Billet du 31 juillet 2020 : Journal de vacances (5 de 8)

En attendant la rentrée scolaire

C’est hier, jeudi, que le gouvernement ontarien a dévoilé son plan d’action pour la rentrée scolaire 2020-2021. À peu de choses près, il s’agit d’un calque de ce à quoi la fin de la dernière année scolaire ressemblait au Québec, dans toutes les écoles primaires à l’exception de celles situées sur les territoires de la Communauté métropolitaine de Montréal. Choix entre l’école en présentiel ou à distance, diminution du nombre d’élèves dans les classes, moins de déplacement, distanciation physique et port obligatoire du couvre-visage.

En soirée, les représentants du gouvernement du Québec ont confirmé le maintien des mesures pour la rentrée annoncées en juin, à savoir la formation en présentiel à temps plein pour les élèves du préscolaire jusqu’au 3e secondaire, un nombre d’élèves régulier dans les locaux de classe et aucun port obligatoire du couvre-visage. Plusieurs intervenants en milieu scolaire s’inquiètent de la situation, notamment en raison des récentes éclosions dans les camps de jour et en milieu de garde.

De mon côté, je ne m’emballe pas outre mesure. D’abord, parce que j’ai confiance aux directives de l’Institut national de santé publique. Ensuite, parce qu’il reste environ 28 jours avant la rentrée des élèves et que si le passé est garant de l’avenir, ces 28 jours constituent autant d’occasions pour le ministre de l’Éducation de revoir sa position.

Après tout, un adage connu mentionne qu’il est sain de changer d’idée. À ce niveau, le printemps dernier, nos dirigeants et gestionnaires du ministère de l’Éducation ont maintes fois démontré qu’ils affichaient une santé solide !


Encore le couvre-visage

Je veux bien être qualifié de mouton par celles et ceux qui s’opposent au port obligatoire du masque dans les lieux publics intérieurs. Mais quand je lis que, selon un sondage CROP, ces opposants ne représentent que 14% de la population québécoise, je me dis que ce sont peut-être eux les moutons noirs, finalement.


Lecture de vacances

Je termine actuellement la lecture du livre La mémoire des cathédrales, de Caroline Guindon. Il s’agit d’un premier ouvrage de fiction pour l’autrice d’origine québécoise, maintenant établie aux États-Unis. À travers une série d’allégories, regroupées en une vingtaine d’histoires distinctes, l’être humain y est présenté sous plusieurs facettes de son quotidien, avec ses petites victoires et ses petits revers. Ce recueil de nouvelles s’est avéré pour moi une lecture d’été des plus agréables.

La mémoire des cathédrales
Caroline Guindon, Lévesque éditeur, Montréal, 2019, 160 pages.


Une semaine plus tard

Je reviens sur la publication d’Yves Boisvert du 21 juillet dernier, et à laquelle je faisais référence dans mon billet de la semaine dernière.

Avec 180 nouveaux cas de COVID-19 au Québec le 21 juillet, 142 le 22 et 163* autres le 23, la hausse s’est-elle poursuivie ? Voyons voir…

24 juillet : 171 nouveau cas;
25 juillet : 169 nouveau cas;
26 juillet : 145 nouveau cas;
27 juillet : 169 nouveau cas;
28 juillet : 112 nouveau cas;
29 juillet : 122 nouveau cas.

Nous évitons pour le moment la hausse exponentielle de mars dernier. C’est une bonne nouvelle.

* Un nombre de 142 nouveau cas avait d’abord été diffusé pour le 23 juillet. Ce nombre a ensuite été revu à la hausse.


Devant mon téléviseur

Il fait bon de revoir les sports professionnels à la télé. Il faut s’habituer de voir des matchs sans spectateurs, aussi bien qu’il faut s’habituer de voir du hockey et du basketball en juillet et en août, mais ça change de Netflix et des chaînes d’information.

Ceux qui me connaissent savent que de tous les sports, c’est le baseball qui aura priorité sur mes écrans. À peine la MLB a-t-elle entrepris ses activités, le week-end dernier, qu’elle éprouve déjà des difficultés en raison de la Covid. Pas moins de 17 joueurs des Marlins de Miami ont reçu des résultats positifs. L’équipe a donc suspendu ses activités sur le terrain. Et comme les Phillies de Philadelphie ont affronté les Marlins lors de leurs trois premiers matchs au calendrier, ils ont également dû suspendre leurs joutes le temps de subir les tests et d’en constater les résultats.

Verra-t-on quelque chose de similaire au hockey, au soccer et au basketball ? C’est possible, mais moins probable. C’est que contrairement aux ligues majeures de baseball, la LNH, la MLS et la NBA ont adopté le concept de bulle, c’est-à-dire qu’un seul ou deux amphithéâtres accueilleront tous les matchs du calendrier de la ligue concernée. Au baseball, 29 des 30 équipes évoluent dans leur stade habituel. Elles voyagent donc à travers les États-Unis jusqu’à la fin du calendrier. Comme le gouvernement canadien a refusé que sa frontière soit rouverte aux équipes des ligues sportives, les Blue Jays de Toronto joueront leurs joutes locales à Buffalo.

Tous les affrontements au soccer et au basketball ont lieu en Floride, alors que ceux de toutes les équipes de la Ligue nationale de hockey se tiendront à Toronto, pour les équipes de l’Est, et Edmonton pour les équipes de l’Ouest.


Et je cite :

« Se motiver ? Avant le match va devant le miroir, regarde le logo qui est devant ton chandail, comprends qui a déjà sué et saigné pour cette organisation, comprends l’historique et comprends qu’il y a des millions de personnes qui veulent ta place ! »

Maxim Lapierre, ex-joueur de la LNH, réagissant à un article du Devoir à propos du manque de motivation des joueurs du Canadien, le 30 juillet 2020.

Dans mes écouteurs

Cette semaine, il m’est difficile d’évoquer la #musiquebleue avec la pièce que je vous présente. Bien que De Flore, qui réunit Sarah-Anne LaCombe et Mathieu Gauthier, ait été primé par le prestigieux Festival international de la chanson de Granby, le duo est originaire de l’Ontario. Radio-Canada a également octroyé un de ses coups de coeur à ces artistes de la relève.

Le mois dernier, De Flore a lancé un mini album de quatre pièces intitulé Figure déserte. Avec un style pop contenant plusieurs touches de jazz et quelques notes de folk, Figure déserte s’est rapidement taillé une place dans ma liste de favoris. La pièce qui suit s’appelle Bombe.


La bonne nouvelle de cette semaine

Une première, cette semaine, au conseil d’administration du Conseil des arts du Canada, alors que Jesse Wente, un autochtone, a accédé à la présidence. Depuis toujours, les communautés autochtones sont passées maîtres dans différentes formes d’arts. Le Canada s’en enorgueilli d’ailleurs énormément sur la scène internationale. On leur avait ouvert les portes de différentes instances en ce domaine, mais aucun n’avait jamais atteint le plus haut niveau.

Issu du milieu des médias électroniques, Monsieur Wente siégeait au conseil d’administration du Conseil des arts depuis 2017.


Billet du 24 juillet 2020 : Journal de vacances (4 de 8)

Déformation professionnelle

Ça se poursuit cette semaine ! Encore une fois, un média a publié une erreur de français, une faute qui n’aurait pas dû être. Ajoutez que comme il s’agissait en plus d’une publicité, la faute est apparue un peu partout, toute la semaine.

Voyez cette publication du 91.9 Sports, diffusée sur Twitter :

Voyez-vous l’erreur ? Je vous fais languir encore un peu…

Quand j’ai publié ceci sur la page Facebook #LeProfCorrige, à la manière d’une devinette, plusieurs ont suggéré que l’erreur se situait dans la date. Pas du tout ! Écrire « dès le lundi 27 juillet » est la bonne façon d’indiquer la date d’un événement à venir.

La faute se trouve en tout début de publication. Plutôt que « OYÉ OYÉ », on aurait dû lire « Oyez ! Oyez ! ». Oyez est ici conjugué à l’impératif présent, à la 2e personne du pluriel. Il s’agit du verbe ouïr, un vieux verbe qui existe toujours aujourd’hui, mais qu’on n’emploie plus autrement qu’en faisant référence aux messagers du Moyen-Âge qui le criaient afin d’obtenir silence et attention. Oyez, du verbe ouïr, de la même famille que le sens de l’ouïe, signifie écoutez-moi.

C’est une erreur qui se remarque assez souvent. Mais j’admets que les gens de publicité de la station de radio en ont manqué une, cette semaine.


Et je cite :

« Ça m’impressionne toujours de voir des journalistes de médias francophones tweeter d’abord en anglais pour se faire remarquer par les joueurs et le personnel des équipes, plutôt que par leur public. »

Jean St-Onge, commentateur sportif à Radio-Canada, le 22 juillet 2020.

Devant mon ordinateur

Un autre gazouillis a attiré mon attention, cette semaine. Celui-là n’a rien à voir avec le français, mais il nous ramène brutalement sur terre. Voici ce que le chroniqueur Yves Boisvert publiait, mardi matin :

Depuis, nous avons eu 142 nouveaux cas de Covid-19 mercredi et 142 autres jeudi. C’est une baisse si on compare à mardi, mais une hausse importante si on se reporte une semaine plus tôt. On y reviendra effectivement, dans une semaine.


La blague de la semaine

Qu’arrivera-t-il quand les adeptes de la théorie du complot découvriront qu’ils font partie d’un complot visant à utiliser des adeptes de la théorie du complot pour répandre de la désinformation via les théories du complot ?


Au sujet du couvre-visage

Complotistes, prenez note : Le meilleur logiciel de reconnaissance faciale peut difficilement vous identifier si vous portez le masque. Et il ne peut carrément pas le faire si vous portez masque et verres fumés. Alors pour le respect de votre vie privée, pour VOTRE liberté, portez le masque !  


Et je cite :

« En ce qui concerne le masque, pour paraphraser la souris verte, j’aime mieux faire partie des 10 moutons que des 9 moineaux. »

André Ducharme, animateur et script-éditeur, le 18 juillet 2020.

Dans mes écouteurs

En #musiquebleue cette semaine, je vous propose Beach bodé, une chanson des plus estivales écrite, composée et réalisée par un collectif qui s’est octroyé le nom de Bermuda. Chanson joyeuse, pleine de soleil et empreinte d’ouverture. Vous comprendrez en visionnant le clip, qui a été tourné durant le confinement.

Avertissement : La chanson risque de vous trotter dans la tête très longtemps !


La bonne nouvelle de cette semaine

C’est une nouvelle qui a été diffusée au début du mois de juillet, mais ce n’est que cette semaine que je l’ai vue passer. Et quelle nouvelle positive !

La compagnie de mode Gucci a embauché la jeune Ellie Goldstein comme mannequin et porte-parole. Ce qui est particulier, c’est que Madame Goldstein est porteuse de la trisomie 21.

J’ai toujours aimé voir des designers nager à contre-courant et jouer avec le hors normes. Il fait très bon de voir une entreprise comme Gucci s’ouvrir à la diversité.

Billet du 17 avril 2020 : Il ne faut jamais prioriser un déconfinement

Dans le cours de français

Que priorisera le gouvernement du Québec, lorsqu’il commandera le début du déconfinement ?

Priorisera. Du verbe prioriser. Croyez-le ou non, après toutes ces années d’enseignement et de journalisme, c’est la première fois que j’emploie ce verbe dans une de mes phrases. C’est que malgré son emploi fréquent dans tous les médias, ainsi que dans plusieurs ouvrages littéraires, ce n’est qu’en 2014 qu’il a fait son entrée dans le Robert et dans le Larousse. L’Office québécois de la langue française accepte maintenant son utilisation, sans toutefois la recommander. L’Académie française, de son côté, continue de proscrire le verbe prioriser.

Jusqu’en 2014, le Multidictionnaire de la langue française, un ouvrage de référence québécois, était le seul dictionnaire spécialisé dans la langue de Molière à permettre son utilisation, soulignant cependant son impropriété.

Alors, que priorisera le gouvernement du Québec, lorsqu’il commandera le début du déconfinement ?

Déconfinement ? Vraiment ? Sachez que le verbe déconfiner n’est présent que dans le dictionnaire de l’encyclopédie Universalis. Le nom déconfinement est absent de tous les ouvrages et aucun organisme voué au bon emploi de la langue française ne fait mention de son existence. Il faudra donc attendre avant de pouvoir l’utiliser correctement, n’en déplaise aux scribes québécois.

#LeProfCorrige

Je reprends encore ma question :

À quels secteurs d’activité le gouvernement du Québec donnera-t-il priorité, lorsqu’il commandera la fin graduelle du confinement ?

Je l’ignore autant que vous !


Dans le cours d’éthique et culture religieuse

S’il est une leçon que la tragédie du Walmart de Sherbrooke nous permet de tirer, c’est qu’il faut s’abstenir de juger et de tirer des conclusions quand on n’a pas tous les éléments en main. Celui que la société avait déjà condamné, lui accolant une multitude de qualificatifs haineux, verra possiblement toutes les accusations déposées contre lui être levées, pour cause de légitime défense.

C’est la raison pour laquelle je m’abstiendrai de mentionner quoi que ce soit sur les propriétaires et administrateurs du CHSLD Herron. Je laisserai plutôt les trois enquêtes suivre leur cours et attendrai leurs conclusions.

Mais les faits demeurent : il y a plus d’une trentaine de résidents de cet établissement qui, en l’espace de quelques jours, sont décédés de la COVID-19. Et cette nouvelle s’est avérée le point de départ d’une série d’histoires d’horreur en CHSLD, dont l’actualité a été ponctuée tout au long de la semaine.

Le mahatma Gandhi a déclaré un jour qu’on reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. Je m’inscris en faux contre cette affirmation de ce personnage pourtant admirable. Selon moi, le degré de civilisation d’un peuple se mesure à la manière dont il traite ses enfants et ses aînés.

Sauf quelques rares exceptions, les Québécois traitent bien leurs animaux. Et j’aurai certainement l’occasion de revenir, au gré de l’actualité des prochains mois, sur notre façon de traiter nos enfants. Sur la manière de traiter nos aînés, le chat commence à sortir du sac et les premiers constats ne sont guère reluisants. Comme si, durant plusieurs années, nous avions fermé individuellement les yeux sur des situations gênantes qui, une ou deux générations plus tard, éclatent au grand jour et nous plongent collectivement dans la honte.

Mais je vous rappelle que je ne dispose présentement pas de tous les éléments et que, par conséquent, il m’est difficile d’exprimer ici une position juste et crédible. Je laisserai donc parler quelques chiffres.


Dans le cours de mathématiques

Nous nous attarderons aux statistiques. Ensuite, nous verrons s’il y a lieu d’établir une corrélation avec l’opinion de certains experts.

Hier midi, j’ai lancé une recherche visant à comparer les fameuses courbes dont il est abondamment question, depuis le début de la crise. Un élément a d’abord retenu mon attention. Il se trouve sur le graphique suivant, qui illustre le nombre de personnes atteintes du coronavirus, par bloc de 100 000 habitants.

Je suis demeuré étonné de constater à quel point la courbe du Québec se confond avec celle des États-Unis. Je rappelle que depuis le début, on entend dire que la situation est sous contrôle au Québec, alors que celle de nos voisins du Sud semble beaucoup plus chaotique, selon différents bulletins de nouvelles. Les deux courbes sont même supérieures à celles de la France et de l’Italie, dont les réalités nous ont effrayés quelques semaines avant l’éclosion chez nous.

La courbe du Canada, malgré qu’elle inclue celle du Québec, s’approche de celles des états les moins touchés dans la catégorie.

Voyons maintenant les courbes illustrant le nombre de décès par 100 000 habitants. (Source : radio-canada.ca)

Ici, deux réalités. D’abord, si on se fie au premier tableau, il est évident que toutes proportions gardées, on meurt moins au Québec qu’en Espagne, en Italie, en France et aux États-Unis, ce dernier pays nous ayant récemment distancés à ce chapitre.

Le deuxième tableau, celui des mortalités canadiennes, nous montre une courbe québécoise beaucoup plus élevée et moins linéaire que la moyenne du pays. Notons que seulement quatre provinces apparaissent sur ce diagramme, les six autres et les trois territoires ne présentant pas la combinaison minimale de 1000 cas et 10 décès pour en faire partie. Leurs statistiques sont cependant incluses dans la courbe du Canada.

Il y a lieu de s’interroger sur la part importante de cas et de décès au Québec, comparé au reste du Canada. Dans les deux cas, en date d’hier, on parle de 53% du total canadien. François Legault a fourni un premier argument plausible lorsqu’il a mentionné que notre semaine de relâche était arrivée à un bien mauvais moment. Et il est vrai que les quatre premiers décès, survenus dans une résidence pour retraités de Lanoraie, sont directement reliés à une seule personne infectée lors d’un voyage, durant la relâche scolaire.

Une autre statistique, dévoilée au Téléjournal de Radio-Canada d’hier soir, ajoute une explication importante. Au Québec, 70% des décès liés à la COVID-19 concernent des gens vivant dans des résidences pour aînés, qui incluent les CHSLD. Et retenez bien ce qui suit : au Canada, 6% des aînés vivent dans de telles résidences. Au Québec, cette proportion grimpe à 20%.


Dans le cours d’éthique et culture religieuse, deuxième période

Ici, on parle de choix de société. Un aîné sur cinq est parqué dans une résidence, alors que le reste du Canada favorise, et de loin, les soins gériatriques à domicile. Il est maintenant clair que ceci pèse lourd dans les statistiques québécoises. A-t-on négligé les CHSLD dans les budgets du ministère de la Santé et des Services sociaux ? Chose certaine, ils ont réussi à garder la tête hors de l’eau, jusqu’à la présente crise. Mais maintenant, comme je mentionnais plus haut, la gêne individuelle fait place à la honte collective.

Cette semaine, Yves Boisvert a publié un excellent texte sur les dérapages du système et sa sortie de piste en ce temps de crise. Dans sa chronique, il cite deux médecins qui n’évoquent rien de moins qu’un génocide gériatrique au Québec.

Je refuse de croire que nous en sommes là. Mais il faut agir. Et vite.


Dans le cours de mathématiques, deuxième période

Chaque année, lorsque j’enseigne les diagrammes à mes élèves, mon préféré demeure le diagramme en arbre. C’est à partir de tels diagrammes qu’on bâtit les algorithmes des programmes informatiques, incluant les jeux vidéos, ainsi que les romans dont vous êtes le héros. Ils sont aussi très utiles pour le calcul des probabilités.

Et ils constituent également le modèle de base de tout organigramme. À ce sujet, je vous invite à jeter un œil sur l’organigramme du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Quand ce sera fait, vous comprendrez sans doute la lourdeur du système, pourquoi n’importe quelle décision risque de se perdre dans les méandres de ces nombreux paliers. Et je devine que c’est souvent ce qui arrive.

Pour paraphraser la devise d’une défunte institution québécoise, c’est pas parce qu’on rit que c’est drôle.


Dans le cours de musique

Cette semaine, je vous suggère une pièce du violoniste Alexandre Da Costa, tirée de son album Stradivarius BaROCK. Alexandre Da Costa est un virtuose montréalais de 41 ans, qui cumule déjà plus de 30 années de récitals et d’études musicales. Dans cet album, paru l’automne dernier, il mêle allègrement le rythme au classique, appuyé par quelques belles voix locales, dont La Bronze et Bruno Pelletier.

Dans l’extrait que je vous propose, le titre parle de lui-même : Toccate & Boogie. À quoi ressemblerait l’une des œuvres les plus connues de Bach si on lui accolait un rythme de piano afro-américain du siècle dernier ? Je vous laisse le découvrir ! En ce qui me concerne, le résultat est très intéressant.

#musiquebleue


La bonne nouvelle de cette semaine

Moins de 24 heures après le cri du cœur du premier ministre François Legault, ce sont plus de 2000 médecins spécialistes qui ont répondu à son appel et qui se présenteront dans les CHSLD pour combler les besoins en main-d’œuvre. Ils acceptent ainsi d’effectuer des tâches pour lesquelles ils se savent surqualifiés. C’est tout à leur honneur.

Mesdames, messieurs, bravo et merci.