Billet du 30 avril 2021 : Âme et conscience

L’âme du Canadien de Montréal, c’est Brendan Gallagher, qui se trouve à l’infirmerie depuis près d’un mois, et pour deux ou trois autres semaines. Sans Gallagher, le Canadien perd, comme en témoigne sa fiche de quatre victoires et neuf revers, depuis sa blessure. C’était la même chose en 2016-2017 et en 2019-2020, deux saisons durant lesquelles Gallagher avait également dû s’absenter à long terme.

Le talent et la profondeur sont là, chez le Canadien. Ce qu’on n’y trouve pas, c’est le coeur et le sentiment d’appartenance. Difficile de se sentir membre à part entière d’une organisation quand on a grandi ailleurs. Parce qu’à part Gallagher, dans l’édition actuelle de l’équipe, seuls Carey Price, Artturi Lehkonen, Jake Evans et Jesperi Kotkaniemi ont été repêchés et développés par l’organisation. Il y a bien Cole Caufield et Alexander Romanov qui ont aussi été repêchés par le Canadien, mais ce dernier n’a pas eu grand chose à voir dans leur développement.

La plupart des grandes équipes regorgent de joueurs ayant évolué dans toutes les structures de l’organisation, avant d’atteindre le plus haut niveau. Je pense surtout au Lightning de Tampa Bay, dernière formation à avoir remporté la Coupe Stanley. Mais je pense aussi aux Penguins de Pittsburgh et aux éditions des saisons 1985-1986 et 1992-1993 du Canadien de Montréal, celles qui ont remporté les deux dernières Coupes Stanley du club montréalais.

Faire partie de l’organisation depuis le repêchage, c’est entrer dans une vaste famille et y grandir. L’appartenance est indéniable et on donne tout ce qu’on a dans le coeur pour porter cette famille vers les plus hauts sommets. C’est ce qui manque cruellement à la troupe de Marc Bergevin.


Et je cite :

« Avant le début des Oscars, je veux souligner ce qui est vraiment et incontestablement le film le plus important de l’année. Il n’a duré que 8 minutes et 46 secondes. Il a été filmé par une jeune femme de 17 ans, dans des circonstances atroces. Merci Darnella Frazier. »

Michael Moore, cinéaste et auteur, le 25 avril 2021.

Dans le cours de mathématiques

Chaque année, avec mes élèves, j’aborde d’une façon qui m’amuse beaucoup la notion de priorité des opérations. J’inscris d’abord une chaîne d’opérations au tableau. Cette semaine, j’y suis allé avec celle-ci :

12 + 6 ÷ 3 – 4 x 2 =

Je demande ensuite aux élèves de sortir leur calculatrice et de résoudre. C’est là que, chaque fois, un large sourire m’envahit automatiquement quand je vois les visages surpris et perplexes des élèves qui découvrent que la réponse finale varie selon la calculatrice utilisée. Dans le cas qui nous préoccupe, la plupart affichaient 4 en guise de réponse, quelques-unes affichaient 6, alors que deux suggéraient des réponses différentes, sans doute dues à des erreurs dans les entrées.

La bonne réponse est 6.

Les calculatrices scientifiques, possédées par une minorité d’élèves en 6e année du primaire, tiendront compte de la priorité des opérations et effectueront les divisions et multiplications avant les additions et soustractions. La chaîne devient donc 12 + (6 ÷ 3) – (4 x 2), soit 12 + 2 – 8 = 6.

La calculette, possédée par la plupart des élèves, répond très bien aux besoins en 6e année, mais ne tient pas compte de la priorité des opérations. Elle résoudra donc l’opération de gauche à droite, dans l’ordre, soit 12 + 6 (= 18) ÷ 3 (= 6) – 4 (= 2) x 2 = 4, cette réponse étant fausse.

Aux parents de mes élèves, si votre enfant est rentré à la maison en prétendant avoir besoin d’une nouvelle calculatrice, je plaide coupable ! Mais il n’est nullement nécessaire d’effectuer ce changement avant la fin de son 3e secondaire.


Dans le cours de mathématiques, deuxième période

Vendredi dernier, le Financial Times publiait un graphique intéressant sur le taux de mortalité liée à la COVID-19 dans trois pays ayant vacciné rapidement leur population. Les trois courbes indiquent clairement à quel point la vaccination a cassé la troisième vague, le nombre de décès étant maintenant à peu près nul en Israël et en Grande-Bretagne, et très peu significatif aux États-Unis.

Il faut continuer de lutter, mais la suite s’annonce encourageante.

Source

Dans le cours de musique

Auteur-compositeur-interprète et acteur, le rappeur d’origine algonquine Samian dévoile sa foi et sa spiritualité dans la pièce Lettre à Dieu, que je vous offre cette semaine en #musiquebleue. L’album Enfant de la Terre, sur lequel apparaît la chanson, est sorti en 2015. Comme dans toute son oeuvre, Samian y promeut sa culture algonquine, parfois dans cette langue, généralement en français, à l’occasion en anglais.

Samian – Lettre à Dieu – Enfant de la Terre – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Les produits OLA Bamboo sont très présents chez moi. OLA Bamboo est une entreprise québécoise qui offre des produits écologiques, fabriqués à partir du bambou. Entre autres choses, nous utilisons les brosses à dents entièrement compostables de cette entreprise. Considérant que près de 5 milliards de brosses à dents sont jetées annuellement sur la planète, ceci permet de réduire la pollution par le plastique.

Dans ce qu’elle a qualifié de plus grande annonce de son histoire, cette semaine, OLA Bamboo a révélé que ses brosses à dents biodégradables seraient désormais fabriquées au Québec, dans une usine de Drummondville. Cet investissement de 500 000 $ créera des emplois et contribuera de manière plus prononcée à l’effort environnemental, le transport s’en trouvant considérablement réduit.


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