Journal de vacances du 26 août 2022

Je triche. Je m’autorise un dernier journal de vacances, alors que j’ai officiellement repris le travail cette semaine. Mais comme ma nouvelle cohorte d’élèves me rejoindra en classe seulement lundi prochain, j’étire la sauce. Et ça me permet d’adresser un certain pied de nez à tous ces commerces qui, à travers de nombreuses publicités diffusées dans tous les médias, nous plongent malgré nous depuis un mois dans l’esprit de la rentrée.

Même le géant Amazon s’est mis de la partie, concurrençant nos magasins de vêtements et de rabais. Nos papeteries également. C’est dans ce contexte que la Compagnie de la Baie d’Hudson a annoncé le retour prochain de la bannière Zellers. Pas question cependant d’occuper d’actuels locaux vides dans les centres commerciaux. C’est surtout en ligne que Zellers renaîtra de ses cendres, en plus de s’aménager un espace de la grandeur d’une boutique dans les magasins La Baie.

« Small is beautiful », avançait Leopold Kohr. Zellers a longtemps joué dans la cour des grands. Dans le monde actuel, il deviendra un petit joueur canadien qui tentera de gruger une part de marché à une puissance commerciale américaine. Si l’offre s’avère intéressante, ce dont je demeure persuadé, la bannière mérite que la clientèle sise au nord du 49e parallèle lui donne sa chance.

Mes billets réguliers reprendront la semaine prochaine.


Déformation professionnelle

C’est avec une publication de Jean-François Lisée sur Twitter qu’est né #LeProfCorrige, il y a quatre ans. J’ai eu l’occasion de revoir ses écrits à quelques reprises, depuis. Je le fais de nouveau cette semaine.

Source : Twitter (@JFLisee)

#LeProfCorrige, même en vacances

Je passe outre le fait qu’il ait inutilement abrégé les mots nouvelle et publicité, et qu’il ait omis l’accent grave sur le e de mème. Comme le on indique la troisième personne du singulier, on aurait dû lire Aurait-on, plutôt que Aurais-t-on.


Lecture de vacances

J’admire les gens qui se lancent en politique. Ainsi, lors de mes désaccords avec certaines mesures que ces personnes annoncent, je tente de critiquer leur travail, plutôt que les individus eux-mêmes. J’ai plusieurs fois, plus ou moins subtilement, décrié les actions (ou l’inaction) du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, dans ce blogue. La journaliste Julie Marceau dresse un bilan objectif de son passage à ce portefeuille, à travers un excellent reportage publié sur le site de Radio-Canada.

Lire le reportage de Julie Marceau, sur Radio-Canada.ca.

Évidemment, il y est largement question des nombreux cafouillages de Roberge depuis le début de la pandémie. Souvent a-t-il dû reculer après s’être avancé dans une mauvaise direction. À l’autre bout du spectre, on souligne son sens de la communication et de la consultation. Aspect méconnu du grand public, parce que moins diffusé dans les médias, on cite certains intervenants qui, tout en déplorant avoir vu leurs positions être balayées par le ministre, confirment avoir été honnêtement consultés par ce dernier.

À plusieurs endroits, on explique les raisons pour lesquelles Jean-François Roberge s’inscrit dans la très courte liste des ministres québécois de l’Éducation ayant réussi à conserver ce portefeuille durant un mandat complet de son gouvernement. Tout se résume simplement : il travaille à faire avancer les positions soutenues par sa formation politique. En ce qui me concerne, la palme de la phrase-choc revient au président du conseil d’administration de l’École ensemble, un organisme qui milite en faveur de l’abolition du financement des écoles privées par l’État.

Et je cite :

« Le ministre Roberge fait partie d’un gouvernement d’hommes d’affaires qui sont convaincus qu’une bonne partie des choses se règlent avec l’argent, qu’on peut attirer des gens en leur donnant des primes. En éducation, ce n’est pas juste ça la solution. »

Claude Lessard, sociologue, professeur et ex-président du Conseil supérieur de l’éducation, propos publiés le 25 août 2022.

Dans mes écouteurs

Le titre de la chanson a d’abord attiré mon attention. Puisqu’il faut se lever réfère depuis longtemps à une populaire matinale radiophonique. Son écoute nous convainc rapidement de sa distinction de l’émission animée par Paul Arcand. L’auteur-compositeur-interprète se nomme Joémi Verdon et donne surtout dans le style country.

Joémi Verdon – Puisqu’il faut se lever – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

EA Sports a osé ! Sur la couverture de NHL 23, qui arrivera en magasin à l’automne, on verra une joueuse. L’effigie de Sarah Nurse, membre de l’équipe olympique canadienne de hockey, côtoiera celle de Trevor Zegras, des Ducks d’Anaheim, sur la pochette du jeu populaire.

C’est là une belle reconnaissance du hockey féminin.


Journal de vacances du 19 août 2022

Les vacances scolaires se poursuivent pour encore deux semaines, du moins pour les élèves. Les directions d’écoles sont de retour au boulot depuis le 8 août, comme le personnel non enseignant, alors qu’en ce qui nous concerne, nous regagnerons nos classes au cours de la prochaine semaine. La liste des défis s’allonge pour nos gestionnaires et nos dirigeants.

D’abord, à ce jour, à la grandeur du Québec, ce sont officiellement 700 postes d’enseignantes et d’enseignants (mais 1400, selon l’Association québécoise du personnel de direction des écoles) qui demeurent non comblés, à deux semaines de la rentrée. Ce nombre ne comprend pas les multiples tâches confiées à du personnel non légalement qualifié, comme c’est le cas depuis les dernières années. Optimiste, le ministre Roberge a annoncé être convaincu que tous les titulaires manquants seraient engagés au cours des prochains jours.

Élément nouveau, par contre, des enjeux supplémentaires sont apparus au niveau du transport scolaire. Non seulement les négociations syndicales achoppent à plusieurs endroits, mais la pénurie de personnel s’étend maintenant de façon drastique aux chauffeurs d’autobus. En date d’aujourd’hui, uniquement au centre de services scolaires qui m’emploie, vingt-neuf trajets ne peuvent être desservis. Pour l’école où j’enseigne, c’est deux sur trois. Là encore, le ministre Roberge demeure positif et a annoncé que tous les élèves qui doivent l’être seraient véhiculés pour la rentrée.

Une chose reste certaine, un emploi assuré attend quiconque envisage une carrière dans l’un ou l’autre des domaines liés à l’éducation. Ça, c’est mon côté positif à moi !


Déformation professionnelle

C’est plus fort que moi, je continue de remarquer les erreurs de français qui devraient être corrigées avant d’être publiées. Cette semaine, j’en ai retenu deux.

La première concerne un article du journaliste Alexandre Vigneault, publié dans La Presse. Je tiens cependant à préciser que dans ce premier cas, la faute a été corrigée quelques heures après la publication initiale.

La deuxième concerne une publication de la députée Marwah Rizqy, sur Twitter. Le français de madame Rizqy est d’ordinaire impeccable. Aussi, je demeure convaincu qu’elle a publié sans s’être relue, cette fois-ci.

#LeProfCorrige, même en vacances

Dans le premier cas, comme il s’agit d’Olivia Newton-John, une personne de genre féminin, il aurait fallu écrire « est décédée », avec la marque du féminin. Je répète que la correction a finalement été effectuée, dans une édition subséquente.

Quant à Marwah Rizqy, elle a commis deux impairs. Le premier a été d’écrire argument au singulier. On aurait dû lire « À court d’arguments face à Paul Arcand ». Ensuite, il aurait fallu qu’elle écrive « aux théories du complot » ou encore « à la théorie du complot ».


Encore, en 2022

Selon l’endroit où elle se trouve sur ma tête, ma chevelure est blanche, grise ou argentée. J’ai le privilège d’être un homme et de pratiquer la profession d’enseignant. Jamais on ne me discriminera pour la couleur de mes cheveux.

Je manifeste donc ma solidarité envers Lisa Laflamme. Congédiée de son rôle de lectrice de nouvelles par CTV après 11 ans (mais 35 ans au service de l’entreprise), il semble maintenant établi que le passage à la couleur naturelle de sa chevelure n’ait pas plu à son nouveau patron, qui a ainsi mis fin à son contrat deux ans avant le terme.

Lire le reportage du Globe and Mail (en anglais).

Le type s’appelle Michael Melling et est âgé de 47 ans. J’espère que durant les derniers jours, il a pu apprendre ce que mes élèves de 11 et 12 ans savent déjà depuis longtemps, au sujet des formes de discrimination. D’être témoin de celle-ci, encore en 2022, me dépasse.


Dans mes écouteurs

Pour la #musiquebleue de cette semaine, la nouvelle chanson des Trois Accords était tout indiquée ! Fidèle à ce qu’il est, tant pour son rock au son rétro que pour ses paroles hilarantes, le célèbre quatuor vient de commettre Piscine hors terre, un simple qui annonce un album prochain. Le plaisir croît avec l’usage !

Les Trois Accords – Piscine hors terre – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Une épicerie de Montréal offre à ses consommateurs la possibilité de payer trois prix différents pour ses denrées : un prix « solidaire », un prix « suggéré » et un prix « au suivant ». Dans le premier cas, le client paie un montant légèrement au-dessus du prix coûtant pour le commerçant. Le deuxième choix assure une rentabilité du produit à ce dernier. Dans le troisième cas, une facture supérieure permet aux personnes mieux nanties de compenser celles qui auraient opté pour le montant plus bas.

Cet endroit se nomme Carrefour solidaire et possède trois adresses dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Site internet du Carrefour solidaire.


Journal de vacances du 5 août 2022

Un des privilèges d’enseigner, c’est qu’on peut bénéficier des plus belles températures durant nos vacances d’été. Bon, les journées pluvieuses et les quelques journées froides en font également partie, mais elles sont largement compensées par les autres. Contrairement à la plupart des salariés, nous n’avons pas à nous demander s’il fera beau pendant nos vacances : il fera beau !

C’est un bonheur dont il faut se montrer reconnaissant.


Au sujet des vacances du personnel enseignant, je pense qu’il est ici pertinent de briser une croyance populaire. Oui, nos semaines de vacances annuelles sont nombreuses. On parle de 10 ou de 11, selon les années. Toutefois, contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, seulement deux d’entre elles sont rémunérées, soit celles du temps des Fêtes. Officiellement, notre employeur cesse de nous payer le 30 juin et recommence à le faire à notre retour au travail, fin août. Depuis les années 1990, cependant, un pourcentage de chacune de nos paies est prélevé et nous est versé durant l’été.

Quant à la semaine de relâche, instaurée au début des années 1980, elle est simplement constituée d’une semaine des vacances d’été qui a été déplacée à la fin de l’hiver.


Déformation professionnelle

Il y a deux fautes à souligner dans une publication d’Éric Duhaime. Encore une fois, j’admets mal qu’une personnalité qui aspire à un poste important au gouvernement (premier ministre, dans ce cas-ci) ne prenne pas le temps de se relire avant de diffuser.

#LeProfCorrige, même en vacances

L’acronyme CAQ signifie Coalition avenir Québec. Coalition étant un nom féminin, le déterminant qui le précède doit adopter le même genre. Il aurait donc fallu lire la CAQ et non le CAQ. Je me doute bien qu’il s’agit d’une erreur de frappe, Duhaime l’ayant écrit correctement dans le paragraphe suivant. Une relecture aurait néanmoins permis de constater la coquille et de la corriger.

Deuxièmement, il demeure inconcevable que le chef du Parti conservateur du Québec omette un des deux éléments de négation dans une phrase négative. On aurait dû voir Elle ne compte pourtant AUCUN ministre.

Troisièmement, était-il pertinent d’écrire aucun en lettres majuscules ? Pas dans un français correct, bien que je comprenne l’importance que l’auteur ait voulu donner à ce déterminant indéfini.


Dans mes écouteurs

Voici une autre de mes découvertes effectuées il y a quelques jours, alors que je sillonnais la route 132 en longeant la Baie des Chaleurs. Il s’agit du Alex Lefaivre Quartet, un quatuor jazz montréalais. Dans son dernier album, Naufragés, le groupe ose une adaptation fort réussie du Immigrant Song de Led Zeppelin, ainsi qu’une reprise format jazz de l’indicatif musical de l’émission Passe-Partout. C’est toutefois un autre extrait de cet album, Sly, que je vous propose cette semaine en #musiquebleue.

Alex Lefaivre Quartet – Sly – Naufragés – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

L’amateur de baseball en moi se réjouit de voir que le Québécois Charles Leblanc ait enfin pu atteindre les ligues majeures, en plus d’y connaître un grand succès à sa première semaine d’activité.

Repêché en 2013 par les Brewers de Milwaukee, quelques jours seulement après avoir célébré son 17e anniversaire de naissance, il a réintégré le bassin du repêchage avant de se retrouver dans l’organisation des Rangers du Texas qui en ont fait leur choix de 4e ronde, trois ans plus tard. N’ayant pu se développer au gré de l’équipe, il a été soumis au ballottage en décembre dernier, et récupéré par les Marlins de Miami qui l’ont rappelé de leur club-école le 29 juillet.

Il a frappé son premier coup sûr dans le baseball majeur le soir même, et son premier coup de circuit le lendemain. En date du jeudi 4 août, il présentait une moyenne au bâton de .353, avec deux doubles, un circuit et un point produit. Il s’est également très bien tiré d’affaire défensivement, évoluant au troisième but dans cinq des six matchs des Marlins, au cours de la dernière semaine.


Journal de vacances du 29 juillet 2022

Pendant que des cyclistes se tapent le Tour de France (je lève mon chapeau à Hugo Houle !), je me suis payé un tour de la Gaspésie. Pour avoir roulé aux deux endroits, je peux affirmer que le panorama que nous offre la route 132 entre Matane et Gaspé se compare presque à celui de l’Autoroute 1 californienne.


Combien de trous pouvait-on jadis trouver dans le rocher Percé ? Certains parlent de quatre. Il semble que les récits de Jacques Cartier en évoqueraient trois. Chose certaine, au moins deux ont été officiellement répertoriés. Selon plusieurs sources, la seconde arche se serait effondrée le 17 juin 1845, après avoir été frappée par la foudre. Depuis, c’est un obélisque qui se dresse à l’extrémité est du monument naturel.

Chose certaine, au même titre que plusieurs autres attractions à travers le monde, le rocher Percé mérite d’être visité et photographié. Bien que la nature seule l’ait constitué, il s’inscrit dans notre jeune histoire.


Dans mes écouteurs

C’était dans les haut-parleurs de mon véhicule, en fait. Par un samedi matin des plus ensoleillés, ma conjointe et moi avons quitté Bonaventure pour revenir à la maison, au son des compositions musicales de Jean-Michel Blais. Cet artiste se distingue par sa grande générosité. Non seulement répond-il aux gens qui lui écrivent, mais il diffuse plusieurs de ses œuvres en exclusivité, sur sa page Facebook.

C’est justement l’une d’elles que je vous propose cette semaine, en #musiquebleue. Publiée le 8 juillet dernier, voici amour-piano.

Amour-piano – Jean-Michel Blais – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Laurent Duvernay-Tardif est toujours un membre des Jets de New York, dans la NFL. À moins d’un revirement de situation, c’est avec cette formation qu’il évoluera, la saison prochaine. Toutefois, s’il décidait de venir terminer sa carrière dans la Ligue canadienne (LCF), ce serait avec les Alouettes. L’équipe montréalaise a en effet acquis les droits de l’athlète de 31 ans, via une transaction avec les Stampeders de Calgary, qui l’avaient repêché en 2014.

On peut donc commencer à rêver de voir évoluer Laurent au Stade McGill. En passant, onze anciens joueurs des Alouettes ont vu leur numéro être retiré par l’organisation. Parmi ces numéros accrochés dans l’amphithéâtre, on trouve le 74 de Peter Dalla Riva, le 75 de Hal Patterson, le 77 de Junior Ah You et le 78 de Virgil Wagner. Le 76, qu’il a toujours porté, demeure ainsi entièrement disponible pour le joueur québécois !


Journal de vacances du 15 juillet 2022

Dans mon billet de la semaine dernière, je mentionnais être allé assister à la pièce Symphorien, au Théâtre du Vieux-Terrebonne. Au lendemain de la publication, je me suis rendu à Drummondville pour voir Le dîner de cons, à la Maison des arts Desjardins.

Je ne me lasse jamais de voir le film mettant en vedette Thierry Lhermitte et Jacques Villeret. Toutefois, comme il s’agit d’une adaptation d’une pièce de théâtre de Francis Veber, j’espérais depuis longtemps pouvoir assister à la version scénique. Et je dois admettre que la mouture québécoise, arrangée par André Robitaille et tous les comédiens de la pièce, peut être considérée comme une grande réussite.

C’est jusqu’au 27 août.


Déformation professionnelle

Je déteste quand une personne érudite comme Luc Ferrandez publie sans se relire, ou en faisant fi de ses erreurs.

#LeProfCorrige, même en vacances

En premier lieu, un tag est un genre de graffiti. Le terme français pour le désigner est graff. Ensuite, une phrase doit toujours commencer par une lettre majuscule. Finalement, il manque la marque de négation (n’) dans la phrase suivante, où on aurait dû lire « J’arrive de NY et il n’y en a pratiquement pas… ». Je n’insisterai pas outre mesure sur la faute de frappe de l’avant-dernière phrase.

Un tel laxisme n’a pas sa raison d’être, monsieur Ferrandez !


Lecture de vacances

À la fête des Pères, le mois dernier, ma fille m’a offert l’autobiographie de Yves P. Pelletier, Déboussolé. J’en ai commencé la lecture cette semaine. C’est à ne pas lire au lit. Les éclats de rire étant assurés, les risques de réveiller la personne qui dort à côté de vous le sont tout autant.

En passant, l’émission Dans tous les sens, animée les dimanches matin par l’ex-RBO sur les ondes d’ICI Musique, s’avère riche en culture, en histoire et en anecdotes, entre des pièces de musique classique et contemporaine.

Pelletier, Yves P. Déboussolé. VLB éditeur, Montréal. 2022. 232 pages.

Page d’accueil de l’émission Dans tous les sens, sur Ohdio.


Dans mes écouteurs

Détentrice d’une maîtrise en musique jazz de l’Université McGill, Ariane Racicot a lancé un premier album, en mai dernier. C’est ce qui a contribué à sa consécration comme Révélation Radio-Canada 2022-2023. L’album s’intitule Envolée et Crépuscule est une pièce qui en est tirée.

Ariane Racicot – Crépuscule – Envolée – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Jamais je ne me suis senti aussi petit, au sens propre de l’épithète. Les images captées par le télescope James Webb et transmises cette semaine par la NASA ont de quoi impressionner. La beauté, les couleurs, l’infini. L’infiniment grand. On peut maintenant photographier l’univers. Ce qui tout récemment encore avait l’air abstrait est devenu concret. Et c’est grandiose.

Voir les images sur le site de la NASA.


Surprise de fin de billet

Parce que j’ai envie de vous partager un peu plus d’Ariane Racicot, voici une vidéo datant de 2017, dans laquelle elle s’est elle-même mise en vedette. Assise devant un piano communautaire installé sur le Mont-Royal, elle a interprété Bohemian Rhapsody, de Queen. Malgré un instrument désaccordé, la passion d’Ariane transcende les fausses notes. Cette vidéo dépasse aujourd’hui les 18 millions de vues.

Ariane Racicot – Bohemian Rhapsody (Queen) – YouTube

Journal de vacances du 8 juillet 2022

Le Canadien de Montréal a donc jeté son dévolu sur l’attaquant Juraj Slafkovsky, avec son tout premier choix du repêchage 2022 de la Ligue nationale de hockey. Comme plusieurs, j’aurais préféré Shane Wright, mais je laisserai volontiers la chance au coureur. La nouvelle équipe de recrutement mérite qu’on lui fasse confiance.

Pourquoi aurais-je préféré Wright ? Au-delà de ses statistiques plus intéressantes sur la glace, j’admirais particulièrement ses réponses en entrevue, alors qu’il était toujours question de l’équipe d’abord et de lui ensuite. Celles de Slafkovsky, au contraire, pointaient vers sa personne en premier lieu.

Côté détermination, le regard que Wright a jeté vers la table du Canadien, au moment où il a été sélectionné par le Kraken de Seattle, ne laissait planer aucun doute : il jouera assurément de l’excellent hockey face au club montréalais.


Déformation professionnelle

Lu dans LaPresse.ca, au cours de la dernière semaine :

#LeProfCorrige, même en vacances

Quand on doit effectuer une coupure syllabique sur un mot, et que deux consonnes consécutives se trouvent entre deux voyelles, chacune de ces consonnes doit appartenir à une syllabe différente. Ici, le mot hélicoptère aurait dû être séparé après le p. Hé/li/cop/tè/re.

Quant à tactique, la coupure se situe au bon endroit.


Sur ma liste d’activités estivales

J’aurai effectué au moins quatre sorties au théâtre, avant la fin de l’été. Après avoir vu Cher Tchekhov, de Michel Tremblay, en mai, c’est la pièce Symphorien qui était inscrite à mon agenda, cette semaine. Pierre Huet et Louis Saia, 45 ans plus tard, ont succédé au regretté Marcel Gamache pour faire revivre les personnages créés par ce dernier, et magnifiquement interprétés par une équipe de comédiennes et de comédiens chevronnés, dignes de la distribution originale.

C’est au Théâtre du Vieux-Terrebonne, jusqu’à la mi-août.


Dans mes écouteurs

Wesli, de son vrai nom Wesley Louissaint, est né en Haïti, mais vit à Montréal depuis plus de vingt ans. Il a lancé cette semaine l’album Tradisyon, regroupant une vingtaine de pièces presque exclusivement enregistrées dans la langue créole. De cet album, c’est cependant un titre en français que je vous présente, cette semaine. Intitulée Le soleil descend, la chanson se veut une collaboration avec l’excellent Paul Cargnello.

Wesli – Le soleil descend – Tradisyon – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

De plus en plus de femmes obtiennent des postes de direction au sein des équipes sportives professionnelles. Quand ces femmes, en plus, sont originaires du Québec, la fierté est d’autant plus grande. Bravo à Catherine Raîche qui a été nommée directrice générale adjointe avec les Browns de Cleveland, dans la NFL.


Au cas où vous auriez manqué le regard de Shane Wright :


Journal de vacances du 1er juillet 2022

Me voici en congé scolaire pour quelques semaines. Résumons donc la situation vacancière pour les gens du Québec et du Canada.

  1. Le passeport doit être à jour. Dans le cas contraire, il est impossible d’en obtenir un dans les délais habituels.
  2. Décoller en avion constitue un véritable coup de dés. Avec la pénurie de personnel chez les transporteurs aériens, allez savoir si vous allez partir et si, le cas échéant, vous allez pouvoir revenir.
  3. Voyager par la route représente la façon la plus sûre, actuellement, d’éviter les mauvaises surprises, à condition de demeurer au Canada en l’absence d’un passeport en règle. Toutefois, le prix de l’essence, qui atteint des niveaux indécents, grugera à lui seul une énorme partie du budget, s’il n’incite carrément pas un changement de destination.

Qu’à cela ne tienne, l’important demeure de bien se reposer. Plusieurs devront faire preuve de créativité, mais le soleil brille partout. Et notre pays offre plus que son lot de magnifiques paysages et de diverses activités estivales. À nous d’en profiter.


Destination vacances

Également, une visite chez nos voisins du Sud peut vous plonger droit dans Westworld, ce film de 1973 repris en série télévisée depuis 2016, et vous faire voyager dans le temps. J’ironise, mais la Cour suprême des États-Unis, par ses récentes décisions, ramène le pays loin en arrière. Avec celle d’invalider une loi de l’État de New York restreignant le port d’armes dans les lieux publics, elle nous projette dans les westerns du 19e siècle. Quand elle démolit l’arrêt Roe c. Wade et permet à une quinzaine d’états de criminaliser instantanément l’avortement, elle nous renvoie au Moyen-Âge. Et quand elle force une école secondaire à réintégrer un entraîneur de football dont le contrat n’avait pas été renouvelé parce qu’il imposait une même prière à tous ses joueurs après chaque match, au milieu du terrain, au vu et au su des spectateurs, elle nous plante dans un décor des années 1950.

Mais attention, la Cour suprême américaine peut aussi nous propulser dans le futur. Avec sa décision, jeudi, qui restreint considérablement les pouvoirs de l’Agence de protection de l’environnement de réglementer les émissions de gaz à effet de serre, c’est dans une situation semblable à celle vécue dans la série Under The Dome qu’elle risque de nous envoyer.

Lire sur Wikipédia le synopsis et la fiche technique du film Westworld.

Lire sur Wikipédia le synopsis et la fiche technique de la série Westworld.

Lire sur Wikipédia le synopsis et la fiche technique de la série Under The Dome.


Lecture de vacances

L’actualité de la semaine aidant, j’ai sorti de ma bibliothèque ce classique de Pierre Vallières, publié en 1967 :

C’est que le Conseil de la radio et de la télédiffusion canadienne (CRTC) a sommé Radio-Canada de s’excuser, cette semaine, pour avoir mentionné en ondes le nom de cet ouvrage, l’automne dernier. Là, on tombe dans la censure pure et simple.

J’évite moi-même d’écrire le mot en N… dans mes billets. Je l’ai fait en septembre 2020 pour expliquer les origines linguistiques du mot qui, je le rappelle, a longtemps porté une connotation qui se situe à mille lieues de la péjoration qu’on lui connaît aujourd’hui.

Lire ou relire mon billet du 25 septembre 2020.

Mais contrairement au titre d’un roman d’Agatha Christie qui affichait ce mot, en plus de le répéter plus de 70 fois dans l’œuvre, le travail de Vallières n’a pas été revu et retouché. Peut-on blâmer l’animatrice et les chroniqueurs concernés d’avoir mentionné en ondes l’appellation précise de cet ouvrage qui occupe une place importante dans la littérature québécoise ? Personnellement, je réponds par la négative, bien que je me pose en désaccord avec plusieurs des idées qui y sont véhiculées.

C’est pourquoi j’appuie la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dans son rejet de la décision du CRTC et dans sa volonté de poursuivre le débat sur la question.

Lire le communiqué de la FPJQ.


Dans mes écouteurs

Ce n’est un secret pour personne, j’adore la musique de Clay and Friends ! Le groupe donnera d’ailleurs son prochain spectacle sur les scènes du Festival international de Jazz de Montréal, le 7 juillet prochain. De leur album intitulé Aguà Extend’Eau, lancé le 10 juin dernier, voici Bouge ton thang.

Clay and Friends – Bouge ton Thang – Aguà Extend’Eau – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Canards illimités est un organisme voué à la conservation et à la préservation des milieux humides, au Canada. Il y a une vingtaine d’années, une famille philanthrope a fait don d’un terrain de 41 hectares, situé à Terrebonne, à l’organisme. Depuis, le site a été aménagé et constitue aujourd’hui un des lieux les plus prisés par les ornithologistes, pour s’adonner à leur passion.

De concert avec la Ville de Terrebonne, Canards illimités envisage de poursuivre le développement de ce site, pour le plus grand bien des oiseaux et le plaisir de ses membres.


Billet du 10 juin 2022 : Une balade dans le trafic ?

Ç’aurait pu être ma bonne nouvelle de la semaine : le ministre québécois de l’Environnement déposera un projet de loi qui visera à hausser les redevances sur l’utilisation de l’eau pour les industries qui en puisent quotidiennement 75 000 litres et plus. La taxe actuelle, dérisoire, n’apporte pratiquement rien à l’État et n’impacte aucunement les budgets des grandes entreprises, multinationales pour la plupart, qui profitent de notre richesse naturelle.

Ce n’est qu’un petit pas, certes, mais il va dans la bonne direction. Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi aucun des différents gouvernements qui se sont succédé sur la colline parlementaire québécoise n’avait pris l’initiative de nationaliser l’industrie de l’eau potable, comme l’avait fait celui de Jean Lesage avec l’hydroélectricité, lors de la Révolution tranquille. Si on regarde les cinq plus grands acteurs de l’embouteillage sur notre territoire, il n’y a qu’Amaro et Naya qui s’enregistrent dans le répertoire québécois. Et je précise qu’entre 2009 et 2021, Naya était passée à des intérêts américains, avant de revenir dans notre giron. Les trois autres sont Pepsi, Coca-Cola et Eska, toutes inscrites aux États-Unis.

Avec d’aussi gros joueurs, la nationalisation de l’industrie de l’eau potable s’annoncerait sans doute longue et ardue. Mais tous les profits de l’exploitation de l’or bleu reviendraient à celles et ceux à qui la ressource appartient, les Québécoises et les Québécois.

Après tout, nationalisme n’était-il pas un mot tendance, cette semaine ?


Dans le cours de français

Dans la catégorie Ce mot prend-il une double consonne ?, deux noms m’ont longtemps donné du fil à retordre. Il s’agit de trafic et balade.

Réglons d’abord le cas de trafic. Qu’on évoque le trafic d’armes, le trafic de drogues ou le trafic routier, ce mot ne s’écrit qu’avec un seul f. Sous l’influence du vocabulaire français, la langue anglaise a fini par l’adopter et lui a accolé un second f. C’est donc uniquement en anglais qu’on écrira traffic.

Quant à balade, c’est différent. Avec un seul l, balade est synonyme de promenade. Si on lui en donne un deuxième, une ballade devient un poème ou une œuvre instrumentale qui en est inspirée.


Dans le cours de musique

J’ai découvert Amélie Veille il y a dix ans, avec sa superbe reprise de la chanson Mon cœur pour te garder. Guitariste et chanteuse à la voix magnifique, elle écrit, compose et enregistre des pièces originales, tout en s’amusant à publier ses versions de plusieurs succès mondiaux sur YouTube. Sur chacun de ses cinq albums se trouve d’ailleurs au moins une de ces reprises.

C’est d’ailleurs un succès de Gilbert Bécaud qu’elle reprend sur son album Nos possibles, lancé la semaine dernière. Je vous le propose en #musiquebleue.

Amélie Veille – Je reviens te chercher – Nos possibles – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est une première dans l’histoire des traitements du cancer, tous les patients atteints d’un cancer du rectum et impliqués dans un essai clinique sont aujourd’hui en rémission. Ils sont douze et ont répondu favorablement au dostarlimab, un médicament notamment employé dans les thérapies pour soigner le cancer de l’endomètre.

Le dostarlimab n’attaque pas directement le cancer, mais renforce le système immunitaire du patient afin qu’il puisse lui-même combattre la maladie.

Lire l’article du New England Journal of Medicine (en anglais).


Billet du 3 juin 2022 : Partager, to share

Dans le cours de français

Voici quatre phrases qui emploient le verbe partager.

  1. Je partage l’opinion de Jean sur cette question.
  2. Mes collègues et moi partageons la même imprimante, au bureau.
  3. Chaque dimanche matin, mon grand-père nous partage ses souvenirs de jeunesse.
  4. Comme leurs parents sont séparés, ces enfants partagent leur temps entre la résidence de leur mère et celle de leur père.

Trois de ces phrases sont exprimées dans un français correct, une est déconseillée. Laquelle ?

Réponse à la fin du billet.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

Tous les grands empires ont fini par s’effondrer. L’Empire romain, l’Empire ottoman, l’empire allemand, l’empire russe et l’empire austro-hongrois n’en sont que quelques exemples. L’empire américain montre de son côté des signes de déclin.

Avec ses 2,4 milliards d’adhérents à travers le monde, le christianisme demeure la religion la plus pratiquée. Plus de la moitié de ses adeptes, 1,3 milliard, sont catholiques.

La fermeture et la vente des bâtiments du patrimoine religieux ont cours depuis plus de vingt ans, au Québec. La désertion des églises catholiques était déjà bien entreprise et les scandales des dernières années viennent accélérer le travail. Cette semaine, un reportage diffusé sur radio-canada.ca nous apprenait que ce sont tous les bâtiments de l’Église catholique de Terre-Neuve-et-Labrador qui sont mis en vente dans cette province, histoire d’engranger les 50 millions $ qu’elle a été condamnée à verser aux orphelins du Mount Cashel, victimes des abus sexuels perpétrés par les frères de la congrégation. Dans le lot, la deuxième plus grande église du Canada, après l’oratoire Saint-Joseph. Les fidèles en paient le prix.

Le pouvoir crée une dépendance. Plus on boit à cette coupe, plus on a soif. Et plus on se croit irrécusable.

Lire Vendre ses églises pour racheter ses péchés, sur radio-canada.ca .


Dans le cours de musique

Mélangez du Jethro Tull, du Harmonium, du Gilbert O’Sullivan, ajoutez une voix comparable à celle de Hubert Lenoir et vous obtenez Allô Fantôme, un projet musical qui vient de lancer un premier mini-album. Les instrumentations des années 1970 offrent un son des plus rafraîchissants. Tiré de ce mini-album éponyme, voici Edgar.

Allô Fantôme – Edgar – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

C’est pour moi une excellente nouvelle. Les fonctionnaires français devront franciser leur vocabulaire dans tous les documents gouvernementaux où il est question de jeux vidéo.

Depuis longtemps, dans plusieurs autres secteurs, nos cousins de l’Hexagone ont intégré une multitude d’emprunts à la langue de Shakespeare. Par sa nature et ses origines, l’industrie du jeu vidéo ajoute à cet état de fait et contribue à l’effritement de la langue française. C’est donc avec l’objectif de freiner cette dégradation que le gouvernement, de concert avec l’Académie française, a entrepris cette démarche de francisation.

Au Québec, il y a maintenant dix ans que l’Office québécois de la langue française a publié un premier lexique sur le sujet.


Dans le cours de français, réponse à la question

Si vous avez répondu 3. Chaque dimanche matin, mon grand-père nous partage ses souvenirs de jeunesse, vous avez visé juste. Lorsqu’employé dans un sens de communication, le verbe partager est un calque de l’anglais to share et doit être évité.

Ici, on aurait dû lire Chaque dimanche matin, mon grand-père nous raconte ses souvenirs de jeunesse.


Billet du 27 mai 2022 : Pendant ce temps, au Texas…

L’histoire se répète.

Et je cite :

« L’unique possibilité d’arrêter un gars méchant portant une arme, c’est un gars gentil avec une arme. »

Wayne LaPierre, vice-président exécutif de la National Rifle Association (NRA), le 21 décembre 2012, une semaine après la tuerie à l’école primaire Sandy Hook, au Connecticut.

Du même souffle, à l’époque, Wayne LaPierre avait exigé qu’on poste un policier armé à l’intérieur de chaque école des États-Unis.

Si, au moment où j’écris ces lignes, la NRA n’a toujours pas réagi suite à l’attentat d’Uvalde, certains de ses sympathisants, comme le sénateur Ted Cruz, n’ont pas tardé à le faire. En plus de revenir avec l’option du policier armé, cet hurluberlu a demandé à ce que toutes les nouvelles écoles construites ne disposent que d’un seul accès, voire une seule porte d’entrée et sortie. Je me demande ce que son service des incendies en pense.

Farfelue, l’idée de Cruz ? C’est le moins qu’on puisse dire. Mais que penser de celle du procureur général de son état, Ken Paxton, qui prône l’armement et la formation en maniement obligatoire de tous les enseignants ? Pas certain que mes consœurs et confrères du sud de la frontière soient très chauds à l’idée d’ajouter cette corde manquante à leur arc.

Fusillade dans une école au Texas : un élu républicain propose d’armer les enseignants

Il y a quand même quelques incongruités sur lesquelles les élus américains devraient se pencher avant de chercher à imposer des solutions irréfléchies. Que le deuxième amendement de leur constitution leur garantisse le droit de porter une arme est une chose. Mais à l’époque de son adoption, les armes devaient encore être bourrées à la poudre explosive avant d’être utilisées. On était loin des armes automatiques et semi-automatiques d’aujourd’hui.

Ensuite, est-ce normal de constater qu’une personne de 18 ans puisse se procurer ce genre d’arme en toute légalité, mais que cette même personne doive encore patienter trois ans, jusqu’à 21 ans, avant de pouvoir acheter ou consommer de l’alcool ?

Est-ce normal de pouvoir se procurer une arme d’assaut aussi facilement aux États-Unis, mais que la vente des chocolats Kinder Surprise y soit interdite sous prétexte que le jouet qu’ils contiennent risque d’étouffer les enfants ?

La Cour suprême des États-Unis s’apprête à renverser un arrêt historique vieux de 49 ans et à criminaliser de nouveau l’avortement. D’un autre côté, les tragédies de Sandy Hook et d’Uvalde ont, à elles seules, causé la mort de 48 personnes, presque toutes des enfants. Entre les deux événements, il s’est produit 71 autres tueries de masse, avec des armes à feu, chez nos voisins du Sud (source : Statista.com). C’est donc dire que ce pays cherche coûte que coûte à protéger l’enfant qui se trouve dans l’utérus de sa mère, au détriment des droits de cette dernière, mais n’est pas foutu de le faire convenablement une fois qu’il en est sorti. Et ce pays prétend être celui de toutes les libertés.

Actuellement, aux yeux du reste du monde, il se couvre de ridicule. Un ridicule meurtrier.


Dans le cours de français

Dans ma classe, cette semaine, j’ai donné un cours sur l’apostrophe. Lorsque je l’ai annoncé, certains de mes élèves ont réagi : « Avons-nous vraiment besoin de revoir l’apostrophe en 6e année ? »

À la lumière des textes que je corrige, oui. Une erreur qui revient très souvent est celle du si il ou du si ils. Devant le pronom personnel masculin de la 3e personne, tant au singulier qu’au pluriel, le i du si doit s’élider et être remplacé par une apostrophe.

C’est d’ailleurs le but de l’apostrophe : indiquer qu’une voyelle a été supprimée dans un mot. L’emploi le plus fréquent est avec les déterminants la et le qui, devant un nom ou un adjectif commençant par une voyelle ou un h muet, devient l’. En fait, tous les mots se terminant par un a ou un e précédant un mot commençant par une voyelle ou un h muet doivent voir leur a ou leur e céder leur place à l’apostrophe.

Une notion que mes élèves trouvaient si simple se complexifiait soudainement. Quelques exercices auront tôt fait de leur rendre leur assurance.

Il est à noter, en terminant, que le mot apostrophe est de genre féminin.


Dans le cours de musique

Un peu de jazz, pas mal de country et beaucoup de rock. Ajoutez des paroles crues et une pincée d’humour et vous obtenez la recette des pièces musicales de Bill Boquet. Après quelques simples, le groupe nous arrive avec un premier album complet, intitulé Ailleurs qu’icitte. Longtemps après Le moustique de Joe Dassin, voici, en #musiquebleue, Le maringouin. C’est signé Bill Boquet.

Bill Boquet – Le maringouin – Ailleurs qu’icitte – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il peut aussi se produire de très bonnes choses au Texas. Par exemple, une enzyme, mise au point par un groupe de scientifiques de l’Université du Texas à Austin, aurait la faculté de dévorer le plastique et le liquéfier en moins de 24 heures. Ceci constitue une avancée importante dans la lutte pour contrer la crise du plastique. Enfin une bonne nouvelle pour l’environnement.

Lire le reportage de l’American Chemical Society (en anglais).