Billet du 29 janvier 2021 : Quand l’amour grince

Je me suis interrogé toute la semaine. Parmi les questions que je me posais, plusieurs sont demeurées sans réponse, mais une a trouvé la sienne. Le gouvernement du Québec épongera finalement les déficits des centres de services scolaires (anciennement les commissions scolaires) découlant de la pandémie de Covid-19. Les chiffres évoquent un déficit total de 45,4 millions $, pour la dernière année seulement, cumulé par près de la moitié des centres de services scolaires, notamment pour de l’achat d’équipement de protection individuelle (masques, visières, lunettes, etc.), de désinfectant et de matériel pour adapter les locaux aux mesures sanitaires. Je suis soulagé de constater que les centres de services n’auront pas à assumer cette responsabilité.

Parmi mes autres questions, le baseball majeur aurait-il dû admettre l’ex-lanceur Curt Schilling en son Temple de la renommée ? Si on se fie à ses performances sur le terrain, réalisées sans consommation de substances illicites, oui. Mais son après-carrière, teintée de propos racistes, homophobes, d’incitation à la violence et de promotion des politiques d’extrême droite est venue ternir son image. Dans le doute, on a préféré s’abstenir. Il lui fallait obtenir 75% de votes de la part des chroniqueurs de baseball, il en a obtenu 71%. En ces temps où il faut montrer patte blanche partout, la MLB pousse probablement un grand soupir de soulagement. Et pour les conséquences qu’auraient pu avoir une décision contraire, je la comprends. Mais durant 20 saisons au monticule, les performances et les comportements de Schilling sont demeurés irréprochables. Où doit-on tracer la ligne entre la personne et l’athlète ? Et surtout, que devra-t-on faire si on révèle des positions similaires adoptées par d’autres joueurs déjà admis au Temple de la renommée ?

Finalement, je me suis demandé à quoi Julie Payette pouvait bien penser, cette semaine. Plusieurs hypothèses me sont venues en tête, et j’admets qu’une ou deux d’entre elles m’ont fait sourire !


Dans le cours de français

Dans le cadre du spécial du Jour de l’An de l’émission En direct de l’univers, l’animatrice France Beaudoin a demandé à ses invités de s’exprimer sur ce que la Covid-19 ne parviendra pas à vaincre. Du fond du coeur, la comédienne Louise Latraverse s’est exclamée « L’AMOUR, CRISSE ! ».

Le cri du coeur a été récupéré et des produits dérivés, dont les profits des ventes seront versés à un organisme venant en aide aux femmes victimes de violence conjugale, ont rapidement été mis en marché. Jusqu’ici, je salue la démarche. La cause est noble et il faut profiter de l’élan pour la soutenir.

Là où je vois un problème, c’est avec l’inscription telle que libellée :

Source

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire « L’amour, crisse ! », avec une virgule après L’amour et un point d’exclamation en finale, et non « L’amour crisse ». Ceci, bien entendu, en admettant qu’on ferme les yeux sur l’orthographe du juron crisse. Le point d’exclamation, d’abord, replace cette expression dans son contexte d’exclamation.

Quant à la virgule, elle est essentielle pour séparer deux propositions très indépendantes. Sans la virgule, crisse devient un verbe et L’amour son sujet. Et quelle est la définition du verbe crisser ? Selon le Larousse, c’est « Produire un bruit aigu et désagréable sous l’effet d’un frottement ; grincer ».

Et cela va définitivement à l’encontre du message qu’a lancé Madame Latraverse.

(En passant, si t-shirt est accepté en français, il en est tout autrement de hoodie)


Dans le cours de français, deuxième période

Je me suis délecté de la lecture d’une chronique signée Alexandre Pratt, samedi. Enfin, quelqu’un prend le temps de souligner le travail des commentateurs et analystes sportifs québécois dans la promotion et l’enrichissement des expressions françaises. L’héritage de René Lecavalier est particulièrement bien servi par le personnel de la station RDS, tous sports confondus. Pratt reprend plusieurs exemples et mentionne le travail acharné d’un grand nombre de journalistes et ex-athlètes dans leur exercice de francisation du langage sportif. Martin McGuire, la voix du Canadien de Montréal au réseau des stations du groupe Cogeco, reçoit également sa part d’éloges.

Seul bémol, on égratigne quelque peu l’équipe de TVA Sports. On explique les propos peu orthodoxes, mais rendus dans une « langue raffinée », de Frédéric Lord à la description des matchs de soccer. Également, le billet s’en prend indirectement au fameux « Et compte ! » de Félix Séguin, lorsqu’il décrit un but au hockey. Citant Pierre Houde, Alexandre Pratt mentionne que René Lecavalier regrettait d’avoir popularisé cette expression, expliquant qu’on peut compter des objets, qu’on peut compter sur quelqu’un, mais qu’on ne peut pas compter un but. C’est la raison pour laquelle lors de ses dernières années au micro, le célèbre descripteur des joutes présentées à La Soirée du hockey avait remplacé son « Il lance et compte ! » par « Le tir et le but ! », repris par presque tous ses successeurs.

Finalement, l’auteur de la chronique lance un appel au public pour franciser quelques nouvelles et moins nouvelles expressions n’ayant pas trouvé d’équivalences pertinentes dans la langue de Molière. J’y réfléchis !


Dans le cours de musique

C’est dimanche dernier que j’ai entendu pour la première fois la pièce Pale Mal. Depuis, le ver d’oreille est omniprésent dans ma tête. Interprétée par le Montréalais d’adoption Fwonte, la chanson figure sur l’album Migration, du Montréalais d’origine Ghislain Poirier. Une #musiquebleue au son caribéen en ce froid vendredi.

#musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est un de mes élèves qui m’a suggéré cette bonne nouvelle, cette semaine. Selon un reportage diffusé au Téléjournal de Radio-Canada, lundi, les cas de rhume, de gastro et autres virus ont considérablement diminué dans les écoles, durant cette année scolaire. Il est clair que le port du couvre-visage et le lavage de mains plusieurs fois par jour produit ses effets.

Suite à la présentation de ce reportage en classe par mon élève, j’ai questionné le groupe pour obtenir ses réactions. Je possédais déjà un très bon indice, le taux d’absentéisme étant particulièrement bas, cette année. Les élèves ont spontanément admis que le reportage reflétait leur réalité ! Sur vingt-quatre élèves, huit ont mentionné avoir eu un rhume au cours des derniers mois et un a souffert d’une gastro. Les autres, rien ! Leur enseignant non plus. Et personne n’a subi plus d’un épisode.

Bien sûr, et cela est mentionné dans le reportage, il faut contracter périodiquement certains virus pour renforcer son système immunitaire. Mais de savoir qu’on peut en contrôler la fréquence, et surtout d’en prendre une pause, permet de penser que certaines mesures auxquelles nous nous habituons graduellement s’implanteront peut-être pour un terme plus long que prévu.


Billet du 22 janvier 2021 : Une pause attendue

Hier, le premier ministre François Legault s’est quelque peu avancé sur sa position quant à l’annulation ou non de la semaine de relâche scolaire. Il a mentionné vouloir respecter la convention collective, ce qui laisse prévoir qu’il optera pour le maintien du congé printanier. C’est la bonne décision à prendre.

L’annulation est surtout promue par des animateurs d’une station radiophonique montréalaise, qui mentionnent y voir une occasion d’ainsi restreindre considérablement les voyages à l’étranger et de compenser partiellement, pour les élèves, les apprentissages ralentis par les confinements. J’admets que si je ne connaissais pas si bien la réalité du milieu de l’éducation, ces arguments m’apparaîtraient intéressants. Mais la réalité, pour plusieurs raisons, suggère autre chose.

D’abord, il faut vivre la situation dans les écoles pour réaliser à quel point tant les élèves que le personnel sont à bout de souffle. On prétend que tout ce beau monde s’est reposé de mars à septembre, rien n’est plus faux. Déjà, au début du premier confinement, plusieurs enseignants, j’en suis, ont entrepris des contacts académiques à distance avec leurs élèves. Deux semaines plus tard, et jusqu’à la fin du mois de juin, une forte majorité d’enseignants ont emboîté le pas, malgré le manque de ressources matérielles. À travers tout cela, les élèves apprenaient une nouvelle façon d’apprendre.

Depuis septembre, le travail s’accomplit presque normalement, malgré des mesures sanitaires qui bousculent nos horaires et augmentent considérablement la tâche de tout le personnel. Et sincèrement, dans un milieu où les échanges verbaux sont omniprésents et essentiels, le port du couvre-visage par tous rend l’exercice épuisant. La pause sera donc bienvenue tant pour les élèves que pour le personnel, avant d’entreprendre les treize ou quatorze dernières semaines de l’année scolaire.

Ensuite, a-t-on pensé aux stations de ski ? Déjà privées d’une part importante de leur clientèle, la perte de leur semaine la plus lucrative de la saison risque de causer un tort irréparable à plusieurs d’entre elles et à un secteur de l’économie québécoise.

La plupart des gens l’ignorent, mais la semaine de relâche n’est pas rémunérée pour les enseignants. Bien sûr, l’étalement de notre salaire sur 26 périodes de paie nous assure un revenu régulier, mais je me demande quel argument, en période de négociation de convention collective de surcroît, serait assez solide pour nous convaincre d’aller enseigner bénévolement durant la première semaine de mars.

Ajoutez à cela la pénurie d’enseignants. Il y a une dizaine d’années, près du quart (24%) des nouveaux enseignants quittaient la profession après cinq années ou moins. J’ignore les statistiques plus récentes à ce niveau, mais ce que je sais, c’est que les arrêts de travail pour maladie sont plus nombreux et se comptent maintenant en mois et en années avant le retour au travail, lorsque retour il y a. Je constate également l’importante baisse d’inscriptions dans les facultés d’éducation des universités québécoises. La relève n’est pas au rendez-vous. Chaque décision allant à l’encontre des bonnes conditions de travail revêt donc une grande importance, qui s’avère néfaste pour le recrutement.

La transformation de la première semaine de mars en jours d’école aurait-elle un impact positif sur les apprentissages des élèves ? Dans ce contexte, je doute qu’il soit important, s’il s’avère. Mon expérience me dicte également que le taux d’absentéisme risque d’être élevé. Quant à l’autre argument, celui de restreindre les voyages à l’étranger, plusieurs autres outils s’offrent à nos deux gouvernements. Le Nouveau-Brunswick n’a pas eu besoin du fédéral pour fermer ses frontières. Imposer une quarantaine dans un endroit défini et surveillé, aux frais du voyageur, est aussi une solution envisageable et qui se voit ailleurs.

Parce qu’entre vous et moi, si l’annulation de la semaine de relâche scolaire permettait effectivement de restreindre la quantité de voyages familiaux pour des gens de la classe moyenne, aurait-elle le même impact chez d’autres, comme certains élus avides de soleil et de plages, par exemple ? Je serais curieux d’entendre la réponse d’un des animateurs de la station de radio montréalaise qui a lancé cette suggestion.


Dans le cours d’éducation physique

L’apprentissage de la vie en société trouve une grande place à travers les cours d’éducation physique, à l’école. Très jeune, on y apprend le partage de l’équipement, l’entraide, le jeu de groupe. On y apprend à bien gagner, en respectant l’adversaire et en saluant sa performance. De la même manière, on y apprend aussi qu’être bon perdant, ce n’est pas d’aimer perdre, mais de reconnaître que l’autre a livré une joute légitime qui l’a conduit vers une victoire méritée.

Mercredi, la journaliste Weijia Jiang, correspondante à la Maison-Blanche pour CBS News, a relayé sur son compte Twitter le texte du discours d’adieu de Donald Trump, tel que remis à la presse américaine. Selon ce texte, le président défait devait pour la première fois nommer le président élu Joe Biden et sa vice-présidente Kamala Harris, leur souhaitant bon succès dans leur travail pour garder le pays fort, prospère et libre. De toute évidence, Trump a sauté cette ligne dans son discours.

Je me demande quels étaient les résultats du petit Donald dans ses cours d’éducation physique, à l’école élémentaire.


Et je cite :

« En rejoignant l’Accord de Paris sur le climat, le président Biden confirme qu’il est plus préoccupé par les intérêts des citoyens de Paris que par les emplois des citoyens de Pittsburgh. »

Ted Cruz, sénateur du Texas, le 20 janvier 2021

Si vous pensez que ces propos du sénateur Cruz auraient peut-être été mal rapportés ou mal traduits, je vous invite à en consulter la source.


Dans le cours de musique… et de français

Voici une #musiquebleue toute particulière, cette semaine. Une #musiquebleue où la musique est accessoire, où les paroles se dressent à l’avant-scène. David Goudreault est travailleur social, écrivain et poète. Il y a dix ans, il est devenu le premier Québécois à remporter la Coupe du monde de poésie, à Paris. Deux autres allaient suivre, en 2013 et 2016. Donnant dans le slam, David Goudreault revendique quatre albums. Son dernier, Le nouveau matériel, a vu le jour en décembre. Pour la pièce Mémoires, extraite de cet album, l’artiste s’est adjoint la belle et puissante voix de Luce Dufault, ainsi que le talent de la comédienne Francine Ruel pour incarner le personnage central d’un vidéoclip des plus touchants.

Mémoires, de David Goudreault, tiré de l’album Le nouveau matériel.

La bonne nouvelle de cette semaine

Il y a plusieurs façons de répandre le bien autour de soi. Un dénommé Donald Hargray a su le faire avec brio. Après l’importante accumulation de neige de samedi dernier, l’homme de 65 ans s’est rendu dans le stationnement de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme pour déneiger les automobiles du personnel de l’endroit. Au total, ce sont plus de 180 travailleuses et travailleurs de la santé qui ont pu quitter leur lieu de travail sans avoir à se préoccuper de cette tâche, Monsieur Hargray étant passé le faire à la fin de deux quarts de travail.

Au total, il en aura coûté quelques heures de travail et aucune implication pécuniaire. Mais surtout, le temps investi a rapporté joie et soulagement à plusieurs dizaines de personnes.


Billet du 15 janvier 2021 : Coup de foot

L’Impact de Montréal est mort, vive le Club de foot Montréal !

Vous aimez le nouveau nom ? Moi, je le trouve intéressant. Vous aimez la nouvelle signature graphique de l’équipe ? Là, je m’interroge.

D’abord, le nom. Sachant que l’équipe s’apprêtait à le changer, j’ai eu très peur qu’on nous arrive avec le FC Montréal, FC pour Football Club, en anglais. Plusieurs équipes francophones, notamment en France et au Québec, ont d’ailleurs adopté l’appellation FC, que je trouve inconvenable. Le nom de CF Montréal, en français, convient beaucoup mieux à la réalité québécoise.

Maintenant, pourquoi foot plutôt que football ? Football est accepté dans les dictionnaires français, alors que foot est son diminutif familier. Par contre, foot est une expression grandement utilisée en France et dans la plupart des pays francophones pour désigner ce sport. Et surtout, foot permettra une nette distinction avec le football mieux connu en Amérique du Nord, qui se joue avec un ballon ovoïde sur un terrain de 100 ou de 110 verges. Pourquoi pas Club de soccer, alors ? Pour adopter une appellation internationale, selon ce qu’a mentionné l’équipe. J’adhère à cette explication.

Quant au nouveau logo, j’aime les couleurs. Que le M désignant Montréal apparaisse en plusieurs exemplaires est correct. Mais d’accoler un flocon de neige à un sport qui se joue sur gazon m’apparaît aussi incongru que d’incorporer de l’herbe et des fleurs à un graphisme illustrant du ski alpin ou du bobsleigh. Et les flèches qui rappellent étrangement l’ancienne image du métro de Montréal sont effectivement, selon les explications fournies, un clin-d’oeil au métro de Montréal. Pourquoi, exactement ? Je me le demande.

Quoi qu’il en soit, l’organisation s’est montrée audacieuse et a osé des changements importants à son identité, alors que rien ne l’exigeait. Souhaitons maintenant des résultats positifs sur le terrain.


Dans le cours de français

La lecture a la cote, durant cette pandémie. Selon un article publié dans La Presse+, mercredi, les librairies indépendantes québécoises ont connu une hausse de leurs ventes de 5,2%, en 2020, malgré une baisse de 12% des achats des bibliothèques municipales et scolaires. On évalue donc à 18% la hausse des ventes au grand public, ventes effectuées principalement en ligne.

Autre élément intéressant, les livres publiés chez les éditeurs québécois ont connu une hausse des ventes de 6,8%, comparativement à 3,1% pour les publications des éditeurs étrangers.

Si l’industrie du spectacle souffre en raison du confinement, on peut au moins se réjouir de voir un élément de notre culture en tirer profit.


Dans le cours de français, deuxième période

Il y a un peu plus de deux ans, avec #LeProfCorrige, j’ai suggéré ma façon très personnelle de dénoncer le manque de rigueur des personnalités politiques dans leur traitement du français écrit. Mais lorsqu’un tel laxisme émane directement d’une publication gouvernementale, l’affaire mérite une dénonciation générale.

Voici une capture d’écran de l’alerte qui a été envoyée sur les téléphones cellulaires québécois, samedi dernier, pour annoncer le début du couvre-feu décrété par les autorités :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire «Restez à la maison et respectez le couvre-feu…», avec le verbe respecter à la 2e personne du pluriel du présent de l’impératif, plutôt que «Restez à la maison et respecter le couvre-feu…». C’est une faute inacceptable qui aurait dû être décelée dans une relecture, avant diffusion.


Dans le cours de musique

Né d’une mère japonaise et d’un père français, Soran a grandi à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal. S’intéressant dès son enfance à différents courants musicaux, il a appris de façon autodidacte à jouer de plusieurs instruments, avant de composer ses propres chansons. D’abord diffusées sur ses comptes personnels dans les réseaux sociaux, les chansons de Soran ont ensuite été entendues dans les couloirs des stations du métro de Montréal, où il se rendait les interpréter. C’est là qu’une collaboratrice à l’émission La Voix l’a remarqué et convaincu de s’inscrire à l’édition 2016. Il se rendra en quarts de finale.

En #musiquebleue cette semaine, voici la chanson Until The Day I Die, écrite et composée en hommage à sa mère.


La bonne nouvelle de cette semaine

Katalin Karikó, le nom vous dit quelque chose ? Si vous oeuvrez dans le domaine scientifique, probablement. Pour les autres, dont je fais partie, elle est une chercheuse américano-hongroise qui, il y a une trentaine d’années, a avancé l’idée de la thérapie génique basée sur l’ARN messager. La communauté scientifique, qui ne jurait alors que par le développement des recherches sur l’ADN, l’a décriée jusqu’à ce qu’elle obtienne ses premiers bons résultats, au milieu des années 2000. Toutefois, même si la critique s’était estompée, on était encore loin de l’affluence aux portes de son laboratoire pour lui offrir les subventions nécessaires à l’accélération du développement de ses recherches. Elle a tout de même persévéré, ayant fait de l’ARN messager son projet de carrière.

Embauchée chez BioNTech en 2013, c’est à son expertise qu’on a fait appel pour le développement du vaccin contre la Covid-19, qui est ainsi devenu le premier vaccin conçu avec la technique de l’ARN messager. La persévérance de Katalin Karikó l’inscrit finalement sur la liste des prix Nobel potentiels, en compagnie de son collègue Drew Weissman.

Et pour ajouter une excellente nouvelle à cette belle histoire, Katalin Karikó est d’avis qu’avec l’actuelle vaccination contre la Covid, une vie normale devrait reprendre dès l’été 2021. Si cela s’avère, il faudra plus qu’un Nobel pour exprimer la reconnaissance de la population mondiale envers Madame Karikó.


Billet du 8 janvier 2021 : Un départ sur les chapeaux de roues

L’année 2021 n’est vieille que d’une semaine que, déjà, elle nous étourdit. À la blague, Simon-Olivier Fecteau écrivait sur Twitter, mercredi, qu’après six jours en 2021, il disposait de suffisamment de matériel pour écrire le prochain Bye bye. À elle seule, cette journée de mercredi a marqué l’actualité pour longtemps. Le couvre-feu imposé par le gouvernement du Québec et l’invasion du Capitole à Washington ont monopolisé presque l’intégralité des bulletins de nouvelles et des fils d’information. Ceci est sans compter l’appel téléphonique particulier du président américain au secrétaire d’État de la Géorgie.

Que retiendrons-nous de tout cela l’an prochain, à pareille date ?


Dans le cours d’univers social

Pour la première fois de son histoire, le Québec se voit imposer un couvre-feu. Ainsi, dès demain, et au moins jusqu’au 9 février, toute personne trouvée hors de chez elle entre 20:00 et 5:00 le lendemain devra se justifier et risquera une amende variant entre 1 000 $ et 6 000 $ en cas de justification insuffisante. Si cette mesure soulève des interrogations chez plusieurs, j’admets n’être aucunement étonné. Selon un sondage Léger, près d’un Canadien sur deux (48%) a rendu visite à des membres de sa famille vivant dans une autre bulle, durant le dernier temps des Fêtes.

L’étude ne mentionne pas les chiffres pour le Québec uniquement, mais on peut supposer, à la lumière des statistiques canadiennes, que les règles y ont également été transgressées au-delà du raisonnable. À partir de là, il devenait plus facile de les faire appliquer avec une mesure comme un couvre-feu qu’en demandant aux forces de l’ordre de frapper aux portes pour trouver les rassemblements illégaux. Ainsi, une personne devra se justifier non pas si elle se trouve ailleurs, mais dès qu’elle n’est pas chez elle, même sur la voie publique. Et les dernières statistiques québécoises montrent que si les aînés sont encore les plus durement touchés par le virus, celui-ci atteint les plus jeunes dans une beaucoup plus grande proportion qu’il ne le faisait lors de la première vague.

Ces plus jeunes sont possiblement plus enclins à se trouver à l’extérieur en soirée et ainsi hausser les risques de propagation.

Maintenant, il s’agit là d’une interprétation de ma part. Comme l’a mentionné le Docteur Arruda, aucune donnée scientifique ne vient pour le moment confirmer l’efficacité d’un couvre-feu. Je suis toutefois porté à faire confiance aux gens qui ont avancé cette solution. En autant qu’ils sachent reculer advenant l’absence de résultats tangibles.


Dans le cours d’univers social, deuxième période

L’autre nouvelle me laisse sans mots. Presque tout a été dit sur l’insurrection de mercredi, à Washington.

Où se situent les États-Unis dans la liste des plus grandes puissances économiques, militaires et nucléaires au monde ? En tête ou tout près. Cette grande puissance a maintenant acquis le statut de risée mondiale. Après avoir incité ses ouailles à commettre ce saccage et cet affront à la démocratie, par pur narcissisme, Donald Trump a maintenant officiellement du sang sur les mains. Au moment où j’écris ces lignes, cinq personnes ont trouvé la mort dans ce soulèvement.

Au-delà des tractations pour le destituer et le priver de ses derniers jours de mandat présidentiel, une question se pose : qu’allons-nous retenir de ces événements ? Le despotisme du 45e président ou la date du 6 janvier 2021 ? Le fait de tout lier à l’individu fermera le chapitre dès qu’il aura quitté ses fonctions. Par contre, si ses disciples poursuivent la « mission », le 6 janvier 2021 risque de passer à l’histoire comme d’autres dates célèbres qui ont secoué le monde.

Sur la photo de gauche, des manifestants pro-Trump qui ont facilement pu pénétrer dans l’enceinte du Capitole, mercredi. Sur la photo de droite, l’escalier à l’extérieur de ce même Capitole, en juin dernier, lors de la manifestation Black Lives Matter. Le traitement est nettement différent, selon les groupes impliqués, la garde nationale ayant été appelée d’avance en juin et beaucoup trop tard cette semaine.


Et je cite :

« C’est lui qui a causé la double défaite républicaine en Georgie, mais il se fout de la Georgie, il se fout du pays, il s’occupe de Donald J. Trump. »

Michael Ian Krauss, professeur de droit à l’Université George Mason, à propos de Donald Trump, le 6 janvier 2021

Dans le cours de français

Je l’ai mentionné plusieurs fois et je le répète, la plupart des fautes d’orthographe ou de grammaire que je dénonce et que je corrige dans les pages de mon blogue sont dues à un laxisme dans la révision de la publication. Quand il s’agit d’un grand média, c’est d’autant plus déplorable. Vendredi dernier, j’ai lu cet article sur lapresse.ca. Le dernier paragraphe en contient une belle, qui n’est toujours pas corrigée, une semaine plus tard.

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire «…les tribunaux ont systématiquement rejeté les recours…», et non «…les tribunaux ont systématiquement rejetés les recours…». Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le complément direct seulement si celui-ci est placé avant le verbe. Dans ce cas-ci, le complément direct (les recours du président) est placé après le verbe. Le participe passé rejeté demeure donc invariable.

En voulez-vous une autre ? Celle-ci vient du compte Twitter du sondeur Jean-Marc Léger.

#LeProfCorrige, encore

Ici, les verbes infecter et tuer n’ont aucune raison d’être conjugués au pluriel. Ils s’accordent avec pandémie, qui est au singulier. On aurait donc dû lire « Pendant que la pandémie infecte plus de 200 000 personnes par jour et en tue 3 000, …», sans les virgules dans les nombres. Les virgules dans les nombres entiers, c’est la façon anglaise de les écrire.


Dans le cours de musique

Un peu de musique baroque pour commencer l’année ? Le trio montréalais Les Barocudas a lancé en octobre l’album La Peste, regroupant neuf extraits d’oeuvres de compositeurs moins connus que les Bach, Vivaldi ou Albinoni. L’album est disponible sur toutes les plateformes, ainsi que chez les disquaires, mais on peut l’écouter en entier sur la chaîne YouTube de la violoniste du groupe.

Avec Marie Nadeau-Tremblay au violon, Nathan Mondry au clavecin et Ryan Gallagher à la viole de gambe, voici en #musiquebleue Sonatae unarum fidium seu (Excerpts) : No. 3, du compositeur autrichien Johann Heinrich Schmelzer.


La bonne nouvelle de cette semaine

On reste dans la musique classique. La nouvelle est tombée hier, Rafael Payare, 40 ans, succédera à Kent Nagano à titre de directeur musical de l’Orchestre symphonique de Montréal. Depuis l’annonce du départ du maestro Nagano, je souhaitais l’arrivée d’un successeur qui poursuivrait son travail de démocratisation de l’OSM. Son style un peu excentrique n’est pas sans rappeler celui de Yannick Nézet-Séguin à ses débuts avec l’Orchestre métropolitain.

Rafael Payare a déjà dirigé l’OSM à quelques reprises, à titre de chef invité. Il le fera une fois de plus dimanche après-midi, lors d’un concert gratuit sur Facebook Live, alors qu’il dirigera la 1re Symphonie de Brahms.


Billet du 1er janvier 2021 : Journal de vacances des Fêtes (2 de 2)

Au revoir 2020. Très sincèrement, je te remercie pour ce que tu as su nous apporter. Malgré tout ce que l’on dit sur toi, nous nous souviendrons toujours de toi. Comme on se souvient de 1929, de 1945, de 1968, de 1970 ou de 2001. Des années marquantes, où tout le monde a dû sortir de sa zone de confort, mais où tout le monde a appris à se serrer les coudes, voire à s’entraider. Même si tu entends qu’on voudrait t’oublier, rassure-toi : dans 20 ans, dans 50 ans, dans 100 ans, les cours d’histoire transmettront toujours les leçons que tu nous as inculquées.

Ma gratitude serait peut-être différente si je n’avais pas retenu la morale de cette magnifique histoire, lue il y a 25 ans, celle de L’Alchimiste, écrite par Paulo Coelho. La quête de la beauté et du bonheur peut nous mener loin et remplir notre bagage d’une multitude de richesses quelconques, mais qui n’ont rien à voir avec l’objet de notre quête. Ce qui fait qu’on en revient souvent bredouille. Pourtant, la beauté et le bonheur se trouvent souvent enfouis quelque part autour de nous, sous notre nez. C’est cette recherche à proximité que tu nous as donné l’occasion de faire, 2020. Et dans mon cas, plusieurs belles découvertes liées à ma quête sont venues avec.

Tu as aussi rétabli un certain équilibre entre les classes sociales. Quand on est confiné chez soi, certains bien nantis deviennent démunis, et vice-versa. Tu t’es amusée avec la puissance, la faisant changer de voie et la faisant changer de voix. Aurais-je pu penser, il y a un an à peine, qu’on aurait porté aux nues les préposés aux bénéficiaires et les infirmières encore plus que les médecins ? Au point où ces derniers se feraient carrément demander par les autorités gouvernementales de faire le travail des deux autres ? Que des policiers se retrouveraient en prison pour des gestes graves à connotation raciste ? Qu’un élu serait exclu du caucus de son parti pour avoir pris un verre avec des amis ? Qu’un tribunal populaire puisse te faire perdre ta liberté même si un tribunal judiciaire t’a épargné la prison ? Que des personnalités politiques devraient s’excuser, ou à tout le moins se justifier, d’avoir voyagé vers le Sud ?

Bien sûr, tu nous as physiquement isolés. Mais le grand Yvon Deschamps n’a-t-il pas déjà démontré que C’est tout seul qu’on est l’plus nombreux ? Jamais si peu de gens n’ont franchi la porte de ma demeure que durant ton règne, 2020. Mais grâce à Zoom, Teams et Google Meet, jamais autant de monde n’y est également entré. En 25 ans dans l’enseignement, jamais un de mes élèves n’avait vu les murs de ma maison. Cette année, tous mes élèves les ont vus. À distance, j’ai pu voir, parler et trinquer avec des amis et des collègues. J’ai même assisté à un mariage et à la noce qui s’en est suivi, à partir de ma salle à manger. Sans compter que mes enfants, qui se confinaient eux-mêmes depuis des lustres, ont voulu cesser de le faire à partir du moment où ils y ont été contraints. À défaut de pouvoir sortir dans les lieux publics, ils ont redécouvert les pièces communes de la maison, au plus grand bonheur de leur mère et du mien.

Je n’ai jamais été heureux ou triste de voir partir une année. Tu ne fais pas exception, chère 2020. Ton mandat de 366 jours s’est terminé il y a quelques heures, je te salue et j’accueille avec joie ta successeure, comme je t’avais accueillie il y a un an, comme je l’avais fait aussi pour toutes tes prédécesseures. Comme certains entraîneurs sportifs, tu as souvent été dure, mais tu as su faire ressortir le meilleur de tes joueurs. Encore une fois, au revoir et merci.


La bonne orthographe

Doit-on écrire jour de l’an avec des majuscules ? Si oui, où doit-on les mettre ? À jour ? À an ? Aux deux ?

D’abord, la règle générale précise qu’on doit mettre une lettre majuscule au début du nom spécifique. Jour et an sont tous les deux des noms. Lequel est plus spécifique que l’autre ? Il faut y aller avec an, qui précise ce qu’on célèbre. On devrait donc écrire jour de l’An, et c’est l’orthographe que j’emploie personnellement.

Toutefois, la langue française accepte également les combinaisons Jour de l’an, Jour de l’An et même jour de l’an, avec des minuscules partout.

Qu’en est-il alors de NOUVEL AN et de PREMIER DE L’AN ? Dans le premier cas, il faut écrire Nouvel An, avec des majuscules aux deux mots, car an est le nom spécifique et nouvel est un adjectif qui le précède. On écrit donc le Nouvel An, mais on écrirait l’An nouveau. Quant au second cas, il faut écrire Premier de l’an, étant donné que premier est le nom spécifique et que de l’an lui sert de complément.

Compliquée, cette règle ? Un peu, mais on finit par bien la retenir !


Droit dans les yeux

Le décès de Derek Aucoin, annoncé dimanche dernier, m’a beaucoup attristé. Il a été pour moi ce genre de personne que la vie met sur notre chemin à différentes époques. Il est entré à l’âge de 12 ans au Collège Saint-Sacrement, où j’étudiais depuis quelques années. Le Collège offrait un camp d’automne, qu’on appelait les classes rouges, à ses élèves de première et de cinquième secondaires. J’ai fait partie de l’équipe de moniteurs qui animaient les classes rouges de la cohorte de Derek, à son entrée en secondaire 1.

Deux choses m’avaient frappé chez lui. D’abord, son extrême gentillesse. En deux cohortes d’animation, il est le seul élève à être venu me remercier à la fin du camp. C’est là un trait de caractère qu’il a conservé tout au long de sa vie. On n’a d’ailleurs pas manqué de souligner cette gratitude qui le caractérisait, au cours des dernières années. Ensuite, il se distinguait déjà physiquement des autres par sa grande taille. À 12 ans, il faisait 1,78 m, ce qui m’a permis de garder la tête bien droite pour le regarder dans les yeux lorsqu’il est venu me serrer la main.

Impliqué également dans le baseball, comme joueur et comme officiel, je l’ai revu sur un terrain quelques années plus tard. Il était le lanceur partant de l’équipe midget de Boisbriand, lors d’un match durant lequel j’officiais derrière le marbre. Il m’a fallu des années avant de revoir une balle rapide avec autant de vélocité dans le baseball amateur.

Je fais partie des chanceux qui ont pu le voir dans l’uniforme des Expos, en mai 1996, lors d’un match contre les Dodgers de Los Angeles, au Stade Olympique de Montréal. Son séjour dans le baseball majeur a duré moins d’une semaine. Je l’ai finalement croisé à plusieurs occasions au cours des 15 dernières années, comme journaliste et comme père d’un jeune joueur de baseball, alors qu’il redonnait aux plus jeunes ce que la vie lui avait donné.

Il a d’ailleurs su marquer mon fils qui, à l’âge de 9 ans, avait participé à son camp de baseball. Le géant de plus de 2 m lui avait tendu la main et mon fils, plutôt intimidé, avait présenté la sienne d’une manière assez fuyante. Derek avait insisté pour une reprise en lui disant : « Tu dois donner une poignée de main franche, en serrant juste assez et en me regardant dans les yeux ». Paroles qu’il lui avait rappelées à la fin du camp, en l’appelant par son prénom.

Derek Aucoin enseignant aux jeunes, en juillet 2012, là où tout a commencé pour lui, au parc qui porte son nom, à Boisbriand.

Franchise, dévouement et gratitude. C’est ce que je retiendrai toujours de Derek Aucoin.


Lecture de vacances

Ce n’est pas un livre que je suggère, cette semaine, mais une entrevue réalisée avec l’anthropologue Serge Bouchard, diffusée sur radio-canada.ca. Monsieur Bouchard apporte un éclairage nouveau ou une prise de vue sous un autre angle à plusieurs dossiers d’actualité. Pour lui, la pandémie actuelle est une façon pour la nature de reprendre ses droits. Sans la nommer, il en fait une analogie avec la théorie de la sélection naturelle, de Darwin. Il nage aussi à contre-courant en affirmant qu’on vit du racisme au Québec, mais aucun racisme systémique.

Qu’on soit d’accord ou non, ses arguments portent à réflexion. Personnellement, ce texte m’est demeuré en tête durant de longues heures, après sa lecture. Il s’intitule La pandémie, une remarquable leçon d’humilité, il est rendu par Danielle Beaudoin, et il peut être consulté en suivant ce lien.


Dans mes écouteurs

En ce jour du Premier de l’an 2020, je vous propose la pièce Entrez dans la danse, de Raffy.

Raffy est à la fois le nom du groupe qui nous a donné cette pièce et le pseudonyme de sa leader, Carolyne Leblanc. Le groupe a animé nombre de belles soirées au 2 Pierrots du Vieux-Montréal, au cours des dernières années. La chanson se trouve sur l’album Joyeux Noël et Bonne Année, qui regroupe des reprises et des compositions originales de Raffy, mais aussi des prestations de Sébastien Gravel et de Denis Miron, deux complices du groupe.

Entrez dans la danse est une chanson sortie il y a un an, qui mélange à la fois le rock et le bon vieux set carré des veillées du jour de l’An.

#musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Comme j’expliquais plus haut, la pandémie nous a offert de belles opportunités. Un article publié dimanche dernier dans le quotidien La Presse nous en relatait une très intéressante. Un biologiste de l’Estrie, qui étudie la truffe depuis de nombreuses années, s’est lancé dans sa culture. Quatre truffières ont vu le jour au Québec, en 2020, et au moins cinq autres arriveront en 2021. Trois variétés ont jusqu’à maintenant été plantées.

Le but est de permettre au terroir québécois de produire ses propres champignons pour la cuisine et d’en diminuer l’importation. La passion de Jérôme Quirion, 36 ans, n’a d’égale que sa détermination. Il a de plus choisi un excellent moment pour saisir l’occasion, les changements climatiques causant une diminution des conditions favorables à la culture de la truffe, en Europe, alors que le Québec possède une terre et un climat qui y sont très propices.


À vous qui chaque semaine ou occasionnellement lisez mes billets, je souhaite une excellente année 2021.

Soyons toujours reconnaissants…

Reconnaissants pour ce que nous possédons. Il s’agit de précieux cadeaux de la vie.

Reconnaissants aussi pour ce que nous devons laisser aller et pour tout ce temps où nous en avons bénéficié.

Reconnaissants, j’insiste là-dessus, pour toutes les épreuves que nous devons surmonter. Elles nous apportent force, sagesse et expérience.

Finalement, je nous souhaite, à vous, à moi, à celles et ceux qui nous entourent, la santé physique et mentale qui nous permettra de traverser la nouvelle année ensemble et de toujours bien exprimer cette reconnaissance.

MERCI ! SANTÉ !


Image en titre du billet : Shutterstock