Billet du 25 juin 2021 : Fleurdelisé et Canadien

Au cours des dernières semaines, des derniers mois et des dernières années, voici une liste d’expressions que j’ai pu lire ou entendre :

  • Je n’aurais jamais donné 10 millions $ par année à un gardien de but.
  • Échangez Price et Weber tandis qu’ils valent encore quelque chose.
  • Danault est pourri.
  • Bergevin sera-t-il encore en poste à la fin de la saison?
  • Dire qu’on aurait pu avoir Tkatchuk à la place de Kotkaniemi…
  • Corey Perry, ah ouais?
  • Pourquoi Eric Staal? Il est fini!
  • Toronto en 5, j’en donne une au Canadien.
  • C’est quoi l’idée de faire jouer Merrill et Gustafsson et pas Romanov?
  • Winnipeg en 5, 6 maximum.
  • La division Nord est la plus faible de la LNH. Le Canadien affrontera maintenant une vraie équipe et se fera battre facilement par Vegas.
  • (…)

Et maintenant, on en dit quoi ?

Bravo au Canadien de Montréal. Bravo aux joueurs et à l’état-major. Peu importe l’issue de la grande finale, vous nous faites vivre de belles émotions. 


Message de Phillip Danault pour la Fête nationale des Québécois :


Dans le cours de français

Je n’aurais pas pu mieux résumer ! Merci Raphaël.


Dans le cours de français, deuxième période

Dimanche dernier, je me trouvais dans une chaîne québécoise de magasins d’articles à bas prix. Voici ce que j’ai observé dans un rayon :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire Ralentissez, et non Ralentisser. Il s’agit du verbe ralentir, à l’impératif présent, 2e personne du pluriel. 

Dire que cet objet affichant une erreur aussi grossière sera acheté et déployé dans nos rues, à la vue des enfants. Nous aurons du pain sur la planche, dans nos écoles.


Dans le cours de musique

J’ai trouvé l’album qui marquera mon début de vacances ! Il s’agit de Première danse, du duo MoKa. Ce court album regroupe cinq pièces, dont trois ont fait l’objet de publications sous forme de simples, au cours des deux dernières années. Le son est très estival, évoquant des rythmes caribéens.

Deux ex-étudiantes en musique, Marie-Anne Tessier et Jeanne Gagné, écrivent les textes, composent les musiques, jouent de tous les instruments et prêtent leurs voix à tous les enregistrements de MoKa. Encore une fois, j’ai hésité avant de choisir celui qui fera l’objet de la #musiquebleue de cette semaine. J’ai finalement opté pour Flamme, une des deux pièces inédites de l’album lancé le 28 mai dernier.

MoKa – Flamme – Première danse – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

J’amorçais mon billet du 23 avril dernier avec l’histoire de Loïc Bydal, cet adolescent québécois atteint d’une maladie dégénérative, devenu le premier diplômé d’études secondaires entièrement accomplies à partir de sa chambre d’hôpital. La détermination de Loïc Bydal lui vaudra la création d’une bourse qui portera son nom.

C’est le Fonds 1804 pour la persévérance scolaire qui en a fait l’annonce, cette semaine. La bourse sera remise annuellement à un élève s’étant démarqué dans ses études, malgré un problème de santé. Loïc Bydal lui-même en a été le premier récipiendaire, ayant reçu de l’organisme un chèque de 500 $ pour l’obtention de son attestation.

Parallèlement à cette annonce, Loïc a également reçu la Médaille de l’Assemblée nationale, pour la même raison.


Dans le cours de français, troisième période

À l’aube des vacances d’été, qui commenceront lundi pour moi, voici un billet d’humour signé par le regretté Jean d’Ormesson, il y a quelques années :

Que vous soyez fier comme un coq
Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
Vous êtes tous, un jour ou l’autre
Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche
Vous arrivez à votre premier rendez-vous

Fier comme un paon 
Et frais comme un gardon
Et là … Pas un chat !
Vous faites le pied de grue
Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin
Il y a anguille sous roche
Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard
La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon
Vous l’a certifié
Cette poule a du chien

Une vraie panthère !
C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour 
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
Quand finalement la fine mouche arrive
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard
Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard
Sauf que la fameuse souris
Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
Est en fait aussi plate qu’une limande
Myope comme une taupe
Elle souffle comme un phoque
Et rit comme une baleine 
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat
Vous roulez des yeux de merlan frit
Vous êtes rouge comme une écrevisse
Mais vous restez muet comme une carpe
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez

Mais vous sautez du coq à l’âne
Et finissez par noyer le poisson
Vous avez le cafard
L’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon)
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes
Et vous inventer une fièvre de cheval
Qui vous permet de filer comme un lièvre
C’est pas que vous êtes une poule mouillée
Vous ne voulez pas être le dindon de la farce
Vous avez beau être doux comme un agneau
Sous vos airs d’ours mal léché
Faut pas vous prendre pour un pigeon
Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie

Et puis, ç’aurait servi à quoi
De se regarder comme des chiens de faïence
Après tout, revenons à nos moutons
Vous avez maintenant une faim de loup
L’envie de dormir comme un loir
Et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.

Sur ce, je vous souhaite un bon début d’été et, pour celles et ceux que cela concerne, de magnifiques vacances scolaires.


Billet du 18 juin 2021 : Sous le thème de l’élimination

Le mot élimination peut prendre différents sens. Il nous a remplis de joie, cette semaine, quand Félix Auger-Aliassime a éliminé Roger Federer au tournoi de Halle, en Allemagne. On en redemande après que le Canadien de Montréal ait éliminé deux adversaires et poursuive sa route vers la Coupe Stanley. Il y a des guerres, des conflits, de la violence et des famines qu’on voudrait bien pouvoir éliminer.

Puis, il y a l’élimination des personnes. On entre alors dans le crime.


Dans le cours de français

La racine d’un mot est composée d’un groupe de lettres qu’on retrouve chez ses mots dérivés. Ami est ainsi la racine du nom amitié ou de l’adjectif amical. À ces mots, on peut ajouter un préfixe, qui précède la racine, ou un suffixe, qui suit la racine et termine le mot.

Le suffixe -cide désigne quelque chose qui tue ce que la racine du mot indique. Par exemple, un insecticide tue les insectes. Un homicide est un meurtre. Une guerre fratricide est une guerre meurtrière entre frères, dont le sens est généralement pris au figuré.

Aujourd’hui, vendredi, à 12 h 30, aura lieu à Trois-Rivières une manifestation organisée par la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), afin de sensibiliser la population au fléau des féminicides touchant le Québec. Ce sont 13 femmes qui, depuis le début de 2021, ont été assassinées par des hommes.

La marche prendra forme sous le thème À l’heure actuelle, la 14e est encore en vie. Agissons. Phrase choc, s’il en est une.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Un autre mot avec le suffixe -cide est génocide. Il désigne l’extermination d’un groupe de personnes ayant les mêmes origines ethniques ou religieuses.

Cette semaine, monseigneur Christian Lépine, archevêque de Montréal, a présenté ses excuses aux communautés autochtones canadiennes suite à la découverte des restes de 215 enfants autochtones dans un charnier de Kamloops, en Colombie-Britannique. Monseigneur Lépine n’a cependant pas été suivi par les autres membres de l’Église catholique, responsable du pensionnat dont il est question. L’application du terme génocide envers les peuples autochtones du Canada ne fait plus aucun doute. Le rapport de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées apporte clairement cette conclusion.

Assisterons-nous bientôt à d’autres macabres découvertes similaires ? Une chose est certaine, des recherches seront effectuées dans les autres pensionnats autochtones, où des disparitions ont été constatées, comme à Kamloops.

J’étais en début de carrière quand une élève, dans un cours de catéchèse, m’avait demandé en classe qui étaient les martyrs canadiens. Ils étaient huit, six jésuites et deux laïcs, élevés au rang de saints parce qu’ils avaient été assassinés par des peuples autochtones, il y a près de quatre siècles. J’éprouverais un certain malaise à répondre à cette question, aujourd’hui.


Dans le cours de musique

Découverte récente de ma conjointe, qui me suggère la pièce en #musiquebleue de cette semaine. L’artiste se nomme Elliot Maginot et est Montréalais d’origine. Il a d’abord diffusé ses compositions sur les réseaux sociaux, avant de passer quelques années à effectuer la tournée des bars et des petites salles de spectacles. Le 28 mai dernier, il lançait un premier album, Easy Morning, dont je vous propose la pièce-titre aujourd’hui.

Si la musique d’Elliot Maginot est classée dans le style pop indé, on y trouve également quelques notes de folk. Le son de la pièce Easy Morning n’est pas sans rappeler celui popularisé par Kate Bush, il y a quelques décennies. La voix de soprano de Maginot n’est pas étrangère à cette analogie.

Elliot Maginot – Easy Morning – Easy Morning – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Ma bonne nouvelle de cette semaine sera purement personnelle. Il reste deux journées d’enseignement à l’actuel calendrier scolaire, auxquelles s’ajoutent trois journées pédagogiques, et je pourrai enfin dire que plusieurs de mes collègues et moi aurons réussi à passer au travers cette satanée année COVID. Dans mon billet de la semaine dernière, je rendais hommage aux élèves pour les mêmes raisons. Cette semaine, c’est à tout le personnel scolaire que je lève mon chapeau.

Était-ce vraiment si difficile, se demandent encore certaines personnes ? Oui, je le confirme. En vingt-cinq ans de carrière, j’ai connu des moments émotivement très éprouvants, mais aucune année scolaire ne s’est avérée physiquement plus pénible que celle-ci. Porter le couvre-visage est une chose, mais enseigner des journées entières en parlant à travers cet objet, répéter plusieurs fois tout en haussant le volume de la voix pour espérer être mieux entendu, négocier avec les effets du confinement sur les élèves et les membres de leurs familles, tout ceci a contribué à rendre la fatigue quotidienne plus intense qu’elle ne se manifestait précédemment.

Bon nombre de collègues sont tombés ou tombées au combat, depuis septembre 2020, et bien peu ont jusqu’à présent réintégré leurs fonctions. Les cas d’épuisement professionnel sont très sévères.

Au-delà des vacances scolaires qui prendront leur envol au cours des prochains jours, il y a cette fierté d’avoir survécu à la mission, ceci mentionné en tout respect pour celles et ceux qui ont dû interrompre leur travail. Le repos sera quand même bienvenu.


Billet du 11 juin 2021 : Bravo à nos élèves !

Il ne reste qu’une petite semaine à l’actuelle année scolaire. Pour un enseignant de 6e année du primaire, c’est la période de pointe. Beaucoup plus qu’un début d’année, contrairement à la situation dans d’autres degrés. C’est le moment où on corrige les dernières évaluations et où on rédige les bulletins. C’est aussi celui où l’on confirme les classements au secondaire, tout en mettant à jour les dossiers des élèves.

Mais également, ce sont des heures travaillées à leur organiser un passage primaire-secondaire, incluant une célébration des finissantes et des finissants. On est loin d’une cérémonie à grand déploiement avec bal, mais ce départ de l’école primaire se doit d’être souligné. Les jeunes termineront dans les prochains jours une année particulière, marquée par des contraintes sanitaires qui sont venues leur compliquer la tâche et perturber leur quotidien au moins autant qu’à nous, membres du personnel scolaire. Ils méritent toute notre admiration.


Dans le cours de français

Pour un enseignant, il est très gratifiant de constater que ses élèves s’autocorrigent, parfois entre eux, mais qu’en fin de compte, on identifie toutes les erreurs dans un texte. Le député Enrico Ciccone a ainsi vu à apporter un correctif à sa propre publication, avant qu’un membre de la communauté Twitter ne lui en suggère deux autres.

#LeProfCorrige

Ici, euh… Je n’ai plus rien à mentionner !


Dans le cours de musique

Mes goûts musicaux sont généralement éloignés du rap et du hip-hop, mais j’aime bien FouKi. De même, je passe mes dimanches soirs à regarder Tout le monde en parle, plutôt que La voix, mais Alicia Moffet, une ancienne participante à l’émission dominicale de TVA, a su retenir mon attention avec son immense talent. Quand les deux s’unissent, le résultat s’avère très intéressant. Voici la chanson Ciel, en #musiquebleue. 

FouKi et Alicia Moffat – Ciel – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine


L’homme était un pur inconnu il y a à peine six mois. Son histoire a secoué le Québec entier, en février, quand après avoir été accusé de tentative de meurtre sur un policier et avoir passé six jours en détention, les autorités l’ont finalement libéré et ont admis avoir commis une erreur sur la personne. À l’époque, sa conjointe était enceinte, ce qui avait ajouté à l’émotion des Québécois.

Mardi, Mamadi Camara a partagé cette photo, accompagnée du commentaire « … et les nuits blanches débutèrent !! ».

Source : Twitter

Parions que les nuits blanches évoquées n’ont rien à voir avec celles injustement passées en détention. C’est un bonheur qui à lui seul peut faire oublier, du moins momentanément, de bien gros tracas.


Billet du 4 juin 2021 : L’astérisque et l’obélus

Les fins de printemps sont toujours plus agréables quand la fièvre des séries éliminatoires de la LNH se propage au Québec. La présence et, mentionnons-le, les surprenantes performances de l’équipe montréalaise haussent considérablement l’intensité de cette fièvre. La seule participation du club en séries avait déjà fait une bonne partie du travail. La spectaculaire remontée face aux Maple Leafs, qui a finalement conduit, contre toute attente, à l’élimination de ces derniers, a fait grimper la chaleur d’un autre cran.

La liesse s’est poursuivie avec la victoire contre Winnipeg, dans le premier affrontement de la ronde suivante. Et l’incident de fin de match, impliquant Jake Evans et Mark Scheifele, est venu ajouter une bûche de plus dans le poêle.

Lorsque j’ai vu Scheifele frapper Evans aussi violemment après le but marqué par ce dernier, je me suis immédiatement rappelé le coup vicieux donné par Dale Hunter à Pierre Turgeon, dans des circonstances similaires, en 1993. Hunter avait alors écopé de 21 matchs de suspension. Turgeon avait été sérieusement blessé sur la séquence, mais contrairement à Evans, pour qui on a dû avoir recours à la civière, il avait quitté la glace sur ses deux jambes.

Scheifele a quant à lui écopé de quatre matchs. Je souhaitais plus, mais je m’attendais à moins. Le hockey est le seul sport, autre que ceux de combat, où on peut se battre et demeurer au jeu. Et la LNH est la seule ligue professionnelle où on peut blesser délibérément un adversaire et s’en tirer à bon compte. Les sanctions sont ridicules au point où les joueurs ont commencé à se faire justice eux-mêmes, sur la glace. Les dangers de blessures supplémentaires sont évidents, mais il faut croire que ça fait vendre des billets.

C’est la raison pour laquelle j’aurais souhaité, réalistement, une suspension de six joutes à Scheifele. Ainsi, avec un maximum de six autres matchs à jouer dans une série quatre de sept, il aurait été certain de ne plus affronter le Tricolore cette année. Les joueurs des deux formations auraient alors pu se concentrer sur le hockey.


Dans le cours de mathématiques

Quelle est, selon vous, la réponse à l’équation suivante :

6 ÷ 2 (1 + 2) =

Personnellement, j’ai répondu 9. D’autres ont opté pour 1. Croyez-le ou non, ces deux réponses sont bonnes. 

La priorité des opérations requiert que l’on exécute la parenthèse en premier. (1 + 2) = 3. Mais ensuite, comme il ne reste qu’une division et une multiplication à l’équation, et que les deux disposent de la même priorité, j’aurais tendance à résoudre de gauche à droite. Ainsi, 

6 ÷ 2 (3) =

(6 ÷ 2) (3) =

(3) (3) = 9.

Mais voilà, il semble qu’aucune convention ne nous force à résoudre de gauche à droite lorsqu’une équation comprend plusieurs opérations disposant de la même priorité. Il devient donc tout aussi acceptable de faire

6 ÷ 2 (3) =

6 ÷ [2 (3)] =

6 ÷ [6] = 1.

Un ami m’a relayé une vidéo sur le sujet. Elle dure plus de 13 minutes, mais elle demeure très pertinente pour quiconque s’intéresse à la matière. On y apprend aussi que le symbole ÷, qu’on appelle obélus, ne devrait pas être utilisé. À remarquer également que dans 6 ÷ 2 (1 + 2) =, l’espace entre le premier 2 et la parenthèse implique une multiplication. Là encore, il semble qu’il faille éviter le symbole x. Par contre, le symbole *, ou astérisque, peut être employé en lieu et place de l’espace.

Je dépose la vidéo ici, libre à vous de la consulter !

Source : Mickaël Launay, YouTube

Dans le cours de mathématiques, deuxième période

Y a-t-il des adeptes de la numérologie dans la classe ? Voici ce que le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, publiait sur Twitter lundi dernier, quelques heures avant que le Canadien de Montréal n’élimine les Maple Leafs de Toronto par la marque de 3 à 1 :

J’espère qu’il s’est pris un 6/49.


Dans le cours de musique

Des gens aux carrières bien établies qui décident de se réunir pour travailler ensemble sur un projet, on en retrouve abondamment dans le monde de l’éducation, comme dans plusieurs autres domaines. C’est précisément ce qui a donné naissance au groupe Bon Enfant. C’est pour moi très agréable d’entendre des accents québécois sur un son rock britannique des années 1970. C’est une modernité qui évoque un retour dans le temps des plus rafraîchissants. Alors que j’allais vous proposer le titre Magie, tiré de leur seul album à ce jour, voilà que le quintette m’a fait la surprise de publier un nouveau simple, vendredi dernier. La pièce s’intitule Ciel bleu et la voici, en #musiquebleue !

Bon Enfant – Ciel bleu – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Vous me pardonnerez d’y aller avec un choix sentimental, cette semaine, puisqu’il me rappelle une expérience personnelle. Un couple des Laurentides promenait ses deux chiennes, lorsque l’une d’elles a flairé des chevreuils et a échappé à ses maîtres, avant de s’évader en forêt. Incapables de repérer l’animal, les propriétaires se sont lancés dans des recherches intensives. Publiant des avis et frappant aux portes, le couple est tombé par hasard sur un ex-militaire, spécialisé en traque de personnes disparues. Celui-ci, également dresseur de chiens, est venu à leur secours et les a aidés à retrouver la fugitive, après 25 jours de fuite, à plus de 40 km de leur résidence.

Lisez l’histoire en détails, telle que rapportée dans La Presse.

J’ai moi-même vécu une histoire de fugue animale, il y a quelques années, quand ma vieille chatte, âgée alors de 14 ans, avait fui la maison par une porte qu’on avait malencontreusement laissée ouverte. Nos recherches nous avaient permis de la retrouver saine et sauve, une dizaine de jours plus tard. Je me souviendrai toujours de l’appel téléphonique qui avait d’abord suscité l’espoir, avant de confirmer les heureuses retrouvailles.

De telles histoires me rappellent que des gens ont eu la chance de retrouver vivants et en bonne santé des proches portés disparus. Conserver un bon moral joue un rôle important dans l’énergie que l’on investit dans les recherches. Et ce bon moral est stimulé par l’espoir que l’on garde.