Billet du 2 septembre 2022 : Ces choses qui égratignent (et celles qui font du bien)

Il y a plusieurs années, une importante bannière de matériel de bureau avait lancé une publicité télévisée visant à promouvoir ses articles pour la rentrée scolaire. Diffusée uniquement sur les chaînes anglophones, en plein mois d’août, on l’avait musicalement accompagnée du classique de Noël It’s the Most Wonderful Time of the Year, popularisé par le regretté Andy Williams.

Qu’on soit élève, étudiant ou membre du personnel scolaire, la rentrée constitue toujours un événement important. Et quand, pour la première fois en trois ans, on peut la vivre à visage découvert et avec des mesures sanitaires normales, pour plusieurs d’entre nous, il s’agit effectivement du plus beau moment de cette année.


Les modes passent, dit-on. Souvent pour notre plus grand plaisir, d’ailleurs. Il en est une, qui n’a rien de vestimentaire, que je regrette déjà. Il fut une campagne électorale, pas si lointaine, où pour des motifs purement environnementaux, les partis politiques avaient opté pour un minimum d’affiches sur les poteaux, leur préférant quelques larges panneaux placés à des endroits stratégiques. La nudité des piliers aura traversé quelques scrutins, avant de retrouver ses épais ornements au cours des années. Tels les nombreux arcs-en-ciel apparus lors du premier confinement, les coloris électoraux se sont mystérieusement propagés en moins de 48 heures, le week-end dernier, altérant tous les paysages. Bien sûr, ils disparaîtront aussi rapidement dans quelques semaines, s’enfouissant dans nos dépotoirs.

De la pollution sous plusieurs formes.


Dans le cours de français

Le Parti conservateur du Québec aurait peut-être intérêt à investir un peu plus dans la qualité de son personnel en communications, quitte à amputer ses budgets de plastique corrugué. Ces deux affiches électorales en offrent un argumentaire on ne peut plus pertinent.

#LeProfCorrige

On écrit Repentigny, et non Renpentigny. On écrit René-Lévesque, et non René-Lévèsque.

Rien à ajouter.


Dans le cours de musique

De la pop, du rock, de l’indie pop, du jazz, du blues et du folk. Tout ceci dans le seul récent album de Gab Bouchard, Grafignes, paru la semaine dernière. Il s’agit du deuxième opus du jeune auteur-compositeur-interprète originaire du Lac-Saint-Jean.

Le choix d’une #musiquebleue s’est avéré difficile parmi les onze pièces de l’album, chacune offrant une sonorité et des paroles qui plaisaient à mon oreille. Je propose donc la plage d’ouverture, Dépotoir.

Gab Bouchard – Dépotoir – Grafignes – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Il existe de nombreux exemples de générosité. Parmi eux, il y a tous les gestes accomplis par Sadio Mane, un joueur de soccer originaire du Sénégal. Nouvellement arrivé avec le Bayern de Munich, il a offert à chacun des 150 employés de l’équipe une boîte de chocolats, accompagnée d’une lettre manuscrite.

Cependant, les dons de Mane vont bien au-delà du chocolat. Recevant un salaire dépassant les 10 millions $ annuellement, il vit sobrement, utilisant ses revenus pour la construction d’écoles et de complexes sportifs dans des régions africaines où sévit la pauvreté. Il fournit également vêtements et nourriture aux familles démunies.

Donner est une chose. Ne garder pour soi qu’un minimum, quand on est plusieurs fois millionnaire, en est une autre. Des Sadio Mane, j’en prendrais quelques-uns de plus !


Question comme ça, avez-vous une chanson de Noël dans la tête, depuis deux minutes ? 😊


Crédit-photo de l’en-tête : Isabelle Bousquet.

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