Billet du 2 décembre 2022 : Besoin d’amour et d’éducation

Les trois députés du Parti québécois ont raison de demander l’abolition du serment à la monarchie britannique pour siéger à l’Assemblée nationale du Québec. Par contre, la meilleure façon d’y parvenir est la voie empruntée par les 122 autres élus qui, eux, ont choisi de le prêter une dernière fois, avant d’y mettre fin pour de bon avec des mesures législatives.

C’est tout ce que je mentionnerai sur le sujet.


Dans le cours de français

«Je l’haïs pas, lui (ou elle)!» peut être qualifiée d’expression québécoise typique, avec laquelle on signifie son appréciation ou son amour envers quelqu’un. Dans les mêmes eaux, on trouve «Il n’est pas mauvais, ce petit vin».

Ces deux expressions s’appellent des litotes. Le Larousse, qui dans ce cas-ci offre une explication plus complète que le Robert, définit la litote comme « une figure de rhétorique consistant à affaiblir l’expression de la pensée pour laisser entendre plus qu’on ne dit ».

L’art d’utiliser la forme négative pour exprimer quelque chose de positif.


Dans le cours d’univers social
Volet éducation à la citoyenneté

Mauvaise semaine pour la démocratie et la liberté d’expression. D’une part, la FIFA s’est rangée derrière les exigences du Qatar, pays hôte de la Coupe du monde de soccer, et a interdit aux équipes participantes de porter le brassard inclusif One Love.

D’autre part, la direction de l’Université d’Ottawa a cédé face à l’ambassadeur de Chine au Canada, qui a exigé qu’aucune caméra ne soit admise dans la salle où il prononçait une allocution devant des étudiants. C’est ainsi qu’un caméraman de Radio-Canada a été expulsé de l’endroit, après qu’on lui eut pourtant autorisé l’accès. Quel était le prétexte ? On craignait que le maintien de sa présence ne mette l’événement en péril. Rappelons que c’est la même institution universitaire qui avait imposé des sanctions arbitraires à la professeure Verushka Lieutenant-Duval pour avoir utilisé le mot commençant par n dans un contexte pédagogique.

Finalement, un rapport publié par IDEA International1 stipule que la moitié des démocraties dans le monde subissent un déclin, alors que l’autoritarisme est en hausse dans plusieurs pays. Parmi les endroits mentionnés par l’organisme, on note le Brésil et les États-Unis.

Avec des enjeux importants comme l’inflation, la guerre en Ukraine et les changements climatiques, les états auraient pourtant intérêt à s’ouvrir à tous les points de vue.

1 Communiqué de presse d’IDEA International.


Dans le cours d’anglais

L’en-tête de ce billet est constitué d’une photo que j’ai prise cette semaine, alors que je visitais l’exposition Pink Floyd — Their Mortal Remains, à Montréal. Il s’agit du premier jet des paroles de la chanson Another Brick in The Wall, écrites de la main de Roger Waters. Le We don’t need no education était à l’origine au singulier. Comme pour plusieurs autres pièces du groupe, le texte représente une satire sociale qui pourrait toujours s’avérer d’actualité, 40 ans plus tard.

En réalité, nous avons définitivement besoin de plus d’éducation.


Dans le cours de musique

Au cours de la dernière semaine, on a enfin lancé sur album la collaboration entre Les Cowboys Fringants et l’Orchestre symphonique de Montréal, enregistrée il y a quelques années. Si je considère Les étoiles filantes comme une des plus belles chansons québécoises de tous les temps, j’ai dû me rendre à l’évidence que son rendu symphonique n’atteignait pas la qualité de la version originale, malgré la préservation du solo d’accordéon. En revanche, le poème prémonitoire Plus rien trouve une niche sonore rehaussée à travers les harmonies des instruments dirigés par le chef Simon Leclerc. C’est la #musiquebleue que je propose, aujourd’hui.

Les Cowboys Fringants et l’Orchestre symphonique de Montréal (dirigé par Simon Leclerc) – Plus rien – Les Cowboys Fringants en concert avec l’Orchestre symphonique de Montréal – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Un adage prétend que la justice a le bras long. Elle a maintenant la mémoire longue. Un homme a été arrêté à Toronto, la semaine dernière, pour être accusé de deux meurtres perpétrés il y a 39 ans, soit en août et en décembre 1983. Les crimes semblaient parfaits, jusqu’à ce que les avancées technologiques d’aujourd’hui permettent de prouver ce qui, récemment encore, demeurait indémontrable.

Il y a bien trente ans que les tests d’ADN fournissent des évidences irréfutables. Ce qui est relativement nouveau, et qui a permis l’arrestation du suspect de Toronto, c’est la généalogie génétique. Dans le cas qui nous préoccupe, les enquêteurs ont pu partir d’un échantillon d’ADN qui avait été volontairement transmis au site Ancestry.ca par une personne désirant reconstituer son ascendance, et trouver des concordances avec celle découverte sur les lieux des meurtres chez un lointain cousin de cette personne.

Les morts parlent, il n’y a plus de doute.


Billet du 9 avril 2021 : Les écoles sont ouvertes

À partir de maintenant, je change de vocabulaire. Je cesse de dire qu’une classe ou qu’une école ferme en raison de la COVID. Je dirai désormais qu’elle bascule en enseignement à distance. C’est beaucoup plus fidèle à la réalité et ça évite des interprétations. Et quelques justifications.

Si j’ai vécu l’enseignement à distance de mars à juin 2020, ainsi que durant quatre jours en décembre dernier, j’ai eu l’occasion d’expérimenter l’enseignement hybride, cette semaine, avec 21 de mes 24 élèves en classe et trois qui ont suivi mes cours en direct de la maison, en visioconférence, avec les mêmes documents, fournis via une plateforme numérique.

Aurai-je à revivre une telle situation au cours des prochains mois, des prochaines années ? Probablement. Et l’expérience de cette semaine s’étant avérée concluante, je suis prêt.


Dans le cours de français

Lorsque j’ai démarré #LeProfCorrige, en août 2018, c’était pour dénoncer celles et ceux qui aspiraient à nous diriger, mais qui publiaient sans prendre le temps de se relire, laissant passer des fautes de français souvent grossières. J’ai cependant toujours reconnu le droit à l’erreur et je me suis abstenu de reprendre les gens qui prenaient la peine de souligner leurs propres erreurs et de s’autocorriger.

Loin d’être parfait, j’ai moi-même commis mes bourdes grammaticales. J’ai toujours vu à les effacer ou à les corriger, dès que j’en prenais connaissance. Comme quoi personne n’est à l’abri, c’est aussi arrivé au grand Bernard Pivot, cette semaine.

D’abord, doit-on écrire Paul et Marie se sont regardé dans les yeux, ou Paul et Marie se sont regardés dans les yeux ?

Ensuite, doit-on écrire Paul et Marie se sont succédé à la présidence de cet organisme, ou Paul et Marie se sont succédés à la présidence de cet organisme ?

Pas évident, non ? Mais attendez de lire la suite…

Dans le premier cas, on doit choisir le pluriel et écrire Paul et Marie se sont regardés dans les yeux.

Dans le second cas, il faut y aller avec le singulier et écrire Paul et Marie se sont succédé à la présidence de cet organisme.

L’explication est la suivante :

Dans Paul et Marie se sont regardés dans les yeux, le participe passé regardés s’accorde avec le complément direct se, pronom remplaçant Paul et Marie. Il doit donc être masculin pluriel. Si on avait eu Mélanie et Marie, on aurait écrit Mélanie et Marie se sont regardées dans les yeux.

Dans l’autre phrase, Paul et Marie se sont succédé à la présidence de cet organisme, l’un a succédé à l’autre, faisant du pronom se un complément indirect, plutôt qu’un complément direct (… a succédé à qui ? À se, mis pour Marie, ou l’inverse, se désignant Paul). Le participe passé demeure donc invariable.

Et je cite :

« Dans Les enfants de la télé, mon compliment sur Trapenard est entaché d’une faute « parmi tous les journalistes littéraires qui se sont succédés … ». Pas de s à succédé ! »

Bernard Pivot, ex-animateur d’Apostrophes et de Bouillon de culture, le 4 avril 2021.

Dans le cours d’univers social

Le sigle des Ligues majeures de baseball est MLB. Celui du mouvement Black Lives Matter est BLM.

Le match des étoiles 2021 du baseball majeur devait avoir lieu à Atlanta, en Géorgie. Dans la foulée de la loi adoptée par cet état américain le mois dernier, loi qui aura pour effet de limiter le droit de vote des minorités, la MLB a décidé de relocaliser son match des étoiles. On ne sait pas encore où il se déroulera, mais l’hommage à Hank Aaron, qui a évolué à Atlanta et qui est décédé plus tôt cette année, aura lieu ailleurs.

C’est dommage pour les partisans de baseball à Atlanta, mais devant la grossièreté des mesures adoptées par le gouverneur républicain de la Géorgie, en réplique au vote majoritairement démocrate des électeurs de cet état lors des élections présidentielles de l’automne dernier, le commissaire du baseball majeur a répondu par un électrochoc que l’autre n’a jamais vu venir. Ceci constitue tout un appui aux athlètes noirs du baseball, héritiers de Jackie Robinson, dont Hank Aaron faisait partie.

La Guerre de Sécession a pris fin il y a 156 ans jour pour jour, en ce 9 avril. Après tout ce temps, est-il normal de voir encore autant de ségrégation dans les actions et les décisions américaines ? Poser la question, c’est y répondre.


Dans le cours de français, deuxième période

– Comment écrit-on Outaouais ?

– Comme ça se prononce.

– Et comment prononce-t-on Outaoauis ?


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

D’un côté, une dame dans la soixantaine se fait rouer de coups, sous les yeux d’un gardien de sécurité même pas foutu d’appeler de l’aide, encore moins d’intervenir.

D’un autre côté, l’égo d’un chat en prend pour son rhume, après que deux poules se soient entraidées(1) pour se défendre d’une attaque du même type.

J’admire les poules.

(1) Participe passé s’accordant avec le complément direct se, mis pour poules, féminin pluriel.


Dans le cours de musique

Belle surprise des Cowboys fringants, il y a trois semaines, alors qu’ils ont lancé un nouvel album, moins de 18 mois après Les antipodes, l’album qui nous avait offert L’Amérique pleure. Le groupe récidive cette fois avec Les nuits de Repentigny, qui rassemble 23 chansons originales relatant ses débuts. Le son, les mélodies, les paroles, rien n’a été réinventé ici, on reconnaît Les Cowboys fringants dès les premières notes de n’importe laquelle des pièces. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est de constater que les membres du quatuor ont lâché leur fou à travers plusieurs d’entre elles, y injectant une bonne dose de souvenirs.

Avec l’embarras du choix, mon aiguille s’est arrêtée sur Fin d’hiver, une chanson de circonstance. La voici en #musiquebleue.

Les Cowboys fringants – Fin d’hiver – Les nuits de Repentigny – #musiquebleue

Et je cite :

« Matière à réflexion: Du temps des jukebox, vous vous souvenez de combien on était prêt à payer pour écouter UNE toune, UNE fois ? »

Stéphane Venne, auteur-compositeur et conseiller en communications, le 31 mars 2021.

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est le genre de nouvelle qui fait du bien. Samedi, un garçon de trois ans a été retrouvé sain et sauf dans une forêt au nord de Kingston, en Ontario, après s’y être perdu durant trois jours. L’enfant aurait échappé durant moins d’une minute à la vigilance de son grand-père, avec qui il construisait une balançoire. La suite immédiate constitue le cauchemar de tout parent : région sauvage, froid, pluie, noirceur. Ce sont finalement des policiers qui l’ont trouvé, en bonne santé, après 72 heures de recherches.

Comme quoi il faut toujours garder espoir.

Lisez le compte rendu de Radio-Canada.


Billet du 6 novembre 2020 : Amère America

Au moment où j’écris ces lignes, la course à la présidence des États-Unis demeure ouverte, même si plusieurs choses se précisent. Mais les paroles de Luc De Larochellière prennent une toute autre importance, 30 ans plus tard. L’Amérique est amère.


Dans le cours d’univers social

Le cours d’univers social regroupe trois matières scolaires : la géographie, l’histoire et l’éducation à la citoyenneté. C’est sous ces trois angles que j’aborderai ici l’élection à la présidence américaine.

Dans le cours de géographie

Qui a dit, suite aux dernières élections québécoises, que Montréal était isolé du reste de la province ? Et c’est vrai, Montréal est rouge, alors que l’ailleurs québécois est couvert d’une nappe bleu pâle, tachetée de quelques marques bleu foncé ou orangées.

La carte américaine établit clairement une lutte de classes sociales. Presque toutes les grandes villes, notamment les villes universitaires, ont voté pour Joe Biden, alors que les municipalités rurales et les banlieues plus éloignées ont majoritairement opté pour Donald Trump.

Dans le cours d’histoire

J’enseigne en 6e année du primaire. Mardi matin, j’ai mentionné à mes élèves que peu importe le résultat de l’élection, nous étions en train de vivre un moment historique. Je maintiens cette affirmation.

Quelques heures plus tard, Trump exigeait l’arrêt du dépouillement des votes, tout en incitant ses partisans à le manifester. Il mandatait ses avocats pour intenter des procédures judiciaires dans au moins quatre états, avançant sa théorie des votes illégaux et des votes légaux. Perturber un processus démocratique de cette façon est digne des grands dictateurs.

Hier soir, il en a ajouté une couche en point de presse. Après une journée où Twitter a brouillé une grande partie de ses publications en les qualifiant de fausses, ce sont les réseaux NBC, CBS, ABC et MSNBC qui ont arrêté la diffusion du point de presse avant la fin, pour les mêmes raisons. Quelques heures auparavant, son fils Donald Jr y allait d’une sortie en règle sur Twitter, accusant tous les Républicains, sauf deux qu’il a nommés dans des messages subséquents, de laisser tomber son père.

Depuis hier, Trump est officiellement censuré par les médias et semble isolé par son parti. Il ne faut toutefois pas négliger l’importante base militante dont il dispose et qui est sans doute prête à donner suite à ce qu’il commandera.

Dans le cours d’éducation à la citoyenneté

Plusieurs choses vécues cette semaine me laissent perplexe. Joe Biden est un Démocrate plutôt à droite. S’il était un homme politique canadien, il serait un Conservateur et pas nécessairement le plus modéré. Il est aux Démocrates ce que Mitt Romney est aux Républicains : les deux ont de bons amis dans l’autre clan. Le pari des Démocrates d’y aller avec lui comme candidat à la présidence s’est avéré payant, nombre de Républicains, dont Romney, préférant voter pour l’adversaire plutôt que pour Trump. Malgré ses positions plus à droite, Biden a été qualifié de socialiste par Trump tout au long de la campagne.

Maintenant, en date d’hier soir, le sénat était divisé 48-48, alors que la Chambre des représentants, toujours à majorité démocrate, a vu augmenter son nombre de représentants républicains. Biden est en voie d’obtenir le pourcentage d’appuis que les sondages lui attribuaient, soit un peu plus de 50 %. Le hic, c’est que la performance de Trump se situe juste sous la barre des 50 %, autour de 48 %, ce qui donne à penser que tous les indécis se sont rangés de son côté.

Il est acquis que Donald Trump est un mythomane, menteur compulsif, dont les commentaires misogynes, racistes et méprisants étaient légion au cours des dernières années. Malgré cela, près d’un Américain sur deux a préféré l’appuyer plutôt que de se tourner vers un candidat qu’on a faussement dépeint comme un socialiste. C’est déjà inquiétant.

Si on ajoute l’appel à l’arrêt du décompte lancé par le président, ainsi que le discrédit qu’il a jeté jeudi soir sur le processus électoral, on a tout lieu de craindre qu’une réélection de Donald Trump pourrait mener à un climat tendu, dans un contexte où il en serait à un deuxième et dernier mandat, durant lequel il aurait les coudées franches n’ayant pas à se préoccuper de la campagne électorale suivante.


Et je cite :

« Les Blancs qui scandent «arrêtez de compter» profitent de leur privilège. Si les Noirs et les gens d’autres origines essayaient de renverser notre démocratie de la sorte, ils seraient qualifiés de terroristes et de hooligans. Le fait que les votes soient comptés n’est pas scandaleux, c’est un droit. »

Assal Rad, chercheure au Conseil national irano-américain, le 4 novembre 2020

Dans le cours d’univers social, deuxième période

L’avocat personnel de Trump, Rudolph Giuliani, dans sa sortie publique de mercredi, a accusé les Démocrates de malhonnêteté, mentionnant au passage qu’ils faisaient voter des morts. Je ne sais pas si les Démocrates font voter des morts, mais les Républicains en font élire.

David Andahl, candidat à la Chambre des représentants du Dakota du Nord, est décédé de la Covid-19 le 5 octobre dernier. Son nom est demeuré sur les bulletins de vote et il a été élu ! C’était la seconde fois en deux ans que cela se produisait chez les Républicains. Lors des élections de mi-mandat, en 2018, un certain Dennis Hof avait été élu à la Chambre des représentants du Nevada, même s’il avait rendu l’âme quelques semaines auparavant.


Dans le cours de français

Dans la course à savoir qui sera le premier à publier la nouvelle, les médias sont tellement pressés de publier qu’ils en oublient souvent la qualité de la langue.

LaPresse.ca, le 31 octobre 2020

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire « …le premier acteur à incarner James Bond… », et non « …le premier acteur a incarné James Bond… ».


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Une déclaration de Justin Trudeau a créé une polémique, cette semaine. Il a déclaré que « [la] liberté d’expression n'[était] pas sans limites ». À tort ou à raison, plusieurs lui ont ainsi reproché de laisser entendre que l’enseignant Samuel Paty n’aurait peut-être pas dû montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves.

Sur le fond, quand on sort la phrase de son contexte, Trudeau a raison : la liberté d’expression n’est pas sans limites. Les propos diffamatoires ou ceux qui incitent à la haine n’ont pas leur place dans une société civilisée.

Maintenant, est-ce correct d’afficher ou de diffuser des caricatures de Mahomet ? Personnellement, je ne le ferais pas. Le fait de savoir que cela heurte certaines personnes est déjà un sérieux incitatif à m’abstenir. Expliquer, dans le cadre d’un cours, que ces caricatures ont déjà causé plusieurs conflits meurtriers est suffisant pour faire comprendre la situation, sans avoir besoin de montrer les dessins en appui.

Toutefois, si une collègue ou un collègue était d’un autre avis et choisissait de le faire, la pleine liberté devrait lui revenir. Nous vivons dans une société laïque et les Samuel Paty de ce monde n’ont pas à subir les conséquences d’un geste qui, jusqu’à preuve du contraire, respecte les normes sociales.


Jouons avec les mots

Le calembour de la semaine : « Les moulins, c’était mieux à vent ? »

La semaine dernière, je vous demandais quel était le mot le plus court contenant toutes les voyelles de la langue française, à l’exception du y. Ce mot est oiseau.


Dans le cours de musique

On interroge souvent les réseaux sociaux pour connaître l’avis des internautes à savoir quelle chanson québécoise serait la plus belle de tous les temps. À travers les Quand les hommes vivront d’amour et Ordinaire, mon choix personnel s’arrête sur Les étoiles filantes, des Cowboys Fringants. Les paroles, la mélodie, les orchestrations, je trouve que cette chanson frôle la perfection.

Moins entraînante mais plus engagée, leur chanson L’Amérique pleure, de leur dernier album intitulé Les Antipodes, est fondue dans le même moule. C’est elle qui a remporté le Félix de la chanson de l’année, dimanche dernier, au Gala de l’ADISQ. C’est aussi celle que je vous présente cette semaine, en #musiquebleue.


La bonne nouvelle de cette semaine

L’amateur de café que je suis a été heureux de lire cette semaine que la compagnie Nespresso poursuivait son chemin vers l’écoresponsabilité. Entreprise carboneutre depuis plus de trois ans, Nespresso prévoit planter des arbres autour de ses plantations de café, au Costa Rica et en Indonésie, étendant ainsi son modèle à l’ensemble de sa chaîne d’approvisionnement.

Rappelons que Nespresso a également innové en matière de récupération de capsules de café, en vertu d’ententes avec plusieurs municipalités et centres de tri. Elle fabrique et vend aussi des cafetières faites d’aluminium entièrement recyclé.