Billet du 27 novembre 2020 : Exhibitionnisme 2.0

Retirer son couvre-visage dans un lieu public, en 2020, s’apparente de plus en plus à se dévêtir complètement dans ce même lieu : ça choque et ça scandalise. Avec raison.

Quand un groupe de personnes procède ainsi, en se dandinant au surplus au rythme de la musique, le geste provocateur se confirme. Si elles le faisaient en retirant tous leurs vêtements, elles contreviendraient à la décence et à l’ordre public. En retirant le masque, c’est à la santé publique qu’elles s’attaquent.

Je suis un partisan des libertés individuelles. Toutefois, le principe est simple et connu, la liberté d’une personne s’arrête là où commence celle d’une autre. C’est un adage que celles et ceux qui se sont donnés en spectacle à la Place Rosemère, cette semaine, ont sûrement dû entendre à plusieurs reprises, si je me fie au groupe d’âge auquel ces gens semblent appartenir.

En passant, malgré le mépris démontré, je déplore le qualificatif employé par certains médias pour désigner les membres de ce groupe. Une subjectivité si directe n’a pas sa place dans un journal ou un bulletin de nouvelles. Et le mot n’est encore entré dans aucun ouvrage de référence !


Et je cite :

« Il se méfie beaucoup de la 5G, il n’a pas confiance dans les vaccins anti-Covid, il tient le télétravail pour une supercherie, il n’accorde aucun crédit au gouvernement, mais il croit qu’un jour il gagnera au Loto. »

Bernard Pivot, le 19 novembre 2020

Dans la cour d’école

Il avait déjà neigé, plus tôt cette année, mais nous avons eu droit cette semaine à une première neige demeurée au sol, une neige suffisamment dense et volumineuse pour des sculptures, une neige pour amuser les élèves. Et ils en ont tous profité. Une seule bordée de neige suffit pour varier les activités extérieures, pour modifier le paysage, pour embellir les humeurs des enfants. Il y a des moments où je pense avoir oublié de vieillir.


Dans le cours de mathématiques

Quelqu’un peut m’expliquer quelque chose ? Je pense m’être égaré dans les statistiques…

Bon an, mal an, le taux d’efficacité des vaccins contre le virus de la grippe saisonnière se situe entre 30% et 35%. En date d’aujourd’hui, quatre industries pharmaceutiques ont annoncé avoir mis au point un vaccin contre le virus de la Covid-19. Selon elles, l’efficacité de ces différents vaccins, fruits d’une douzaine de mois de recherches et de travail, varie entre 70% et 95%.

Comment interpréter cet écart si important ?


Dans le cours de sciences et technologie

Une théorie diffusée à la fin du mois dernier a piqué ma curiosité lorsque j’en ai pris connaissance, il y a quelques jours. Un chercheur australien, le professeur Ian M. Mackay suggère le modèle du fromage suisse pour lutter contre la pandémie.

Sa suggestion constitue en fait une adaptation d’une stratégie britannique de communication, établie il y a une trentaine d’années. Elle part du fait qu’en superposant plusieurs tranches de fromage suisse, aucun des trous ne pourrait laisser passer quoi que ce soit. Ainsi, comme aucune des protections contre la Covid-19 n’est efficace à 100%, c’est en adoptant une série d’entre elles simultanément que l’on parviendra à bien se protéger.

L’image est intéressante :

Les cinq tranches de gauche représentent les responsabilités individuelles, comme porter le couvre-visage et se laver les mains régulièrement. Les cinq tranches de droite représentent les responsabilités collectives, comme les facilités de dépistage, l’aide gouvernementale et, en bout de ligne, le vaccin.

« Chaque intervention (tranche) comporte ses lacunes (trous). Superposer plusieurs tranches augmente les chances de succès. »


Dans le cours de musique

Au début, je croyais que Françoise était une chanteuse française. J’ai finalement réalisé que Françoise est en fait un duo québécois, formé de Jacinthe Riopel et de Marc-André Beaudoin. À travers un son rock and roll des années 1960, grassement teinté d’une influence country, le jeune duo insère une pièce qui se distingue des autres par ses notes yéyé des plus enjouées. La chanson, Chat melon, résonne longtemps dans ma tête chaque fois que je l’entends. C’est celle que je vous présente cette semaine, en #musiquebleue.


La bonne nouvelle de cette semaine

La situation présente incite à peu près tout le monde à se serrer les coudes pour éviter la fermeture d’une multitude de commerces et d’entreprises. Je l’ai mentionné plusieurs fois dans mes écrits, l’actuelle pandémie de Covid-19, à travers nombre de difficultés et de jours pénibles, offre un lot substantiel d’éléments positifs. Un de ceux-ci a été révélé hier, sous la plume du journaliste Louis Cloutier.

Une entreprise de Louiseville, en Mauricie, l’imprimerie Marquis, fonctionne à plein régime depuis les derniers mois. Spécialisée dans l’impression de livres, cette imprimerie a connu une production record en septembre, alors que plus de deux millions de livres sont sortis de ses presses. Non seulement les 160 employés sont-ils assurés de conserver leur emploi à court et moyen termes, à tout le moins, mais force est de constater la hausse importante des ventes de livres francophones. Ceci constitue non pas une, mais deux excellentes nouvelles.


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