Billet du 23 septembre 2022 : Une priorité que je voudrais plus prioritaire

Si une chose me déçoit dans l’actuelle campagne électorale québécoise, c’est l’absence de discussions sur l’éducation. Les aspirants au poste de premier ministre insistent tous sur le fait qu’il s’agit d’une priorité, mais aucun ne le démontre.

J’ai suivi le débat de jeudi soir expressément parce qu’un segment était réservé au sujet. Là encore, la substance a passé son tour, malheureusement.

Après le témoignage d’une jeune enseignante qui songeait déjà à quitter la profession après seulement deux ans, faute de ressources dans sa classe, la question du modérateur Patrice Roy s’est avérée d’une clarté limpide : « Qu’allez-vous faire pour encourager les jeunes enseignantes et les jeunes enseignants à poursuivre ? »

François Legault a mentionné que son gouvernement avait déjà fait beaucoup.

Dominique Anglade a fait bifurquer le débat vers les services de garde.

Paul St-Pierre Plamondon n’a parlé que de la place du français et a mentionné qu’il investirait pour contrer l’analphabétisme.

Gabriel Nadeau-Dubois et Éric Duhaime, à mon avis, demeurent les seuls ayant répondu directement à la question, le premier stipulant qu’un éventuel gouvernement issu de son parti couperait les vivres à l’école privée et réinvestirait les sommes dans les services à l’école publique.

Quant au second, il a expliqué que, bien que cela ne fasse pas partie du programme de sa formation politique, il envisageait d’exiger de certains fonctionnaires qu’ils aillent enseigner pour contrer la pénurie de personnel enseignant. La question de leurs compétences pour le faire n’a jamais été soulevée.

Une priorité, l’éducation ? Vraiment ?

Je suis d’un naturel optimiste, mais ces réponses me permettent difficilement d’espérer un meilleur taux de rétention des nouvelles enseignantes et des nouveaux enseignants. Les statistiques le démontrent, 25 % abandonnent la profession avant la cinquième année.

Il reste un peu plus d’une semaine à la campagne. Souhaitons qu’un des partis en profite pour relancer la question.


Pendant que le débat se déroulait, un autre événement digne de mention était télédiffusé, cette fois à TVA Sports. Il s’agissait du dernier match de baseball décrit par Jacques Doucet. Le commentateur de 82 ans a ainsi définitivement fermé son microphone.

Fervent amateur de baseball depuis mon enfance, la voix unique de monsieur Doucet m’a suivi de la fin des années 1970, à travers ma première radio transistor, jusqu’à mes applications d’aujourd’hui, en passant par les haut-parleurs de tous mes véhicules automobiles et mes téléviseurs. Il a décrit presque tous les matchs des Expos, durant leurs 34 années d’existence, mais également des affrontements des Capitales de Québec, des Blue Jays de Toronto, ainsi que bon nombre de séries d’après-saisons, toujours dans un français impeccable.

Monsieur Doucet, vous méritez de ralentir un peu et de vous consacrer entièrement aux vôtres et à votre autre passion, la pêche. Bravo et merci.


Dans le cours de français

Une publication sur Twitter de la députée et candidate péquiste Méganne Perry Mélançon a attiré mon attention, cette semaine.

Je me suis demandé s’il existait un mot en français pour désigner le mansplain. La réponse est affirmative. On en trouve même deux. Toutefois, il est hors de question pour moi de critiquer la députée pour avoir utilisé l’expression anglaise, d’autant qu’elle a pris soin de la mettre entre guillemets.

D’abord, le mansplaining est un concept apparu sur Internet en 2008. Plusieurs attribuent l’origine du mot à une écrivaine américaine, alors que d’autres la reconnaissent plutôt à une blogueuse néerlandaise. La définition est cependant la même. Elle désigne une situation où un homme explique à une femme, avec condescendance, quelque chose qu’elle connaît déjà.

Les Français traduisent l’expression par mecsplication. Au Québec, on suggère pénisplication.

Au passage, je souligne qu’on appelle mot-valise un mot composé de parties de deux ou de plusieurs mots. Un exemple contemporain est courriel, formé de courrier et électronique.


Dans le cours de mathématiques

Je me rends presque quotidiennement sur le site Qc125, qui compile les sondages et prédit les résultats électoraux pour chaque circonscription.

Voir le site Qc125.

À une dizaine de jours du vote, voici ce que le site prévoit comme nouvelle répartition des sièges, à l’Assemblée nationale :

En ce qui concerne le vote populaire, le graphique est intéressant :

Avec un mode de scrutin entièrement basé sur la proportionnelle, 

La CAQ obtiendrait de 42 à 55 sièges, plutôt que 94 ;
Québec solidaire obtiendrait de 16 à 24 sièges, plutôt que 12 ;
Le Parti conservateur du Québec obtiendrait de 15 à 23 sièges, plutôt qu’aucun ;
Le Parti libéral du Québec obtiendrait également de 15 à 23 sièges, soit sensiblement ce qui lui est prédit ;
Le Parti québécois obtiendrait de 12 à 20 sièges, plutôt que les 3 qui sont prévus.

Il en résulterait un gouvernement de coalition probablement difficile à diriger, mais plus représentatif de la réalité québécoise. Il serait peut-être temps de repenser la structure de notre démocratie.


Dans le cours de musique

Ils créent, ils reprennent, ils s’amusent. Leur musique est envoutante et transporte. C’est un quatuor qui s’appelle De Lònga. Avec leur album Codex XXI, ils ont regroupé toutes leurs créations des dernières années. La pièce qui en est tirée s’intitule Lac des esclaves.

De Lònga – Lac des esclaves – Codex XXI – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Le 10 septembre dernier, lors d’une joute de soccer de la Liga entre Barcelone et Cadix, le gardien de but de Cadix, Conan Ledesma, a été attiré par des bruits d’émoi dans la foule, derrière lui. Il a vite réalisé qu’un spectateur subissait un malaise cardiaque. En plein match, il a alors quitté sa position pour courir chercher un défibrillateur et le lancer dans les gradins. Son action a contribué à sauver la vie de l’homme.


Billet du 9 septembre 2022 : La politique s’occupera de toi

En ce début d’année scolaire, j’ai commencé à enseigner l’univers social à mes groupes de 6e année du primaire. L’univers social se divise en trois volets : la géographie, l’histoire, ainsi que l’éducation à la citoyenneté. C’est dans ce dernier volet que je compte couvrir l’actuelle campagne électorale québécoise.

Très peu de jeunes de 11 et 12 ans s’intéressent à la politique. C’est normal. Ce qui s’avère plus inquiétant, c’est que si je me fie à ce que je lis sur mes réseaux sociaux, il y a également très peu d’adultes, voire d’électeurs, qui s’intéressent à l’actuelle campagne électorale. Je m’attends à la sortie d’au moins un sondage, cette fin de semaine. Si, pour les cinq principaux partis, l’aiguille n’a pas bougé au-delà de la marge d’erreur, le désintérêt général se confirmera.

J’ai raconté l’histoire plusieurs fois, mais c’est par accident que j’ai créé #LeProfCorrige, lors de l’élection générale de 2018. Après avoir, en l’espace de 24 heures, mentionné tour à tour à Jean-François Lisée et Véronique Hivon les fautes de grammaire et d’orthographe qu’ils avaient commises dans leurs publications respectives sur Twitter, je me suis mis à en chercher dans celles de candidates et candidats des autres formations politiques, afin de ne pas me faire reprocher de ne m’attaquer qu’au Parti québécois. Il m’avait alors fallu moins d’une demi-heure pour en trouver partout, et moins d’une journée à plusieurs médias pour s’emparer de l’affaire et me propulser dans un tourbillon qui a duré 48 heures.

Le « buzz » médiatique ainsi généré m’a permis de constater que cette initiative avait créé un intérêt pour le contenant des messages de la campagne, le contenu ne soulevant aucune passion. Le taux de participation à l’élection de 2018 ne s’était d’ailleurs élevé qu’à 66,45 %, soit le deuxième plus bas en 91 ans.

Il se passe des choses importantes dans l’actuelle campagne. Des faux pas, de grands engagements, d’autres qui frappent par leur futilité. Quand un des principaux engagements de la semaine pour une formation réside dans la gratuité des permis de chasse et de pêche pour une catégorie d’âge, on passe outre de nombreux enjeux beaucoup plus considérables. Et à travers tout cela, on entend des propos indignes de gens qui aspirent à diriger ou à continuer de diriger un état.

Le manque d’intérêt des électeurs peut continuer de tirer le taux de participation vers le bas. Et c’est dans de telles circonstances que des surprises peuvent survenir. Le 8 décembre 2008, seulement 57,43 % de la population votante s’était présentée aux urnes. De minoritaire qu’il était alors, le premier ministre Jean Charest avait de cette façon remporté son pari de pouvoir « remettre les deux mains sur le volant ». C’est ce qui m’a fait dire à mes élèves, cette semaine, que si on ne s’occupe pas de la politique, la politique, elle, s’occupera de nous.


Dans le cours d’univers social, deuxième période
Volet éducation à la citoyenneté

C’est ce samedi que nous saurons officiellement qui remportera la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada. J’ose ici une prédiction : les militants devront choisir entre Pierre Poilievre ou une chance de reprendre le pouvoir à la prochaine élection. Ils n’obtiendront pas les deux.


Dans le cours de français

Après « Renpentigny » et « René-Lévèsque », la semaine dernière, voilà que le Parti conservateur du Québec revient avec « Unagva », sur ses affiches.

#LeProfCorrige

Ici, on aurait dû lire Ungava, et non Unagva.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse
Volet éthique

La reine Elizabeth II est décédée. Le premier ministre du Québec annonce que les drapeaux seront mis en berne, le chef péquiste s’y oppose.

Je pose une question : si le lieutenant-gouverneur du Québec décédait durant son mandat, mettrait-on les drapeaux en berne ?

Dans l’affirmative, on doit faire de même avec la personne qu’il représente. C’est la simple logique.


Dans le cours de musique

C’est la deuxième fois que je présente une pièce de Lou-Adriane Cassidy, en #musiquebleue. Elle est une artiste que j’estime beaucoup. C’est dans son premier album que je puiserai, cette fois, avec la chanson qui me l’a fait connaître, Ça va ça va.

Lou-Adriane Cassidy – Ça va ça va – C’est la fin du monde à tous les jours – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Kristof Lelièvre, un adolescent de 14 ans, subissait de graves maux de tête et des nausées. Il a fallu quelques visites à l’Hôpital de Montréal pour enfants pour que l’équipe médicale rencontrée découvre enfin la source du problème : le liquide cérébro-spinal contenu dans sa moelle épinière fuyait à plus de 15 endroits, dans son corps. L’intervention chirurgicale que nécessitait sa situation s’avérait des plus délicates. Mais le succès s’est présenté au rendez-vous et les douleurs ont complètement disparu.

Lire le reportage sur LaPresse.ca.


Billet du 8 octobre 2021 : Agencement de styles et de couleurs

Une nouvelle importante a été annoncée par le gouvernement du Québec, en début de semaine. Dans le cadre d’un projet-pilote, des ambulanciers de la Montérégie seront appelés à aller prêter main-forte au personnel médical des hôpitaux.

Lire le reportage de L’actualité

Il était temps que les paramédicaux soient mis à contribution. On néglige beaucoup trop souvent leurs compétences. Au début de ma carrière, j’ai reçu une formation sur la façon d’injecter de l’adrénaline à un élève en réaction allergique aiguë. J’avais alors été étonné d’apprendre que les enseignants étaient autorisés à administrer l’ÉpiPen, mais pas les ambulanciers. La situation a depuis été corrigée et ceux-ci peuvent enfin le faire.

Le parallèle avec la pénurie de personnel dans le système d’éducation est facile à établir. Cependant, les gens qui viennent nous aider, aussi dévoués soient-ils, sont moins familiers avec l’enseignement que les brancardiers peuvent l’être avec les enjeux de la santé. 

Est-ce que ces lacunes laisseront leurs traces sur la formation de nos élèves ? Je le crains, malheureusement.


Question de la semaine

Avec le retrait de la compétition de Carey Price pour au moins un mois, le Canadien de Montréal commencera vraisemblablement la saison avec Jake Allen et Samuel Montembeault comme gardiens de but. Les deux sont des produits de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

À quand remonte la dernière fois où le Tricolore a commencé une saison avec deux gardiens issus de la LHJMQ ?

Réponse à la fin du billet.


Dans le cours d’arts plastiques

Avez-vous remarqué l’image qui coiffe ce billet hebdomadaire ? C’est une œuvre réalisée par des élèves de sixième année de l’école primaire où j’enseigne. Il s’agit d’un projet de land art, sous la supervision d’une de mes collègues. J’ai tenté, sans succès, de trouver une appellation française au land art. J’ai songé à art de la terre, mais cette expression appartient déjà à une autre forme artistique.

Cela consiste à agencer toutes sortes d’objets trouvés dans la nature pour en faire une représentation artistique. À la lumière de leurs résultats, je constate que nos élèves possèdent un talent certain. Vous pourrez en juger par vous-mêmes en admirant la galerie ci-dessous.


Dans le cours d’univers social

Dans une manchette de La Presse du 28 septembre dernier :

Source : La Presse

Puis, dans une manchette du Journal de Montréal du 4 octobre :

La « commotion » a duré six heures. Imaginez une semaine !


Dans le cours de français

Avec le décès d’Andrée Boucher, plus tôt cette semaine, le Québec a perdu une excellente actrice, qui a su laisser sa marque à travers de grands feuilletons télévisés. Toutefois, l’hommage que lui a rendu l’Agence QMI, notamment sur le site de TVA Nouvelles, m’a fait saigner des yeux.

Source : TVA Nouvelles

#LeProfCorrige

Ici, à la fin de la deuxième ligne, on aurait dû voir déclenche et non d’éclanche. Pour réussir à laisser passer deux fautes dans un même mot, il faut presque faire exprès.


Dans le cours d’univers social, deuxième période

François Amalega Bitondo est cet activiste anti-mesures sanitaires qui manifeste devant les écoles pour tenter de convaincre les élèves de ne pas se faire vacciner. Lorsqu’il fait référence au port du couvre-visage, il parle d’esclavagisme et de torture. Lors de son procès, cette semaine, il a été reconnu coupable d’entrave au travail des policiers. 

Dans son jugement, le juge Randall Richmond a évoqué Henry David Thoreau, l’auteur du premier essai sur la désobéissance civile. Celui-ci luttait contre l’esclavagisme et a été emporté par la tuberculose. Le juge Richmond a déclaré : « C’est une maladie qui est pratiquement inexistante grâce à un vaccin. Je ne pense pas que Thoreau s’opposerait aux mesures sanitaires adoptées par le gouvernement pour le bien de tous ».

Le message est clair.


Dans le cours de musique

C’est un pur bonheur de se laisser bercer au son de la musique acoustique du groupe montréalais The Franklin Electric. Les membres ont lancé un quatrième album, intitulé This Time I See It, en septembre. Ils entreprennent une tournée qui les mènera un peu partout au Canada, avec comme point de départ le Théâtre Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, le vendredi 15 octobre. Tiré de ce dernier opus, je vous suggère, en #musiquebleue, le titre You and I.

The Franklin Electric – You and I – This Time I See It – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Avec l’automne vient la remise des différentes récompenses littéraires. Parmi les finalistes du prix Médicis, on retrouve le Québécois Kevin Lambert. Originaire du Saguenay, l’auteur, qui aura 29 ans la semaine prochaine, est en lice pour son premier roman, Tu aimeras ce que tu as tué, publié au Québec en 2017, mais seulement cette année en France. Il a depuis édité et lancé un autre récit, Querelle de Roberval, en 2018. Cette dernière œuvre avait d’abord été retenue pour la compétition du Médicis 2019, avant que le jury ne se ravise, prétextant une erreur.

Si Kevin Lambert devait remporter la prestigieuse récompense, il deviendrait le troisième lauréat québécois du Médicis, après Marie-Claire Blais, en 1966, et Dany Laferrière, en 2009. Le jury annoncera le résultat de ses délibérations le 26 octobre.


Réponse à la question de la semaine

Il faut remonter à la saison 2003-2004 pour trouver deux gardiens issus de la LHJMQ en début de campagne, avec le Canadien de Montréal. Cette année-là, José Théodore et Mathieu Garon étaient les cerbères de confiance de l’entraîneur-chef Claude Julien.


Image en titre du billet : Marie Lou Charbonneau

Billet du 24 septembre 2021 : Les couleurs qui changent et celles qui demeurent

Si les arbres prennent de nouvelles couleurs, certains paysages conservent les mêmes. C’est le cas, notamment, sur une certaine colline ottavienne.

En anglais, a win-win situation est une expression consacrée qui signifie que tout le monde gagne quelque chose. Dans le cas inverse, des anglophones se permettent d’évoquer a lose-lose situation, un pendant moins usité. En français, la locution gagnant-gagnant est acceptée, mais n’est pas recommandée par l’Office québécois de la langue française. Quant à perdant-perdant, l’expression ne trouve aucune place dans le paysage linguistique francophone.

Elle qualifierait pourtant très bien la situation vécue par les principaux partis politiques fédéraux, cette semaine. Comme les arbres qui se verront bientôt dépouillés de leurs feuilles, tout le monde a perdu quelque chose dans cette 44e élection canadienne. 

Justin Trudeau et Yves-François Blanchet ont perdu leur pari respectif. Le premier visait un gouvernement majoritaire. Son gain de deux sièges s’est avéré insuffisant pour le lui accorder. Le second avait affirmé, en début de campagne, que son parti remporterait huit circonscriptions supplémentaires, pour porter sa députation à 40. Selon les chiffres d’hier, il devra se contenter d’une seul, pour un total de 33.

Erin O’Tool a perdu beaucoup. Non seulement doit-il faire le deuil de deux sièges au parlement, mais ses positions plus modérées que celles de ses prédécesseurs lui ont coûté la confiance d’un bon nombre de ses militants.

Le leadership d’Annamie Paul ne survivra pas à la guerre intestine qu’elle a elle-même alimentée avec le Parti vert. Ce dernier a perdu le tiers de sa députation et aurait doublé cette perte, n’eût été l’élection surprise d’un de ses candidats, à la suite du désistement d’un adversaire libéral.

Jagmeet Singh est à priori celui qui semble avoir le moins perdu. Son parti a en effet gagné un siège et presque deux points de pourcentage au vote populaire. Il s’est aussi, de toute évidence, assuré la balance du pouvoir. Mais malgré l’excellence de sa campagne électorale, le chef néo-démocrate a probablement perdu dans l’urne une quantité importante d’appuis, le vote progressiste préférant se ranger du côté des libéraux plutôt que de risquer un éventuel gouvernement conservateur.

Quant à Maxime Bernier, avec 5 % du vote populaire et aucun candidat élu, il s’est permis une allocution qui ressemblait à s’y méprendre à un discours de victoire. Il a ainsi perdu toute crédibilité.


Donc, si tout le monde a perdu quelque chose, qui sort gagnant ? À mon humble avis, c’est la démocratie. La population canadienne a clairement indiqué au premier ministre, de même qu’aux autres chefs de partis, qui décidait de la composition du parlement. En dessinant une Chambre des communes aux couleurs identiques à celles qui avaient précédé le déclenchement des élections, le peuple a démontré qu’il y trouvait son compte dans un gouvernement minoritaire. Les formations politiques, jusqu’à nouvel ordre, devront s’y faire.


Dans le cours de français

« Inscrivez à votre agenda que vous aurez un examen sur les pentagones. »

Comment doit-on prononcer les mots soulignés ? Le mot examen ne cause pas trop de soucis. À peu près tout le monde prononce ég-za-min ou èg-za-min. Mais qu’en est-il des deux autres ? Doit-on dire a-jin-da ou a-jan-da ? Pin-ta-gonn ou pan-ta-gonn ?

Les deux prononciations sont-elles possibles ? La réponse est non. Du moins, pas dans cet exemple. Le en dans agenda et dans pentagone doit se dire in. C’est donc a-jin-da et pin-ta-gonn. 

Parmi les autres mots dont le en doit obligatoirement se prononcer in, on trouve appendice, magenta et rhododendron. Dans ce dernier cas, admettons que l’erreur est fréquente.

Entendre la prononciation de rhododendron.

Il existe quand même une série de mots avec en pour lesquels les deux prononciations sont acceptées. Parmi eux, notons consensus, référendum et mentor. Toutefois, le mot mentorat doit se prononcer man-to-ra.

Même si la langue française me le permet, je préfère éviter de me prétendre min-tor !


Dans le cours d’univers social

Qu’ont en commun Israël, le Royaume-Uni et la province de l’Alberta, au Canada ? Les trois endroits présentent actuellement un taux élevé d’infections et d’hospitalisations en lien avec la COVID-19, malgré des statistiques de vaccination dépassant les 60 % de leur population. Mais ils s’apparentent aussi sur autre chose : une levée rapide des mesures sanitaires une fois ce pourcentage atteint.

Autre donnée importante, la moyenne d’âge des personnes non vaccinées est très basse, la presque totalité des enfants n’ayant pas reçu une première dose. Les personnes gravement atteintes, dans cette quatrième vague, sont beaucoup plus jeunes que celles des deux premières.

Les scientifiques le répètent, le vaccin est un moyen efficace de contrer le coronavirus, mais reste un moyen parmi d’autres. Le port du couvre-visage dans les endroits publics, la distanciation physique et le lavage fréquent des mains doivent demeurer des habitudes de vie, jusqu’à ce que la pandémie se soit grandement essoufflée à travers la planète.

Nous en avons encore pour un certain temps, mais on peut se permettre d’espérer.


Dans le cours de musique

Quand j’ai entendu les premières notes de la chanson Dynamite, j’ai pensé à Marjo et à Corbeau. Quand j’ai entendu les suivantes, c’est le groupe français Niagara qui m’est venu en tête. Malgré cela, la musique de Cynthia Veilleux, alias Feu toute !, livre un ensemble original et entraînant. Le rythme est rock, le son est pur. La pièce est extraite de son premier album, Parade nuptiale (Dance With Me), sorti en avril dernier.

Feu toute! – Dynamite – Parade nuptiale (Dance With Me) – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est une excellente nouvelle, cette semaine, alors qu’Hydro-Québec a officiellement paraphé une entente de 25 ans avec l’État de New York, afin de fournir de l’électricité sur le territoire de ce dernier. Non seulement le contrat devrait rapporter plus de 20 milliards $ à la société d’état québécoise, aux dires du premier ministre François Legault, mais il permettra à plus d’un million de foyers new-yorkais de passer d’une énergie fossile à une énergie propre. Ce changement s’inscrit d’ailleurs dans un exercice de lutte aux changements climatiques, selon la nouvelle gouverneure Kathy Hochul. Rappelons que New York a récemment subi des inondations meurtrières.

Il a aussi été annoncé que le projet s’accomplira en collaboration avec au moins un groupe autochtone. Bien que la construction de nouveaux barrages demeure une possibilité dans un avenir plus lointain, rien en ce sens n’est prévu pour le moment. La pièce de théâtre documentaire J’aime Hydro, de Christine Beaulieu et Annabel Soutar, dénonce d’ailleurs le fait que la société gouvernementale produise beaucoup trop d’électricité en comparaison aux besoins requis par sa clientèle. La nouvelle entente devrait ainsi permettre d’éliminer certains surplus et de rétablir un meilleur équilibre.

Lire le communiqué d’Hydro-Québec.

Écouter J’aime Hydro sur Ohdio.


Billet du 27 août 2021 : Bouse de bœuf

Vous avez bien lu. C’est de ça qu’il sera question, dans mon billet de ce matin. Remarquez, ce n’est pas tout à fait comme ça que Paul St-Pierre Plamondon a orthographié l’expression, mais il y référait assurément. Ni précisément de cette façon qu’Alain Dubuc a qualifié ce dans quoi le Québec allait se retrouver s’il n’investissait pas davantage dans les soins pour les personnes âgées. Mais une grande partie de la population canadienne en est sortie et cela suffit à en faire ma bonne nouvelle hebdomadaire.

Est-ce que la rentrée scolaire nous y replongera en faisant augmenter le nombre de cas d’infections à la COVID-19 ? Nous le saurons bientôt. En attendant, cette rentrée s’effectue sous une chaleur torride et insupportable. 

J’arrête ici mon élaboration du sujet, avant de me couvrir de ridicule comme l’avait fait Guy Fournier lors d’une entrevue à CHOQ-FM, il y a plusieurs années. Désolé pour ce fil conducteur bâti en introduction, mais je vous promets que le reste est pertinent !

Dans le cours de français

Les publications de cette semaine m’ont fourni de la matière à travailler avec mes élèves, lors de cours de français. J’en retiens deux pour les besoins de mon billet d’aujourd’hui, soit une faute d’accord et une autre de vocabulaire.

D’abord, dans La Presse. Un article publié lundi présentait une faute d’accord qui n’est toujours pas corrigée, au moment où je diffuse ce billet. Voici une capture de l’extrait contenant l’erreur :

#LeProfCorrige

Ici, le participe passé employé avec l’auxiliaire être doit s’accorder avec le sujet, feu, qui est masculin singulier. On aurait donc dû lire « … lorsque le feu en direction opposée est devenu jaune. », sans le e à « devenue ».


Ensuite, lors d’une intervention sur Twitter, jeudi, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon y est allé comme suit :

#LeProfCorrige

Pourquoi le « boulechite » ? Ici, il aurait été approprié d’employer un mot comme foutaise, par exemple, qui aurait eu la même signification et qui est bien contenu dans la langue française. J’aurais trouvé préférable, dans ce contexte, que PSPP écrive le terme dans son orthographe originale anglaise, bullshit, et le place entre guillemets. 

À titre de chef d’un parti qui se présente depuis toujours comme le seul défenseur fiable de la langue française, il est passé loin de la bonne démonstration.


Dans le cours de mathématiques

Article à la fois troublant et intéressant également publié dans La Presse, cette semaine. Je vais le résumer en lançant quelques chiffres.

Les personnes âgées de 65 ans et plus représentent actuellement 20 % de la population québécoise. Dans 10 ans, cette proportion aura dépassé les 25 %.

Au Québec, 9,4 % des aînés vivent en logement collectif, comparativement à 6,8 % dans le reste du Canada.

Par tranche de 1000 Québécoises et Québécois de 65 ans et plus, 114 avaient recours aux soins à domicile en 2019-2020, alors qu’ils étaient 155 onze ans plus tôt.

Alain Dubuc, à titre de membre de l’Institut du Québec (IDQ), sonne l’alarme : les gouvernements investissent trop peu dans les soins à domicile pour les aînés, malgré l’imposant budget qui leur est destiné annuellement. Si le Québec ne donne pas un sérieux coup de barre à ce chapitre, il risque fort d’en souffrir économiquement à partir de la prochaine décennie.


Dans le cours de musique

Vendredi dernier, mon épouse et moi soulignions nos 27 ans de mariage. Le même jour, la chanteuse montréalaise Martha Wainwright lançait son sixième album, Love Will Be Reborn. Je vous propose cette semaine la pièce Hole In My Heart, qui en est tiré.

Martha Wainwright – Hole In My Heart – Love Will Be Reborn – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Qui paie ses dettes s’enrichit, dit l’adage. Il semble que les ménages canadiens l’aient compris. Une étude de Statistique Canada, dont les résultats ont été publiés cette semaine, indique qu’une large partie de la population aurait profité du confinement et des autres restrictions imposées par la COVID-19 pour injecter des liquidités sur des prêts non hypothécaires. Ainsi, cette dette globale a chuté de 20,6 milliards $ durant la première année de la pandémie. Plus de 80 % de cette diminution se situe au niveau des cartes de crédit.

C’était la première fois depuis le milieu des années 1990 que la dette globale non hypothécaire des Canadiennes et des Canadiens subissait une diminution, elle qui avait connu une croissance régulière et importante annuellement, depuis.

C’est bien de constater que des nouvelles économiques liées à la pandémie peuvent être bonnes.

Lire le communiqué de presse


Billet du 16 octobre 2020

Dans le cours de mathématiques

J’ignore comment s’avérera la deuxième vague de Covid-19 comparativement à la première, mais le Québec demeure, et de loin, l’endroit le plus touché au Canada en termes de nouveaux cas quotidiens et de décès. En ce qui concerne le nombre de décès dus à la Covid par 100 000 habitants, les statistiques démontrent que nous avons dépassé les États-Unis et rejoint le Brésil.

Le quotidien Le Devoir y allait d’une autre statistique, hier, indiquant que plus de 17 000 travailleuses et travailleurs du domaine de la santé avaient contracté le coronavirus depuis le début de la pandémie. De ce nombre, 13 en sont décédés et plus de 400 ont dû être hospitalisés. Et une a reçu un deuxième diagnostic.

Si la lutte à la Covid constitue une guerre, ces gens représentent les soldats qui nous défendent. Leur incapacité, même temporaire, à le faire nous place dans une situation précaire. Je leur lève mon chapeau et leur présente mes plus profonds respects.


Et je cite :

« L’insistance délibérée de nombreux partisans du CH à signer Taylor Hall même si l’équipe n’a pas l’espace salarial nécessaire : un éclairage inédit sur l’endettement des ménages québécois. »

Simon-Olivier Lorange, journaliste à La Presse, le 11 octobre 2020

Dans le cours d’éducation physique

J’ai toujours aimé voir des élèves du primaire former les équipes pour un jeu sur la cour ou au gymnase. On a beau s’attendre à les voir choisir pour gagner, étant donné qu’ils se plaignent régulièrement du manque d’équilibre des équipes, ils en viennent toujours à se regrouper prioritairement entre amis.

J’aime de moins en moins la façon dont le Canadien de Montréal repêche ses joueurs. Comprenez bien, je salue les dernières acquisitions et renouvellements de Marc Bergevin. Le directeur général vient d’améliorer grandement son équipe. Mais lui et Trevor Timmins, son adjoint et directeur du recrutement, sont de nouveau passés à côté de très bons joueurs québécois lors du repêchage de la semaine dernière, n’en sélectionnant aucun. Et pour ajouter à la situation, ils ont échangé un de leurs choix aux Blackhawks de Chicago qui, eux, l’ont utilisé pour repêcher un défenseur des Saguenéens de Chicoutimi.

Stéphane Leroux, journaliste affecté depuis des lustres à la couverture de la LHJMQ, a publié un billet sur la situation. Ce billet rejoint précisément ma pensée. Il mentionne qu’au cours des sept derniers repêchages, le Canadien n’a choisi aucun joueur québécois lors des quatre premières rondes, soit en 29 sélections. Il a ainsi levé le nez sur quelques joueurs d’impact, dont Anthony Beauvillier. Pour avoir moi-même couvert les activités de l’Armada de Blainville-Boisbriand lors de ses six premières saisons dans la LHJMQ, et m’être régulièrement informé sur les recruteurs présents lors des matchs locaux, je confirme que plusieurs équipes de la LNH y ont envoyé des représentants beaucoup plus assidûment que le Canadien.

Comme Leroux, je suis d’avis que le Tricolore ne doit pas coûte que coûte repêcher des joueurs francophones au détriment du talent et des autres critères de qualité. Toutefois, la situation commence à devenir gênante quand on constate l’intérêt plus grand des autres formations pour nos joueurs de la LHJMQ. Seuls quatre anciens joueurs du circuit Courteau (Paul Byron, Phillip Danault, Jonathan Drouin et Jake Allen) s’alignent actuellement avec le Canadien, et ils ont tous été obtenus via le marché des transactions. Le rendement très mitigé de Trevor Timmins dans ses repêchages, tel que je le démontrais dans mon billet du 6 mars dernier, devrait selon moi inciter Bergevin à faire fi à l’occasion des recommandations de son recruteur en chef, et à tenter plus souvent sa chance avec des joueurs ayant poussé dans son jardin. Le bouquet ne pourrait que le faire mieux paraître.


Dans le cours d’univers social

Au cours de la dernière semaine, Paul St-Pierre-Plamondon est devenu le 10e chef de l’histoire du Parti québécois, le 9e successeur de René Lévesque. Beaucoup de travail attend celui qui est perçu comme un identitaire. Il récupère un parti qui forme la troisième opposition à l’Assemblée nationale, avec neuf députés, et devra diriger ses troupes vers un meilleur résultat d’ici deux ans. Il devra aussi composer avec le fait qu’historiquement, le PQ s’est montré plutôt impitoyable envers ses chefs, et que cette course à la chefferie n’a pas soulevé beaucoup d’intérêt dans la population.

Je me suis posé une question quand j’ai entendu que Monsieur St-Pierre-Plamondon devenait le 10e chef de l’histoire de cette formation. Combien de chefs, depuis le départ de René Lévesque, ont mené ce parti à une victoire lors d’une élection ? Si vous avez répondu trois, vous frappez dans le mille. Et encore, Jacques Parizeau demeure le seul à pouvoir revendiquer une victoire sans équivoque. Les troupes péquistes de Lucien Bouchard avaient fait élire le plus grand nombre de députés en 1998, mais avaient perdu le vote populaire, alors que celles de Pauline Marois, en 2012, ont formé un gouvernement minoritaire qui s’est effacé après seulement 18 mois au pouvoir.

Quant à Bernard Landry, il a occupé le poste de premier ministre désigné durant 25 mois, succédant à Lucien Bouchard. Sa seule campagne électorale à titre de chef du PQ s’est soldée par une défaite, en 2003.

En 1985, Pierre Marc Johnson a fait élire 23 députés, soit 57 de moins qu’à l’élection précédente. En 2007, André Boisclair en a fait élire 36, alors qu’en 2018, Jean-François Lisée a mené ses troupes à leur pire résultat en 45 ans, avec 10 députés. Reste Pierre Karl Péladeau qui, élu chef en 2015, quittera la fonction un an plus tard, évoquant des motifs familiaux. Jusqu’à la fin de semaine dernière, il demeurait le seul chef de la formation à ne pas l’avoir dirigée au cours d’une campagne électorale.

Paul St-Pierre-Plamondon hérite d’un parti qui fait actuellement 17% dans les sondages, à mi-chemin entre Québec Solidaire (12%) et le Parti libéral du Québec (22%), face à une Coalition Avenir Québec qui trône toujours à 48%. (Source) Par où commencera-t-il la reconstruction ? La réponse à cette question sera déterminante pour l’avenir de sa formation.


Jouons avec les mots

En réponse à la question de la semaine dernière, croyez-le ou non, le mot où s’avère être le seul de la langue française à contenir un u accent grave. La plupart des claviers offrent-ils donc une touche ù pour un seul mot ? Pas si on considère que cette lettre trouve également son utilité dans des mots d’origines bretonne et italienne.

La question de cette semaine, maintenant : Pouvez-vous nommer une dizaine de mots de la langue française qui ne riment avec aucun autre ? Du moins, qui ne riment avec aucun nom commun. Un indice : deux sont des nombres consécutifs.

Réponse dans mon billet du 23 octobre.


Dans le cours de musique

Nominée deux fois au Prix de la chanson de la SOCAN, en 2016 et en 2017, l’auteure-compositrice-interprète granbyenne Rosie Valland donne dans la pop, avec un son qui rappelle les succès français des années 1990. Je l’ai personnellement remarquée avec sa reprise très bien rendue de Désenchantée, de Mylène Farmer.

En #musiquebleue, je vous présente cette semaine la pièce Chaos, tirée de l’album Blue, lancé cette année, cinq ans après la parution de son premier album. À noter que le mois prochain, l’artiste fera paraître un autre album, Bleu, qui reprendra à la voix et au piano six titres de l’album Blue.


La bonne nouvelle de cette semaine

Je l’ai souvent mentionné, je ressens toujours une fierté quand je constate que des gens d’ici s’illustrent à l’étranger. Que ce soit à travers une oeuvre, une entreprise, une prestation sportive ou artistique, le talent québécois reconnu internationalement mérite d’être souligné. C’est donc pour moi une excellente nouvelle d’apprendre que la série Claire et les vieux, du réalisateur Charles Grenier, a remporté le prix de la meilleure série courte lors de la troisième édition du festival CANNESERIES, tenu cette semaine à Cannes. Ce festival honore les séries du monde entier, un peu à la manière de son pendant cinématographique, tenu au même endroit.

Diffusée en six épisodes sur TV5 au cours de l’été, la série Claire et les vieux sera reprise par Tou.tv, cet hiver. Elle raconte l’histoire de Claire (Irlande Côté), une jeune fille de 9 ans qui se voit contrainte d’aller vivre chez sa grand-mère (Muriel Dutil) dans une résidence pour aînés.


Image en titre du billet : Shutterstock


Billet du 13 mars 2020 : Un retour de relâche occupé

Dans le cours de français

Il y a des semaines comme ça. On ne cherche pas et on trouve. Comme un pêcheur qui jette son filet à l’eau le temps de le nettoyer, mais qui l’en ressort contenant une manne abondante. Twitter m’a fourni beaucoup de matériel à correction, en seulement quelques coups d’oeil.

#LeProfCorrige

Ici, il aurait fallu lire « mon discours vous a convaincus », avec un S à convaincus. Le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le complément direct qui le précède. Dans ce cas, le complément direct est le pronom vous, qui réfère aux jeunes du PQ. Il est donc masculin pluriel.

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#LeProfCorrige

Ici, il aurait fallu voir « Envoyez un message » et non « Envoyer un message ». Dans ce contexte, au départ, l’impératif est préférable à l’emploi de l’infinitif. Quand, en plus, on conjugue un autre verbe à l’impératif dans la même phrase, soit dites-lui, utiliser l’impératif pour le premier verbe devient… impératif !

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Un franglais douteux

Je m’interroge sur l’emploi de l’expression « Education Center », en anglais, dans une publication en français du musée d’Orsay, une institution bien parisienne. Comme il s’agit d’un centre pédagogique, tel que rapporté dans plusieurs médias de France, pourquoi ne pas l’avoir présenté comme tel ? L’appellation anglaise est définitivement inutile, ici.

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Un franglais plus que douteux

Ici, « harmonieux » mélange de mauvaise traduction et de fautes de français. Que les Sénateurs d’Ottawa prennent soin de s’adresser dans leur langue à leurs partisans francophones démontre une bonne intention. Mais comme disait ma grand-mère, tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait.

Il leur aura fallu deux heures avant de corriger, mais la formation de la LNH a finalement fait amende honorable en publiant de nouveau le message, cette fois dans un bien meilleur français. Une erreur de conjugaison est cependant demeurée et je leur ai signifié.

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Dans la semaine de relâche

L’enseignant skieur que je suis a bien profité de sa relâche scolaire, la semaine dernière, pour pratiquer son sport d’hiver préféré. Une employée de la station Mont-Tremblant a voulu me complimenter, au moment où j’allais m’asseoir dans le remonte-pente, en me qualifiant de « sexy senior », ou aîné sexy.

J’en ai été flatté à 50%.

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Coronavirus

La crise du COVID-19 donne lieu à de bonnes blagues sur les réseaux sociaux. J’en ai retenu deux, que je relaie ici :

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La bonne nouvelle de cette semaine

Une jeune skieuse de 19 ans a eu la vie sauve grâce au sang froid d’un de ses collègues de travail, lundi, dans les Alpes françaises. Descendant la piste en tête d’un groupe de cinq skieurs, la jeune femme a chuté et s’est retrouvée enterrée tête première sous une épaisse couche de neige dont elle était incapable de se dégager.

Le collègue, âgé de 23 ans, est rapidement arrivé sur les lieux. Avec l’aide d’une pelle portative et d’un autre skieur, il a pu sortir son amie de sa fâcheuse position avant que l’air ne lui manque complètement. Une caméra fixée sur le casque du sauveteur a filmé toute la scène.

C’était le deuxième sauvetage du genre en un mois, dans les Alpes. Le premier s’était déroulé du côté suisse.