Journal de vacances du 11 août 2023

Si vous pensiez que c’était terminé, détrompez-vous ! La COVID est toujours présente. Et je suis bien placé pour en parler.

À la mi-juillet, je me suis rendu en vacances à l’étranger. J’ai voyagé par avion. Au lendemain de mon retour, j’ai roulé à vélo sur une trentaine de kilomètres, suivant un trajet qui m’est très familier. Mon corps a trouvé l’exercice inhabituellement difficile. Comme la gorge me grattait également, ma conjointe m’a suggéré de passer un test rapide. Je l’ai passé par acquit de conscience, convaincu qu’il s’avérerait négatif. Erreur ! Les deux lignes s’affichaient de façon très évidente.

Ai-je été victime du nouveau sous-variant Éris1 ? Je n’obtiendrai probablement jamais cette confirmation. Toutefois, les chiffres ne mentent pas, il y a actuellement recrudescence de cas et une nouvelle vague, vers la rentrée scolaire, demeure possible.

Depuis les dernières semaines, plusieurs personnes de mon entourage ont manifesté la même réaction quand je leur ai annoncé mon état : «Je pensais que c’était fini». Eh non, ce n’est pas fini. Continuons d’être vigilants et d’appliquer les règles sanitaires les plus élémentaires.

1 Que sait-on sur le sous-variant Éris du virus de la COVID-19 ? Le Devoir. Le 10 août 2023.


Lectures de vacances

Qu’est-ce que vous lisez, cet été ? Personnellement, en plus de quelques romans, j’ai renoué avec la bande dessinée et le roman graphique. Le répertoire québécois n’a d’ailleurs plus rien à envier à la Belgique, à la France et aux États-Unis, dans ce domaine. Je reviendrai prochainement sur le contenu de mes lectures des dernières semaines.

Des livres québécois, j’en achète plusieurs chaque année. Chaque 12 août2, depuis dix ans, j’en achète au moins un de plus. Demain sera la journée annuelle qui y est consacrée. L’important est d’encourager une autrice ou un auteur œuvrant au Québec. Et si je peux me permettre, encourageons par la même occasion nos librairies québécoises. Elles ont besoin de notre soutien, beaucoup plus que les magasins à grande surface.

En passant, la plupart de ces librairies disposent d’un système de vente en ligne très simple d’utilisation. La contrainte de temps n’est donc pas une excuse !

2 Le 12 août, j’achète un livre québécois ! Ministère de la Culture et des Communications. Gouvernement du Québec.


Se coucher plus intelligent

J’ai toujours considéré qu’il y avait deux grandes parties dans un supermarché : celle qui longe les murs et celle qui, divisée en allées, comble environ les trois quarts du magasin. Dans la première, on trouve les fruits et les légumes, les viandes, les produits laitiers et les produits surgelés. Ceci est en grande partie constitué de produits locaux. Dans la seconde, il y a tout le reste. Et ce « reste » appartient à dix grandes entreprises multinationales. Elles sont Nestlé, Coca-Cola, Pepsico, General Mills, Unilever, Kellogg’s, Danone, Associated British Foods, Mondelez International et Mars. Oxfam a d’ailleurs produit un tableau très intéressant illustrant à qui appartiennent les différentes marques. Je le relaie ci-dessous. Vous pouvez cliquer pour le grossir.

Je m’étonne toujours de découvrir des liens qui existent entre différentes étiquettes. J’en ai découvert une de plus, cette semaine.

Au gré d’un furetage sur Internet, je suis tombé sur une publicité française qui disait «Carglass répare, Carglass remplace». Était-ce possible qu’une entreprise située outre-mer ait subtilisé le slogan et la ritournelle de notre Lebeau vitres d’autos à nous ? J’ai donc effectué une recherche sur Carglass et j’ai rapidement compris. Pour vous aiguiller, voyez d’abord le logo de Carglass

puis celui de Lebeau.

Il y a ainsi un autre lien évident entre les deux. J’ai donc creusé un peu plus profondément et découvert que les deux entreprises, à l’instar d’une dizaine d’autres, appartiennent à Belron, une compagnie sud-africaine fondée en 1897. D’abord vouée à la conception de miroirs et de verreries décoratives, Belron s’est réorientée vers les pare-brise avec l’essor de l’industrie de l’automobile. De là, elle s’est portée acquéreuse d’une multitude de bannières œuvrant dans le même domaine, à travers le monde.

J’ai encore appris quelque chose.


Déformation professionnelle

Deux belles coquilles, diffusées au cours des derniers jours, n’auraient pas dû être. La première nous vient du Réseau des sports (RDS), alors que l’autre a été commise par Éric Duhaime.

#LeProfCorrige, même en vacances

Sur la publication de gauche, ce sont les petites victoires qui redonnent. Le verbe aurait donc dû être conjugué à la troisième personne du pluriel.

Sur celle de droite, étant donné qu’il s’agit ici du compte municipal et que ce dernier contient plusieurs taxes, il aurait fallu lire taxes, au pluriel.


Dans mes écouteurs

De la musique nouvel âge, il s’en produit peu au Québec. J’ai découvert Jo B, qui donne dans ce créneau. Extraction, propulsé en mai, constitue son premier album. L’œuvre complète mérite d’être écoutée. Cependant, comme je ne publie qu’une seule plage, j’ai opté pour Tombé du ciel.

Jo B – Tombé du ciel – Extraction – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Denrées de plus en plus rares, les exemples d’entraide et d’humanité sont toujours agréables à accueillir. Ceci est d’autant plus vrai en contexte de crise du logement. Ainsi, à Joliette, deux communautés religieuses, dont les survivantes n’avaient plus la force et l’énergie pour administrer leurs bâtiments et leur immense terrain, ont uni leurs avoirs et rassemblé des expertises externes pour créer PAX Habitat 3,4, un complexe visant à héberger les religieuses et les aînés moins bien nantis de la communauté. En plus d’un appartement à prix modique, les résidents reçoivent des services adaptés à leurs besoins.

3 Site de PAX Habitat

4 Une petite révolution à Joliette. La Presse. Le 8 juillet 2023.


Journal de vacances du 4 août 2023

Et je cite :

« Au cours des prochaines semaines, je ralentirai également le rythme d’écriture afin d’accorder plus de temps à la lecture. Jusqu’au 25 août, je publierai donc des billets bimensuels, plutôt qu’hebdomadaires. »

Jean-Frédéric Martin, billet du 30 juin 2023.

À la semaine prochaine ! 🙂


Journal de vacances du 28 juillet 2023

C’était une nouvelle que j’attendais depuis plusieurs mois. Elle est tombée fin mai, mais probablement aspiré dans le tourbillon de la fin d’année scolaire, je ne l’ai pas vue passer. Nous aurons finalement droit, à l’automne, à un 22e tome des péripéties de Gaston Lagaffe. Aucune aventure originale du personnage n’avait été publiée depuis 1996, soit quelques mois avant le décès de son créateur, André Franquin.

Si l’impression de déjà-vu vous frappe en lisant ce qui précède, c’est normal. Je l’avais mentionné ici1 il y a plus d’un an avant d’expliquer, dans mon billet hebdomadaire suivant2, que le projet était remis en question parce que la fille de l’auteur défunt s’y opposait et avait renvoyé la cause devant les tribunaux. C’est finalement un arbitre qui a entendu les deux parties et rendu une décision. C’est ainsi que les éditions Dupuis pourront aller de l’avant avec les nouvelles aventures de l’employé fainéant du journal Spirou, à condition de faire approuver les planches par Isabelle Franquin, qui statuera si l’éthique et l’œuvre artistique de son père sont respectées.

Je rappelle que c’est un Québécois, Marc Delafontaine qui, sous le pseudonyme de Delaf, reprendra le travail du Belge André Franquin, pour le dessin et la scénarisation des histoires. Celles-ci, en plus d’être regroupées dans de nouveaux albums originaux, seront publiées, comme à l’origine, dans le journal Spirou.

1 Billet du 25 mars 2022 : M’enfin !

2 Billet du 1er avril 2022 : Quand la réalité (ou le canular) frappe


Dans mes haut-parleurs

Samedi dernier, au gré d’une course que je me rendais faire, j’écoutais l’émission Passion politique sur les ondes d’ICI Première, la première chaîne de Radio-Canada. L’animatrice Marie-Louise Arsenault recevait alors l’ex-ministre et députée péquiste Véronique Hivon3. C’était une entrevue captivante, durant laquelle l’accent était mis sur le côté humain de la politique en général, mais surtout sur la carrière de cette femme politique qui a su se démarquer sous plusieurs aspects. Pour moi, l’intérêt était tel que malgré la chaleur, j’écoutais l’émission dans mon véhicule éteint et immobilisé dans le stationnement du commerce où je me trouvais. Personnellement, je sentais entre les deux femmes une certaine complicité, cependant bien fixée dans le cadre professionnel duquel elle ne débordait aucunement.

Si je le mentionne ici, c’est parce que quelques heures plus tard, cette publication d’un autre ex-ministre et député péquiste m’est apparue :

Source : Twitter (@BoulericeAndre)

Bien qu’il me serait possible d’intervenir sur des fautes de français à au moins deux endroits, je garderai mes crayons rouges rangés et laisserai #LeProfCorrige vaquer à ses vacances.

Je comprends que Marie-Louise Arsenault, comme toutes les personnalités publiques, puisse taper sur les nerfs de certaines personnes. Toutefois, lors de cette entrevue avec Véronique Hivon, elle a effectué un travail remarquable. Non, elle n’a pas été complaisante envers le Parti québécois. Si elle l’avait fait, elle aurait dérogé au devoir de réserve accolé à son rôle de journaliste. A-t-elle posé quelques questions embêtantes pour l’invitée ? Oui, mais cela fait également partie de sa tâche. Prétendre qu’elle a été odieuse et insidieuse tient d’une partisanerie excessive, qu’on retrouve malheureusement trop souvent chez certains sympathisants du PQ, notamment chez les plus anciens.

Reprocher à Véronique Hivon de ne pas savoir se tenir debout va dans le même sens. Elle a maintes fois prouvé qu’elle savait s’affirmer et faire de la politique autrement. Autrement que celles et ceux qui ont rendu les électeurs cyniques face à leur rôle.

3 Passion politique – Rattrapage du 22 juillet 2023 : Véronique Hivon


Déformation professionnelle
Univers social – Volet histoire

Dans tous les pays démocratiques, il y a des conservateurs et des libéraux. Il s’agit d’ailleurs de l’appellation qui nous est familière, au Canada. Les libéraux sont d’ordinaire pragmatiques et progressistes, alors que les conservateurs s’accrochent à ce qui va bien et se montrent plutôt réfractaires au changement. En Grande-Bretagne, on trouve les conservateurs et les libéraux travaillistes. En France, grossièrement, il y a la gauche libérale et la droite conservatrice. Aux États-Unis, les démocrates sont qualifiés de libéraux, alors que les républicains sont personnifiés par les conservateurs.

Chez nos voisins du Sud, toutefois, on peut se permettre de prétendre que les libéraux-démocrates promeuvent un programme conservateur, alors que celui des républicains peut être considéré d’ultraconservateur. Dans certains états et milieux, le conservatisme fait maintenant place au négationnisme, cette idéologie par laquelle on revoit des faits moins glorieux afin de s’en affranchir.

C’est ainsi qu’en Floride, un an après avoir banni l’enseignement de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle, on modifie maintenant les manuels scolaires afin de sensibiliser les élèves à quelques « bienfaits de l’esclavage » 4. Je ne sais même pas où mettre mes guillemets tellement je trouve ça abject.

Il y sera mentionné, entre autres, que l’esclavage aura permis aux communautés noires de développer certaines compétences, en précisant des exemples. On prend donc un épisode mondialement dénoncé de l’histoire et on voit à le justifier auprès des jeunes générations d’Américains.

Il y a six ans, Kellyanne Conway, alors conseillère de Donald Trump, avait causé toute une commotion en évoquant des « faits alternatifs » lors d’un point de presse. Avec ce qui se passe actuellement en Floride, on est en train de normer des faits décidés par les autorités.

Le passé, en étant revu et corrigé, ne peut même plus être garant de l’avenir.

4 La Floride introduit dans ses manuels scolaires l’idée de «bienfaits» de l’esclavage. Slate.fr. Le 22 juillet 2023.

5 Faits alternatifs. Wikipédia.


Dans mes écouteurs

Parmi les créneaux que je n’ai pas encore exploités en #musiquebleue, il y a celui des chansons pour enfants. C’est plutôt ironique pour un enseignant au primaire ! À ma défense, disons que les Fanfan Dédé, les Carmen Campagne et les Annie Brocoli se sont faits plutôt rares, au cours des dernières années.

Voici un nouveau venu. Il s’appelle Micah! et vient de lancer un premier album, intitulé Joue de la musique. Voici la pièce du même nom.

Micah! – Je joue de la musique – Joue de la musique – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il est des histoires de disparition qui se terminent bien. C’est le cas de celle de Tim Shaddock et de sa chienne Bella. Partis en avril de la Basse-Californie, Shaddock et Bella devaient naviguer en catamaran jusqu’en Polynésie française. Mais voilà qu’une mer agitée est venue endommager le catamaran, ainsi que tout l’équipement de communications. L’embarcation a ainsi dérivé durant deux mois dans le Pacifique, les deux occupants se nourrissant de poisson cru et s’abreuvant d’eau de pluie.

Ce n’est que la semaine dernière qu’un bateau de pêche mexicain les a repérés et s’est présenté à leur rescousse. Les deux rescapés sont sains et saufs et en bonne santé.


Journal de vacances du 14 juillet 2023

J’ai appris à mes dépens que mon blogue était considéré comme un média canadien par Facebook et Google. Depuis le 23 juin dernier, Facebook ne diffuse plus automatiquement mes billets sur ses pages, comme il le faisait auparavant. Rappelons que les deux géants du web ont décidé, en guise de protestation contre l’adoption du projet de Loi C-18, de cesser la diffusion de contenus d’information en provenance du Canada, sur leurs plateformes.

Si vous y avez vu apparaître mes derniers billets, c’est parce que je les y ai diffusés moi-même. Depuis le printemps, je le faisais également sur Twitter. Des principaux réseaux sociaux, seul LinkedIn me diffuse encore automatiquement. Ils étaient quatre il y a quelques mois à peine.

Qu’en penser ? Disons qu’ils semblent m’accorder une grande importance. Jamais je n’en aurais revendiqué autant !

Je continuerai donc à publier les liens moi-même à chaque parution. Il demeure cependant possible que les heures varient. Si vous aviez l’habitude de me lire tôt le vendredi matin, je vous invite à vous abonner à l’aide du formulaire au bas de cette page. Vous recevrez ainsi mes billets hebdomadaires par courriel, dès leur mise en ligne.

De mon côté, je songe à cesser toute publicité sur ces plateformes, comme d’autres l’ont fait. Je suis certain qu’avec cette menace, elles feront vite de reconsidérer leur décision ! 😄

Déformation professionnelle

On peut ne pas toujours être en accord avec ses propos, mais Pierre-Yves McSween sait rendre intéressants tous les sujets qu’il aborde. Lorsqu’il le fait par écrit, son français est excellent. Il n’est cependant pas sans failles, comme en témoigne une récente publication.

Source : Twitter (@PYMcsween)

#LeProfCorrige (même en vacances)

Cocorico ! Cocorico !, monsieur McSween. L’oeuf a beau être pondu par la poule, lorsqu’il est cuit dans sa coquille, il s’agit d’un oeuf à la coque, et non un d’oeuf à la coq.

Également, je suppose que vous faisiez ici allusion à une bannière commerciale, plutôt qu’à une bananière, ce dernier mot désignant un système politique corrompu. Ces satanés correcteurs imposés par nos téléphones intelligents, ce qu’ils peuvent souvent nous plonger dans l’embarras ! Surtout quand on ne prend pas le temps de se relire avant de diffuser.


Lectures de vacances

J’avais besoin de lectures légères, cet été, celles des trois dernières années étant presque exclusivement constituées d’essais et de biographies. J’ai récemment acheté un livre en cadeau à mon père et je me suis mis à le feuilleter avant de le lui offrir. Je l’ai rapidement racheté, cette fois pour ma propre bibliothèque.

Ce livre est l’album du 50e anniversaire de Pif Gadget. C’est sérieux. J’ai déjà mentionné ici1 que lorsque j’étais enfant, je me rendais chaque semaine dans un kiosque à journaux près de chez moi pour acheter, avec mes petites économies, le plus récent numéro de la revue. À la manière de Tintin, de Pilote et, plus tard, des Débrouillards, Pif Gadget publiait des bandes dessinées pour tous les goûts et tous les âges, des jeux et des reportages. Ce qui le distinguait des autres, c’est qu’il offrait également, chaque semaine, un gadget à partir duquel le jeune lecteur pouvait découvrir, apprendre ou simplement s’amuser. Quand j’avais terminé ma lecture de la revue, je la refilais à mon père, qui la dévorait à son tour.

L’album du 50e anniversaire reprend chacune des bandes dessinées, ainsi que chacune des rubriques ayant meublé les pages du magazine, depuis 1969. Le modèle est simple, on présente un épisode ou un échantillon, tout juste à côté d’une page complète relatant l’historique de l’aventure, la biographie de son auteur et la création des personnages. C’est d’ailleurs ce côté qui a suscité et comblé mon intérêt. Loin d’être vide de contenu, l’album fait 250 pages.

Si les Débrouillards sont toujours bien présents dans les présentoirs, tant en France qu’au Québec, Tintin et Pilote ont cessé leurs publications en 1993 et 1989, respectivement. Un numéro spécial de Tintin, hors série, devrait paraître l’automne prochain, 30 ans après la parution de son dernier numéro, afin de souligner les 77 ans de ce périodique qui s’adressait aux jeunes de 7 à 77 ans.

Quant à Pif Gadget, tel le phénix, il est rené de ses cendres pour une troisième fois, en 2020. Dans sa première mouture, de 1969 à 1993, les parutions étaient hebdomadaires. La revue est parue de nouveau de 2004 à 2008, de façon mensuelle. C’est ensuite dans une version trimestrielle qu’elle est revenue, de 2015 à 2017 d’abord, puis de 2020 à aujourd’hui.

Pif gadget, l’album des 50 ans , QUILLIEN, CHRISTOPHE
© HORS COLLECTION 2018, 248 pages.

1 Billet du 5 novembre 2021 : Sans égard


Dans mes écouteurs

Le groupe montréalais The Franklin Electric, pour mon plus grand plaisir, aura mis moins de deux ans à produire un cinquième album, après la sortie de This Time I See It, à l’automne de 2021. Toujours très acoustique, leur plus récente sortie s’intitule Oh Brother. J’ai écouté chaque pièce deux fois avant d’arrêter mon choix pour la #musiquebleue de cette semaine. Je vous propose donc la pièce titre, qui se démarque des neuf autres pour deux raisons. D’abord, il s’agit du seul morceau instrumental de l’album. Ensuite, alors que The Franklin Electric se distingue par la beauté et la qualité du son de sa guitare, c’est le piano qui est ici mis en vedette.

The Franklin Electric – Oh Brother – Oh Brother – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Alors que les éléments se déchaînent et que des inondations font rage un peu partout sur la planète, de belles histoires réussissent quand même à émerger de certaines situations fâcheuses. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à une vache emportée par la crue des eaux, quelque part en Turquie. C’est la vigilance du conducteur d’une pelle mécanique qui, en plus d’un synchronisme hors du commun, a permis à l’animal d’émerger de la rivière où il était en train de se noyer et de s’en tirer pratiquement indemne. Avec sa pelle, l’homme a réussi à attraper la vache au passage et à la rendre à la terre ferme, sur laquelle elle a finalement eu la vie sauve.

Voir la vidéo sur Dailymotion.


Journal de vacances du 30 juin 2023

Au cours des dernières années, on a beaucoup entendu parler des problèmes et difficultés du monde de l’éducation. Depuis le milieu de la dernière semaine, cependant, celui-ci m’offre de nouveau un de ses plus beaux avantages : huit semaines de congé estival. Ces semaines ne sont pas rémunérées, je tiens à le préciser, mais elles sont les bienvenues. Et puis jamais un enseignant ne s’inquiète à savoir s’il fera beau durant ses vacances. Les journées de beau temps comme celles de mauvais temps, nous les vivons toutes !

C’est le moment pour nous d’enfin ralentir la cadence. De prendre le temps de regarder, d’écouter, de humer ce qui nous entoure. Les occasions de le faire se veulent plutôt restreintes, entre septembre et juin.

Au cours des prochaines semaines, je ralentirai également le rythme d’écriture afin d’accorder plus de temps à la lecture. Jusqu’au 25 août, je publierai donc des billets bimensuels, plutôt qu’hebdomadaires.

Il y a quand même une situation où je l’accélérerai, la cadence, c’est chaque fois que j’enfourcherai mon vélo. En ce qui me concerne, il n’y a rien de mieux pour sécréter la dopamine nécessaire à une entière récupération !


Le long de la route

J’ai vécu une expérience qui m’a à la fois étonné et attristé, le week-end dernier. J’ai dû rouler en pleine nuit, sur une distance de 140 km, et comme la majeure partie du trajet s’effectuait sur l’Autoroute 20, je me disais que je n’aurais aucune difficulté à me procurer un café noir pour me tenir éveillé.

Erreur !

Après cinq arrêts aux abords de l’autostrade, j’ai dû me résigner à rouler 90 minutes en chantant et en me tortillant constamment sur mon siège pour éviter de m’endormir. Les chaînes de restauration rapide qui, il n’y a pas si longtemps, demeuraient ouvertes durant la nuit, ajustent maintenant leur horaire à celui du soleil. Même chose pour une bannière de dépanneurs qui s’est déjà targuée d’être « [ouverte] à vie ». Je me suis soit heurté à une porte close, bien que tout laissait entrevoir qu’un employé se trouvait sur place, soit je me faisais répondre que la machine à café n’était pas en fonction.

La pénurie de personnel, qui affecte à peu près toutes les sphères d’activités, semble la première responsable de cette situation. En conséquence, j’ai cru vivre un retour en arrière de près d’un demi-siècle avec tous les commerces fermés durant la nuit. L’utilisation du bon vieux thermos me fera vivre le même effet, la prochaine fois où j’aurai à conduire en de telles circonstances.


Dans mes écouteurs

C’est tout nouveau, tout chaud, et c’est excellent ! Le premier extrait de l’album Pearl, que Bobby Bazini lancera tout juste avant la rentrée scolaire, est maintenant disponible. Il s’intitule Ojalá et nous plonge dans l’univers de la bossa-nova, un registre jusqu’ici étranger à l’auteur-compositeur-interprète originaire des Laurentides.

Il sera en spectacle le 25 novembre au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

Bobby Bazini – Ojalá – Pearl – #musiquebleue

Sur mes écrans

Après Facebook, Google a annoncé qu’elle retirera les médias canadiens de ses moteurs de recherche. Ce qui signifie que toutes nos demandes nous mèneront ailleurs, vers des organes d’information de pays qui ne l’ont pas encore forcée à payer correctement les contenus qu’elle diffuse.

Google est peut-être le plus connu et le plus puissant, mais d’autres moteurs de recherche peuvent s’avérer aussi efficaces. Personnellement, je compte recommencer à utiliser Ecosia. D’origine allemande, l’application remet une partie de ses profits à des organismes voués au reboisement des forêts. Et elle est entièrement gratuite pour ses utilisateurs.

Si ce moteur vous intéresse également, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous et ajouter la page de recherches à vos favoris ou à votre barre de navigation.

Ecosia – Le moteur de recherche qui plante des arbres


Billet du 23 juin 2023 : Émile ou De l’éducation

Le titre de cet ouvrage de Jean-Jacques Rousseau redevient très actuel, plus de deux siècles et demi après sa publication. Allez-vous regarder le spectacle de la Fête nationale du Québec, animé par Émile Bilodeau ? De mon côté, l’habitude demeurera la même : mon téléviseur diffusera le spectacle et je l’écouterai d’une oreille pendant que je vaquerai à autre chose. Comme je le fais d’ordinaire pour les nouvelles, les événements sportifs, certaines émissions d’affaires publiques et quelques galas. Mais j’y serai branché.

L’événement des Plaines d’Abraham, comme toutes les autres festivités tenues dans le cadre de la Fête nationale, se veut rassembleur. On y célèbrera la culture, l’histoire et la musique du Québec. Ce spectacle et celui du parc Maisonneuve réuniront quelques centaines de milliers de personnes, qui seront les témoins privilégiés d’hommages aux différentes communautés qui construisent notre société.

Que le Parti québécois soit offusqué par les propos tenus à son égard par l’un des deux animateurs s’explique et se comprend très bien. Au point de boycotter l’événement, toutefois, c’est comme l’arbre qui cache la forêt : on ne considère que l’affront d’une personne, sans égard à l’occasion de recréer une belle et grande unité. S’il avait fallu que les élus libéraux, par exemple, refusent de partager les scènes où se produisent des artistes qui les ont sévèrement critiqués, souvent méprisés, leurs absences à une multitude de grands événements auraient été grandement remarquées. Et sans doute dénoncées par le PQ. Parce que oui, les absents ont toujours tort.

Émile en marquera peut-être les leçons qu’il en tirera.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse
Volet éthique

Il y a une dizaine de jours, le naufrage d’un rafiot surchargé de migrants a fait des centaines de morts en mer Méditerranée, dans l’indifférence presque totale. Une semaine plus tard, trois pays, dont le Canada, ont mobilisé ressources et équipements militaires pour retrouver et tenter de sauver cinq milliardaires coincés dans un sous-marin à 4 km de profondeur, dans l’océan Atlantique.

Je suis d’accord avec le déploiement pour sauver les cinq hommes. Aurait-on pu en prévoir un similaire pour les migrants ? Poser la question, c’est y répondre.


Dans le cours de français

Lors de mon premier stage dans une classe, quand j’étais étudiant en éducation, les élèves disaient que j’étais le « stagier », plutôt que stagiaire, parce que j’étais un homme. Je leur avais alors expliqué que stagiaire était un nom épicène, c’est-à-dire que sa forme demeure la même au féminin comme au masculin.

Il en est de même avec l’adjectif pécuniaire. Ainsi, on mentionnera le domaine pécuniaire lorsqu’il est question d’un sujet financier. Même si on l’entend et le lit à profusion, faire état du domaine pécunier constitue une faute.


Dans le cours de musique

Cœur de slush est un film de Mariloup Wolfe qui a pris l’affiche la semaine dernière, pour une bonne partie de l’été. En trame sonore, on trouve la musique de Jean-Phi Goncalves, accompagné par la magnifique voix de Fanny Bloom.

Tirée de cette trame sonore, voici la pièce Billie Lou.

Jean-Phi Goncalves et Fanny Bloom – Billie Lou – Coeur de slush – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Chaque innovation, ou presque, constitue en soi une bonne nouvelle. Quand cette innovation possède en plus l’avantage d’être québécoise, il s’agit d’une excellente nouvelle.

De plus en plus de foyers délaissent les câblodistributeurs au profit des boîtiers télé, à partir desquels on peut projeter sur un téléviseur un contenu diffusé par un téléphone cellulaire. Chacun de ces appareils possède une technologie qui lui est propre. Mais voilà qu’une entreprise québécoise vient de créer Konek, un boîtier destiné aux hôtels canadiens.

Actuellement distribué dans 45 hôtels québécois et cinq hôtels ontariens, ce boîtier peut assurer une compatibilité à la fois avec les systèmes Android et Apple, permettant aux clients de visionner leurs contenus même lorsqu’ils se trouvent en voyage.

Voir le site internet de l’entreprise.


Billet du 16 juin 2023 : Les cornes de Pat Benatar

Cette semaine, alors que nous effectuions un assez long voyage en autobus dans le cadre d’une sortie scolaire de fin d’année, un problème de cyberintimidation impliquant plusieurs de nos élèves a été mis à jour. Après avoir fait les premières interventions, ma jeune collègue et moi nous sommes mis à élaborer la suite des choses. Elle est âgée de 22 ans et évoquait le fait que, selon elle, ces situations étaient maintenant pires que lorsqu’elle était en fin de primaire, il y a 10 ans.

Oui et non.

Aujourd’hui, contrairement à il y a 10 ou 20 ans, l’homophobie, la transphobie, le racisme et le rejet de la différence ne font presque plus partie des mœurs chez nos élèves. L’inclusion et la tolérance sont mieux intégrées. En revanche, les conflits autres dégénèrent plus rapidement et laissent des traces plus profondes. Alors que jadis on frappait pour faire mal, aujourd’hui on frappe pour tuer.

Plusieurs facteurs expliquent cette évolution, mais en tête de liste on trouve les réseaux sociaux et les téléréalités. En banalisant ces violences verbales, on les incruste lentement mais sûrement aux normes collectives.

Les menaces et les insultes proférées par des enfants à des pairs sur Internet se déroulent presque entièrement à partir de la maison, en dehors des heures de classe. En ce sens, la responsabilité incombe aux familles. C’est lorsque les conséquences débordent sur l’école que cette dernière a un rôle à prendre. Notre défi, à ma collègue et moi, est de régler la situation à l’intérieur des quelques jours qui restent à l’année scolaire, de manière à assurer une belle fin de primaire à nos finissantes et finissants, et ainsi de voir à ce que le secondaire s’amorce sur de bonnes bases.


Et je cite :

« Je pense que les sénateurs démocrates ne voteraient toujours pas pour destituer Joe Biden, même si vous aviez une vidéo de lui déguisé en diable, assassinant des enfants sous la pleine lune tout en chantant du Pat Benatar. »

Ted Cruz, sénateur républicain du Texas, le 15 juin 2023

Bon. Ted Cruz vient d’associer la musique de Pat Benatar au satanisme. Je devrai revoir mes standards.


Dans le cours de musique

Il a écrit et composé Le plus beau voyage, Le grand six pieds et Marie-Noël, un classique du temps des Fêtes popularisé par Robert Charlebois. Voilà qu’à 84 ans, Claude Gauthier nous surprend avec un nouvel album, Les amitiés. Dès les premières notes, les premières paroles, on reconnaît le chansonnier, au point d’en ressentir une certaine nostalgie.

Parmi les onze titres, dix constituent des chansons originales. L’autre, Matin, est une adaptation du classique Morning Has Broken, de Cat Stevens. C’est la #musiquebleue que je propose aujourd’hui.

Claude Gauthier – Matin – Les amitiés – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Difficile de mentionner autre chose que la survie, en pleine jungle amazonienne, de quatre frères et sœurs âgés de 1 à 13 ans. Ils y ont erré durant 40 jours après l’écrasement de l’avion à bord duquel ils prenaient place. L’accident avait d’abord coûté la vie au pilote et à l’accompagnateur, avant que la mère des enfants ne rende l’âme à son tour, quatre jours plus tard.

On avait rapidement annoncé les avoir retrouvés, peu de temps après l’écrasement, avant de se raviser et d’admettre qu’il s’agissait d’une fausse information. Alors que les secours perdaient peu à peu l’espoir de les revoir vivants, la grande sœur de 13 ans a vu à nourrir le groupe avec du pain de manioc et des fruits sauvages. Plusieurs, parmi les sauveteurs colombiens, n’hésitent pas à évoquer le miracle.


Billet du 9 juin 2023 : Au-delà des changements

Je ne crois plus aux changements climatiques.

N’allez surtout pas me caser dans le même créneau que les climatosceptiques ou les ultraconservateurs, il n’en est rien. J’estime plutôt que les changements sont chose du passé et n’ont plus rien d’actuel. Il faut maintenant évoquer l’urgence climatique. Certains pousseront même le bouchon un peu plus loin et parleront de crise climatique. Les phénomènes naturels récents, donnant lieu à des scènes parfois apocalyptiques, deviennent la norme plus que l’exception.

L’alarme est sonnée depuis longtemps. Les premiers à le faire passaient pour des illuminés. Les suivants, pour des écolos hippies. Aujourd’hui, ce sont des centaines d’organismes et de porte-parole, partout à travers le monde, qui actionnent la sonnette. Les jeunes, je suis bien placé pour en témoigner, suivent le mouvement.

Il y a une trentaine d’années, Jean Allaire a prononcé une phrase qui m’est toujours restée en tête : « Un peuple qui n’écoute pas sa jeunesse est un peuple qui n’écoute pas son avenir, et qui n’en a peut-être pas. »

Il n’a jamais cru si bien dire.


Les classes multiniveaux sont monnaie courante dans la société québécoise. On remplit les classes au maximum et quand il reste des élèves, on regroupe les surplus de deux niveaux différents dans une seule classe, obligeant la personne titulaire de cette classe à enseigner deux programmes.

Le problème est encore plus criant lorsque ce sont des élèves de deux cycles différents qui sont ainsi regroupés. Au Québec, un cycle scolaire s’étire sur deux ans, la seconde année servant à consolider les notions acquises lors de la première.

Face à cette situation, l’auteur et ex-enseignant Daniel Brouillette a interpellé le ministre de l’Éducation, cette semaine. Si j’ai relayé sa lettre sur mes réseaux sociaux, je me permets également de le faire ici. Cette cause mérite d’être entendue.

«Bonjour, monsieur Bernard Drainville, député de Lévis à l’Assemblée nationale!

Vous n’aurez sûrement pas le temps de lire ce message, mais je me croise les doigts pour qu’il ne passe pas inaperçu au niveau de votre équipe. Je suis fort heureux que vous vous préoccupiez du français. En tant qu’ex-enseignant devenu écrivain jeunesse, je crie haut et fort depuis des années que les jeunes devraient écrire TOUS LES JOURS. Même si je demeure un brin sceptique (vos quelques prédécesseurs ont été pour le moins décevants), il reste que vos récentes annonces m’apportent un brin d’espoir. Vous êtes sur la bonne voie.

Si je vous interpelle, ce n’est pas pour vous lancer des fleurs (c’était quand même une belle façon d’amorcer le tout), mais plutôt pour vous aiguiller sur un problème qui, de l’avis de tous les spécialistes et de toutes les enseignantes, nuit à la réussite : les classes multi-intercycles. Juste dans ma petite ville de Lorraine, l’an prochain, il y aura une classe de 4-5 dans chacune de nos trois écoles primaires. Oui, trois classes rassemblant des élèves de 4e année, qui consolideront les apprentissages du 2e cycle, avec des élèves de 5e année, qui apprendront les nouvelles notions du 3e cycle. Et on présente ça comme si c’était normal, alors que c’est absolument aberrant !

Ça ne prend pas la tête à Papineau pour deviner que toutes les profs fuiront ces contrats de m****. Résultat : de jeunes profs avec peu ou pas d’expérience en hériteront. De quoi éteindre leur passion assez vite!

Dans une société où l’école est soi-disant importante, jamais on ne devrait permettre à des classes multi d’exister (en région éloignée, je peux toujours comprendre), encore moins quand les élèves ne sont pas au même cycle. Laissons la boulechite de côté : ces classes existent uniquement parce qu’on cherche à sauver d’importantes sommes d’argent. Oui, ça coûte moins cher en personnel. Oui, ça permet de régler le problème criant de manque de locaux. L’argent, encore l’argent… Et les élèves là-dedans ? L’école n’est-elle pas censée être centrée sur les besoins des jeunes ? Quand on tourne les coins ronds, on en paie le prix plus tard, vous le savez fort bien. Même pas besoin de vous en convaincre…

Monsieur Drainville, si le français est si précieux à vos yeux, ce que je crois sincèrement puisque je vous écoutais régulièrement au 98,5, ajoutez l’abolition des classes multi à votre réforme. Ce n’est pas rendre service à qui que ce soit de mélanger 12 jeunes de 4e année avec 12 jeunes de 5e année. Les directions essaient de redorer le tout pour que la pilule passe bien auprès des parents, mais on sait tous que c’est antipédagogique.

Merci et bonne continuité.»

Daniel Brouillette, auteur de littérature jeunesse.


Dans le cours de musique

En #musiquebleue, cette semaine, voici un retour dans le jazz moderne montréalais, avec le groupe Solarium. La pièce Houdini est tirée de l’album Aube/Nocturne, lancé vendredi dernier.

Solarium – Houdini – Aube/Nocturne – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Les Olympiades canadiennes des métiers et des technologies réunissent, depuis 27 ans, plusieurs centaines de concurrents de partout au pays. Ces personnes rivalisent de compétences et d’expertises dans des démonstrations de plus de 40 métiers spécialisés, devant juges et spectateurs.

Cette année, la compétition a été remportée par Marie-Soleil Audiffren, étudiante en dessin du bâtiment au Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI). Là où l’exploit est d’autant plus remarquable, c’est que la nouvelle championne canadienne a suivi un parcours scolaire atypique, en raison d’une dysphasie sévère. Grâce à sa détermination, elle a su développer ses talents de dessinatrice qui lui ont fait remporter la médaille d’or lors des Jeux régionaux, le bronze aux Olympiades québécoises, et finalement la plus haute marche du podium à la compétition canadienne.