – TOMAN – TOMAI – TIQUE – TIQUA – TIMON – TIARE – TERNI – TENOR – TENIR – TENIA – TAURE – TAUON – TARIN – TARIE – TAQUE – TAIRE – TAINO – RUMEN – RUINE – RUINA – RUENT – RUANT – RUAIT – ROUTE – ROUTA – ROUMI – ROUIT – ROUIE – ROUET – ROUAT – ROUAN – ROUAI – ROTIN – ROTIE – ROTAI – ROQUE – ROQUA – ROMAN – RIOTE – RIOTA – RIMAT – RIENT – RIANT – REUNI – RENTA – RENOM – RENIA – REMUA – REMIT – REANT – REAIT – RATON – RATIO – RAQUE – RAOUT – RAMIN – RAMIE – RAMEN – RAINE – QUOTA – QUINT – QUINE – QUIET – QUETA – QUENA – QUART – QUANT – OUTRE – OUTRA – OUIRA – OUATE – OTERA – ORTIE – ORQUE – ORNAT – ORNAI – ORMET – ORANT – OINTE – OIENT – NUIRE – NUIRA – NUERA – NUAIT – NOUET – NOUER – NOUAT – NOUAI – NOTRE – NOTER – NOTAI – NORME – NORMA – NORIA – NOIRE – NITRO – NITRE – NITRA – NIQUE – NIQUA – NIERA – MUTIN – MUTER – MUTAI – MURON – MURIT – MURIN – MURIE – MURET – MURAT – MURAI – MUNIT – MUNIR – MUNIE – MUERA – MUENT – MUANT – MUAIT – MORUE – MORTE – MORNE – MORNA – MOQUE – MOQUA – MONTE – MONTA – MOITE – MOIRE – MOIRA – MOINE – MITRE – MITON – MITER – MITAN – MIRAT – MIQUE – MINOU – MINOT – MINET – MINER – MINAT – MIAOU – MEURT – METRO – METRA – MEROU – MENTI – MENAT – MENAI – MAURE – MATOU – MATON – MATIR – MATIN – MATIE – MATER – MARTE – MARNE – MARIN – MARIE – MAQUE – MAORI – MANTE – MANOU – MANIE – MAIRE – MAINT – ITERA – IRONT – IRONE – INTRO – INTER – INEAT – ETRON – ETIRA – ETAIN – EQUIN – ENTRA – ENTAI – ENOUA – EMIAT – AUTRE – AUNER – ATOUR – ATONE – ATOME – ATEMI – ARQUE – AROME – ARMON – ARMET – ARIEN – AOUTE – AORTE – ANTRE – ANITE – ANIME – ANIER – AMURE – AMUIT – AMUIR – AMUIE – AMOUR – AMONT – AMINE – AINOU – AIMER – AIENT – URNE – UNIT – UNIR – UNIE – TUNE – TUNA – TUER – TUAI – TROU – TRIO – TRIN – TRIE – TRIA – TRAM – TOUR – TOUE – TOUA – TORE – TOME – TOMA – TIRE – TIRA – TINE – TIEN – TIAN – TENU – TEAM – TARO – TARI – TARE – TAON – TAIN – TAIE – RUNE – RUAT – RUAI – ROUI – ROUE – ROUA – ROTI – ROTE – ROTA – RITE – RIME – RIMA – RIEN – REIN – REAT – REAI – RATE – RANI – RAMI – RAME – RAIT – RAIE – QUOI – QUIA – QUAI – OUIT – OUIR – OUIN – OUIE – OTER – OTAI – ORNE – ORNA – ORME – ORIN – OMRA – OMIT – OMET – OINT – NUIT – NUER – NUAT – NUAI – NOUE – NOUA – NOTE – NOTA – NORI – NOME – NOMA – NOIR – NOIE – NIET – NIER – NIAT – NEMI – NAIT – MUTE – MUTA – MURI – MURE – MURA – MUON – MUNI – MUET – MUER – MUAT – MUAI – MOUT – MOUE – MORT – MORE – MONT – MOIE – MOAI – MITE – MITA – MIRO – MIRE – MIRA – MINE – MINA – MIEN – MEUT – META – MENU – MENT – MENA – MEAT – MATU – MATI – MATE – MARI – MARE – MAIN – MAIE – ITOU – ITEM – IOTA – IMAN – EURO – ETUI – ETAU – ETAI – ENTA – EMUT – EMOU – EMOI – EMIT – EMIR – EMIA – AUTO – AUNE – ATRE – ARUM – ARME – AREU – AOUT – ANTE – AMUI – AMIE – AMER – AMEN – AIRE – AINE – AIME – UTE – URE – UNI – UNE – TUE – TUA – TRI – TON – TOM – TOI – TIR – TIN – TER – TAU – TAR – TAO – TAN – RUT – RUE – RUA – ROT – ROM – ROI – RIT – RIO – RIE – RIA – REM – REA – RAT – RAM – RAI – QUI – QUE – QIN – QAT – OUT – OUI – OTE – OTA – ORE – ONT – OIT – OIE – NUI – NUE – NUA – NOM – NIT – NIM – NIE – NIA – NET – NEO – NEM – MUT – MUR – MUE – MUA – MOU – MOT – MOR – MON – MOI – MOA – MIT – MIR – MIN – MIE – MET – MER – MEO – MAT – MAO – MAN – MAI – IRE – IRA – ION – EUT – ETA – EON – EMU – EAU – ART – ARE – ANI – ANE – AMI – AME – AIT – AIR – AIE – UT – UN – TU – TO – TE – TA – RU – RI – RE – RA – QI – OU – OR – ON – OM – NU – NO – NI – NE – NA – MU – MI – ME – MA – IN – EU – ET – EN – AU – AN – AI.

Vous devinerez que j’ai utilisé ici le bon vieux « copier-coller ». Et si vous avez défilé tous les mots sans les lire, vous venez de vous éviter six minutes de lecture !


Dans le cours de français, deuxième période

Est-ce que le verbe copier-coller fera un jour son entrée dans le Bescherelle ?

Je copie-colle, tu copies-colles, il copie-colle, …


Dans le cours de musique

Jesuslesfilles est un groupe qui a vu le jour dans le quartier Hochelaga, à Montréal, en 2008. Bien que leur album Tête de mort ait été lancé en 2020, c’est un extrait de leur album précédent, Daniel, que je vous propose cette semaine. Que raconte la pièce Hôpital ? Je n’en ai aucune idée, les paroles étant difficiles à percevoir à travers les notes des instruments dont le volume dépasse largement celui du chant. Ce qui a retenu mon attention, c’est le rythme et le son qui rappellent ceux de Billy Idol dans ses belles années. Et un vidéoclip des plus intéressants.

#musiquebleue

À l’impératif :

Copie-colle, copions-collons, copiez-collez.


La bonne nouvelle de cette semaine

Le sport professionnel ouvre de plus en plus ses portes à la présence féminine, dans les ligues masculines. Au baseball majeur, les Giants de San Francisco ont nommé une femme dans leur personnel d’instructeurs, alors que les Marlins de Miami sont devenus la première formation à embaucher une directrice générale.

Arbitre dans la NFL, au football américain, depuis la saison 2015, Madame Sarah Thomas est devenue dimanche la première femme à officier dans un match du Super Bowl. C’est une première digne de mention.

Photo : nfl.com

Au subjonctif imparfait :

Que je copiasse-collasse, que tu copiasses-collasses, qu’elle copiât-collât, …


Billet du 16 octobre 2020

Dans le cours de mathématiques

J’ignore comment s’avérera la deuxième vague de Covid-19 comparativement à la première, mais le Québec demeure, et de loin, l’endroit le plus touché au Canada en termes de nouveaux cas quotidiens et de décès. En ce qui concerne le nombre de décès dus à la Covid par 100 000 habitants, les statistiques démontrent que nous avons dépassé les États-Unis et rejoint le Brésil.

Le quotidien Le Devoir y allait d’une autre statistique, hier, indiquant que plus de 17 000 travailleuses et travailleurs du domaine de la santé avaient contracté le coronavirus depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 13 en sont décédés et plus de 400 ont dû être hospitalisés. Et une a reçu un deuxième diagnostic.

Si la lutte à la Covid constitue une guerre, ces gens représentent les soldats qui nous défendent. Leur incapacité, même temporaire, à le faire nous place dans une situation précaire. Je leur lève mon chapeau et leur présente mes plus profonds respects.


Et je cite :

« L’insistance délibérée de nombreux partisans du CH à signer Taylor Hall même si l’équipe n’a pas l’espace salarial nécessaire : un éclairage inédit sur l’endettement des ménages québécois. »

Simon-Olivier Lorange, journaliste à La Presse, le 11 octobre 2020

Dans le cours d’éducation physique

J’ai toujours aimé voir des élèves du primaire former les équipes pour un jeu sur la cour ou au gymnase. On a beau s’attendre à les voir choisir pour gagner, étant donné qu’ils se plaignent régulièrement du manque d’équilibre des équipes, ils en viennent toujours à se regrouper prioritairement entre amis.

J’aime de moins en moins la façon dont le Canadien de Montréal repêche ses joueurs. Comprenez bien, je salue les dernières acquisitions et renouvellements de Marc Bergevin. Le directeur général vient d’améliorer grandement son équipe. Mais lui et Trevor Timmins, son adjoint et directeur du recrutement, sont de nouveau passés à côté de très bons joueurs québécois lors du repêchage de la semaine dernière, n’en sélectionnant aucun. Et pour ajouter à la situation, ils ont échangé un de leurs choix aux Blackhawks de Chicago qui, eux, l’ont utilisé pour repêcher un défenseur des Saguenéens de Chicoutimi.

Stéphane Leroux, journaliste affecté depuis des lustres à la couverture de la LHJMQ, a publié un billet sur la situation. Ce billet rejoint précisément ma pensée. Il mentionne qu’au cours des sept derniers repêchages, le Canadien n’a choisi aucun joueur québécois lors des quatre premières rondes, soit en 29 sélections. Il a ainsi levé le nez sur quelques joueurs d’impact, dont Anthony Beauvillier. Pour avoir moi-même couvert les activités de l’Armada de Blainville-Boisbriand lors de ses six premières saisons dans la LHJMQ, et m’être régulièrement informé sur les recruteurs présents lors des matchs locaux, je confirme que plusieurs équipes de la LNH y ont envoyé des représentants beaucoup plus assidûment que le Canadien.

Comme Leroux, je suis d’avis que le Tricolore ne doit pas coûte que coûte repêcher des joueurs francophones au détriment du talent et des autres critères de qualité. Toutefois, la situation commence à devenir gênante quand on constate l’intérêt plus grand des autres formations pour nos joueurs de la LHJMQ. Seuls quatre anciens joueurs du circuit Courteau (Paul Byron, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Jake Allen) s’alignent actuellement avec le Canadien, et ils ont tous été obtenus via le marché des transactions. Le rendement très mitigé de Trevor Timmins dans ses repêchages, tel que je le démontrais dans mon billet du 6 mars dernier, devrait selon moi inciter Bergevin à faire fi à l’occasion des recommandations de son recruteur en chef, et à tenter plus souvent sa chance avec des joueurs ayant poussé dans son jardin. Le bouquet ne pourrait que le faire mieux paraître.


Dans le cours d’univers social

Au cours de la dernière semaine, Paul St-Pierre-Plamondon est devenu le 10e chef de l’histoire du Parti québécois, le 9e successeur de René Lévesque. Beaucoup de travail attend celui qui est perçu comme un identitaire. Il récupère un parti qui forme la troisième opposition à l’Assemblée nationale, avec neuf députés, et devra diriger ses troupes vers un meilleur résultat d’ici deux ans. Il devra aussi composer avec le fait qu’historiquement, le PQ s’est montré plutôt impitoyable envers ses chefs, et que cette course à la chefferie n’a pas soulevé beaucoup d’intérêt dans la population.

Je me suis posé une question quand j’ai entendu que Monsieur St-Pierre-Plamondon devenait le 10e chef de l’histoire de cette formation. Combien de chefs, depuis le départ de René Lévesque, ont mené ce parti à une victoire lors d’une élection ? Si vous avez répondu trois, vous frappez dans le mille. Et encore, Jacques Parizeau demeure le seul à pouvoir revendiquer une victoire sans équivoque. Les troupes péquistes de Lucien Bouchard avaient fait élire le plus grand nombre de députés en 1998, mais avaient perdu le vote populaire, alors que celles de Pauline Marois, en 2012, ont formé un gouvernement minoritaire qui s’est effacé après seulement 18 mois au pouvoir.

Quant à Bernard Landry, il a occupé le poste de premier ministre désigné durant 25 mois, succédant à Lucien Bouchard. Sa seule campagne électorale à titre de chef du PQ s’est soldée par une défaite, en 2003.

En 1985, Pierre Marc Johnson a fait élire 23 députés, soit 57 de moins qu’à l’élection précédente. En 2007, André Boisclair en a fait élire 36, alors qu’en 2018, Jean-François Lisée a mené ses troupes à leur pire résultat en 45 ans, avec 10 députés. Reste Pierre Karl Péladeau qui, élu chef en 2015, quittera la fonction un an plus tard, évoquant des motifs familiaux. Jusqu’à la fin de semaine dernière, il demeurait le seul chef de la formation à ne pas l’avoir dirigée au cours d’une campagne électorale.

Paul St-Pierre-Plamondon hérite d’un parti qui fait actuellement 17% dans les sondages, à mi-chemin entre Québec Solidaire (12%) et le Parti libéral du Québec (22%), face à une Coalition Avenir Québec qui trône toujours à 48%. (Source) Par où commencera-t-il la reconstruction ? La réponse à cette question sera déterminante pour l’avenir de sa formation.


Jouons avec les mots

En réponse à la question de la semaine dernière, croyez-le ou non, le mot s’avère être le seul de la langue française à contenir un u accent grave. La plupart des claviers offrent-ils donc une touche ù pour un seul mot ? Pas si on considère que cette lettre trouve également son utilité dans des mots d’origines bretonne et italienne.

La question de cette semaine, maintenant : Pouvez-vous nommer une dizaine de mots de la langue française qui ne riment avec aucun autre ? Du moins, qui ne riment avec aucun nom commun. Un indice : deux sont des nombres consécutifs.

Réponse dans mon billet du 23 octobre.


Dans le cours de musique

Nominée deux fois au Prix de la chanson de la SOCAN, en 2016 et en 2017, l’auteure-compositrice-interprète granbyenne Rosie Valland donne dans la pop, avec un son qui rappelle les succès français des années 1990. Je l’ai personnellement remarquée avec sa reprise très bien rendue de Désenchantée, de Mylène Farmer.

En #musiquebleue, je vous présente cette semaine la pièce Chaos, tirée de l’album Blue, lancé cette année, cinq ans après la parution de son premier album. À noter que le mois prochain, l’artiste fera paraître un autre album, Bleu, qui reprendra à la voix et au piano six titres de l’album Blue.


La bonne nouvelle de cette semaine

Je l’ai souvent mentionné, je ressens toujours une fierté quand je constate que des gens d’ici s’illustrent à l’étranger. Que ce soit à travers une oeuvre, une entreprise, une prestation sportive ou artistique, le talent québécois reconnu internationalement mérite d’être souligné. C’est donc pour moi une excellente nouvelle d’apprendre que la série Claire et les vieux, du réalisateur Charles Grenier, a remporté le prix de la meilleure série courte lors de la troisième édition du festival CANNESERIES, tenu cette semaine à Cannes. Ce festival honore les séries du monde entier, un peu à la manière de son pendant cinématographique, tenu au même endroit.

Diffusée en six épisodes sur TV5 au cours de l’été, la série Claire et les vieux sera reprise par Tou.tv, cet hiver. Elle raconte l’histoire de Claire (Irlande Côté), une jeune fille de 9 ans qui se voit contrainte d’aller vivre chez sa grand-mère (Muriel Dutil) dans une résidence pour aînés.


Image en titre du billet : Shutterstock


Billet du 31 juillet 2020 : Journal de vacances (5 de 8)

En attendant la rentrée scolaire

C’est hier, jeudi, que le gouvernement ontarien a dévoilé son plan d’action pour la rentrée scolaire 2020-2021. À peu de choses près, il s’agit d’un calque de ce à quoi la fin de la dernière année scolaire ressemblait au Québec, dans toutes les écoles primaires à l’exception de celles situées sur les territoires de la Communauté métropolitaine de Montréal. Choix entre l’école en présentiel ou à distance, diminution du nombre d’élèves dans les classes, moins de déplacement, distanciation physique et port obligatoire du couvre-visage.

En soirée, les représentants du gouvernement du Québec ont confirmé le maintien des mesures pour la rentrée annoncées en juin, à savoir la formation en présentiel à temps plein pour les élèves du préscolaire jusqu’au 3e secondaire, un nombre d’élèves régulier dans les locaux de classe et aucun port obligatoire du couvre-visage. Plusieurs intervenants en milieu scolaire s’inquiètent de la situation, notamment en raison des récentes éclosions dans les camps de jour et en milieu de garde.

De mon côté, je ne m’emballe pas outre mesure. D’abord, parce que j’ai confiance aux directives de l’Institut national de santé publique. Ensuite, parce qu’il reste environ 28 jours avant la rentrée des élèves et que si le passé est garant de l’avenir, ces 28 jours constituent autant d’occasions pour le ministre de l’Éducation de revoir sa position.

Après tout, un adage connu mentionne qu’il est sain de changer d’idée. À ce niveau, le printemps dernier, nos dirigeants et gestionnaires du ministère de l’Éducation ont maintes fois démontré qu’ils affichaient une santé solide !


Encore le couvre-visage

Je veux bien être qualifié de mouton par celles et ceux qui s’opposent au port obligatoire du masque dans les lieux publics intérieurs. Mais quand je lis que, selon un sondage CROP, ces opposants ne représentent que 14% de la population québécoise, je me dis que ce sont peut-être eux les moutons noirs, finalement.


Lecture de vacances

Je termine actuellement la lecture du livre La mémoire des cathédrales, de Caroline Guindon. Il s’agit d’un premier ouvrage de fiction pour l’autrice d’origine québécoise, maintenant établie aux États-Unis. À travers une série d’allégories, regroupées en une vingtaine d’histoires distinctes, l’être humain y est présenté sous plusieurs facettes de son quotidien, avec ses petites victoires et ses petits revers. Ce recueil de nouvelles s’est avéré pour moi une lecture d’été des plus agréables.

La mémoire des cathédrales
Caroline Guindon, Lévesque éditeur, Montréal, 2019, 160 pages.


Une semaine plus tard

Je reviens sur la publication d’Yves Boisvert du 21 juillet dernier, et à laquelle je faisais référence dans mon billet de la semaine dernière.

Avec 180 nouveaux cas de COVID-19 au Québec le 21 juillet, 142 le 22 et 163* autres le 23, la hausse s’est-elle poursuivie ? Voyons voir…

24 juillet : 171 nouveau cas;
25 juillet : 169 nouveau cas;
26 juillet : 145 nouveau cas;
27 juillet : 169 nouveau cas;
28 juillet : 112 nouveau cas;
29 juillet : 122 nouveau cas.

Nous évitons pour le moment la hausse exponentielle de mars dernier. C’est une bonne nouvelle.

* Un nombre de 142 nouveau cas avait d’abord été diffusé pour le 23 juillet. Ce nombre a ensuite été revu à la hausse.


Devant mon téléviseur

Il fait bon de revoir les sports professionnels à la télé. Il faut s’habituer de voir des matchs sans spectateurs, aussi bien qu’il faut s’habituer de voir du hockey et du basketball en juillet et en août, mais ça change de Netflix et des chaînes d’information.

Ceux qui me connaissent savent que de tous les sports, c’est le baseball qui aura priorité sur mes écrans. À peine la MLB a-t-elle entrepris ses activités, le week-end dernier, qu’elle éprouve déjà des difficultés en raison de la Covid. Pas moins de 17 joueurs des Marlins de Miami ont reçu des résultats positifs. L’équipe a donc suspendu ses activités sur le terrain. Et comme les Phillies de Philadelphie ont affronté les Marlins lors de leurs trois premiers matchs au calendrier, ils ont également dû suspendre leurs joutes le temps de subir les tests et d’en constater les résultats.

Verra-t-on quelque chose de similaire au hockey, au soccer et au basketball ? C’est possible, mais moins probable. C’est que contrairement aux ligues majeures de baseball, la LNH, la MLS et la NBA ont adopté le concept de bulle, c’est-à-dire qu’un seul ou deux amphithéâtres accueilleront tous les matchs du calendrier de la ligue concernée. Au baseball, 29 des 30 équipes évoluent dans leur stade habituel. Elles voyagent donc à travers les États-Unis jusqu’à la fin du calendrier. Comme le gouvernement canadien a refusé que sa frontière soit rouverte aux équipes des ligues sportives, les Blue Jays de Toronto joueront leurs joutes locales à Buffalo.

Tous les affrontements au soccer et au basketball ont lieu en Floride, alors que ceux de toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey se tiendront à Toronto, pour les équipes de l’Est, et Edmonton pour les équipes de l’Ouest.


Et je cite :

« Se motiver ? Avant le match va devant le miroir, regarde le logo qui est devant ton chandail, comprends qui a déjà sué et saigné pour cette organisation, comprends l’historique et comprends qu’il y a des millions de personnes qui veulent ta place ! »

Maxim Lapierre, ex-joueur de la LNH, réagissant à un article du Devoir à propos du manque de motivation des joueurs du Canadien, le 30 juillet 2020.

Dans mes écouteurs

Cette semaine, il m’est difficile d’évoquer la #musiquebleue avec la pièce que je vous présente. Bien que De Flore, qui réunit Sarah-Anne LaCombe et Mathieu Gauthier, ait été primé par le prestigieux Festival international de la chanson de Granby, le duo est originaire de l’Ontario. Radio-Canada a également octroyé un de ses coups de coeur à ces artistes de la relève.

Le mois dernier, De Flore a lancé un mini album de quatre pièces intitulé Figure déserte. Avec un style pop contenant plusieurs touches de jazz et quelques notes de folk, Figure déserte s’est rapidement taillé une place dans ma liste de favoris. La pièce qui suit s’appelle Bombe.


La bonne nouvelle de cette semaine

Une première, cette semaine, au conseil d’administration du Conseil des arts du Canada, alors que Jesse Wente, un autochtone, a accédé à la présidence. Depuis toujours, les communautés autochtones sont passées maîtres dans différentes formes d’arts. Le Canada s’en enorgueilli d’ailleurs énormément sur la scène internationale. On leur avait ouvert les portes de différentes instances en ce domaine, mais aucun n’avait jamais atteint le plus haut niveau.

Issu du milieu des médias électroniques, Monsieur Wente siégeait au conseil d’administration du Conseil des arts depuis 2017.