Billet du 5 juin 2026 : Et si la transmission de votre véhicule était changée par un fleuriste ?

Il faut quatre années d’études universitaires pour obtenir un brevet en enseignement. Quatre années pour apprendre à planifier des situations d’apprentissage, évaluer les progrès, intervenir auprès d’élèves aux besoins variés, gérer une classe et comprendre tout ce que l’on ne voit pas lorsque l’on observe simplement une personne enseignante devant son tableau. Pourtant, dans les écoles québécoises, des milliers de personnes assument aujourd’hui cette responsabilité sans avoir terminé une formation reconnue en enseignement. La question mérite d’être posée franchement : dans quel autre domaine accepterions-nous aussi facilement de confier une mission aussi importante à des personnes qui ne possèdent pas encore les qualifications normalement exigées? Les enfants ne sont pas moins précieux que les patients d’une clinique, les passagers d’un avion, les citoyens qui entrent dans un palais de justice ou les automobilistes qui confient leur véhicule à un mécanicien.

Lorsqu’un centre de services scolaire ne parvient pas à pourvoir un poste avec une personne légalement qualifiée, il peut demander au ministère de l’Éducation une tolérance d’engagement. Cette autorisation lui permet de confier un véritable contrat d’enseignement à quelqu’un qui ne possède pas les qualifications normalement requises. La mesure devait être exceptionnelle et temporaire, mais elle est devenue une composante ordinaire du paysage scolaire. Le nombre de ces permissions accordées par Québec est passé de 3332 en 2020-2021 à 8925 en 2024-2025.1 Cela représente près de 6 % des personnes enseignantes de la province, avec des proportions encore plus élevées dans certaines régions. À ces chiffres s’ajoutent des dizaines de milliers de gens qui effectuent de la suppléance occasionnelle sans nécessairement détenir de brevet. Ces personnes enseignantes ne sont pas toutes démunies. Plusieurs sont engagées, talentueuses et profondément soucieuses de bien faire. Elles se retrouvent néanmoins placées devant des groupes d’élèves avec une préparation parfois très limitée, tandis que les directions et les équipes-écoles doivent offrir de l’accompagnement, du mentorat et de la formation continue. L’école tient encore debout, mais elle le fait en demandant toujours davantage à celles et ceux qui la portent déjà à bout de bras.

Il faut aussi regarder avec lucidité les ajustements réglementaires qui permettent d’améliorer les statistiques sans nécessairement améliorer la réalité. Depuis quelques années, le gouvernement multiplie les parcours accélérés et les autorisations provisoires. Une personne inscrite à l’un de ces programmes peut ainsi quitter la colonne des personnes enseignantes non légalement qualifiées pour apparaître dans celle des personnes enseignantes légalement qualifiées, même si sa formation vient à peine de commencer. Le problème ne disparaît pas : il change de colonne. Pour justifier ce virage, l’ancien ministre Bernard Drainville s’est notamment appuyé sur un rapport portant sur le programme américain Teach for America, dont les conclusions sont aujourd’hui remises en question en raison de fragilités méthodologiques.2 Le choix étonne d’autant plus que le système scolaire américain, profondément inégalitaire et très fragmenté, ne constitue pas spontanément un modèle lorsqu’il est question d’assurer à tous les enfants une éducation de qualité. Après trente ans d’expérimentation aux États-Unis, les formations accélérées n’ont d’ailleurs pas fait disparaître la pénurie. Former mieux, accompagner davantage et retenir les personnes enseignantes déjà en poste sont peut-être des réponses moins spectaculaires. Elles ont au moins le mérite de s’attaquer au véritable problème.

1 Ministère de l’Éducation du Québec. (2026, 27 mars). Le nombre de demandes de tolérances d’engagement, le nombre de tolérances d’engagement accordées et le nombre de tolérances d’engagement refusées pour les années scolaires 2021-2022 à 2025-2026, ventilés pour chacun des centres de services scolaires et des commissions scolaires [Réponse à une demande d’accès à l’information, dossier 16310/25-988]. Gouvernement du Québec.

2 Leroux, M., Allaire, S. et Tremblay, M. (2026). Les formations courtes à la rescousse de la pénurie d’enseignants : sursimplification, malinformation ou carence évidente de nuances? Phronesis, 15(HS1), 98–127.


Dans mes écouteurs

Il y a à la fois beaucoup et peu à dire sur Jean-Michel Blais. Beaucoup, parce que le pianiste et compositeur montréalais ne cesse d’élargir son univers musical. Peu, parce que sa musique gagne surtout à être écoutée, sans mode d’emploi. Son quatrième album, mirador, paraîtra le 25 septembre prochain. Après la retenue minimaliste qui a contribué à le faire connaître, Jean-Michel Blais y annonce une œuvre plus ample, lumineuse et généreuse, portée par le piano, les cordes, un ensemble de douze voix et certaines influences de la musique andine.

Le premier extrait, ulysse, laisse déjà entrevoir une musique qui conserve la délicatesse de la confidence tout en s’ouvrant sur un horizon plus vaste.

Jean-Michel Blais – ulysse – mirador – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il y a des entrées au dictionnaire qui, pour nous, ont une saveur particulière. Michel Rabagliati fera son apparition dans l’édition 2027 du Petit Robert, parmi les noms propres auxquels on consacre désormais une notice biographique. Depuis Paul à la campagne, paru en 1999, son personnage a grandi avec ses lecteurs, traversant les années, les quartiers de Montréal et les petits bouleversements du quotidien. Par son regard humoristique et attentif, Rabagliati a donné au roman graphique québécois une voix immédiatement reconnaissable. Cette reconnaissance vient saluer une œuvre profondément enracinée ici, mais capable de rejoindre bien au-delà de nos frontières.

Il ne sera pas seul à faire son entrée dans le dictionnaire. Wajdi Mouawad, dont les pièces ont voyagé sur les scènes du monde entier, y trouvera également sa place, tout comme Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal et fondatrice de l’Hôtel-Dieu. Voir ainsi réunis un bédéiste, un dramaturge et une figure majeure de notre histoire rappelle que la culture se construit de mille manières : par les livres, par le théâtre, par les gestes fondateurs et par les récits que l’on transmet. Cette semaine, les pages du dictionnaire s’ouvrent un peu plus largement sur le Québec. Et cela fait plaisir à lire.


L’image d’en-tête a été générée par l’intelligence artificielle.


Billet du 17 mars 2023 : Autoreverse

Et je cite :

« Parlez-en en bien, parlez-en en mal, parlez-en, en français ! »

Jean-François Roberge, ministre de la Langue française, le 16 mars 2023

Voilà le leitmotiv du ministre Roberge depuis les débuts de la diffusion de Renversons la tendance, la publicité proposée par son ministère pour sensibiliser la population québécoise au déclin du français sur son territoire. Si, à tout hasard, cette annonce vous a échappé, je vous la montre ici :

Source : YouTube (Ministère de la Langue française)

Ai-je envie d’en parler en bien ou en mal ? Disons que cette publicité reflète une situation actuelle, dans certains milieux, suggérant implicitement qu’elle s’avère inacceptable. Sans grande clarté, on affiche surtout ce qu’il ne faut pas faire.

Mais que faudrait-il donc faire ? Il semble que nous devrons attendre une autre annonce gouvernementale pour le savoir.

Si je peux me permettre une suggestion au ministre Roberge, pointer du doigt le fait que des expressions anglaises viennent s’insérer ponctuellement dans des phrases en français est une chose, mais ce sont les lacunes orthographiques et grammaticales qui devraient d’abord le préoccuper. Il n’a qu’à tendre ses antennes pour en découvrir un lot impressionnant de démonstrations. À l’écrit, chaque tour de ses réseaux sociaux devrait réussir à le convaincre. À l’oral, je le mets au défi de corriger tous ses collègues lorsqu’ils s’expriment à l’Assemblée nationale ou dans les médias. Je parie que son ancienne vie d’enseignant lui manquera soudainement.


Vous vous questionnez sur le titre de ce billet ? En effet, autoreverse est tiré de l’anglais, mais il est admis tant par Larousse que par le Robert. Bien que le mot puisse sembler douteux, je trouvais le choix pertinent.


Dans le cours d’univers social
Volet histoire

Robert Monckton (1726-1782) a fait carrière comme officier de l’armée britannique. Il a fini sa vie en terres canadiennes, à titre de lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Il occupait ce poste qu’il fut l’un des initiateurs de la déportation des Acadiens. Le nom de la ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick, réfère à ce personnage historique.

Son nom a également été donné à l’Université de Moncton, institution francophone. Ceci fait réagir plusieurs personnalités acadiennes, qui souhaitent un changement de nom pour ce lieu d’enseignement supérieur.

Dans une pétition regroupant plus de 850 signatures, dont celles d’Antonine Maillet, de Zachary Richard et de l’ancien recteur Denis Prud’homme, de même que de nombreuses figures du monde de la politique, on évoque l’absurdité et la méprise liées à cette dénomination.

Jusqu’à maintenant, les cadres de l’université avaient rejeté les demandes passées à ce sujet. Le mouvement revient cependant de façon cyclique, plus fort chaque fois. Selon Denis Prud’homme 1, il faudrait une modification à la loi pour procéder au changement de nom.

1De nombreuses personnalités réclament le changement du nom de l’Université de Moncton. ici.radio-canada.ca. Le 6 mars 2023.

Wikipédia – Robert Monckton.

La Charte de l’Université de Moncton.


Dans le cours d’éducation physique

Au football, bouffée d’air frais chez les Alouettes de Montréal, alors que Pierre-Karl Péladeau, à titre personnel, s’est porté acquéreur de l’équipe. Elle redevient donc une propriété québécoise.

Au ballon coup de pied, c’est plutôt un nuage sombre qui plane au-dessus du CF Montréal. Après une saison de 65 points en 2022, qui conférait à l’équipe la troisième meilleure fiche parmi les 28 organisations de la Major League Soccer (MLS), la formation dirigée par Olivier Renard, qui a remplacé Wilfried Nancy, n’a pas été en mesure d’inscrire un seul but en trois rencontres cette saison, s’inclinant chaque fois.

Et je cite :

« Trois matchs pour le CF Montréal de Joey Saputo. Aucun but, aucun point, trois défaites. Mais bon sang que Saputo a montré à Wilfried Nancy qui était le patron, n’est-ce pas ? »

Jack Todd, auteur et journaliste, le 12 mars 2023.

Dans le cours de musique

Un an après avoir lancé l’album Aubades, Jean-Michel Blais revient cette fois avec Sérénades, paru vendredi dernier. Le pianiste québécois est en train de devenir un habitué de la rubrique #musiquebleue de mes billets hebdomadaires. Sa plus récente œuvre constitue une bénédiction sonore quand on veut s’offrir un moment de calme et de zénitude. Comme il ne fallait qu’un extrait, j’ai opté pour 117.

Jean-Michel Blais – 117 – Sérénades – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, les employeurs doivent user d’ingéniosité pour dénicher les bonnes ressources qui viendront faire rouler leur entreprise. D’un autre côté, pour une question de survie, des milliers de personnes aptes au travail ont fui la guerre en Ukraine pour se réfugier un peu partout dans le monde.

Parmi ces endroits, il y a la région de la Beauce, au Québec. Plus de 75 réfugiés y ont retrouvé la paix, en plus de combler des emplois disponibles. Accueillis par la population locale, ils s’intègrent bien à la communauté.

C’est là une correspondance qui approche la perfection !

La Beauce séduit les réfugiés ukrainiens. ici.radio-canada.ca. Le 23 février 2023.


Journal de vacances du 29 juillet 2022

Pendant que des cyclistes se tapent le Tour de France (je lève mon chapeau à Hugo Houle !), je me suis payé un tour de la Gaspésie. Pour avoir roulé aux deux endroits, je peux affirmer que le panorama que nous offre la route 132 entre Matane et Gaspé se compare presque à celui de l’Autoroute 1 californienne.


Combien de trous pouvait-on jadis trouver dans le rocher Percé ? Certains parlent de quatre. Il semble que les récits de Jacques Cartier en évoqueraient trois. Chose certaine, au moins deux ont été officiellement répertoriés. Selon plusieurs sources, la seconde arche se serait effondrée le 17 juin 1845, après avoir été frappée par la foudre. Depuis, c’est un obélisque qui se dresse à l’extrémité est du monument naturel.

Chose certaine, au même titre que plusieurs autres attractions à travers le monde, le rocher Percé mérite d’être visité et photographié. Bien que la nature seule l’ait constitué, il s’inscrit dans notre jeune histoire.


Dans mes écouteurs

C’était dans les haut-parleurs de mon véhicule, en fait. Par un samedi matin des plus ensoleillés, ma conjointe et moi avons quitté Bonaventure pour revenir à la maison, au son des compositions musicales de Jean-Michel Blais. Cet artiste se distingue par sa grande générosité. Non seulement répond-il aux gens qui lui écrivent, mais il diffuse plusieurs de ses œuvres en exclusivité, sur sa page Facebook.

C’est justement l’une d’elles que je vous propose cette semaine, en #musiquebleue. Publiée le 8 juillet dernier, voici amour-piano.

Amour-piano – Jean-Michel Blais – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Laurent Duvernay-Tardif est toujours un membre des Jets de New York, dans la NFL. À moins d’un revirement de situation, c’est avec cette formation qu’il évoluera, la saison prochaine. Toutefois, s’il décidait de venir terminer sa carrière dans la Ligue canadienne (LCF), ce serait avec les Alouettes. L’équipe montréalaise a en effet acquis les droits de l’athlète de 31 ans, via une transaction avec les Stampeders de Calgary, qui l’avaient repêché en 2014.

On peut donc commencer à rêver de voir évoluer Laurent au Stade McGill. En passant, onze anciens joueurs des Alouettes ont vu leur numéro être retiré par l’organisation. Parmi ces numéros accrochés dans l’amphithéâtre, on trouve le 74 de Peter Dalla Riva, le 75 de Hal Patterson, le 77 de Junior Ah You et le 78 de Virgil Wagner. Le 76, qu’il a toujours porté, demeure ainsi entièrement disponible pour le joueur québécois !


Billet du 4 mars 2022 : Le genre d’après-guerre

Il y a un siècle, la guerre qui devait mettre fin à toutes les autres était suivie d’une pandémie qui a affecté la planète entière. La Première Guerre mondiale, de 1914 à 1918, et la grippe espagnole, de 1918 à 1921, ont causé sept années de grande déprime et de pertes de vies humaines.

La pandémie de COVID-19 semble s’estomper, mais quelques vagues peuvent encore survenir. Parallèlement, l’invasion de l’Ukraine par la Russie démarre un conflit qui donne une impression de déjà-vu, quand en septembre 1939, l’Allemagne avait fait de même avec la Pologne. Il avait alors fallu six ans et deux bombes atomiques pour mettre fin aux hostilités. Les événements sont inversés, mais le monde semble en voie de revivre une situation semblable à celle d’il y a 100 ans.

À partir de 1921, par contre, et jusqu’en 1929, la planète a connu de très beaux moments avec les Années folles. Le bonheur oublié est revenu, jusqu’à atteindre un paroxysme. La même conjoncture s’est vécue de nouveau lors de l’après-guerre, entre 1945 et 1960.

L’histoire semble se répéter. Après une pandémie et un conflit que je souhaite court et limité, j’espère que la planète pourra de nouveau bénéficier d’un répit et d’au moins une décennie de paix et d’abondance. Nous le méritons bien.

D’ici là, accrochons-nous aux éléments de beauté de notre quotidien. Tout en vivant le moment présent, prenons parfois le temps de les capturer en sons et en images, de manière à pouvoir les retrouver lors d’instants plus moroses. Même lorsqu’il se cache derrière les nuages, le soleil est toujours dans le firmament. 


Et je cite :

« Le monde a besoin de paix et de beauté, ma maison en déborde. Je vais essayer de vous en envoyer un peu. »

Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire, trois jours après être devenu père, le 2 mars 2022.

Dans le cours d’univers social

Je déniche beaucoup de matériel sur RAD, le laboratoire de journalisme de Radio-Canada, quand il s’agit de faire comprendre un enjeu politique ou social à mes élèves. Le site vise la clientèle cible des 18 à 34 ans, mais ses reportages vulgarisent suffisamment bien pour être saisis par les plus jeunes, tout en sachant également accrocher les plus âgés.

Désirant expliquer le conflit entre la Russie et l’Ukraine en classe, RAD m’a une fois de plus fourni la vidéo nécessaire pour compléter le travail. Le journaliste Haroun Aramis, de manière claire et concise, est parvenu à résumer le tout en quatre minutes. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à visionner le reportage. Vous aurez la primeur, quelques jours avant mes élèves !


Dans le cours de français

Dans mon billet du 25 février, il était question de certains noms qui prenaient un genre différent, selon le contexte. Cette semaine, nous verrons qu’il en existe qui s’emploient aussi bien au masculin qu’au féminin, peu importe la situation.

Un des plus récents à avoir acquis l’autre genre est le mot trampoline. Depuis les débuts de son existence, ce nom est masculin. Toutefois, l’usage populaire et erroné du féminin a fini par permettre l’acceptation de ce genre dans tous les ouvrages de référence.

Parmi les autres noms qui s’emploient autant au féminin qu’au masculin, notons acre (l’ancienne unité de mesure agraire), après-guerre, après-midi, avant-guerre, avant-midi, country (la musique et la danse), enzyme, éphémère (l’insecte), harmonique, météorite, palabre (discussion pénible et interminable), perce-neige et phalène (espèce de papillon).

Devant tous ces noms, on peut sans problème employer un déterminant féminin ou masculin.


Dans le cours de musique

Il y a longtemps que je n’avais pas présenté une pièce instrumentale en #musiquebleue. Avec le lancement du nouvel album de Jean-Michel Blais, le 4 février dernier, l’occasion s’offre à moi sur un plateau d’argent. L’opus de 42 minutes, divisé en 11 plages musicales, constitue une première sortie en trois ans pour le compositeur. Il s’ajoute à quatre autres titres.

Tirée de l’album Aubades, voici la pièce Murmures.

Jean-Michel Blais – Murmures – Aubades – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il s’agit moins d’une bonne nouvelle, cette semaine, que d’un petit quelque chose qui fait jaillir notre fierté francophone. La mienne, en tout cas. La série de l’heure au Canada anglais, et un peu partout à travers le monde, est le drame médical Transplant, diffusé sur les ondes de CTV. L’actrice québécoise Laurence Leboeuf y incarne la docteure Magalie Leblanc, qui œuvre dans le milieu très cosmopolite d’un hôpital de Toronto. Dans l’épisode présenté le 1er mars, son personnage a pu s’exprimer en français lors d’une conversation avec sa sœur, personnifiée par Mylène Mackay.

Bien entendu, ce court extrait dans la langue de Molière passera inaperçu dans la version française de l’émission, diffusée sur Noovo. Dans sa forme originale comme dans sa traduction, la série en est à sa deuxième saison.

Voir un extrait de l’émission The Social CTV du 1er mars 2022, où Laurence Leboeuf est invitée pour parler de la deuxième saison de Transplant (en anglais).