Billet du 11 juin 2021 : Bravo à nos élèves !

Il ne reste qu’une petite semaine à l’actuelle année scolaire. Pour un enseignant de 6e année du primaire, c’est la période de pointe. Beaucoup plus qu’un début d’année, contrairement à la situation dans d’autres degrés. C’est le moment où on corrige les dernières évaluations et où on rédige les bulletins. C’est aussi celui où l’on confirme les classements au secondaire, tout en mettant à jour les dossiers des élèves.

Mais également, ce sont des heures travaillées à leur organiser un passage primaire-secondaire, incluant une célébration des finissantes et des finissants. On est loin d’une cérémonie à grand déploiement avec bal, mais ce départ de l’école primaire se doit d’être souligné. Les jeunes termineront dans les prochains jours une année particulière, marquée par des contraintes sanitaires qui sont venues leur compliquer la tâche et perturber leur quotidien au moins autant qu’à nous, membres du personnel scolaire. Ils méritent toute notre admiration.


Dans le cours de français

Pour un enseignant, il est très gratifiant de constater que ses élèves s’autocorrigent, parfois entre eux, mais qu’en fin de compte, on identifie toutes les erreurs dans un texte. Le député Enrico Ciccone a ainsi vu à apporter un correctif à sa propre publication, avant qu’un membre de la communauté Twitter ne lui en suggère deux autres.

#LeProfCorrige

Ici, euh… Je n’ai plus rien à mentionner !


Dans le cours de musique

Mes goûts musicaux sont généralement éloignés du rap et du hip-hop, mais j’aime bien FouKi. De même, je passe mes dimanches soirs à regarder Tout le monde en parle, plutôt que La voix, mais Alicia Moffet, une ancienne participante à l’émission dominicale de TVA, a su retenir mon attention avec son immense talent. Quand les deux s’unissent, le résultat s’avère très intéressant. Voici la chanson Ciel, en #musiquebleue. 

FouKi et Alicia Moffat – Ciel – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine


L’homme était un pur inconnu il y a à peine six mois. Son histoire a secoué le Québec entier, en février, quand après avoir été accusé de tentative de meurtre sur un policier et avoir passé six jours en détention, les autorités l’ont finalement libéré et ont admis avoir commis une erreur sur la personne. À l’époque, sa conjointe était enceinte, ce qui avait ajouté à l’émotion des Québécois.

Mardi, Mamadi Camara a partagé cette photo, accompagnée du commentaire « … et les nuits blanches débutèrent !! ».

Source : Twitter

Parions que les nuits blanches évoquées n’ont rien à voir avec celles injustement passées en détention. C’est un bonheur qui à lui seul peut faire oublier, du moins momentanément, de bien gros tracas.


Billet du 5 février 2021 : Nettoyage attendu

Dans mon billet du 18 décembre dernier, je mentionnais que je préférais laisser courir dix coupables que de condamner une personne innocente. Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants qui ont mené à l’arrestation de Mamadi Camara, ainsi qu’aux accusations d’agression et de tentative de meurtre à l’endroit d’un policier déposées contre lui. Ce que je sais, cependant, c’est que quelqu’un a convaincu le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) que les preuves étaient suffisamment solides pour accuser Monsieur Camara, avant qu’une volte-face ne lui fasse conclure le contraire, six jours plus tard. L’homme aura été détenu inutilement durant tout ce temps.

Aujourd’hui, plusieurs personnes ont l’air plus ridicule que Monsieur Camara n’a l’air d’un criminel. Mais contrairement à Mamadi Camara, ces personnes qui ont l’air ridicule n’ont pas vu leurs noms et visages être diffusés publiquement.

Six jours, c’est encore loin des cinq ans de Réjean Hinse ou des trente-sept ans de Roméo Phillion, deux victimes d’erreurs judiciaires très médiatisées, mais c’est suffisant pour voir son nom et sa réputation être ternis. J’espère que Monsieur Camara recevra des excuses et tout le soutien nécessaire.


Dans le cours de français

En ce mois de la Saint-Valentin, une collègue m’a appris qu’il était possible de former 71 autres mots à partir des lettres du mot romantique. Il s’agit de mots de deux à dix lettres. Nous avons donc lancé le défi à nos groupes d’élèves respectifs, qui ont pris la compétition très au sérieux !

Et vous, combien pouvez-vous en former ?

Je publierai les 71 mots dans mon billet de vendredi prochain.


Dans le cours d’univers social

Volet éducation à la citoyenneté.

En août 2019, j’ai eu le privilège, durant une dizaine de jours, d’accompagner Marc Boyer et Yvon Jackson, deux cyclistes qui ont traversé le Canada à vélo afin d’amasser des fonds pour soutenir la recherche et aider les malades atteints de la sclérose en plaques. Ils avaient déjà roulé de Vancouver à Montréal lorsque je me suis joint à eux et à leur responsable de la logistique, Michel Bergeron.

Marc m’a dit un soir que le nom qu’ils avaient lu le plus souvent en chemin était Tim Horton. Je croyais qu’il parlait du grand nombre de succursales de cette chaîne de restauration, alors qu’il évoquait plutôt l’immense quantité de tasses en carton ciré affichant le même symbole, jetées et dispersées dans la nature.

Depuis les dernières semaines, je remarque autre chose qui pollue la nature après avoir été jeté au vent :

Cet objet, qui prévient la propagation de virus lorsqu’il est utilisé à bon escient, peut devenir un agent contaminant lorsqu’on n’en dispose pas de façon correcte. Pensons-y.


Dans le cours de musique

C’est avec l’album P.O.P., sorti il y a quelques années, que j’ai découvert le trio montréalais Le Couleur. Donnant dans l’électro-pop, le groupe a doté plusieurs de ses pièces d’un son qui rappelle celui du disco du début des années 1980. C’est le cas de Désert, chanson tirée de l’album Concorde, lancé en septembre dernier. La voici en #musiquebleue.

#musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Elle sera courte et simple, aujourd’hui. Lorsque Mikaël Kingsbury s’est fracturé deux vertèbres, en novembre dernier, j’ai vraiment craint que cette blessure ne compromette sa carrière, même si je ne doutais pas de sa guérison. Moins de trois mois plus tard, le Québécois a remporté hier l’épreuve des bosses de la Coupe du monde de ski acrobatique de Deer Valley.

Il reprend donc là où il avait laissé. Un gagnant le demeurera toujours.