Billet du 4 juin 2021 : L’astérisque et l’obélus

Les fins de printemps sont toujours plus agréables quand la fièvre des séries éliminatoires de la LNH se propage au Québec. La présence et, mentionnons-le, les surprenantes performances de l’équipe montréalaise haussent considérablement l’intensité de cette fièvre. La seule participation du club en séries avait déjà fait une bonne partie du travail. La spectaculaire remontée face aux Maple Leafs, qui a finalement conduit, contre toute attente, à l’élimination de ces derniers, a fait grimper la chaleur d’un autre cran.

La liesse s’est poursuivie avec la victoire contre Winnipeg, dans le premier affrontement de la ronde suivante. Et l’incident de fin de match, impliquant Jake Evans et Mark Scheifele, est venu ajouter une bûche de plus dans le poêle.

Lorsque j’ai vu Scheifele frapper Evans aussi violemment après le but marqué par ce dernier, je me suis immédiatement rappelé le coup vicieux donné par Dale Hunter à Pierre Turgeon, dans des circonstances similaires, en 1993. Hunter avait alors écopé de 21 matchs de suspension. Turgeon avait été sérieusement blessé sur la séquence, mais contrairement à Evans, pour qui on a dû avoir recours à la civière, il avait quitté la glace sur ses deux jambes.

Scheifele a quant à lui écopé de quatre matchs. Je souhaitais plus, mais je m’attendais à moins. Le hockey est le seul sport, autre que ceux de combat, où on peut se battre et demeurer au jeu. Et la LNH est la seule ligue professionnelle où on peut blesser délibérément un adversaire et s’en tirer à bon compte. Les sanctions sont ridicules au point où les joueurs ont commencé à se faire justice eux-mêmes, sur la glace. Les dangers de blessures supplémentaires sont évidents, mais il faut croire que ça fait vendre des billets.

C’est la raison pour laquelle j’aurais souhaité, réalistement, une suspension de six joutes à Scheifele. Ainsi, avec un maximum de six autres matchs à jouer dans une série quatre de sept, il aurait été certain de ne plus affronter le Tricolore cette année. Les joueurs des deux formations auraient alors pu se concentrer sur le hockey.


Dans le cours de mathématiques

Quelle est, selon vous, la réponse à l’équation suivante :

6 ÷ 2 (1 + 2) =

Personnellement, j’ai répondu 9. D’autres ont opté pour 1. Croyez-le ou non, ces deux réponses sont bonnes. 

La priorité des opérations requiert que l’on exécute la parenthèse en premier. (1 + 2) = 3. Mais ensuite, comme il ne reste qu’une division et une multiplication à l’équation, et que les deux disposent de la même priorité, j’aurais tendance à résoudre de gauche à droite. Ainsi, 

6 ÷ 2 (3) =

(6 ÷ 2) (3) =

(3) (3) = 9.

Mais voilà, il semble qu’aucune convention ne nous force à résoudre de gauche à droite lorsqu’une équation comprend plusieurs opérations disposant de la même priorité. Il devient donc tout aussi acceptable de faire

6 ÷ 2 (3) =

6 ÷ [2 (3)] =

6 ÷ [6] = 1.

Un ami m’a relayé une vidéo sur le sujet. Elle dure plus de 13 minutes, mais elle demeure très pertinente pour quiconque s’intéresse à la matière. On y apprend aussi que le symbole ÷, qu’on appelle obélus, ne devrait pas être utilisé. À remarquer également que dans 6 ÷ 2 (1 + 2) =, l’espace entre le premier 2 et la parenthèse implique une multiplication. Là encore, il semble qu’il faille éviter le symbole x. Par contre, le symbole *, ou astérisque, peut être employé en lieu et place de l’espace.

Je dépose la vidéo ici, libre à vous de la consulter !

Source : Mickaël Launay, YouTube

Dans le cours de mathématiques, deuxième période

Y a-t-il des adeptes de la numérologie dans la classe ? Voici ce que le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, publiait sur Twitter lundi dernier, quelques heures avant que le Canadien de Montréal n’élimine les Maple Leafs de Toronto par la marque de 3 à 1 :

J’espère qu’il s’est pris un 6/49.


Dans le cours de musique

Des gens aux carrières bien établies qui décident de se réunir pour travailler ensemble sur un projet, on en retrouve abondamment dans le monde de l’éducation, comme dans plusieurs autres domaines. C’est précisément ce qui a donné naissance au groupe Bon Enfant. C’est pour moi très agréable d’entendre des accents québécois sur un son rock britannique des années 1970. C’est une modernité qui évoque un retour dans le temps des plus rafraîchissants. Alors que j’allais vous proposer le titre Magie, tiré de leur seul album à ce jour, voilà que le quintette m’a fait la surprise de publier un nouveau simple, vendredi dernier. La pièce s’intitule Ciel bleu et la voici, en #musiquebleue !

Bon Enfant – Ciel bleu – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Vous me pardonnerez d’y aller avec un choix sentimental, cette semaine, puisqu’il me rappelle une expérience personnelle. Un couple des Laurentides promenait ses deux chiennes, lorsque l’une d’elles a flairé des chevreuils et a échappé à ses maîtres, avant de s’évader en forêt. Incapables de repérer l’animal, les propriétaires se sont lancés dans des recherches intensives. Publiant des avis et frappant aux portes, le couple est tombé par hasard sur un ex-militaire, spécialisé en traque de personnes disparues. Celui-ci, également dresseur de chiens, est venu à leur secours et les a aidés à retrouver la fugitive, après 25 jours de fuite, à plus de 40 km de leur résidence.

Lisez l’histoire en détails, telle que rapportée dans La Presse.

J’ai moi-même vécu une histoire de fugue animale, il y a quelques années, quand ma vieille chatte, âgée alors de 14 ans, avait fui la maison par une porte qu’on avait malencontreusement laissée ouverte. Nos recherches nous avaient permis de la retrouver saine et sauve, une dizaine de jours plus tard. Je me souviendrai toujours de l’appel téléphonique qui avait d’abord suscité l’espoir, avant de confirmer les heureuses retrouvailles.

De telles histoires me rappellent que des gens ont eu la chance de retrouver vivants et en bonne santé des proches portés disparus. Conserver un bon moral joue un rôle important dans l’énergie que l’on investit dans les recherches. Et ce bon moral est stimulé par l’espoir que l’on garde.