Billet du 6 novembre 2026 : Que signifie au juste protéger la langue française ?

Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) a envoyé une lettre aux dignitaires de l’Union européenne, présents à Montréal la semaine dernière, pour expliquer son absence au sommet et les raisons qui l’ont incité à prendre cette décision. Je ne commenterai ni l’absence ni les raisons évoquées par le premier ministre. À défaut de critiquer le fond, je me concentrerai sur la forme. Dans cette lettre de deux pages, plusieurs erreurs de français ont été relevées.

C’est là que je sors de ma réserve et que mon billet quinzomadaire replonge dans un côté politique délaissé depuis quelques années, au profit d’un engagement presque exclusivement consacré aux sujets touchant l’éducation. Il y a plusieurs éléments que je refuse de passer sous silence, tant pour la nouvelle que pour son traitement.

Premièrement, la promotion d’un français bien parlé et bien écrit est un cheval de bataille que je mène depuis longtemps, que ce soit de façon personnelle ou comme pédagogue. Ceci m’a valu une célébrité bien involontaire et heureusement éphémère, lors de la campagne électorale québécoise de 2018. Durant toute cette campagne, j’ai corrigé les fautes dans les publications des personnes candidates des principaux partis, créant le mot-clic #LeProfCorrige et me soumettant à une série d’entrevues médiatiques. L’initiative est partie quand le chef du Parti québécois de l’époque, Jean-François Lisée, avait publié sur Twitter que le PQ était le seul parti capable de bien défendre la langue française, laissant passer dans ce même gazouillis une grossière faute d’orthographe. Aujourd’hui, huit ans plus tard, c’est le chef de ce parti, qui continue de se présenter comme le plus ardent défenseur et promoteur du français en Amérique du Nord, qui a failli en ce sens dès ses débuts comme premier ministre, et à l’international en plus.

Un internaute, Rémi Chapadeau, a relevé 43 erreurs de français dans la missive signée par PSPP. Vous les trouverez dans le deuxième bloc de ce billet. Si certaines de ces erreurs sont flagrantes, d’autres sont subtiles, voire acceptables dans un contexte plus familier, mais certainement pas dans un document officiel.

Deuxièmement, si le manque de rigueur rédactionnelle du premier ministre a suscité quelques réactions sur les réseaux sociaux, il en a été tout autrement dans les médias traditionnels, où on s’est contenté de relayer et commenter le fond du message, sans se préoccuper de la forme. En réalité, c’est seulement Mario Dumont qui, à l’antenne de QUB Radio, a mentionné la présence d’erreurs dans ce document. 1

C’est ce qui m’a amené à me poser cette question : si le français mal parlé et mal écrit ne fait plus réagir, si on ne se préoccupe plus de le parler et de l’écrire correctement, que signifie au juste protéger la langue française ?

Je sens qu’il se trouve de moins en moins de personnes pouvant me répondre de manière crédible.

1 Extrait de l’émission de Mario Dumont diffusée sur QUB, le vendredi 30 octobre 2026


Les corrections de Rémi Chapadeau

LA LETTRE

Grammaire.

1. «L’exemple […] en sont un bon exemple» → «en est». Et un exemple qui est un exemple, c’est un pléonasme.
2. «transmettre l’information aux provinces et lui donner une place» → «leur donner».
3. «de transmettre […] et leur donner» → «et de leur donner».
4. «d’accentuer et raffermir» → «d’accentuer et de raffermir».
5. «un nouveau gouvernement pour les représenter qui a un agenda clair» → «un nouveau gouvernement qui a […] pour les représenter».
6. «la communauté européenne avec qui» → «avec laquelle». «Qui» désigne des personnes.
7. «les ententes […] relèvent des provinces lorsque celles-ci tombent dans leurs champs de compétence». «Celles-ci» renvoie aux provinces, pas aux ententes.
8. «ni chaise à la table, ni l’occasion» → pas de virgule devant le second «ni».

Ponctuation.

9. «qui le plus souvent, de ce côté-ci de l’Atlantique, touchent» → «qui, le plus souvent, de ce côté-ci de l’Atlantique, touchent».
10. «des ressources naturelles qui demeurent des compétences exclusives» → virgule avant «qui», sinon seules les ressources naturelles seraient exclusives.
11. «Nous constatons que dans le cadre de ce sommet,» → «que, dans le cadre de ce sommet,».

Vocabulaire.

12. «a dû, sans doute,» → pléonasme. «A dû» exprime déjà la probabilité.
13. «à travers le temps» → «au fil du temps».
14. «un agenda clair» → «un programme clair».
15. «accentuer nos relations» → «resserrer nos relations».
16. «agit comme porte d’entrée» → «sert de porte d’entrée».
17. «les juridictions les plus européennes» → «les territoires» ou «les États».
18. «notre propension à maîtriser plusieurs langues» → «notre aptitude». Une propension est un penchant.
19. «nos intérêts mutuels» → «nos intérêts communs».
20. «les canaux de communications» → «de communication».
21. «une foule de sujets» → registre familier dans une lettre d’État.

Noms et cohérence.

22. «la communauté européenne» → l’Union européenne. La Communauté européenne n’existe plus.
23. «table des négociations», puis «table de négociations».
24. «champs de compétence», puis «champs de compétences».
25. «21e sommet», puis «activités du Sommet».
26. « »Alliance pour l’avenir »» → deux apostrophes et un guillemet droit au lieu de «Alliance pour l’avenir».
27. «l’AECG» → sigle jamais expliqué.
28. Aucun appel, aucun destinataire nommé.

LES RÉSEAU SOCIAUX

1. «l’offre de Mark Carney d’obtenir le droit de m’assoir» → tel qu’écrit, c’est Carney qui obtient le droit. «L’offre de m’accorder le droit».
2. «en échange d’obtenir de meilleurs sièges» → «en échange de meilleurs sièges».
3. «de représenter et protéger» → «et de protéger».
4. «l’invitation pour une discussion» → «l’invitation à une discussion».
5. «pour ouvrir ces canaux de discussion pour la suite» → deux «pour», et «ces canaux» ne renvoie à rien.
6. «à cet effet» → veut dire «dans ce but». Le sens voulu est «à ce sujet».
7. «À ce titre, j’enverrai» → veut dire «en cette qualité». Le sens voulu est «à cette fin».
8. «dans la position de premier ministre» → calque de l’anglais. «À la place du premier ministre».
9. «La réalité est que» → calque de l’anglais. «En réalité».
10. «des ententes qui impliquent l’Europe» → «qui concernent l’Europe».
11. «J’ai pris la plume et j’ai écrit» → pléonasme.
12. «invisibilisation» → néologisme absent des dictionnaires usuels.
13. «Québec» deux fois dans la même phrase.
14. «donc» deux fois en deux paragraphes.
15. «Bloc Québécois» → «Bloc québécois», selon l’usage français.

Source : Facebook Rémi Chapadeau


Dans mes haut-parleurs

Autrice-compositrice-interprète d’origine wendat, Sandrine Masse puise dans ses racines, sa culture et ses expériences pour créer une musique où se rencontrent folk, chanson et sonorités traditionnelles. Réalisé par Catherine Major, son troisième micro-album, Les veilleuses, aborde des thèmes parfois difficiles, notamment la violence et le silence. Un univers musical sensible, profondément humain, où la parole contribue à reconstruire ce qui a été fragilisé.

Voici la magnifique pièce Les soufflées.

Sandrine Masse – Les soufflées – Les veilleuses – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il suffit parfois d’une table, de quelques ingrédients et d’un peu de temps partagé pour rapprocher des personnes que les générations séparent. Ici comme ailleurs, les cuisines collectives intergénérationnelles proposent bien davantage qu’une façon économique de préparer des repas. Les plus jeunes y découvrent des recettes et des savoir-faire transmis par leurs aînés, tandis que ces derniers trouvent une occasion de partager leur expérience et de briser l’isolement. À Barcelone, le programme Grandma’s Cooking permet ainsi aux générations de se rencontrer autour de la cuisine traditionnelle catalane, tout en favorisant la lutte contre le gaspillage alimentaire. Au Canada, certaines initiatives réunissent même de jeunes adultes et des personnes âgées aux prises avec des troubles de mémoire.

Ces initiatives nous rappellent que les solutions aux défis sociaux n’ont pas toujours besoin d’être complexes ou coûteuses. Dans une cuisine, chacun peut apporter quelque chose, qu’il s’agisse d’un savoir-faire, d’une idée ou simplement de sa présence. Les plats préparés se partagent ensuite entre les participants, mais ce qui se construit autour des fourneaux ne se mesure pas en portions. Il y a là une façon toute simple de renouer le dialogue entre les générations, de cultiver l’entraide et de redonner une place à celles et ceux que la solitude tient parfois à l’écart. On repart avec de quoi manger, mais aussi avec le sentiment d’avoir compté pour quelqu’un.

Source : Latour, Félicia, « Des cuisines collectives qui rapprochent les générations », Radio-Canada MAJ, 3 novembre 2026.


L’image d’en-tête a été générée par l’intelligence artificielle.


Billet du 23 octobre 2026 : Des états généraux pour repenser l’école québécoise

Le Québec a un nouveau ministre de l’Éducation. Ou plutôt de l’Éducation nationale, puisque le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon, fraîchement assermenté, a choisi de rebaptiser le ministère, empruntant ainsi une appellation familière à nos cousins français. Faut-il y voir une volonté de réaffirmer le rôle de l’école dans la construction de notre identité collective ? L’intention reste à préciser. Chose certaine, Joël Arseneau n’arrive pas en terre inconnue. Ancien enseignant au collégial, titulaire d’une maîtrise en communication et ex-maire des Îles-de-la-Madeleine, il possède une expérience appréciable de l’éducation et de l’administration publique. Parmi les dossiers qui l’attendent figure la tenue de nouveaux états généraux sur l’éducation, une trentaine d’années après ceux de 1995-1996. À l’époque, cette vaste consultation avait permis de dégager dix chantiers prioritaires qui allaient contribuer à redessiner le paysage scolaire québécois. Trois décennies plus tard, les circonstances ont bien changé. Et les questions à se poser aussi.

Car si les défis auxquels fait face notre système d’éducation sont nombreux, certains dépassent largement les préoccupations qui alimentent habituellement le débat public. Pensons d’abord à une transformation qui s’opère plutôt discrètement dans notre réseau scolaire : le recours grandissant aux données et aux tableaux de bord pour orienter les décisions. Parallèlement, l’intelligence artificielle fait progressivement son chemin dans les pratiques professionnelles, soulevant à son tour de nouvelles questions quant à l’avenir de l’éducation. Jusqu’où ces transformations modifieront-elles nos façons d’enseigner et de gérer nos établissements ? Et quelle place laisseront-elles au jugement professionnel ? Plus fondamentalement, dans un monde où les technologies bouleversent notre rapport au savoir, au travail et aux relations humaines, ne faudrait-il pas réexaminer la mission même de l’école ? À force de multiplier les responsabilités que nous lui confions, savons-nous encore précisément ce que nous attendons d’elle ? Enfin, au-delà des résultats scolaires et des indicateurs de réussite, quelle importance voulons-nous accorder à la motivation, au bien-être et au développement global des élèves ? Leur donner les moyens de réussir est essentiel. Leur donner le goût d’apprendre, de comprendre et de s’accomplir ne l’est pas moins.

Bien sûr, les problèmes immédiats ne disparaîtront pas par la seule vertu d’une consultation publique. La pénurie de personnel, les besoins croissants des élèves et l’état de nos infrastructures appellent des réponses concrètes. Mais les urgences du présent ne devraient pas nous empêcher de réfléchir à l’avenir. Si les prochains états généraux se limitent à chercher des solutions aux difficultés actuelles, nous risquons de passer à côté d’une occasion précieuse de réflexion collective. Au fond, la question est peut-être moins de savoir comment améliorer notre système d’éducation que de déterminer ce que nous voulons qu’il devienne. Souhaitons-nous des états généraux pour réparer l’école québécoise telle qu’elle existe ou pour repenser fondamentalement ce qu’elle devrait devenir ? Voilà une réflexion qui mérite mieux que des réponses dictées par les seules urgences du moment.


Dans mes haut-parleurs

Il arrive que les mots nous manquent pour exprimer ce qui nous habite. C’est ce qui est arrivé à l’autrice-compositrice-interprète Josianne Paradis, qui souhaitait mettre en chanson son rapport au vieillissement, sans parvenir à trouver les mots justes. Elle s’est alors tournée vers Stéphane Lafleur, du groupe Avec pas d’casque. Une rencontre autour d’un café aura suffi pour que celui-ci lui propose, une semaine plus tard, Je n’ai plus l’âge que j’ai. Une chanson d’une grande délicatesse, où le temps qui passe, les transformations du corps et le regard amoureux se côtoient, sans nostalgie excessive ni résignation. Une petite merveille de sensibilité.

Josianne Paradis – Je n’ai plus l’âge que j’ai – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Le 22 septembre dernier, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, Miguel Gosselin Dionne, 38 ans, s’effondre sur le trottoir, victime d’un arrêt cardiaque. Plusieurs passants poursuivent leur chemin sans intervenir. Heureusement, deux femmes refusent de détourner le regard. Annie Mc Donough, qui promène son chien, s’approche et compose le 911. Agathe Martin, une intervenante possédant une formation en soins infirmiers, s’arrête à son tour pour lui porter secours. Par une heureuse coïncidence, une ambulance passe à proximité. Les paramédicaux entreprennent les manœuvres de réanimation et transportent Miguel à l’hôpital. Son cœur s’est arrêté pendant six longues minutes. Trois jours plus tard, il reprend conscience. Il ne garde aucun souvenir de l’événement, mais il sait qu’il doit une fière chandelle à ces deux inconnues qui ont choisi de lui venir en aide.

Dans une société où l’indifférence semble trop souvent prendre le dessus, Annie et Agathe nous offrent une magnifique leçon d’humanité. Grâce à elles, qui ont pris le temps de se soucier d’un inconnu, un cœur continue de battre.

Source :
Morasse, M.-E. (2026, 18 octobre). Son cœur bat encore, grâce à deux passantes. La Presse. https://www.lapresse.ca/actualites/2026-10-18/mort-pendant-six-longues-minutes/son-coeur-bat-encore-grace-a-deux-passantes.php


Billet du 2 mai 2025 : Dérapages

J’aurais pu titrer mon billet de cette semaine « Quand on crache en l’air, ça nous retombe sur le nez », mais c’eût été trop long. À titre court, histoires courtes. Nos personnalités politiques nous ont fourni du grand matériel en ce sens, au cours des derniers jours.

Un pays artificiel
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s’est attiré les foudres des autres chefs de partis en déclarant que le Canada était un pays artificiel, sous prétexte qu’il regroupait des régions avec des problèmes et des besoins différents en un seul centre décisionnel, sa capitale. Ce faisant, monsieur Blanchet a décrit ce qui constitue également la réalité d’à peu près tous les pays d’Europe, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Australie et les États-Unis, pour ne nommer que ceux-là. Ça fait beaucoup de pays artificiels. En passant, ne serait-ce pas aussi vrai pour un Québec indépendant ?

Rabaisser les autres
Quand j’enseignais, j’expliquais souvent à mes élèves qu’on ne se valorise pas en rabaissant les autres. Pierre Poilievre a passé plus de deux ans à tirer à boulets rouges sur Justin Trudeau, à lui imputer tous les problèmes du Canada. Il avait réussi à convaincre les Canadiens et se dirigeait assurément vers le trône de premier ministre, avec une avance de près de 25 points dans les sondages. Mais voilà, Trudeau a décidé de partir, emportant la gale avec lui. Son successeur, Mark Carney, a rapidement déclenché des élections avant qu’on ne puisse lui reprocher quoi que ce soit. Résultat : Poilievre n’est pas premier ministre et n’est même plus député.

Réprimer plutôt qu’éduquer
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a annoncé qu’à partir de septembre, les téléphones mobiles allaient être interdits sur le territoire de toutes les écoles primaires et secondaires, publiques et privées, du Québec. Inciter les élèves à faire autre chose qu’avoir les yeux sur un écran est bien en soi. Toutefois, le règlement ne prévoit aucune mesure parallèle pour contrer la cyberintimidation ou encourager les activités physiques, ludiques ou culturelles, les deux raisons principales du bannissement. On rate ici une belle occasion d’instruire et d’éduquer.

Civisme, avez-vous dit ?
« On veut instaurer une culture du civisme », a dit le ministre Drainville lors de la même conférence de presse, alors qu’il annonçait que tous les élèves devraient maintenant vouvoyer leurs enseignantes et enseignants. Le même jour, un échange peu édifiant impliquant son chef, le premier ministre François Legault, s’est déroulé à l’Assemblée nationale. Celui-ci a insulté à profusion la députation de Québec solidaire, refusant d’obtempérer aux demandes de la présidente, Nathalie Roy, de retirer ses paroles, mais en… vouvoyant les personnes à qui il s’adressait !

Le Journal de Montréal a diffusé un extrait vidéo du manque de civisme de celui qui veut instaurer une culture du civisme.

Rebaptiser Canadian Tire et Winners ?
Durant la même semaine, le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, va à l’encontre de l’ordonnance de l’Office québécois de la langue française en permettant l’affichage du Go ! Habs Go !, mais demande à toutes les bannières commerciales établies au Québec d’afficher leur nom avec une nette prédominance du français.

Laver son linge sale en famille
Il y a longtemps qu’on n’avait pas assisté à une chicane chez les souverainistes québécois. On s’en inquiétait presque. Après que Yves-François Blanchet ait tendu la main à Mark Carney afin de faire fonctionner la Chambre des communes, Paul St-Pierre Plamondon l’a publiquement rabroué en mentionnant que ce n’était pas le rôle des souverainistes de collaborer avec le premier ministre canadien, même dans le contexte des tensions avec l’administration américaine. Les souverainistes ont beau qualifier le Canada de pays artificiel, leurs chicanes intestines sont, elles, 100 % authentiques.


Dans mes écouteurs

Ayelet Rose Gottlieb, chanteuse et compositrice née à Jérusalem et installée à Montréal, évolue à la croisée du jazz, de la poésie et de l’expérimentation sonore. Ses projets, souvent inspirés par des textes anciens ou des expériences personnelles, donnent à la voix un rôle central et expressif. Avec elle, le souffle, le silence et les mots deviennent des matières premières musicales.

De son plus récent album, Dust, voici la pièce Demain dès l’aube.

Ayelet Rose Gottlieb – Demain dès l’aube – Dust – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est à Québec, dans un ancien presbytère transformé en lieu haut en couleur, que la toute première Maison de la BD a vu le jour au Canada. Ce nouvel espace offre un vibrant hommage à un siècle de création, de l’audace d’Albéric Bourgeois, pionnier du phylactère en 1904, jusqu’aux succès internationaux de Julie Doucet, Denis Rodier et Alex A. Le rez-de-chaussée, en accès libre, regorge de trésors graphiques qui racontent l’évolution de la BD québécoise, depuis les dessins de catéchisme jusqu’à l’émergence d’icônes comme L’Agent Jean.

Mais cette maison n’est pas un musée figé : elle vit au rythme de sa communauté et de ses artistes. Ateliers, lectures, lancements, dessins animés et événements familiaux s’y succéderont dans une programmation dynamique pensée pour tous les publics. En plus de mettre en valeur les talents souvent ignorés ici, mais applaudis à l’étranger, la Maison de la BD vient confirmer la maturité d’un art longtemps considéré comme mineur. Enfin, elle célèbre avec éclat et fierté ce qui nous distingue et ce qui nous unit, un trait de crayon à la fois.


Billet du 6 septembre 2024 : Le choc des cultures

Selon un article récent de La Presse1, les directeurs d’écoles privées semblent avoir trouvé le filon d’or : ils gagnent jusqu’à deux fois plus que leurs homologues du réseau public. On parle de salaires frôlant les 300 000 $ par année. C’est plus que ce que gagne le premier ministre du Québec. On pourrait presque croire que, pour ce prix-là, ils viennent avec une limousine en guise de véhicule de fonction ! Pendant ce temps, dans le réseau public, on fait des miracles avec des bouts de ficelle et un tableau interactif qui plante un jour sur deux.

Là où ça devient encore plus cocasse — ou plutôt désespérant, selon son humeur — c’est que ces écoles privées sont subventionnées entre 50 % et 70 % par des fonds publics. Oui, ces mêmes fonds qui, en théorie, devraient servir à soutenir nos écoles publiques en difficulté. Pendant que les directeurs d’écoles publiques jonglent avec des budgets serrés et des salles de classe surpeuplées, leurs collègues du privé roulent littéralement sur l’or.

Et c’est là que je m’insurge. Parce que franchement, cet argent public pourrait (et devrait) servir à améliorer le réseau scolaire public, où les besoins sont criants. Au lieu de financer des salaires exorbitants, utilisons ces ressources pour offrir de meilleures infrastructures, des conditions de travail dignes et une éducation de qualité à tous. Après tout, l’éducation, c’est l’avenir… et non, ça ne devrait pas être un luxe !

1 Vailles, Francis. Écoles privées : Des directeurs payés deux fois plus qu’au public. La Presse, Montréal. Le 3 septembre 2024.


Dans le cours de français

Une publication sur X du parolier Stéphane Venne a piqué ma curiosité, cette semaine.

A-t-il raison ? A-t-il tort ?

Une consultation du site de l’Office québécois de la langue française (OQLF) fournit une réponse précise. On y inscrit d’abord la définition du mot enjeu :

« Ce que l’on peut gagner ou perdre, par exemple, dans un projet, une lutte, une élection ou une activité. »

Ensuite, on y va de cette explication :

« Dans l’usage, le sens du mot enjeu tend à s’étendre pour désigner notamment une préoccupation majeure ou un défi. Parfois employé abusivement, il pourrait être remplacé, selon le contexte, par des mots tels que problème, sujet, question, thème, problématique, dossier, conséquence, objectif, défi, préoccupation. »

Source : La vitrine linguistique de l’OQLF.

Venne a raison, bien que l’usage abusif soit toléré.


Dans le cours de français, deuxième période

Une autre publication sur X a particulièrement attiré mon attention.

#LeProfCorrige

Le mot cent étant masculin, PSPP a-t-il commis une faute ? S’il voulait utiliser l’expression québécoise, qui féminise cette pièce de monnaie, n’aurait-il pas été préférable d’écrire « une cenne », entre guillemets ? Encore ici, voyons ce qu’en pense l’OQLF.

« Cent est un nom masculin et se prononce [sɛnt] (sènnt), avec le t final, au singulier comme au pluriel. Au Québec, cependant, cent est habituellement employé au féminin et prononcé [sɛn] (sènn), ce qui explique que l’on rencontre parfois, dans un style plus familier, la graphie cenne. »

Source : La vitrine linguistique de l’OQLF.

Il y a donc ambiguïté, ici. L’OQLF, se basant sur l’usage, évoque le féminin tant avec cent qu’avec cenne. Le tolère-t-il ? Probablement. L’accepte-t-il ? C’est loin d’être clair.


Dans le cours de musique

Princesses, c’est un trio de jeunes femmes montréalaises qui donnent dans le rock. Un rock francophone avec un son du début des années 1980. Il n’en fallait pas plus pour que je m’y intéresse. La chanson qui fera l’objet de la #musiquebleue de cette semaine s’inscrira dans un album à paraître sous peu, Face B. La pièce s’intitule Ras-le-bol.


Princesses – Ras-le-bol – Face B – #musiquebleue


La bonne nouvelle de cette semaine

La clinique Vivago, fondée par Giovanni Arcuri, se distingue par son approche profondément humaine et individualisée pour répondre aux besoins en santé mentale des jeunes adultes. Face à l’augmentation des idées noires et du sentiment d’isolement chez cette population, la clinique propose une gamme complète de services allant de l’ergothérapie à la psychiatrie, en passant par la sexologie et la psychologie. Son approche innovante se fonde sur l’écoute des besoins spécifiques de chaque client, établissant des objectifs personnalisés pour mieux les soutenir dans leur quotidien. Grâce à des partenariats avec des compagnies d’assurance, Vivago facilite aussi l’accès aux soins en prenant en charge les démarches de remboursement, permettant aux jeunes de bénéficier des services sans avoir à avancer les frais.

Engagée envers les communautés marginalisées, la clinique Vivago œuvre à créer un espace sécuritaire et inclusif, notamment pour les personnes LGBTQ+, souvent confrontées à des stigmates dans le milieu médical. En parallèle, Vivago a lancé la campagne « Viv-Action Jeunesse » pour amasser 75 000 $, visant à offrir davantage de services gratuits aux jeunes adultes. Cet engagement témoigne d’une volonté de bâtir une véritable communauté de soutien pour accompagner la jeunesse vers un avenir plus serein et équilibré.


Billet du 19 avril 2024 : Ça gaze ?

Il est difficile d’éviter les sarcasmes quand on parle de la hausse du prix de l’essence. Jeudi matin, réveil brutal avec une hausse de 0,15 $ à 0,20 $ le litre que seul un très petit groupe d’initiés avaient vue venir.

Les raisons évoquées ? D’abord, des tensions mondiales. Ça fait tout de même 26 mois que la guerre en Ukraine fait rage, alors que celle à Gaza a repris il y a déjà six mois. Pourquoi une telle hausse soudaine ? Parce que l’Iran est entré dans la danse le week-end dernier ? On aime spéculer, il faut croire. S’il fallait que nos producteurs d’ici se fient aux seules prévisions météorologiques à long terme pour déterminer plusieurs semaines à l’avance le prix de la conserve de sirop d’érable ou du panier de fraises, il y a probablement quelques pays partenaires économiques du Québec qui crieraient à la sottise.

Ensuite, on a soumis l’argument du passage à l’essence d’été. L’essence d’été ? Il paraît qu’on ajoute un additif à l’essence, à la veille des chaleurs, afin de la rendre moins volatile. C’est la première fois que j’entends parler qu’il existe une essence d’été et une essence d’hiver, avec en prime une différence de prix à la pompe. Et si je me fie à la réaction des membres de l’équipe de l’émission Tout un matin, sur ICI Première, il semble que nous étions plusieurs à l’apprendre.

Alors ça gaze ? Au sens populaire, j’espère que oui. Au sens propre, je souhaite que ce soit de moins en moins le cas. Le climat et le portefeuille ne s’en porteront que mieux.


Dans le cours d’univers social
Volet éducation à la citoyenneté

Avez-vous remarqué un changement de ton chez Paul St-Pierre Plamondon, au cours de la dernière semaine ? Moi aussi.

Sans doute galvanisé par ses troupes réunies en conseil national, lors de la dernière fin de semaine, il semble être passé à l’étape suivante en présentant le gouvernement du Canada comme un persécuteur du Québec, l’accusant au passage de mépris pour ingérence dans nos champs de compétences. Parallèlement, il talonne François Legault afin qu’il admette que la souveraineté est la seule option viable et promet un référendum avant la fin de la présente décennie.

Afficher une grande confiance apporte généralement son lot de bénéfices. Sombrer dans l’excès peut toutefois être perçu comme de l’arrogance et créer l’effet contraire. Le chef du Parti québécois doit toujours garder en tête un certain nombre d’éléments, dont la plupart sont confirmés dans le sondage Léger publié le 19 mars dernier. 1

D’abord, Monsieur St-Pierre Plamondon doit sa position confortable dans les sondages (34 %) à deux éléments importants : sa personnalité qui a su plaire à la population et le fait que le taux d’insatisfaction à l’égard du gouvernement de la CAQ se situe à 64 %. La prochaine élection n’aura lieu que dans deux ans et demi et beaucoup de choses peuvent survenir d’ici là. Rappelons-nous qu’il y a un an et demi à peine, le PQ ne faisait élire que trois députés, avec 14,6 % des suffrages exprimés.

Ensuite, l’appui au projet indépendantiste plafonnant à 36 %, il faudra se montrer plus inclusif si on veut y faire adhérer une majorité de la population. Jusqu’à présent, aucun des récents discours péquistes n’a démontré d’ouverture en ce sens. Sans l’inclusion des communautés culturelles et autres groupes reflétant les réalités du Québec d’aujourd’hui, l’aboutissement du projet reste impossible.

Finalement, si Paul St-Pierre Plamondon persiste à promouvoir un projet souverainiste contre le Canada plutôt que pour le Québec, il est voué à l’échec. Le gouvernement fédéral nous tape parfois sur les nerfs (comme le gouvernement provincial, d’ailleurs) ; mais la hargne que lui voue le chef du Parti québécois n’est pas partagée de façon aussi prononcée par l’ensemble de la population québécoise. D’entendre les différentes réactions lors de l’annonce du programme d’aide pour les services de garde le démontre bien. Si une grande partie des acteurs politiques dénonçaient une ingérence du fédéral dans un champ de compétences des provinces, la plupart des bénéficiaires tenaient un discours beaucoup plus nuancé et se réjouissaient de l’aide financière annoncée, nonobstant la main qui la tendra.

1 Rapport Léger. INTENTIONS DE VOTE, PRÉFÉRENCES POLITIQUES ET MESURES BUDGÉTAIRES. Montréal, le 19 mars 2024.


Dans le cours de musique

Je n’ai pas cherché une #musiquebleue très longtemps, cette semaine. Un nouvel album de Corneille a suffi à confirmer mon choix. Voici Bora Bora.

Corneille – Bora Bora – L’écho des perles – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

L’intelligence artificielle est une bête qu’il faut apprivoiser. Si on est en droit de craindre les dommages qu’elle peut causer, il faut aussi savoir apprécier le bien qu’elle procure.

Une entreprise montréalaise a créé une application pour traduire les pleurs d’un bébé. Appelée Nanny IA, la nouvelle technologie exprime avec des mots bien compréhensibles par des parents les besoins émis par bébé à travers ses pleurs.

Les communications n’ont ainsi plus beaucoup de barrières. Si un jour on assiste à la création d’une application similaire pour communiquer avec les animaux, je suggère de la baptiser Doolittle IA !


Billet du 26 mai 2023 : Un positionnement historique récent

L’éventuelle hausse de salaire de la députation québécoise continue de faire couler beaucoup d’encre. Après la maladresse du ministre de l’Éducation dont je faisais état sur cette page la semaine dernière, voilà que certains partis d’opposition ont, au cours des derniers jours, exprimé leur propre point de vue sur le sujet.

Québec solidaire s’est prononcé contre la hausse salariale des députés, mais devant la forte majorité gouvernementale, de qui découle le projet de loi, on a déposé un amendement visant à retarder cette action de trois ans. Du côté du Parti québécois, la position est plus compliquée et m’incite à apporter un important bémol.

  1. Le caucus du PQ partage la majeure partie des conclusions du rapport du comité visant à revoir le salaire des députés, appuyant ainsi les hausses salariales, mais désapprouve la façon dont le gouvernement de la CAQ a dirigé le dossier, notamment dans le cadre des actuelles négociations avec les employés du secteur public;
  2. Il votera conséquemment en faveur de la résolution de QS qui vise à repousser la hausse en 2026;
  3. Si l’augmentation de 30% des salaires des députés prenait effet au cours des prochaines semaines, les trois députés du PQ limiteraient leur propre augmentation à la moyenne de ce qu’obtiendraient les employées et employés de l’État lors du renouvellement des conventions collectives et verseraient le reste à des organismes caritatifs.

D’abord, je salue les positions de ces deux formations politiques, notamment celle du PQ qui se dit solidaire des travailleuses et travailleurs du secteur public. Cependant, le libellé de la déclaration de son chef m’incite à le contredire sur un point important.

Et je cite :

« Ainsi, en conformité avec le positionnement historique de notre formation politique et pour se montrer solidaires avec les travailleurs du secteur public, si le projet de loi est adopté tel quel, nous allons LIMITER la hausse de nos salaires à la moyenne de ce qu’obtiendront les travailleurs du secteur public, les infirmières et les profs. »

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, le 25 mai 2023.

Le « positionnement historique » du Parti québécois est-il vraiment solidaire des travailleurs du secteur public ? Dans l’histoire contemporaine du Québec, l’action la plus sordide portée contre les employées et employés de l’État fut celle de leur imposer, par décret, un an avant l’expiration des conventions collectives alors en vigueur, une coupe salariale permanente de 20 %. Et ce geste émanait d’un gouvernement du Parti québécois, en 1982.

Une baisse de revenus de 20 %, en pleine récession économique, c’est très difficile à assumer. Ce sont 320 000 personnes, de même que leurs familles, qui avaient alors fait les frais du refus du gouvernement de l’époque de hausser les impôts ou d’augmenter le déficit.

Ces 320 000 travailleurs sont maintenant retraités ou décédés. Plusieurs d’entre eux ont toutefois été mes collègues, quand j’étais en début de carrière. L’amertume demeurait bien palpable, au point où certains avaient fait le serment, malgré les nombreux changements de garde, de ne plus jamais voter pour le PQ. Et dans au moins un cas, quelqu’un à qui je parle encore aujourd’hui, cet engagement demeure, 41 ans plus tard.

Pour le dossier dont il est question depuis les derniers jours, je crois en la sincérité des trois élus péquistes. Mais dans le contexte, il faut éviter d’abuser d’un certain vocabulaire. Leur positionnement historique réfère sans doute à une histoire plutôt récente.


Dans le cours d’art dramatique

Cette semaine, pour la première fois, j’ai entendu parler de Maurice Tillet. Né en Russie de parents français, il est décédé à Chicago, en 1954, à l’âge de 51 ans. S’il a connu des heures de gloire de son vivant, il a peu à peu sombré dans l’oubli après sa mort. Il a en quelque sorte refait surface au début du 21e siècle, quand les créateurs d’un célèbre personnage animé se sont inspirés de son physique.

Atteint d’acromégalie, une maladie qui attaque l’hypophyse, Tillet était doté de mains et de pieds aux tailles disproportionnées, ainsi que d’un visage légèrement déformé. Restreint dans les moyens de gagner sa vie, il a mis ses attributs à profit en devenant lutteur professionnel. Ceci l’a dirigé vers les plus grandes villes d’Amérique du Nord, dont Montréal, où il a été sacré champion du monde chez les poids lourds.

Quel personnage a-t-il inspiré ? La réponse viendra avant le cours de musique. En guise d’indices, je laisse quelques photos ici. Plusieurs d’entre vous devineront !

Sources des photos : historydefined.net, Reddit et The Post and Courier.


Dans le cours de mathématiques

Voici quelques chiffres.

Au cours de l’année scolaire 2020-2021, 26 743 personnes enseignaient dans les écoles québécoises sans être légalement qualifiées pour le faire1. Ce nombre représente environ 25 % de tout le personnel enseignant. Une personne sur quatre. Ce sont les statistiques les plus récentes, mais si je me fie à ce que je constate sur le terrain, je demeure persuadé que la tendance à la hausse s’est poursuivie et que la proportion est maintenant plus élevée. Alors qu’il faut quatre années d’études au baccalauréat pour obtenir un brevet, un fort pourcentage d’individus en retire à peu près tous les bénéfices sans l’avoir obtenu.

Parallèlement à la pénurie de personnel enseignant, le Québec doit aussi composer avec un manque de juges dans les tribunaux2. Songerait-on à embaucher n’importe quel bachelier, à lui donner une formation accélérée de 30 heures avant de lui permettre d’entendre des causes et de rendre un verdict, le tout dans les mêmes conditions salariales que les collègues ayant été nommés après un processus rigoureux ?

Poser la question, c’est y répondre. Il y a des domaines, l’enseignement en est un, où les décisions incongrues s’acceptent plus facilement. C’est triste et dangereux.

1 Lecavalier, Charles. Le quart des enseignants non légalement qualifiés en 2020-2021. La Presse. Le 25 mai 2023.

2 Leblanc, Daniel. La Cour supérieure dépend de « miracles » au quotidien pour gérer la pénurie de juges. ici.radio-canada.ca. Le 10 mai 2023.


Dans le cours d’éducation physique

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit sur la Ligue nationale de hockey (LNH) dans mes billets hebdomadaires. En cette année où la LNH se dotera d’une nouvelle super vedette, Connor Bedard, le Canadien de Montréal, jusqu’à il y a quelques semaines, semblait bien positionné pour repêcher un excellent joueur, en vertu d’un choix de premier tour obtenu des Panthers de la Floride dans la transaction qui avait envoyé le défenseur Ben Chiarot sous le soleil. Dans la LNH, moins on a de succès lors d’une saison, meilleur est le choix lors de la séance de repêchage qui suit.

Les Panthers sont passés très près de ne pas participer aux séries éliminatoires, ce qui aurait assuré le Tricolore d’un des 16 premiers choix. Mais voilà que, entrés dans les séries par la porte de derrière, l’équipe floridienne a remporté ses trois premières rondes et se retrouve maintenant en finale de la Coupe Stanley ! Au mieux, Montréal repêchera au 31e rang avec la sélection des Panthers. Mais les chances de voir ces derniers remporter le précieux trophée sont excellentes, ce qui conférerait le 32e et dernier tour au CH, lors de la première ronde de l’encan amateur.

Qui aurait parié là-dessus ? À peu près personne.


Dans le cours d’art dramatique, deuxième période

Bien que Dreamworks ne l’ait jamais confirmé officiellement, de nombreuses voix dans le milieu cinématographique affirment que les traits physiques de Shrek auraient été calqués sur ceux de Maurice Tillet. Mythe ou réalité ? Tirons nos propres conclusions !


Dans le cours de musique

Artiste innu originaire de Maliotenam, Shauit chante en quatre langues et compose dans plusieurs styles. Son dernier album, Natukun, sorti en avril, poursuit dans la même veine. Malgré son titre autochtone, la chanson Kanishte est écrite et interprétée en français.

C’est son vidéoclip que je vous propose, cette semaine. Toutefois, il ne sera disponible que vers 9 heures, le vendredi 26 mai. J’invite donc les plus matinaux d’entre vous à revenir le visionner. 😊

Shauit – Kanishte – Natukun – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Cette semaine, j’opte pour la diffusion d’une beauté de la vie, en guise de bonne nouvelle. Notre univers est vraiment magnifique.


Billet du 28 avril 2023 : À l’ordre, s’il vous plaît

J’en suis à ma 27e année d’enseignement. Ai-je déjà travaillé avec des titulaires de classe inadéquats dans leur pédagogie ou leurs comportements ? Oui.

Les ai-je dénoncés ? Quand j’étais moi-même témoin de paroles ou de gestes récurrents et inacceptables dirigés vers les enfants, oui.

Est-ce que quelque chose a été fait ? Oui, chaque fois. Toutes les directions avec qui j’ai travaillé avaient à cœur le bien-être de leur personnel, mais celui des élèves et la mission de l’école primaient.

Maintenant, entendons-nous. Je fais ici allusion à une infime proportion de toutes les personnes avec qui j’ai travaillé, à travers ces années. Quelques individus, que l’on peut probablement compter sur les doigts d’une seule main, parmi plus de deux centaines. Dans tous ces cas qui me viennent en tête, la direction colligeait les éléments au dossier et assurait les interventions nécessaires. Qu’arrivait-il ensuite ? Chaque cas est unique. Mais sans faute professionnelle grave, pouvant être concrètement démontrée, le congédiement est difficilement envisageable et incombe à la direction du centre de services scolaire, pas à celle de l’école.

J’ai tout de même été témoin d’au moins une suspension et de quelques retraites anticipées. Est-ce que d’autres ont réussi à s’accrocher et à demeurer en poste, malgré tout ? Malheureusement, oui.


Avec les événements des derniers jours, il est beaucoup question de la création d’un ordre professionnel pour les enseignantes et les enseignants. Je me suis personnellement toujours prononcé en faveur, chaque fois que j’ai eu à le faire. À chacune de ces fois, nous étions peu nombreux dans ce camp.

Je considère que l’adhésion à un tel regroupement pourrait nous apporter beaucoup. L’exemple que je cite souvent est celui des nombreux et volumineux rapports qui nous sont demandés par des spécialistes de la santé qui suivent certains de nos élèves. Ces questionnaires sont remplis sur notre temps personnel, souvent à la maison, bénévolement. Pourtant, lorsque nous demandons au même médecin de prendre quelques secondes pour nous écrire un billet visant à motiver notre absence du travail pour venir le rencontrer, il nous facture une cinquantaine de dollars parce que la Régie de l’assurance maladie ne rembourse pas ce type de frais. C’est là une différence notable entre un corps d’emploi sous l’égide d’un ordre professionnel et un autre qui n’en dispose pas.

Parce que pour la protection des citoyens, voire des élèves, le ministre Drainville a entièrement raison lorsqu’il affirme que les mécanismes actuels permettent de l’assurer. À ce niveau, l’ordre professionnel ne ferait que les regrouper vers un guichet unique.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse
Volet éthique

Et je cite :

« Si demain matin il y avait une élection dans Camille-Laurin, sans vol de dépliant du PQ, est-ce que le député de Camille-Laurin serait le député qui est ici devant nous aujourd’hui ? »

François Legault, à propos de Paul St-Pierre Plamondon, le 25 avril 2023.

C’est vrai, la campagne du chef du Parti québécois dans la circonscription de Camille-Laurin ne levait pas avant le vol de ce dépliant. C’est le renvoi de la coupable, la candidate de Québec solidaire, qui a probablement assuré la victoire de M. St-Pierre Plamondon. Qu’un analyste politique ou un humoriste le rappelle, dans un contexte où une telle remarque s’y prête, ne m’aurait pas heurté. Que cela vienne du premier ministre est différent. S’abaisser à cette mesquinerie n’est pas digne de la position qu’il occupe.


Dans le cours de musique

Peu d’artistes québécois donnent dans le RnB. Parmi eux, on compte Emmanuel Travis, originaire de Châteauguay. Oeuvrant dans l’industrie depuis près de 25 ans, il vient de lancer son sixième album, Dopamine. Tirée de cet album, voici la pièce Les sabliers.

Emmanuel Travis – Les sabliers – Dopamine – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est fait, une loi oblige maintenant les géants de la diffusion en ligne à soutenir davantage les contenus canadiens. Ceci implique l’inclusion, la promotion et la mise en valeur de musique, de films et d’émissions en français, en anglais, ainsi que dans les langues autochtones. Le Conseil de la télédiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) acquiert ainsi des pouvoirs qui lui permettront de sanctionner financièrement les plateformes qui y dérogeront.

Dans un autre volet, le gouvernement fédéral étudie actuellement la possibilité d’imposer à ces mêmes géants du web de verser des redevances aux médias canadiens lorsqu’ils utilisent leurs contenus.


Billet du 31 mars 2023 : La chèvre et le chou

Je commencerai avec le chou. Pas le légume, mais la façon d’exprimer sa désapprobation. Le contraire d’applaudir, en fait.

Gilles Proulx a-t-il vraiment tenu en ondes des propos haineux à l’égard de la députation de Québec solidaire ? Le principal intéressé s’en défend, arguant que ses paroles de la semaine dernière étaient plutôt dirigées vers le peuple québécois, envers qui il s’était emporté.1

Comment une école aurait-elle réagi si un élève avait affirmé qu’un groupe méritait d’être abattu, comme Gilles Proulx l’a fait ? Chose certaine, un comité multidisciplinaire se serait penché sur l’événement et des suites auraient été données pour éviter que cela ne se reproduise et que la situation ne dégénère.

Il est difficile pour le citoyen de se prononcer sur les paroles de Proulx, puisque l’extrait sonore, d’abord diffusé sur le site de QUB radio, en a été retiré quelques heures plus tard. Je ne l’ai personnellement pas entendu. Parmi celles et ceux qui ont eu ce privilège, beaucoup ont condamné les propos du chroniqueur.

Mais Gilles Proulx n’est pas le seul qui mérite d’être conspué. Gabriel Nadeau-Dubois, au nom de Québec solidaire, a saisi l’Assemblée nationale d’une motion visant à condamner les propos diffusés. C’est là son droit le plus strict et cette motion a d’ailleurs obtenu l’aval d’une quasi-unanimité de députés. Toutefois, si on considérait à QS que la situation était si grave, pourquoi n’a-t-on pas déposé une plainte au criminel, plutôt que de s’en tenir à la politique ?

Finalement, le Parti québécois a également erré. Deux fois plutôt qu’une, dans son cas. Il l’a d’abord fait en bloquant la motion de Québec solidaire, sous prétexte que l’Assemblée nationale n’est pas un tribunal. C’est pourtant le même groupe parlementaire (et j’ajouterais le même député, Pascal Bérubé) qui y avait déposé une motion très similaire contre le professeur Amir Attaran, il y a à peine deux ans. Et il y a deux mois, les trois députés péquistes ont voté, au Salon bleu, pour la démission d’Amira Elghawaby. Deux poids, deux mesures ?

Ensuite, le chef Paul St-Pierre Plamondon a proposé à au moins deux reprises à Québec solidaire, en guise d’alternative, de rédiger une plainte au Conseil de presse du Québec à l’endroit de Gilles Proulx et de QUB radio. J’ai peine à imaginer que le chef du PQ ignorait que Québecor avait désassujetti tous ses médias, dont QUB, de l’autorité du Conseil de presse. D’un autre côté, je n’ose pas croire qu’il le savait et l’a tout de même proposé.

Voilà pour le chou, qui se veut long et partagé.

1GND doit faire amende honorable. Le Journal de Montréal. Le 30 mars 2023.


Dans le cours de français

Maintenant, la chèvre.

Le développement de l’intelligence artificielle s’avère bénéfique sous plusieurs aspects. Toutefois, il apporte son lot d’irritants, notamment en matière de traduction. Il devient tentant pour les entreprises d’investir quelques dollars dans une application, plutôt que dans les honoraires plus élevés d’un professionnel. Souvent avec des résultats embarrassants pour les uns, frustrants pour les autres.

Le plus récent exemple en lice est celui des vêtements Columbia, dont le nouveau slogan est affiché en grandes bannières sur les murs extérieurs du magasin La Baie de la rue Sainte-Catherine, à Montréal.

#LeProfCorrige

Ici, je souligne à grands traits rouges que Soyez la chèvre constitue une mauvaise traduction de Be The Goat, dont le but vise à promouvoir des souliers de randonnée en montagne. Cependant, je laisserai aux professionnels des communications et de la mise en marché le soin d’indiquer ce qu’on aurait plutôt dû lire.

Il faut par contre préciser que le mot goat, ici, fait véritablement référence à l’animal, et non à l’expression Greatest Of All Time, comme plusieurs ont prétendu.


Dans le cours de musique

Les gars du Nord sont Acadiens, mais c’est au Québec qu’ils enregistrent et se produisent en majeure partie. Personnellement, je les connaissais grâce à leur album de Noël, sorti en 2016. La semaine dernière, ils ont lancé leur troisième et plus récent recueil musical, Les Fils du Père. Fidèles à ce qu’ils sont, on y trouve beaucoup de country, mais aussi de la musique traditionnelle et, à mon grand plaisir, quelques notes celtiques. C’est d’ailleurs dans ces dernières que je suis allé puiser la #musiquebleue de cette semaine. Elle a pour titre Les fils du roi.

Les gars du Nord – Les fils du roi – Les Fils du Père – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Compétition depuis longtemps très populaire aux États-Unis, le March Madness gagne graduellement ses lettres de noblesse au Canada, notamment au Québec. La percée de plusieurs joueurs et joueuses d’ici dans les rangs professionnels du basketball y est assurément pour quelque chose.

Pas moins de sept Québécois, tous âgés de moins de 20 ans, ont cette année participé à la grand-messe printanière du basketball universitaire. Parmi eux, une fratrie originaire de Rosemère.

Si le parcours de Maxence-Olivier Prosper s’est somme toute terminé rapidement, son équipe ayant subi l’élimination dès le second match, celui de sa sœur Cassandre s’est avéré plus long, la formation de l’Université Notre Dame étant passé à une victoire d’atteindre le carré d’as. Les deux sont considérés comme des espoirs olympiques.


Billet du 3 février 2023 : Dans une forme majuscule

« Comment vas-tu ? » est une question à laquelle je réponds quotidiennement. Je vais bien. Je vais même très bien.

Mon passeport demeurera en règle pour encore quelques années. À court terme, je n’aurai donc pas à m’engager dans des démarches compliquées et interminables pour le renouveler. Aussi, je pratique une profession dont le salaire, bien que non indexé à l’inflation, me permet toujours de me procurer les denrées alimentaires essentielles, incluant des fruits et des légumes. J’occupe justement un emploi, ce qui fait que je n’ai pas à m’embourber dans les méandres congestionnés du système d’assurance-emploi.

Tous les membres de ma famille bénéficient actuellement d’une bonne santé. Il en est de même pour moi. Je n’ai donc pas à affronter un milieu hospitalier dont les ressources déclinent et s’amenuisent, et qui croule sous une pression insoutenable.

Je possède une maison que je suis capable de payer, parce qu’achetée à un prix abordable, il y a dix ans.

Oui, je vais bien, tout en étant conscient que je demeure, du moins pour l’instant et pour toutes ces raisons, dans une classe privilégiée. Ajoutons que je dispose encore de mille motifs pour rire et sourire, tous les jours, et que mon entourage démontre très adéquatement sa présence et son attention.

Serai-je en mesure d’écrire la même chose le mois prochain ou dans un an ? On verra. Développer ma pleine conscience constitue l’une de mes plus belles réalisations des deux dernières années.

Aujourd’hui, je vais très bien.


Dans le cours de français

En chronique à Rouge FM, cette semaine, Jean-René Dufort y est allé d’une critique des incongruités de la langue française, à travers un discours dont j’aurais aimé être l’auteur ! Si vous disposez de cinq minutes, je vous invite à l’écouter. Sourires et hausse du bagage intellectuel assurés. Probablement quelques éclats de rire, aussi.

Jean-René Dufort sur les ondes de Rouge FM – Le 27 janvier 2023.


Dans le cours de français, deuxième période

Plusieurs corrections à effectuer, cette semaine. Je souligne en premier lieu que d’ordinaire, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, maîtrise de brillante façon son français, tant à l’oral qu’à l’écrit. Il a cependant commis deux impairs dans ses publications, au cours des derniers jours.

Voici le premier :

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire Canadien avec un c majuscule. Être (un) Canadien implique que le mot fait partie de la classe des noms. Dans ce cas, comme il fait référence à un peuple, il s’agit d’un nom propre.

Ensuite :

#LeProfCorrige

Ici, à l’inverse, on aurait dû voir Parti québécois, avec un q minuscule. Pourquoi ? Parce que le mot québécois est employé comme adjectif, qui vient qualifier le nom Parti. De la même manière, on écrira Parti libéral, Parti conservateur, Parti vert et Assemblée nationale, tel que monsieur St-Pierre Plamondon l’a fait, à l’intérieur de la même publication.

À sa défense, cependant, dans ses documents officiels, le Parti québécois utilise également les majuscules aux deux mots. La grande majorité des médias et ouvrages de référence, de leur côté, emploient la règle de grammaire convenablement.


L’autre faute est tirée d’un article diffusé sur le site de TVA Nouvelles.

La nouvelle est terrible, je sais.

#LeProfCorrige

Ici, il aurait fallu employer le pluriel et lire une allergie sévère aux produits laitiers. Si elle n’était allergique qu’à un seul produit laitier, une précision se serait avérée nécessaire.


Dans le cours de musique

À peu près toutes les chansons de Sébastien Lacombe me rejoignent, tant pour les paroles que pour les mélodies et orchestrations. Aussi ai-je été heureux d’apprendre, cette semaine, que son plus récent album, Le chemin des possibles, lui valait d’être nominé à titre d’auteur-compositeur francophone de l’année aux Prix de la musique folk canadienne. Les galas de dévoilement des récipiendaires auront lieu à Vancouver, les 1er et 2 avril 2023.

En #musiquebleue, tirée de cet album, voici la pièce Far West.

Sébastien Lacombe – Far West – Le chemin des possibles – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

J’étais un élève de secondaire 5, en 1984, alors que le Québec tout entier acclamait Gaétan Boucher qui, aux Jeux olympiques de Sarajevo, remportait deux médailles d’or et une de bronze en patinage de vitesse. Aujourd’hui, à moins de cinq années de ma retraite de l’enseignement, ce même Gaétan Boucher a gagné les Jeux mondiaux des maîtres, dans la même discipline.

Dans la catégorie des 65 ans et plus, il a terminé premier aux 500 m et 1 000 m, deuxième au 1 500 m et quatrième au 3 000 m, ce qui lui a permis de devancer un Hollandais au classement. Heureux de ce retour fructueux, il envisage des participations à d’autres compétitions, au cours de la prochaine année.


Photo de l’en-tête : Sophie Lussier


Billet du 6 janvier 2023 : Journal de vacances des Fêtes (2e de 2)

Je tiens d’abord, cette semaine, à vous exprimer mes vœux pour une bonne et heureuse année 2023. Je vous souhaite, en particulier, santé, bonheur et du temps pour en profiter. À plus grande échelle, puissions-nous être témoins de gestes de paix et de tolérance de la part de tous les dirigeants.

Une page se tourne, un nouveau chapitre commence. Si l’histoire se poursuit, il est permis, alors que nous n’en sommes qu’aux premières lignes, d’espérer une suite positive.


Déformation professionnelle

Très souvent, mais beaucoup au cours des six dernières semaines, j’ai pu revoir une faute de français qui se propage avec une contagion moins proliférante que la COVID, quand même, mais dont la contamination continue, malheureusement, d’être légion. Cette erreur de plus en plus commune, je l’ai constatée dans plusieurs médias écrits, une fois à la télévision, dans du matériel scolaire (ce qui m’a découragé) et, bien sûr, dans une multitude de publications sur les réseaux sociaux.

Quelle est cette faute ? C’est quand quelqu’un ou un organisme commence une annonce ou un communiqué par « Oyé ! Oyé ! ».

Retenez bien ce qui suit, la bonne orthographe est « Oyez ! Oyez ! ».

Il s’agit ici de la conjugaison du verbe ouïr, à la 2e personne du pluriel de l’impératif présent.

Le verbe ouïr, associé à l’ouïe, le sens qui permet la perception des sons, n’est presque plus utilisé aujourd’hui, mais demeure dans les ouvrages de référence, bien qu’on lui préfère écouter ou entendre.

N’hésitez pas à diffuser l’information !


Sortie de vacances

Comme chaque année, durant le temps des Fêtes, ma conjointe et moi assistons à la revue humoristique Revue et corrigée, au Théâtre du Rideau-Vert. Encore une fois, les textes, la distribution et la mise en scène ont su nous dérider. Je souligne en particulier le travail de Benoit Paquette, un des vétérans de l’équipe. Il est à mon avis un des meilleurs imitateurs que nous ayons connus au Québec. Les auteurs abordent l’actualité sous un angle différent de ceux empruntés par les scripteurs des autres émissions de fin d’année.

Mon flash coup de cœur va à une parodie de l’émission En direct de l’univers où l’invité, Paul St-Pierre Plamondon, se fait chanter par Ginette Reno « T’as plus de noms que de députés » ! Madame Reno était personnifiée par l’excellente Marie-Ève Sansfaçon.


Bien assis dans la salle une vingtaine de minutes avant le début du spectacle, j’en ai profité pour regarder une partie de la finale du Championnat du monde junior de hockey sur glace. Ma conjointe a croqué l’instant sur le vif ! Pour celles et ceux qui s’en préoccupent, mon téléphone cellulaire a été éteint et rangé avant le commencement de la représentation. (Photo : Facebook — Linda Boyer)

Dans mes écouteurs

Au cours de la dernière semaine, c’est surtout de la musique du temps des Fêtes qui a tourné non seulement dans mes écouteurs, mais à travers tous mes haut-parleurs. J’ai cependant cherché une personnalité artistique nouvelle qui nous offrirait une #musiquebleue pour ce billet. J’ai découvert Troidemi.

Artiste émergent, il donne dans le funk francophone, avec des accents de jazz très cuivré. La pièce que je propose, Un opium, me rappelle un peu Michel Fugain, sans la chorale du Big Bazar. L’album, son premier, s’intitule Pour l’après.

Troidemi – Un opium – Pour l’après – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

J’ai appris quelque chose d’admirable, mardi soir dernier, en regardant Les dix de 2022, sur ICI Télé. Parmi les personnalités de l’année, figure un groupe de cinq jeunes de 11 et 12 ans, qu’on appelle les Jeunes pisteurs. Au cours de leur vie, ces jeunes ont côtoyé le cancer, soit en le subissant, soit parce qu’un proche l’a combattu. À l’invitation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), ils ont formé une équipe de recherche afin de guider les intervenants dans divers secteurs du traitement de la maladie.

Ce qu’ils accomplissent, depuis près de deux ans, est digne de mention.

Touchés par le cancer, des jeunes s’investissent dans la recherche. La Tribune, Sherbrooke. Le 25 avril 2022.