Journal de vacances du 15 juillet 2022

Dans mon billet de la semaine dernière, je mentionnais être allé assister à la pièce Symphorien, au Théâtre du Vieux-Terrebonne. Au lendemain de la publication, je me suis rendu à Drummondville pour voir Le dîner de cons, à la Maison des arts Desjardins.

Je ne me lasse jamais de voir le film mettant en vedette Thierry Lhermitte et Jacques Villeret. Toutefois, comme il s’agit d’une adaptation d’une pièce de théâtre de Francis Veber, j’espérais depuis longtemps pouvoir assister à la version scénique. Et je dois admettre que la mouture québécoise, arrangée par André Robitaille et tous les comédiens de la pièce, peut être considérée comme une grande réussite.

C’est jusqu’au 27 août.


Déformation professionnelle

Je déteste quand une personne érudite comme Luc Ferrandez publie sans se relire, ou en faisant fi de ses erreurs.

#LeProfCorrige, même en vacances

En premier lieu, un tag est un genre de graffiti. Le terme français pour le désigner est graff. Ensuite, une phrase doit toujours commencer par une lettre majuscule. Finalement, il manque la marque de négation (n’) dans la phrase suivante, où on aurait dû lire «J’arrive de NY et il n’y en a pratiquement pas…». Je n’insisterai pas outre mesure sur la faute de frappe de l’avant-dernière phrase.

Un tel laxisme n’a pas sa raison d’être, monsieur Ferrandez !


Lecture de vacances

À la fête des Pères, le mois dernier, ma fille m’a offert l’autobiographie de Yves P. Pelletier, Déboussolé. J’en ai commencé la lecture cette semaine. C’est à ne pas lire au lit. Les éclats de rire étant assurés, les risques de réveiller la personne qui dort à côté de vous le sont tout autant.

En passant, l’émission Dans tous les sens, animée les dimanches matin par l’ex-RBO sur les ondes d’ICI Musique, s’avère riche en culture, en histoire et en anecdotes, entre des pièces de musique classique et contemporaine.

Pelletier, Yves P. Déboussolé. VLB éditeur, Montréal. 2022. 232 pages.

Page d’accueil de l’émission Dans tous les sens, sur Ohdio.


Dans mes écouteurs

Détentrice d’une maîtrise en musique jazz de l’Université McGill, Ariane Racicot a lancé un premier album, en mai dernier. C’est ce qui a contribué à sa consécration comme Révélation Radio-Canada 2022-2023. L’album s’intitule Envolée et Crépuscule est une pièce qui en est tirée.

Ariane Racicot – Crépuscule – Envolée – #musiquebleue

La bonne nouvelle de cette semaine

Jamais je ne me suis senti aussi petit, au sens propre de l’épithète. Les images captées par le télescope James Webb et transmises cette semaine par la NASA ont de quoi impressionner. La beauté, les couleurs, l’infini. L’infiniment grand. On peut maintenant photographier l’univers. Ce qui tout récemment encore avait l’air abstrait est devenu concret. Et c’est grandiose.

Voir les images sur le site de la NASA.


Surprise de fin de billet

Parce que j’ai envie de vous partager un peu plus d’Ariane Racicot, voici une vidéo datant de 2017, dans laquelle elle s’est elle-même mise en vedette. Assise devant un piano communautaire installé sur le Mont-Royal, elle a interprété Bohemian Rhapsody, de Queen. Malgré un instrument désaccordé, la passion d’Ariane transcende les fausses notes. Cette vidéo dépasse aujourd’hui les 18 millions de vues.

Ariane Racicot – Bohemian Rhapsody (Queen) – YouTube

Billet du 28 août 2020 : Avant que la bulle n’éclate

C’est aujourd’hui que je reprends mes billets réguliers, après avoir publié mon journal de vacances durant huit semaines. Un coup d’oeil sur mes derniers écrits de juin m’indique qu’il était alors question du mouvement Black Lives Matter, suite à la bavure policière ayant mené à la mort de George Floyd, des calendriers des sports professionnels qui étaient interrompus en raison de la Covid-19, ainsi que des manifestations des citoyens opposés au port du couvre-visage.

Deux mois plus tard, il est question du mouvement Black Lives Matter, suite à la bavure policière durant laquelle Jacob Blake a reçu sept balles dans le dos, des calendriers des sports professionnels partiellement interrompus en raison de l’affaire Jacob Blake, ainsi que des manifestations des citoyens opposés au port du couvre-visage.

Plus ça change…


Et je cite :

À entendre certains manifestants de la marche contre le masque à l’école qui crient que ce sera tellement impossible à gérer, je me dis qu’une chance que ces personnes n’ont pas eu à gérer le retour d’Apollo 13. « Failure is the only option » qu’ils auraient dit…

Jonathan Trudeau, analyste politique, le 23 août 2020.

Ce retour aux chroniques régulières coïncide avec la nouvelle rentrée scolaire. Mes collègues et moi étions heureux de retrouver des élèves physiquement présents dans nos classes. Les nouvelles mesures sanitaires ont-elles été difficiles à gérer, lors de la première journée ? Pas du tout !

Les élèves savent à quel moment il faut porter le masque, et ils le font très bien. Il en est de même pour le lavage des mains. Le respect des « bulles » ? Rien à signaler. Si la première journée de retour en classe est garante des mois à venir, nos écolières et écoliers se seront admirablement bien adaptés au nouveau contexte.

Je tiens aussi à souligner l’excellent travail des directions d’écoles, qui doivent également s’adapter rapidement. Dans le cas de celle avec qui je travaille, par exemple, elle s’est montrée proactive dans l’achat des nouveaux équipements et a dû se taper un casse-tête incroyable pour bâtir un horaire où chaque élève de l’école peut bénéficier de deux récréations quotidiennes, tout en s’assurant qu’il y ait toujours moins de 250 élèves sur la cour et que ceux-ci soient supervisés par un nombre suffisant d’adultes. Pour donner une idée de l’ampleur de cette dernière tâche, ce sont près de 600 élèves qui sont inscrits à l’école où j’enseigne.

Et comme ce fut le cas au printemps dernier, les instructions gouvernementales tendent à laisser croire qu’elles risquent d’évoluer rapidement. Entendre une chose et son contraire à l’intérieur d’une période de 48 heures n’est pas encore une habitude, mais on commence à s’éloigner de l’exception.


Dans le cours d’éducation physique

Un tollé citoyen s’est fait entendre, hier, quand le ministre Jean-François Roberge a confirmé que les fameuses « bulles » devaient être respectées même dans les établissements offrant du sport-études. C’est donc dire que les élèves qui y sont inscrits pourront pratiquer leur sport à l’école uniquement avec les élèves de leur classe. Ce qui est impensable, pour des raisons d’organisation.

Le ministre a-t-il raison ou tort d’imposer la ligne dure, je l’ignore. L’incohérence semble évidente quand on pense que ces mêmes élèves iront pratiquer leur sport avec d’autres dès que la journée de classe sera terminée, mais j’ose croire que le principe des bulles a été mûrement réfléchi par des personnes compétentes avant d’être adopté.

Je parierais toutefois une bouteille de gel hydroalcoolique que le ministre changera d’idée avant longtemps. Et le milieu s’adaptera rapidement ! Encore.


Dans le cours de français

#LeProfCorrige

Radio-Canada est à l’honneur dans cette rubrique, cette semaine. D’abord, avec une faute inacceptable dans la bande défilant au bas de l’écran, sur les ondes de RDI. Ensuite, avec une rare erreur commise par son animateur André Robitaille, sur Twitter.

À RDI :

Ici, on aurait dû lire un régime devenu « désuet », et non un régime devenue « désuet ». Le participe passé devenu doit s’accorder avec régime, qui est masculin singulier.

Sur Twitter :

Ici, on aurait dû lire Ne jamais sous-estimer, et non Ne jamais sous-estimé. C’est le verbe à l’infinitif qui s’applique ici, pas le participe passé. Le bon vieux truc du mordre (_er) ou mordu (_e accent aigu) aurait été utile. On pourrait ajouter qu’il aurait fallu un accent aigu sur le E de Église, ainsi qu’un S majuscule à Sud, ce mot constituant dans la phrase un nom de lieu.

Mais je demeure convaincu qu’André est allé trop vite et ne s’est pas relu avant de publier. Le vilain.


Jouons avec les mots

La semaine dernière, je vous demandais ce qu’avaient de particulier les mots amour, délice et orgue. La réponse : ce sont des noms masculins lorsqu’ils sont employés au singulier, mais qui prennent le genre féminin lorsqu’on les utilise au pluriel.

Cette semaine, je vous demande la particularité du mot ressasser. Je ne fais ici aucune référence à sa classe, sa définition ou sa sémantique. Cherchez plutôt une figure de style.

Réponse la semaine prochaine.


Dans le cours de musique

J’y vais de nouveau dans le rock québécois cette semaine, avec le groupe montréalais Corridor. Tirée de l’album Junior, la pièce Grand cheval a donné lieu à un magnifique vidéoclip conçu et animé par l’artiste albertain Chad VanGaalen. C’est ce que je vous propose en #musiquebleue.


La bonne nouvelle de cette semaine

J’avais à peu près l’âge de mes élèves, soit autour de 11 ans, lorsque j’ai pour la première fois entendu parler de la poliomyélite. J’étais à l’école et nous venions de lire un texte extrait d’un roman jeunesse dans lequel un personnage avait été frappé par ce virus. Nous étions quelque part entre le milieu et la fin des années 1970 et cette histoire est toujours demeurée imprégnée dans ma mémoire.

La polio a officiellement été déclarée éradiquée sur le continent africain, cette semaine, par l’Organisation mondiale de la Santé. Disparue de l’Occident depuis longtemps, la polio continuait ses ravage en Afrique, notamment au Nigéria, ainsi que dans quelques pays du Moyen-Orient, où on y recense encore quelques cas annuels.

En sol africain, aucun nouveau cas ne s’est déclaré au cours des quatre dernières années, ce qui a permis à l’OMS d’y prononcer l’éradication de la maladie.